La Prière pour l'unité des chrétiens « Ô Dieu de tous les peuples, enseigne-nous à traverser la Samarie » :

« Ô Dieu de tous les peuples, enseigne-nous à traverser la Samarie (cf. Jn 4, 4) pour aller à la rencontre de nos frères et sœurs des autres Églises ! Fais que nous nous y rendions le cœur prêt à recevoir pour que nous puissions apprendre de toutes les Églises et de toutes les cultures ! Toi qui es la source de l’unité, accorde-nous l’unité que le Christ veut pour nous. Amen. »

Commentaire du Conseil Pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens :
Jésus et ses disciples quittèrent la Judée pour regagner la Galilée. La Samarie est située entre ces deux régions. Or, certains préjugés pesaient sur elle et les Samaritains. En Samarie cohabitaient de nombreuses races et religions et cette situation était à l’origine de sa mauvaise réputation. Il n’était pas inhabituel que soient empruntées des routes permettant d’éviter de traverser le territoire de la Samarie. Que signifie donc la phrase : « Il fallait traverser la Samarie » que nous lisons dans l’Évangile de Jean ? Bien plus qu’une question de géographie, il faut y voir un choix de Jésus : « Traverser la Samarie » semble vouloir dire qu’il est nécessaire d’aller à la rencontre de l’autre, de celui qui est différent et qui est souvent perçu comme une menace. Le conflit opposant Juifs et Samaritains remontait à de nombreuses années. Les anciens Samaritains avaient rompu avec la monarchie du sud qui exigeait que les célébrations aient toutes lieu à Jérusalem (1 R 12). Lorsque les Assyriens envahirent la Samarie en déportant une grande partie de la population qui y résidait, ils y firent venir un grand nombre de peuples étrangers, chacun ayant ses propres dieux et divinités (2 R 17, 24-34). À partir de ce moment, les Samaritains devinrent aux yeux des Juifs « une population mélangée et impure ». Plus loin dans l’Évangile de Jean, les Juifs, voulant jeter le discrédit sur Jésus, l’accusent en disant : « N’avons-nous pas raison de dire que tu es un Samaritain et un possédé ? » (Jn 8, 48). Les Samaritains eux aussi acceptaient difficilement les Juifs (Jn 4, 8). Les blessures du passé s’amplifièrent encore davantage aux alentours de l’année 128 av. J.-C., quand le chef juif, Jean Hyrcanus, ordonna la destruction du temple construit par les Samaritains sur le Mont Gerizin. Et comme le rapporte l’Évangile de Luc – cet épisode n’étant peut-être pas un cas isolé –, un village de Samaritains refusa d’accueillir Jésus simplement parce qu’il se rendait en Judée (Lc 9, 52). La réticence au dialogue existait donc de part et d’autre. L’Évangile de Jean est clair : Jésus choisit sciemment de « traverser la Samarie » ; il veut dépasser les frontières de son propre peuple. Ainsi nous montre-t-il que si nous nous isolons de ceux qui sont différents de nous et n’établissons de relations qu’avec des personnes qui nous ressemblent, nous sommes responsables de notre propre appauvrissement. Dialoguer avec ceux qui sont différents de nous nous fait grandir.


La Prière pour l'unité des chrétiens « Désaltère-nous avec l’eau de l’unité qui jaillit de notre prière commune » :

« Dieu de miséricorde, bien souvent nos Églises finissent par choisir la logique de la compétition. Pardonne-nous, notre orgueil est péché. Nous sommes las de ce besoin d’être les premiers. Laisse-nous reposer près du puits (cf. Jn 4, 6 : Fatigué du chemin, Jésus était assis au bord du puits). Désaltère-nous avec l’eau de l’unité qui jaillit de notre prière commune. Que ton Esprit qui plana sur les eaux du chaos nous donne l’unité au sein de notre diversité. Amen. »

