Sainte « Messe du Treizième Dimanche après la Pentecôte » (Dominica Decima tertia post Pentecosten) :


2ème classe - Ornements Verts

L'un des dix lépreux, dès qu'il se vit purifié revint sur ses pas en glorifiant Dieu et il tomba aux pieds de Jésus, en Lui rendant Grâce.

Le thème de l'Alliance Divine traverse la Messe de ce Dimanche. Les Promesses de Dieu remontent à Abraham (Épître) et se sont réalisées dans le Christ. Lui-même vient nous offrir ce Salut, sans aucun mérite de notre part. La réponse qu'Il attend de nous, c'est une Foi vive, pleine de reconnaissance, comme celle du Samaritain de l'Évangile, guéri par Lui de la lèpre. Prions pour que ce Salut progresse en nous chaque jour (Collecte), sans oublier d'intercéder pour la Conversion des « neuf autres » lépreux (dont nous faisons parfois partie) afin qu’ils apprennent aussi à remercier des Grâces reçues.


INTROÏT : (Psaume 73, 20.19.23)
Menace de toutes parts, Israël conjurait Dieu, par ce Psaume, de ne pas oublier l'Alliance et d'intervenir en sa faveur. Dans les tentations et quand nous sommes atteints par la lèpre du péché, redisons-le avec foi, pour nous et pour ceux qui nous entourent :

Réspice, Dómine, in testaméntum tuum, et ánimas páuperum tuórum ne derelínquas in finem : exsúrge, Dómine, et iúdica causam tuam, et ne obliviscáris voces quæréntium te.
Ayez égard à votre Alliance, Seigneur, n’abandonnez pas à la fin les âmes de Vos pauvres. Levez-Vous, Seigneur et jugez Votre cause, et n’oubliez pas les appels de ceux qui Vous cherchent.

Ps. 73, 1 : Ut quid, Deus, reppulísti in finem : irátus est furor tuus super oves páscuæ tuæ ?
Ps. 73, 1 : Pourquoi, ô Dieu, nous avez-Vous rejetés finalement ? Pourquoi Votre colère s’est-Elle allumée contre les brebis de Vos pâturages ?

V/. Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto, sicut erat in principio, et nunc et semper, et in saecula saeculorum. Amen (Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, comme Il était au Commencement, maintenant et toujours, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il)
Puis on répète l'antienne « Réspice, Dómine, in testaméntum tuum » . Cette façon de répéter l'Introït s'observe pendant toute l'année.


COLLECTE :
Demandons à Dieu d'augmenter en nous les Trois Vertus Théologales, de savoir « tout faire par amour, rien par force » (Saint François de Sales) :
Omnípotens sempitérne Deus, da nobis fídei, spei et caritátis augméntum : et, ut mereámur asséqui quod promíttis, fac nos amáre quod prǽcipis. Per Dóminum.
Dieu Tout-Puissant et Éternel, augmentez en nous la Foi, l’Espérance et la Charité ; et pour que nous méritions d’obtenir ce que Vous promettez, faites-nous aimer Ce que Vous commandez.


ÉPITRE : (de saint Paul aux Galates 3, 16-22)
Les Juifs se glorifiaient d'être les fils de la Promesse et comptaient obtenir le Salut par leur observance de la Loi mosaïque avec ses nombreuses prescriptions. A ce titre, ils voulaient obliger les premiers Chrétiens à l'observer. Saint Paul leur rappelle que le Salut vient de Dieu et non de l'observance de la Loi. Le rôle de la Loi était de conduire au Christ  :

Léctio Epístolæ beáti Pauli Apóstoli ad Gálatas
Lecture de l’Épître du Bienheureux Apôtre Paul aux Galates

Fratres : Abrahæ dictæ sunt promissiónes, et sémini eius. Non dicit : Et semínibus, quasi in multis ; sed quasi in uno : Et sémini tuo, qui est Christus. Hoc autem dico : testaméntum confirmátum a Deo, quæ post quadringéntos et trigínta annos facta est lex, non írritum facit ad evacuándam promissiónem. Nam si ex lege heréditas, iam non ex promissióne. Abrahæ autem per repromissiónem donávit Deus. Quid igitur lex ? Propter transgressiónes pósita est, donec veníret semen, cui promíserat, ordináta per Angelos in manu mediatóris. Mediátor autem uníus non est : Deus autem unus est. Lex ergo advérsus promíssa Dei ? Absit. Si enim data esset lex, quæ posset vivificáre, vere ex lege esset iustítia. Sed conclúsit Scriptúra ómnia sub peccáto, ut promíssio ex fide Iesu Christi darétur credéntibus.
Mes frères, les Promesses ont été faites à Abraham, et à sa postérité. Il ne dit pas : Et à ses postérités, comme s’il s’agissait de plusieurs ; mais il dit : comme parlant d’un seul : Et à ta postérité, qui est le Christ. Voici ce que je veux dire : Dieu ayant conclu une Alliance en bonne forme, la Loi, qui a été donnée quatre cent trente ans après, n’a pu la rendre nulle, ni abroger la Promesse. Car si c’est par la Loi qu’est donné l’Héritage, ce n’est donc plus par la Promesse. Or, Dieu L’a donné à Abraham par une Promesse. Pourquoi donc la Loi ? Elle a été établie à cause des transgressions, jusqu’à ce que vînt la postérité à qui la Promesse avait été faite ; cette Loi a été promulguée par les anges et par l’entremise d’un médiateur. Or un médiateur n’est pas le médiateur d’un seul ; et Dieu est un Seul. La Loi est-Elle donc opposée aux Promesses de Dieu ? Loin de là ! Car s’il avait été donné une Loi qui pût produire la Vie, la Justice viendrait véritablement de la Loi. Mais l’Ecriture a tout renfermé sous le péché, afin que la Promesse fût réalisée, pour les croyants par la Foi en Jésus-Christ.


