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La Prière pour penser souvent à l'Éternité « Heureux celui qui s'occupe dans le temps de ce qui doit l'occuper dans l'Éternité » de Dom Robert Morel :

Si je vivais de la Foi comme le Juste vit, et comme tout Chrétien en doit vivre, rien ne me serait plus ordinaire, plus fréquent que de penser à Vous et aux choses éternelles, parce que c'est là proprement de quoi la Foi s'occupe ; et qu'elle ne considère les créatures, et tout ce qui se passe, que pour en faire sentir le néant, ou pour les rapporter à l'Éternité. Mon mal est que je ne vis point de la Foi ; que ma vie est toute animale, toute charnelle ; que je ne me conduis que selon les sens, ou selon une raison toute humaine ; or ni les sens, ni la raison humaine ne sauraient ni concevoir, ni goûter ce qui est Éternel. Tout ce qui ne se voit pas, tout ce qui n'est point sensible est hors de leur portée ; et telle est l'Éternité et tout ce qu'elle comprend. L'œil n'a point vu, l'oreille n'a point entendu et le cœur de l'homme n'a jamais conçu ce que Vous préparez, et de récompenses pour Vos fidèles serviteurs, et de supplices pour les méchants. C'est Vous seul, mon Dieu, qui nous l'avez révélé par votre Esprit, et qui nous le faites croire par la Foi. Augmentez, je Vous prie, en moi ce que Vous y en avez mis, et faites qu'elle me rende présent les Biens Éternels qui nous attendent dans le Ciel, et qu'elle me fasse sentir le néant de ceux qui nous occupent sur la terre.

C'est en vain, mon Dieu, que je me glorifie d'être Chrétien, si j'ai l'esprit et le cœur tout occupés du siècle présent sans porter ni mes pensées, ni mes désirs au siècle à venir. Ce n'est point pour le temps, mais pour l'Éternité que nous sommes Chrétiens, et celui-là ne l'est pas encore, dit un de Vos serviteurs, qui ne pense point au siècle à venir, et qui se propose d'autre récompense que celle que Vous avez promise à la fin des siècles. Ce n'est point par rapport à des biens ou à des maux qui passent, mais pour éviter des maux qui ne passent pas, et pour nous procurer des biens qui n'auront point de fin. Vous êtes notre Père, notre Roi, notre Pontife, ô Jésus, mon Sauveur ; mais Vous êtes tout cela plus pour le siècle à venir que pour le siècle présent ; car Vous êtes appelé le Père du siècle à venir ; le Pontife des biens futurs ; et Vous dites Vous-même que votre Royaume n'est pas de ce monde. Tout cela nous met l'Éternité devant les yeux, et nous marque l'obligation où nous sommes de nous détacher du siècle présent. C'est renoncer à l'honneur d'être de Votre peuple et de Vos enfants, c'est déshonorer votre Sacrifice, et ne vouloir pas Vous avoir pour Pontife, que de ne penser qu'à des biens terrestres et périssables. Préservez-moi, Seigneur, d'un tel malheur, et donnez-moi des sentiments dignes de l'honneur que Vous m'avez fait.

Qu'y-a-t-il dans le siècle présent qui soit comparable aux Biens de l'Éternité ? Qu'y-a-t-il qui mérite d'occuper notre esprit et notre cœur ? Tout y passe avec une rapidité surprenante ; tout y disparaît en un moment, tout y échappe des mains. Il n'y a que l'Éternité où rien ne passe, rien ne change, rien ne dépérit ; où tout est stable, permanent, immuable. Pourquoi, mon Dieu, portons-nous nos pensées et nos désirs vers des biens qui n'ont ni vérité, ni solidité, ni bonté, et qui ne sont bons qu'à nous tromper, à nous corrompre et à nous inquiéter ? Si nous cherchons le véritable bonheur ; que ne tournons-nous nos esprits et nos cœurs vers les biens qui sont capables de nous le donner ? Rien de faux ne peut contenter un esprit fait pour la vérité, rien de borné ne peut remplir un cœur créé pour l'Éternité. Il n'y a que Vous, Lumière véritable et éternelle, qui puissiez faire l'un et l'autre. Que ce soit de Vous que mon esprit et mon cœur s'occupent ; que ce soit à Vous que se portent toutes mes pensées et tout le poids de mon amour.