Commentaire du Conseil Pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens :
Avant sa rencontre avec la Samaritaine, Jésus était allé en Judée. Les Pharisiens disaient de lui qu’il avait baptisé plus de disciples que Jean le Baptiste. Ces rumeurs pourraient avoir causé quelque tension désagréable. Peut-être est-ce aussi la raison pour laquelle Jésus se remet en route. Arrivé au puits et fatigué par le voyage, il décide de s’arrêter. Cette fatigue pourrait également être due aux bruits qui circulaient sur son compte. Alors qu’il se repose, 25 une femme samaritaine s’approche du puits pour y puiser de l’eau. Cette rencontre a lieu au puits de Jacob : un lieu symbolique dans la vie et la spiritualité du peuple biblique. Le dialogue qui s’instaure entre la Samaritaine et Jésus porte sur le lieu où adorer. « Est-ce sur cette montagne ou à Jérusalem ? » demande la Samaritaine. Jésus répond : « Ni sur cette montagne, ni à Jérusalem… Les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; tels sont, en effet, les adorateurs que cherche le Père » (Jn 4, 21-24). Il arrive encore qu’au lieu de la recherche commune de l’unité, ce soient la compétition et les disputes qui caractérisent les relations entre les Églises. Au Brésil, c’est ce à quoi on a assisté ces dernières années. Certaines communautés célèbrent leurs vertus et, pour attirer de nouveaux membres, vantent les avantages que peuvent en retirer leurs fidèles. Certaines vont même jusqu’à penser que plus leur Église est grande et puissante et le nombre de leurs membres est élevé, plus elles sont proches de Dieu, allant même jusqu’à se présenter comme les seuls vrais adorateurs, ce qui n’a pas manqué de provoquer des violences et un manque de respect vis-à-vis des autres religions et traditions chrétiennes. Ce genre de marketing compétitif engendre à la fois la méfiance entre les Églises et une perte de crédibilité de l’ensemble des chrétiens dans la société. Quand la compétition augmente, c’est « l’autre » communauté qui devient l’ennemi à combattre. Qui sont les vrais adorateurs ? Les vrais adorateurs ne permettent pas que la logique de la compétition – qui est le meilleur, qui est le pire ? – viennent contaminer la foi. Nous avons besoin de « puits » sur lesquels nous pencher, où nous reposer et nous affranchir des disputes, de la compétition et de la violence, nous avons besoin de lieux où apprendre que les vrais adorateurs adorent « en Esprit et en Vérité ».


La Prière pour l'unité des chrétiens « Fais que nous nous asseyions ensemble autour du puits pour boire ton eau qui nous rassemble dans l’unité et dans la paix » :

« Ô Dieu, toi qui es source d’eau vive, fais que nous comprenions que plus nous unirons nos cordes, plus nos seaux plongeront en profondeur dans tes eaux divines ! Donne-nous de percevoir que les dons que possède l’autre sont une expression de ton insondable mystère. Ouvre nos yeux et fais que nous voyions cette vérité. Fais que nous nous asseyions ensemble autour du puits pour boire ton eau qui nous rassemble dans l’unité et dans la paix. Nous te le demandons, au nom de ton Fils Jésus Christ, qui demanda à la Samaritaine de lui donner de l’eau pour étancher sa soif. Amen. »