GRADUEL : (Psaume 73, 20.19.22)
Les difficultés, les tentations nous font sentir notre faiblesse, notre fragilité ; mais nous devons conserver notre confiance en l’Assistance promise par Dieu  :
Réspice, Dómine, in testaméntum tuum : et ánimas páuperum tuórum ne obliviscáris in finem.
Ayez égard à votre Alliance, Seigneur, n’oubliez pas pour toujours les âmes de Vos pauvres.
V/. Exsúrge, Dómine, et iúdica causam tuam : memor esto oppróbrii servórum tuórum.
V/. Levez-Vous, Seigneur, et jugez Votre cause, souvenez-Vous des outrages faits à Vos serviteurs.


ALLÉLUIA : (Psaume 89, 1)
L'aide des hommes est inconstante. Dieu Seul est toujours Fidèle  :
Allelúia, allelúia.
V/. Dómine, refúgium factus es nobis a generatióne et progénie. Allelúia.
V/. Le Seigneur s’est fait notre Refuge de génération en génération. Alléluia.


ÉVANGILE : (selon Saint Luc 17, 11-19)
Dix lépreux sont guéris, mais un seul témoigne sa reconnaissance à Jésus. Cette purification de la lèpre est l'image de celle du péché par les Sacrements. Jésus nous purifie si nous le Lui demandons avec Foi. N’oublions pas de rendre Grâce :

+ Sequéntia sancti Evangélii secundum Lucam
+ Suite du Saint Évangile selon Saint Luc

In illo témpore : Dum iret Iesus in Ierúsalem, transíbat per médiam Samaríam et Galilǽam. Et cum ingrederétur quoddam castéllum, occurrérunt ei decem viri leprósi, qui stetérunt a longe ; et levavérunt vocem dicéntes : Iesu præcéptor, miserére nostri. Quos ut vidit, dixit : Ite, osténdite vos sacerdótibus. Et factum est, dum irent, mundáti sunt. Unus autem ex illis, ut vidit quia mundátus est, regréssus est, cum magna voce magníficans Deum, et cecidit in fáciem ante pedes eius, grátias agens : et hic erat Samaritánus. Respóndens autem Iesus, dixit : Nonne decem mundáti sunt ? et novem ubi sunt ? Non est invéntus, qui redíret et daret glóriam Deo, nisi hic alienígena. Et ait illi : Surge, vade ; quia fides tua te salvum fecit.
En ce temps-là, en se rendant à Jérusalem, Jésus côtoyait la frontière de la Samarie et de la Galilée. Et comme Il entrait dans un village, dix lépreux vinrent au-devant de Lui ; et, se tenant éloignés, ils élevèrent la voix, en disant : Jésus, Maître, ayez pitié de nous. Lorsqu’Il les eut vus, Il dit : Allez, montrez-vous aux Prêtres. Et comme ils y allaient, ils furent guéris. Or l’un d’eux, voyant qu’il était guéri revint, glorifiant Dieu à haute voix. Et il se jeta le visage contre terre aux pieds de Jésus, Lui rendant Grâces ; et celui-là était Samaritain. Alors Jésus, prenant la Parole, dit : Est-ce que les dix n’ont pas été guéris ? Où sont donc les neuf autres ? Il ne s’en est pas trouvé qui soit revenu, et qui ait rendu Gloire à Dieu, sinon cet étranger. Et Il lui dit : Lève-toi, va ; ta Foi t’a sauvé.


OFFERTOIRE : (Psaume 30, 15-16)
Chant de reconnaissance du lépreux comme de toute âme purifiée :
In te sperávi, Dómine ; dixi : Tu es Deus meus, in mánibus tuis témpora mea
J’ai espéré en Vous, Seigneur, j’ai dit : Vous êtes mon Dieu, mes jours sont entre Vos mains.