Rien ne nous importe tant que d'avoir des sentiments dignes de Vous ; et rien ne contribue tant à nous les faire concevoir que de penser souvent à Vous et à l'Éternité. C'est au Jour de l'Éternité que Vous paraissez à nos yeux, tel que Vous êtes, et que toutes les créatures disparaissent et s'anéantissent, pour ainsi dire, en votre Présence. C'est ce Jour qui nous découvre et la grandeur de votre Être et le fond de notre néant, et de celui de toutes les créatures. Enfin, c'est ce Jour où, selon l'expression d'un de vos Prophètes, la hauteur des grands est abaissée, et Vous seul paraissez Grand. C'est faute de penser à ce Jour, ou d'y penser assez, que j'ai une idée si faible et des sentiments si peu dignes de Vous, et que je mets si souvent Vos créatures en parallèle avec Vous ; ou que je leur donne même quelquefois la préférence. Remplissez mon esprit de l'idée de l'Éternité, et elle y dégradera toutes les créatures, et Vous y fera rendre la place que Vous y devez occuper.

Heureux celui qui s'occupe dans le temps de ce qui doit l'occuper dans l'Éternité ; et qui pense et juge de chaque chose, comme il en pensera et en jugera alors. Ses occupations ne sauraient manquer d'être sérieuses ; ses pensées justes ; ses jugements vrais et équitables. Maintenant l'ensorcellement des niaiseries obscurcit le bien et les passions volages de la concupiscence renversent l'esprit même éloigné du mal. Le vice et la vertu prennent les apparences l'une de l'autre ; de sorte que l'on les méconnaît, et que l'on s'y méprend. Tout ce qui paraît grand dans le siècle n'est qu'un jeu, qui ne laisse pas néanmoins d'amuser, d'imposer, de séduire. Mais dans l'Éternité il n'y aura plus d'amusement, d'obscurité, de séduction. Tout y sera sérieux, clair, sincère ; chaque chose y paraîtra ce qu'elle est ; et les jugements que l'on en portera seront infaillibles, parce qu'ils seront conformes aux Vôtres. Que j'y conforme donc dès maintenant les miens, et que je ne me laisse plus désormais ni amuser par les niaiseries du siècle, ni aveugler, ou corrompre par mes passions.

Il faut souffrir dans le temps pour être heureux dans l'Éternité. Mais rien ne nous dispose mieux à souffrir ; rien n'est plus propre à nous rendre nos souffrances douces, précieuses, et dignes de l'Éternité, que la pensée de l'Éternité même. Nous avons durant cette vie un long et ennuyeux voyage à faire ; des travaux pénibles et accablants à essuyer ; de dangereux et de continuels combats à donner ou à soutenir ; de rudes et rigoureux châtiments à souffrir ; mais au milieu de tant de peines, de dangers, de difficultés, nous ne sommes pas sans ressource ; car quelque long, quelque ennuyeux que soit notre voyage, la vue de notre Patrie qui en est le terme, et que nous découvrons par la Foi ; que nous saluons de loin par l'Espérance, et où nous courons par la Charité, nous dédommage bien de toutes nos fatigues et de tous nos ennuis. Quelque pénibles et accablants que soient nos travaux, le souvenir de la Récompense qui nous est promise, fait que nous n'en sentons pas le poids. Quelque fâcheux que soient nos combats, l’espérance de la Victoire, et de la Couronne qui la suit, nous donne du courage et des forces pour combattre. Quelque rigoureux que soient les châtiments dont Vous usez pour nous corriger ; la vue de l'Héritage auquel ils nous préparent, nous les fait aimer. Que nous sommes heureux, mon Dieu, au milieu de nos maux d'avoir en main un si excellent remède pour les adoucir, mais que nous sommes à plaindre si nous négligeons de nous en servir !