Commentaire du Conseil Pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens :
Jésus a besoin d’aide. Après sa longue marche, la fatigue le frappe. Exténué dans la chaleur de midi, il a faim et soif (Jn 4, 6). De plus, Jésus est un étranger. C’est lui qui se trouve en territoire inconnu et le puits appartient au peuple de la femme. Jésus a soif mais, comme le lui fait remarquer la Samaritaine, il n’a pas de seau pour puiser l’eau. Il a besoin d’eau, besoin de son aide : nous avons tous besoin d’aide ! Bon nombre de chrétiens pensent connaître à eux seuls toutes les réponses et n’avoir besoin de l’aide de personne. Si nous nous enferrons dans cette perspective, nous y perdons beaucoup. Aucun de nous ne peut atteindre les profondeurs divines et pourtant, la foi en Dieu exige que nous puisions toujours davantage dans les eaux du mystère. Seuls, nous ne saurions y parvenir. L’aide de nos frères et sœurs chrétiens nous est indispensable. Ce n’est qu’à cette condition que nous pourrons atteindre la profondeur du mystère de Dieu. Indépendamment de l’Église à laquelle nous appartenons, nous avons tous un point commun dans notre foi : Dieu est un mystère qui dépasse toute compréhension. La quête de l’unité chrétienne nous porte à reconnaître qu’aucune confession chrétienne ne possède tous les moyens pour atteindre les eaux les plus profondes du mystère divin. Nous avons besoin d’eau, nous avons besoin d’aide: tous, nous avons besoin d’aide ! Plus grande sera notre unité, plus nous partagerons nos seaux d’eau et plus nos cordes nouées les unes aux autres seront longues, plus nous pénétrerons en profondeur dans le puits du mystère de Dieu. Certaines traditions indigènes du Brésil nous montrent comment apprendre de la sagesse des anciens et, en même temps, de la curiosité et de l’innocence des enfants. Á partir du moment où nous sommes prêts à accepter que nous avons besoin les uns des autres, nous devenons comme des enfants disposés à apprendre toute chose nouvelle. C’est ainsi que le Royaume des cieux s’ouvre à nous (Mt 18, 3). Nous devons suivre l’exemple de Jésus, en osant pénétrer en territoire inconnu et y devenir des étrangers, en cultivant le désir d’apprendre de ce qui est différent.


La Prière pour l'unité des chrétiens « Puisse ton Esprit nous porter à des actions concrètes qui soient source d’unité » :

« Dieu Trinité, fais qu’en suivant l’exemple de Jésus, nous soyons des témoins de ton amour. Donne-nous d’être des instruments de justice, de paix et de solidarité. Puisse ton Esprit nous porter à des actions concrètes qui soient source d’unité. Puissent les murs se transformer en ponts. Au nom de Jésus Christ, nous te prions dans l’unité du Saint-Esprit. Amen. »

Commentaire du Conseil Pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens :
Dans le dialogue qui s’engage, Jésus demande d’abord de l’eau puis, à son tour, promet de donner de l’eau. Plus loin, dans ce même Évangile, Jésus demandera de nouveau à boire. « J’ai soif » dira-t-il de la croix. Et de sa croix, Jésus deviendra la source promise qui coule de son côté transpercé. Par le baptême, nous recevons cette eau, la vie en Jésus, qui devient en nous une eau, une vie jaillissante faite pour être donnée, partagée avec les autres. Voici le témoignage d’une femme brésilienne qui a bu de cette eau et en qui cette eau s’est fait source : Romi, une infirmière de Campo Grande, était pasteur pentecôtiste. Dans son quartier, un dimanche dans la nuit, une jeune indigène de seize ans totalement 31 seule dans une baraque mit au monde un petit garçon. On la trouva gisant sur le sol et perdant du sang. Romi la conduisit à l’hôpital. On s’informa pour savoir où habitait la famille de Semei, la jeune fille. Des parents furent identifiés mais aucun d’eux ne voulut s’occuper d’elle. Semei et son enfant n’avaient aucun endroit où aller. Romi les accueillit chez elle, dans sa modeste maison. Elle ne connaissait pas Semei et il faut savoir que de forts préjugés contre les indigènes subsistent a Campo Grande. Semei continuait à avoir des problèmes de santé mais la grande générosité de Romi fit naître à son tour une attitude bienveillante de la part de ses voisins. Veronica, une autre jeune mère catholique, allaita l’enfant de Semei qui n’était pas en condition de le faire. Semei appela son fils Luc Nathanaël et rapidement, ils purent quitter la ville pour aller vivre dans une ferme. Mais Semei n’oublia pas la bonté de Romi et de ses voisins. L’eau que Jésus nous offre, cette eau que Romi a reçue au moment de son baptême, s’est transformée en elle en une source d’eau vivante pour Semei et son fils. Encouragés par ce témoignage, les voisins de Romi virent aussi cette eau baptismale se changer en eux en une source, une fontaine. L’eau du baptême jaillissant dans nos vies se fait témoignage œcuménique actif de l’amour du Christ, et nous donne d’entrevoir la vie éternelle promise par le Christ. Pour grandir dans la fraternité, nous avons besoin de gestes concrets tels ceux pratiqués par les gens simples. Ils témoignent de l’Évangile et font comprendre l’importance des relations œcuméniques.