SECRÈTE :
Dans la Secrète, nous implorons la Bienveillance du Seigneur sur les prières et sur les offrandes du peuple fidèle, afin que, par les Mérites du Sacrifice, outre le Pardon des fautes commises, Il nous accorde ces Grâces qu’appellent nos vœux :
Propitiáre, Dómine, pópulo tuo, propitiáre munéribus : ut, hac oblatióne placátus, et indulgéntiam nobis tríbuas et postuláta concedas. Per Dóminum.
Seigneur, soyez propice à Votre peuple et regardez favorablement les dons qu’il Vous offre, de sorte qu’apaisé par cette oblation, Vous nous accordiez le Pardon et nous concédiez ce que nous demandons.


PRÉFACE de la SAINTE TRINITÉ :
La Préface suivante est dite :

Vere dignum et iustum est, æquum et salutáre, nos tibi semper et ubíque grátias ágere : Dómine sancte, Pater omnípotens, ætérne Deus.
Il est vraiment juste et nécessaire, c’est notre devoir et c’est notre Salut, de Vous rendre grâces toujours et partout, Seigneur, Père Saint, Dieu Éternel et Tout-Puissant.
Qui cum Unigénito Fílio tuo et Spíritu Sancto unus es Deus, unus es Dóminus : non in uníus singularitáte persónæ, sed in uníus Trinitáte substántiæ.
Avec votre Fils Unique, et le Saint-Esprit, Vous êtes un seul Dieu, Un seul Seigneur, non dans l’unité d’une seule personne, mais dans la Trinité d’une seule substance.
Quod enim de tua glória, revelánte te, crédimus, hoc de Fílio tuo, hoc de Spíritu Sancto, sine discretióne sentímus.
Car ce que nous croyons au sujet de votre Gloire, sur la foi de votre Révélation, de votre Fils et du Saint-Esprit, nous le croyons aussi, sans aucune différence.
Ut, in confessióne veræ sempiternǽque Deitátis, et in persónis propríetas, et in esséntia únitas, et in maiestáte adorétur æquálitas.
En sorte que, confessant la vraie et éternelle Divinité, nous adorons et la propriété dans les Personnes et l’Unité dans l’essence et l’égalité dans la Majesté.
Quam laudant Angeli atque Archángeli, Chérubim quoque ac Séraphim, qui non cessant clamáre cotídie, una voce dicéntes :
C’est Elle que louent les Anges et les Archanges, les Chérubins avec les Séraphins, qui ne cessent chaque jour de chanter en disant d’une voix unanime :


COMMUNION : (Sagesse 16, 20)
Dans le désert, Dieu avait donné la manne à son Peuple. Aujourd'hui, Il se donne Lui-même en nourriture. Et c'est la plus grande douceur de notre route d'exil, le Don par excellence, Source de tous les Dons :
Panem de cælo dedísti nobis, Dómine, habéntem omne delectaméntum et omnem sapórem suavitátis.
Vous nous avez donné, Seigneur, le Pain du Ciel, un Pain ayant toute saveur et toute douceur.


POSTCOMMUNION :
Chaque Communion nous apporte de nouvelles Grâces, et la Vie Divine grandit en nous si nous n’y mettons pas d'obstacle :
Sumptis, Dómine, cæléstibus sacraméntis : ad redemptiónis ætérnæ, quǽsumus, proficiámus augméntum. Per Dóminum.
Ayant reçu ces célestes Sacrements, nous Vous supplions, Seigneur, de nous faire progresser pour que le fruit de l’éternelle Rédemption augmente en nous.


Voir l’ensemble du déroulement de « l’Ordinaire de la Messe de Saint Pie V » en latin et en français avec des explications selon l’Ordo Missae de 1962 afin de mieux assister au Saint Sacrifice de la Messe


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Voir également sur la Guérison des dix lépreux (Luc 17, 11-19) :
- La Méditation sur la Guérison des dix lépreux « Que Vous rendrai-je, ô mon Dieu, pour tous les Biens que j'ai reçus de Vous » de Monsieur l’Abbé de Brandt
- La Méditation sur la Guérison des Dix Lépreux du R. P. Louis du Pont « Seigneur, je Vous rends Grâce de me guérir de la lèpre du péché dans le Sacrement de Pénitence »
- La Prière sur la Guérison des dix lépreux d’Adolphe Baudon de Mony « Seigneur Jésus, qui avez tant de fois guéri mon âme de la lèpre du péché »
- Les Prières et Résolutions pour chaque Jour de la Semaine du XIIIe Dimanche après la Pentecôte de l’Abbé Jean-Baptiste La Sausse « Comment ai-je pu être si ingrat envers Vous après tout ce que Vous avez fait pour moi ? »