Nous n'avons pas moins à craindre de la part des biens de cette vie, que de celle de ses maux. Nous sommes attaqués à droite et à gauche ; il faut aussi nous défendre et à droite et à gauche, et plus même à droite qu'à gauche, parce que les attaques y sont plus fréquentes, plus fortes, plus dangereuses, et que les chutes y sont plus ordinaires, et plus funestes. Mais la pensée de l'Éternité remédie à tout, nous défend contre tout, nous fournit des armes de toutes les sortes, et nous donne de quoi combattre à toute main. Qui pense sérieusement à l'Éternité ne se laisse vaincre ni par les maux de la vie présente, ni par les biens ; parce que mettant les biens et les maux de cette vie auprès de ceux de l'Éternité, il ôte en quelque manière à ceux-là tout ce qui pourrait leur attirer son amour ou sa crainte ; et il ne craint, ni n'aime plus que ce qui est Éternel.

Vous nous défendez, Seigneur, de craindre ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l'âme ; et Vous voulez que nous ne craignions que celui qui après avoir ôté la vie, a encore le pouvoir de la jeter dans l'Enfer. Otez-moi donc, je Vous prie, la crainte que Vous me défendez, et donnez-moi celle que Vous me commandez. Faites que je ne craigne aucun des maux que les hommes me peuvent faire ; et que toute ma crainte soit par rapport à Vous. Que je craigne souverainement le péché, le Jugement que Vous en devez faire, la peine dont Vous le devez punir. En un mot, que toute ma crainte soit de Vous offenser et de Vous perdre. Qui aime les biens de ce monde craint de les perdre. Qui n'aime que Vous et les Biens Éternels, tourne toute sa crainte de ce côté-là. Que je n'aime donc rien de ce que les hommes me peuvent donner ou ôter, afin que Vous soyez l'unique objet et de ma crainte et de mon amour.

Que je Vous craigne, ô Dieu Tout Puissant ! Ô Souverain Juge ! Et que je tremble à la vue de mes péchés et de vos Jugements ; mais que j'espère aussi en Vous et en vos Jugements mêmes, et pour n'y pas espérer en vain, que je travaille à me Les rendre favorables. C'est votre Miséricorde qui fait toute la ressource des pécheurs ; qu'Elle fasse donc aussi toute la mienne. Quand je serais le plus grand de tous, je serais toujours en droit de L'implorer et de L'attendre, car que ne doit pas espérer un criminel d'un Juge qui veut bien se déclarer Lui-même son Avocat et son Sauveur ? Oui, Seigneur, quelque sujet que j'ai de craindre de ma part, j'en ai encore plus d'espérer de la Vôtre. Vos promesses et les Mérites de mon Sauveur doivent rendre mon Espérance ferme et inébranlable, mais par rapport aux Biens de l'Éternité ; car ce sont Ceux que Vous m'avez promis, et qu'Il m'a mérités. Nous serions les plus misérables de tous les hommes si nous n'avions d'espérance en Vous que pour cette vie. C'est l'Éternité ; c'est le siècle à venir qu'il faut que j'espère. C'est la grande, c'est l'éternelle Miséricorde dont j'ai besoin, que je Vous demande, et que j'attends.

Mon bien est d'espérer en Vous et de m'attacher à Vous, ô mon Dieu, parce que Vous êtes le Dieu de mon cœur et mon partage pour l'Éternité. Pourquoi donc cherchai-je à mettre ailleurs et mon espérance et mon amour ! C'est que je ne fais pas assez d'attention à l'excellence de la portion et de l'héritage que j'attends ; au bonheur qu'il y a de Vous posséder. La différence qu'il y a entre Vous et les créatures, entre les biens du siècle présent et Ceux du siècle à venir, c'est que plus on s'applique à connaître les biens de ce monde ; plus on en conçoit de dégoût et de mépris, parce qu'à mesure qu'on les étudie, et qu'on les approfondit, on en aperçoit les imperfections, le vide, et le néant. Mais pour Vous, mon Dieu, et pour les Biens Éternels, plus on y pense, plus on en conçoit d'estime et d'amour, parce que plus on s'en occupe, plus on en découvre le mérite et le prix. Que ce soit donc désormais le principal objet de mon application. Que toute mon estime, mon étude et tout mon amour soient pour Vous et pour l'Éternité.