La Prière pour l'unité des chrétiens « Fais que notre unité ne se réalise pas dans la recherche du pouvoir mais dans l’humble témoignage pour faire Ta volonté » :

« Seigneur, toi qui es la vie, toi qui prends soin de toute la création et nous appelle à œuvrer pour la justice et la paix, fais que notre sécurité ne dépende pas des armes mais du respect. Fais que notre force ne soit pas celle de la violence mais de l’amour. Fais que notre richesse ne repose pas sur l’argent mais sur le partage. Fais que notre chemin ne soit pas celui de l’ambition mais celui de la justice. Fais que notre victoire ne soit pas le fruit de la vengeance mais du pardon. Fais que notre unité ne se réalise pas dans la recherche du pouvoir mais dans l’humble témoignage pour faire Ta volonté. Accueillants et confiants, puissions-nous défendre la dignité de toute la création en partageant aujourd’hui et toujours le pain de la solidarité, de la justice et de la paix. Nous te le demandons au nom de ton Fils Jésus, notre frère, victime de la violence des hommes, qui, du haut de sa croix, nous pardonna à tous. Amen. »

Commentaire du Conseil Pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens :
Les chrétiens devraient avoir la certitude que la rencontre et l’échange avec les autres, même s’ils appartiennent à une autre tradition religieuse, peut nous transformer et nous aider à atteindre les profondeurs du puits. Apprendre à connaître ceux qui nous sont étrangers en désirant puiser de l’eau de leur puits nous fait découvrir « les merveilles de Dieu » que nous proclamons. Dans le désert, le peuple de Dieu était sans eau et Dieu envoya Moïse et Aaron pour faire jaillir de l’eau du rocher. De la même manière, Dieu répond souvent à nos besoins à travers les autres. Quand nous implorons le Seigneur, comme la Samaritaine quand elle dit à Jésus « Seigneur, donne-moi cette eau », peut-être a-t-il déjà exaucé nos prières en plaçant entre les mains de notre prochain ce que nous lui demandons. Et donc, nous devons nous tourner vers lui et lui dire : « Donne-moi à boire ». Il arrive que la réponse à nos besoins se trouve déjà dans la vie et la bienveillance des personnes qui nous entourent. Les Guarani, population amérindienne vivant au Brésil, nous enseignent que dans leur langue, il n’existe aucun mot équivalent à celui de « religion » qui soit séparé du reste de la vie. L’expression habituellement employée signifie littéralement « notre bonne manière d’être » ("ñande reko katu"). Cette expression se réfère à l’ensemble du système culturel qui englobe également la religion. Celle-ci fait donc partie du système culturel des Guarani, exactement de la même manière que leur mode de penser ou d’être (teko). Elle concerne tout ce qui peut améliorer la communauté ou contribuer à son développement et conduit à cette « bonne manière d’être » (teko katu). Le peuple des Guarani nous rappelle ainsi qu’au tout début, le christianisme était appelé « La Voie » (Ac 9, 2). « La Voie », la « bonne manière d’être » pour les Guarani, est la façon dont Dieu rend harmonieux tout ce qui constitue notre vie.


Le texte biblique de Jean 4, 1-42 proposé par le Conseil Pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens :

