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Saint Josémaria Escriva : « Pour vivre la vertu de la chasteté, il n'est pas nécessaire d'attendre d'être vieux ou de manquer de force »

« Je ne suis pas d'accord avec l'iconographie classique qui représente saint Joseph comme un vieillard, même si elle s'explique par l'excellente intention de mettre en valeur la virginité perpétuelle de Marie. Moi, je me l'imagine jeune, fort, avec quelques années de plus que la Vierge peut-être, mais dans la plénitude de l'âge et des forces humaines. Pour vivre la vertu de la chasteté, il n'est pas nécessaire d'attendre d'être vieux ou de manquer de force. La chasteté naît de l'amour et, pour un amour pur, la force et la joie de la jeunesse ne sont pas un obstacle. Saint Joseph était jeune, de cœur et de corps, quand il épousa Marie, quand il connut le mystère de sa Maternité divine et vécut près d'Elle, en respectant l'intégrité que Dieu voulait léguer au monde comme un signe de plus de sa venue parmi les créatures. Qui ne sait pas comprendre un tel amour est bien ignorant de ce qu'est l'amour véritable, et méconnaît le sens chrétien de la chasteté ».

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Saint Josémaria Escriva : « La figure de Saint Joseph dans l'Évangile »

« La Sainte Ecriture nous dit que Joseph était artisan ; plusieurs Pères de l'Eglise ajoutent qu'il était charpentier, et saint Justin, en parlant de la vie de travail de Jésus, affirme qu'il faisait des charrues et des jougs. C'est peut-être en se fondant sur ces dires que saint Isidore de Séville en conclut qu'il était forgeron. De toute façon, c'était un artisan qui travaillait au service de ses concitoyens et dont l'habileté était le fruit d'années de durs efforts. La forte personnalité humaine de Joseph se détache des récits évangéliques : il n'apparaît jamais comme un homme timide ou craintif devant la vie ; il sait au contraire faire face aux problèmes, sortir des situations difficiles et assumer avec responsabilité et initiative les taches qui lui sont confiées. Joseph, nous l'avons dit, était un artisan de Galilée, un homme comme tant d'autres. Et que peut attendre de la vie un habitant d'un village perdu comme Nazareth ? Rien d'autre que le travail, jour après jour, et toujours avec le même effort ; et, à la fin de la journée, une maison petite et pauvre, pour y refaire ses forces et recommencer sa tâche le jour suivant. Joseph était en effet un homme ordinaire, auquel Dieu fit confiance pour accomplir de grandes choses. Il sut vivre comme le Seigneur le lui demandait tous les événements qui composèrent sa vie, et c'est pourquoi la Sainte Écriture loue Joseph en disant qu'il était juste. Pour un Hébreu, juste veut dire pieux, serviteur irréprochable de Dieu, fidèle à la volonté divine ; d'autres fois, juste veut dire bon et charitable avec le prochain. En un mot, le juste est celui qui aime Dieu et démontre cet amour en accomplissant ses commandements au service de ses frères, les hommes. Les œuvres de l'Amour sont toujours grandes, même s'il s'agit de choses qui semblent de peu d'importance... Le Seigneur nous apprend que tout a de l'importance : les actions que notre vision humaine nous fait juger grandes, ou celles pour lesquelles, en revanche, nous avons peu d'estime ».


Saint Josémaria Escriva : « Sanctifier le travail, se sanctifier dans le travail, sanctifier par le travail »

« Vous devez vous sanctifier, en aidant en même temps à la sanctification des autres, vos égaux, en sanctifiant précisément votre travail et votre milieu : cette profession ou ce métier qui occupe vos journées, qui donne à votre personnalité humaine sa physionomie particulière, qui est votre manière d'être dans le monde, ce foyer, cette famille qui est la vôtre, ce pays où vous êtes nés et que vous aimez. Le travail est l'inévitable compagnon de la vie de l'homme sur terre. Il s'accompagne d'effort, de lassitude, de fatigue, manifestations de la douleur et de la lutte, qui font partie de notre vie présente et qui sont les signes de la réalité du péché et de la nécessité de la Rédemption. Mais le travail en soi n'est ni peine, ni malédiction, ni châtiment. Ceux qui le prétendent n'ont pas bien lu la Sainte Écriture. Il est temps que nous, les chrétiens, nous proclamions bien haut que le travail est un don de Dieu, et qu'il n'est pas sensé de diviser les hommes en diverses catégories selon le travail qu'ils réalisent, en considérant certaines tâches plus nobles que d'autres. Le travail - tout travail - est témoignage de la dignité de l'homme et de son emprise sur la création. C'est une occasion de perfectionner sa personnalité. C'est un lien qui nous unit aux autres êtres, une source de revenus pour assurer la subsistance de sa famille, un moyen de contribuer à l'amélioration de la société et au progrès de l'humanité tout entière. Pour un chrétien, ces perspectives s'élargissent et s'amplifient, car le travail lui apparaît comme une participation à l'oeuvre créatrice de Dieu, qui, en créant l'homme, le bénit en lui disant : Soyez féconds, multipliez-vous, emplissez la terre et soumettez-la ; dominez les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, et tous les animaux qui rampent sur la terre. Car, pour avoir été assumé par le Christ, le travail nous apparaît comme une réalité qui a été rachetée à son tour. Ce n'est pas seulement le cadre de la vie de l'homme, mais un moyen et un chemin de sainteté, une réalité qui sanctifie et que l'on peut sanctifier ».


Saint Josémaria Escriva de Balaguer (1902-1975)

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Voir également à propos de Saint Josémaria Escriva de Balaguer :
La Prière de Saint Josémaria Escriva « Viens Esprit-Saint ! »
La « Prière pour les Enfants » de Saint Josémaria Escriva
L’Homélie de Saint Josémaria Escriva pour aller vers la Sainteté « La Volonté de Dieu, c'est que nous soyons des Saints »
La « Prière d’intercession » à Saint Josémaria Escriva
La « Vie et l’œuvre de Saint Josémaria Escriva de Balaguer » selon l’extrait du bref apostolique de Béatification du Vénérable Serviteur de Dieu Josémaria Escrivá du Vatican.
« Saint Joseph » selon Saint Josémaria Escriva
La « Nativité de Marie » selon Saint Josémaria Escriva