On ne s'attache à Vous, mon Dieu, qu'à mesure que l'on se détache des créatures, et c'est la pensée de l'Éternité qui contribue plus que toute autre chose à ce détachement. Rien n'est capable, ni d'attirer à soi, ni de détacher de Vous une âme qui est bien pénétrée de l'idée de l'Éternité. Donnez m'en une aussi vive, aussi profonde que celle qu'en avait votre Apôtre, et je défierai comme lui toutes les créatures de me séparer de votre Amour et de me rendre esclave du leur. Qu'y-a-t-il, en effet, qui pût nous faire perdre votre Amour, si nous faisions bien réflexion qu'en Le perdant nous perdons notre âme, et les Biens immenses et éternels qui sont destinés à ceux qui Vous aiment ? Qu'y-a-t-il que nous ne fussions prêts de souffrir, de perdre, de sacrifier, si nous étions bien convaincus que ce n'est que par ces souffrances, ces pertes, ces sacrifices que nous pouvons nous sauver, et nous mettre à couvert de ces peines effroyables et éternelles qui sont préparées pour les méchants ? Faites, Seigneur, que je compare souvent ce qui me revient de l'amour des créatures avec les peines éternelles dont cet amour doit être puni, et il n'y aura point d'amour dont cette comparaison ne me détache.

De quoi n'est point capable une âme qui ne tient à rien, et qui n'aime que Vous ? Quel progrès ne fait-elle pas dans la Piété ? Avec quelle ardeur, quelle vitesse, quelle persévérance ne court-elle pas dans la carrière de la Vertu ? Votre Amour la pousse, la presse, la porte, aplanit, redresse, élargit toutes les voies, et la fait toujours avancer, sans que rien soit capable, ni de l'affaiblir, ni de l'arrêter, ni de la retarder. Toutes nos lenteurs, nos lâchetés, nos tiédeurs dans Votre service et dans l'acquit de nos devoirs viennent de ce que nous ne Vous aimons point assez et de ce que nous aimons trop les créatures ; et la cause de tout cela, c'est que nous perdons de vue la fin où nous devons tendre, et l'Éternité pour laquelle nous sommes créés. Ô que je m'estimerais heureux, si je pouvais dire comme votre Apôtre : que je ne pense qu'à une seule chose, qui est qu'oubliant ce qui est derrière moi, et m'avançant vers ce qui est devant moi, je courre incessamment vers le bout de la carrière afin de remporter le prix de la Félicité du Ciel, à laquelle Vous m'avez appelé, et où je Vous prie de me faire arriver, par les Mérites de Jésus-Christ votre Fils.

Ce Prix n'est promis qu'à ceux qui ont le cœur pur ; et de quel secours n'est pas encore la pensée de l'Éternité pour acquérir cette Pureté ? On se la procure par la vigilance, par l'attention sur soi-même, par la garde de ses sens et de son cœur ; en méditant jour et nuit sur les devoirs, et en s'excitant sans cesse à les accomplir ; en faisant une exacte et continuelle revue de sa vie et de sa conscience ; en s'appliquant de toutes ses forces à expier ses péchés passés, et à n'en plus commettre à l'avenir ; en vivant dans la retraite, le silence, le recueillement, la componction. Or c'est là ce que le souvenir des années éternelles opérait dans votre Prophète ; et ce qu'il opérerait en moi, s'il y était aussi fréquent et aussi profond que dans ce Saint homme. Mais qu'il s'en faut bien que je puisse me rendre ce témoignage ? Hélas ! J’ai vécu jusqu’à présent dans un oubli presque continuel de vos Jugements et de l'Éternité ; et delà toute la dissipation de mon esprit, l'impureté de mon cœur, et l'irrégularité de ma vie.