Quand Jésus apprit que les Pharisiens avaient entendu dire qu’il faisait plus de disciples et en baptisait plus que Jean, – à vrai dire, Jésus lui-même ne baptisait pas, mais ses disciples – il quitta la Judée et regagna la Galilée. Or il lui fallait traverser la Samarie. C’est ainsi qu’il parvint dans une ville de Samarie appelée Sychar, non loin de la terre donnée par Jacob à son fils Joseph, là même où se trouve le puits de Jacob. Fatigué du chemin, Jésus était assis tout simplement au bord du puits. C’était environ la sixième heure. Arrive une femme de Samarie pour puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » Ses disciples, en effet, étaient allés à la ville pour acheter de quoi manger. Mais cette femme, cette Samaritaine, lui dit : « Comment ? Toi qui es Juif, tu me demandes à boire, à moi, une femme, une Samaritaine ? » Les Juifs, en effet, ne veulent rien avoir de commun avec les Samaritains. Jésus lui répondit : « Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : “Donne-moi à boire”, c’est toi qui aurais demandé et il t’aurait donné de l’eau vive. » La femme lui dit : « Seigneur, tu n’as pas même un seau et le puits est profond ; d’où la tiens-tu donc, cette eau vive ? Serais-tu plus grand, toi, que notre père Jacob qui nous a donné le puits et qui, lui-même, y a bu ainsi que ses fils et ses bêtes ? » Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau-ci aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; au contraire, l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissant en vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi cette eau pour que je n’aie plus soif et que je n’aie plus à venir puiser ici. » Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari et reviens ici. » La femme lui répondit : « Je n’ai pas de mari. » Jésus lui dit : « Tu dis bien : “Je n’ai pas de mari” ; tu en as eu cinq et l’homme que tu as maintenant n’est pas ton mari. En cela tu as dit vrai. » – « Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es un prophète. Nos pères ont adoré sur cette montagne et vous, vous affirmez qu’à Jérusalem se trouve le lieu où il faut adorer. » Jésus lui dit : « Crois-moi, femme, l’heure vient où ce n’est ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient, elle est là, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; tels sont, en effet, les adorateurs que cherche le Père. Dieu est esprit et c’est pourquoi ceux qui l’adorent doivent adorer en esprit et en vérité. » La femme lui dit : « Je sais qu’un Messie doit venir – celui qu’on appelle Christ. Lorsqu’il viendra, il nous annoncera toutes choses. » Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle. » Sur quoi les disciples arrivèrent. Ils s’étonnaient que Jésus parlât avec une femme ; cependant personne ne lui dit « Que cherches-tu ? » ou « Pourquoi lui parles-tu ? » La femme alors, abandonnant sa cruche, s’en fut à la ville et dit aux gens : « Venez donc voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Messie ? » Ils sortirent de la ville et allèrent vers lui. Entre-temps, les disciples le pressaient : « Rabbi, mange donc. » Mais il leur dit : « J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas. » Sur quoi les disciples se dirent entre eux : « Quelqu’un lui aurait-il donné à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. Ne dites-vous pas vous-mêmes : “Encore quatre mois et viendra la moisson” ? Mais moi je vous dis : levez les yeux et regardez ; déjà les champs sont blancs pour la moisson ! Déjà le moissonneur reçoit son salaire et amasse du fruit pour la vie éternelle, si bien que celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble. Car en ceci le proverbe est vrai, qui dit : “L’un sème, l’autre moissonne.” Je vous ai envoyés moissonner ce qui ne vous a coûté aucune peine ; d’autres ont peiné et vous avez pénétré dans ce qui leur a coûté tant de peine. » Beaucoup de Samaritains de cette ville avaient cru en lui à cause de la parole de la femme qui attestait : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait. » Aussi, lorsqu’ils furent arrivés près de lui, les Samaritains le prièrent de demeurer parmi eux. Et il y demeura deux jours. Bien plus nombreux encore furent ceux qui crurent à cause de sa parole à lui ; et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus seulement à cause de tes dires que nous croyons ; nous l’avons entendu nous-mêmes et nous savons qu’il est vraiment le Sauveur du monde. »

La Bible – Traduction œcuménique – TOB


Seigneur, nous Te prions :
- pour tous ceux que tu appelles à être artisans de l'unité de ton Église, et pour tous les baptisés.
- Pour le pape, les patriarches des Églises d'Orient, pour les membres des congrégations romaines.
- Pour les membres du Conseil oecuménique des Églises, pour les communautés oecuméniques, vouées à la prière et à l'offrande pour l'unité.
- Pour tous ceux qui cherchent la vérité et travaillent pour elle.
- Pour les Églises réformées, pour la communion anglicane, pour toutes les dénominations évangéliques et baptistes.
- Pour tous les baptisés qui se méfient des efforts pour l'unité et pour ceux qui n'y ont jamais pensé.