Le souvenir de l'Éternité nous inspire l'amour de la retraite, du silence, du recueillement, de la componction ; mais réciproquement la retraite, le silence, le recueillement, la componction, nous font penser à l'Éternité. Ce n'est pas en se répandant dans les créatures, en vivant dans la dissipation, parmi le commerce du grand monde, au milieu des embarras du siècle, que l'on s'occupe de ces grands objets. Des pensées de cette importance demandent un esprit tout entier, libre, recueilli, désoccupé de toute autre chose, renfermé au dedans de lui-même pour y vivre et s'entretenir sous Vos yeux avec lui-même dans une profonde paix. C'étaient là les dispositions où était votre Prophète quand il pensait aux années éternelles. Ce sont aussi celles que je Vous prie de mettre en moi pour me disposer à y penser. Donnez-moi, Seigneur, l'esprit de recueillement qui réunisse toutes mes pennées et tous mes désirs dans l'Éternité ; et qui me sépare de tout ce qui peut ou distraire mon esprit, ou partager mon cœur ; et qui n'est propre qu'à me retirer de votre Présence, et à troubler la paix de mon âme. Hélas, s'il faut du recueillement à l'esprit pour pouvoir vaquer à des affaires temporelles, combien plus en a-t-il besoin pour s'occuper de l'Éternité ?

Ainsi soit-il.


Dom Robert Morel (1653-1731) – « Entretiens Spirituels en forme de Prières pour servir de préparation à la mort », Prière pour penser souvent à l'Éternité, p. 246-262, chez Jacques Vincent (1746)

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Voir d’autres Prières pour penser souvent à l'Éternité dans « Toutes les Prières sur les Béatitudes », dans « Toutes les Prières sur la Foi », dans « Toutes les Prières sur l’Espérance », dans « Toutes les Prières sur la Piété » et dans « Toutes les Prières sur la Persévérance » (plus d’une centaine)

Voir également de Dom Robert Morel (o.s.b.) :
- La Prière pour régler sa vie Chrétiennement sur les Exemples de Jésus-Christ « Seigneur, faites-moi vivre Saintement comme vivent ceux qui se disposent à bien mourir » de Dom Robert Morel
- La Prière pour régler sa vie Chrétienne sur Celle de Jésus-Christ « Ai-je jamais bien compris ce que c'est que d'être Chrétien, et ce qu'il faut faire pour en mériter le Nom, et pour en remplir les devoirs ? » de Dom Robert Morel
- La Prière pour vivre de la Foi Chrétienne « Seigneur, augmentez en moi la Foi que Vous m'avez donnée » de Dom Robert Morel
- La Prière pour être Fidèle à nos devoirs de Chrétien « Soutenez-moi, mon Dieu, dans la Volonté que Vous me donnez de Vous être plus fidèle » de Dom Robert Morel
- La Prière pour toujours vivre en la Présence de Dieu « Ô mon Dieu, votre Providence nous rappelle sans cesse votre Présence dans notre vie » de Dom Robert Morel
- La Prière pour réparer et recouvrer la Grâce de Dieu « Donnez-moi, Seigneur, ce cœur diligent, humble, reconnaissant qu'il faut avoir pour conserver et pour recouvrer votre Grâce » de Dom Robert Morel
- La Prière pour nous purifier de nos souillures « Ô mon Sauveur, que de Sang n'avez-Vous pas répandu pour nous laver et nous purifier des souillures de notre origine » de Dom Robert Morel
- La Prière pour guérir les plaies et les maladies de l’âme « Apprenez-moi, Seigneur, ce que je dois faire pour guérir mon âme et rendez-moi fidèle à observer ce que Vous m'en aurez appris » de Dom Robert Morel
- La Prière pour s’acquitter de toutes nos dettes « Seigneur, faites je ne vienne jamais à bout de m'acquitter parfaitement de Vous payer ce que je Vous dois avant ma mort soit pour mes péchés, soit pour vos Grâces » de Dom Robert Morel
- La Prière sur l’Humilité « Seigneur, rien ne contribue tant à rendre l'orgueilleux humble que l'humiliation » de Dom Robert Morel
- La Prière sur la Pureté « Esprit-Saint, purifiez-moi de toutes mes iniquités » de Dom Robert Morel
- La Prière sur la Sincérité « Ô Dieu de Pureté, rendez-moi pur et sincère » de Dom Robert Morel
- La Prière pour régler ses sens et sa langue par la raison « Ô Seigneur, apprenez-moi et à parler et à me taire en mettant une sûre garde à ma bouche et une porte à mes lèvres » de Dom Robert Morel
- La Prière de soumission à la Volonté du Seigneur « Sauvez-moi, mon Dieu, parce que je suis à Vous » de Dom Robert Morel
- La Prière pour faire la Volonté de Dieu « Ô mon Dieu, mon cœur est préparé soit à tout faire, soit à tout souffrir » de Dom Robert Morel
- La Prière sur la Miséricorde de Dieu « C'est à votre Miséricorde, ô mon Dieu que je suis redevable » de Dom Robert Morel
- La Prière avant la Confession « Seigneur, ouvrez-moi les yeux sur mes péchés » de Dom Robert Morel
- La Prière après la Confession « Faites, Seigneur, que ma Pénitence soit le sacrifice d'un cœur contrit et humilié » de Dom Robert Morel
- La Prière pour les Personnes Malades « Seigneur, faites-moi bien comprendre l'honneur que Vous me faites en me visitant par des maladies » de Dom Robert Morel
- La Prière pour faire un Saint usage de la Santé « Ô Seigneur, Vous seul pouvez donner la Santé à l'âme et au corps parce que Vous seul avez une souveraine Puissance sur l'un et sur l'autre » de Dom Robert Morel
- La Prière pour bien régler son Emploi du Temps « Ô Seigneur, ne permettez pas que je perde Tout en perdant le peu de Temps qui me reste à vivre » de Dom Robert Morel
- La Prière pour se détacher de la vie présente « Détachez-moi, Seigneur de toutes les douceurs de la vie présente, et je n'aurai plus ni de crainte ni d'aversion de la mort » de Dom Robert Morel
- La Prière pour attendre la mort avec Vigilance, Patience et Persévérance « Rendez-moi, Seigneur, vigilant, attentif, pieux et patient pour comparaître avec confiance devant Votre Tribunal à l’heure de ma mort » de Dom Robert Morel
- La Prière pour attendre et recevoir la mort avec Crainte et avec Confiance « Secourez-moi, Seigneur, dans la nécessité où je me trouve de régler ma Crainte et ma Confiance comme il faut » de Dom Robert Morel
- La Prière pour mourir dans un esprit de Pénitence « Ô mon Dieu, c'est la Pénitence qui nous prépare à votre Royaume mais c'est votre Grâce qui prépare nos cœurs à la Pénitence » de Dom Robert Morel
- La Prière pour penser souvent à l'Éternité « Heureux celui qui s'occupe dans le temps de ce qui doit l'occuper dans l'Éternité » de Dom Robert Morel
- La Prière pour soupirer et gémir après la Vie du Ciel « Seigneur, n'est-il pas temps que je vive comme un de Vos enfants et que j'élève mes yeux et mon cœur vers mon Père qui est dans le Ciel ? » de Dom Robert Morel
- La Prière pour éviter l’Enfer « Ah ! Seigneur, ne me réservez pas à ce feu ténébreux » de Dom Robert Morel
- La Prière pour travailler à se procurer un Jugement favorable « Redressez-moi, mon Dieu, changez-moi et convertissez-moi de telle sorte que je puisse attendre votre Jugement avec confiance et même Le souhaiter avec sincérité » de Dom Robert Morel
- La Prière pour régler nos jugements sur Ceux de Dieu « Apprenez-moi, Seigneur, à régler mes jugements sur les Vôtres selon les Règles immuables de votre Vérité » de Dom Robert Morel
- La Prière pour attendre et recevoir la mort avec Joie « Faîtes, Seigneur, que mon espérance me fasse tressaillir de joie de me voir sur le point de mourir » de Dom Robert Morel
- La Prière pour recevoir la mort avec Amour « Faites, mon Dieu, que je meure par Amour avec Vous et comme Vous sur la Croix » de Dom Robert Morel
- La Prière pour mourir comme meurent les Saints « Que je meure, ô mon Dieu, de la mort des Justes et que ma fin soit semblable à la leur pour mériter d'avoir part à leur Bonheur » de Dom Robert Morel
- La Prière avant de recevoir le Saint Viatique « Accordez-moi, Seigneur, Votre puissant Secours pour une Sainte mort » de Dom Robert Morel