Sainte « Messe du Septième Dimanche après la Pentecôte » (Dominica Septima post Pentecosten) :


2ème classe - Ornements Verts

« Tout arbre bon donne de bons fruits... Tout arbre qui ne donne pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu »

Les Lectures de ce Dimanche nous rappellent que, pour être fidèles aux Engagements de notre Baptême, nous avons sans cesse à choisir entre le camp de la Sainteté et celui du péché (Lectures). C'est en étant attachés au Christ - comme la branche à l'arbre -, unis à son Sacrifice (Offertoire et Secrète) que nous pourrons faire le bon choix et porter de bons fruits (Évangile). « S'il y a une chose qui nous assurera toujours le Ciel, c'est bien les actes de charité et de générosité dont nous aurons rempli nos existences » (Bse Mère Teresa)


INTROÏT : (Psaume 46, 2-3)
L’Introït est tiré du Psaume 46 qui prélude à la Rédemption Messianique universelle, sans barrières nationales. De l’Orient et de l’Occident, du Nord et du Midi, ils arrivent et prennent place avec Abraham, Isaac et Jacob au Banquet du Royaume des Cieux. Mêlons nos voix, dans l’Introït, à leurs chants d’allégresse :

OMNES gentes, pláudite mánibus : iubiláte Deo in voce exsultatiónis.
Nations, frappez toutes des mains ; célébrez Dieu par des cris d’allégresse.

Ps. 46, 3 : Quóniam Dóminus excélsus, terríbilis : Rex magnus super omnem terram.
Ps. 46, 3 : Car le Seigneur est très Haut et Terrible, Roi suprême sur toute la terre.

V/. Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto, sicut erat in principio, et nunc et semper, et in saecula saeculorum. Amen (Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, comme Il était au Commencement, maintenant et toujours, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il)
Puis on répète l'antienne « OMNES gentes » . Cette façon de répéter l'Introït s'observe pendant toute l'année.


COLLECTE :
L’Église demande, dans la Collecte, l’éloignement des maux et l’abondance des biens qui doivent affermir dans la paix la puissance du vrai Salomon :
Deus, cuius providéntia in sui dispositióne non fállitur : te súpplices exorámus ; ut nóxia cuncta submóveas, et ómnia nobis profutúra concédas. Per Dóminum.
Dieu, votre Providence ne se trompe jamais dans ce qu’Elle dispose : nous Vous prions en suppliant ; détournez de nous tout ce qui nous serait nuisible, et accordez-nous tout ce qui doit nous être avantageux.


ÉPITRE : (Rom. 6, 19-23)
Le péché nous rend esclaves de nos passions mauvaises. C'est en nous soumettant humblement et joyeusement à la Volonté de Dieu que nous trouverons la vraie Liberté. « L'homme est le serviteur de ce qu'il aime. Celui-là est le serviteur de Dieu qui a le cœur à Dieu, qui aime Dieu en tout et par-dessus tout » (Père Emmanuel)  :

Léctio Epístolæ beáti Pauli Apóstoli ad Romános
Lecture de l’Épître du Bienheureux Apôtre Paul aux Romains

Fratres : Humánum dico, propter infirmitátem carnis vestræ : sicut enim exhibuístis membra vestra servíre immundítiæ et iniquitáti ad iniquitátem, ita nunc exhibéte membra vestra servíre iustítiæ in sanctificatiónem. Cum enim servi essétis peccáti, líberi fuístis iustítiæ. Quem ergo fructum habuístis tunc in illis, in quibus nunc erubéscitis ? Nam finis illórum mors est. Nunc vero liberáti a peccáto, servi autem facti Deo, habétis fructum vestrum in sanctificatiónem, finem vero vitam ætérnam. Stipéndia enim peccáti mors. Grátia autem Dei vita ætérna, in Christo Iesu, Dómino nostro.
Mes frères : Je parle à la manière des hommes, à cause de la faiblesse de votre chair. Car de même que vous avez livré vos membres comme esclaves à l’impureté et à l’injustice, pour arriver à l’injustice, de même livrez maintenant vos membres comme esclaves à la Justice, pour arriver à la Sainteté. Car, lorsque vous étiez les esclaves du péché, vous étiez libres à l’égard de la Justice. Quel fruit aviez-vous alors des choses dont vous rougissez aujourd’hui ? Car la fin de ces choses, c’est la mort. Mais maintenant, affranchis du péché et devenus les esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la Sainteté, et pour fin la Vie éternelle. Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le Don de Dieu c’est la Vie éternelle en Jésus-Christ Notre-Seigneur.


GRADUEL : (Psaume 33, 12 et 6)
La Crainte de Dieu, ce n'est pas avoir peur de Dieu, c'est L'aimer avec un respect infini et craindre d'en être séparé  :
Veníte, fílii, audíte me : timórem Dómini docébo vos.
Venez, mes fils, écoutez-moi, je vous enseignerai la Crainte du Seigneur.
V/. Accédite ad eum, et illuminámini : et fácies vestræ non confundéntur.
V/. Approchez-vous de Lui et vous serez éclairés et la confusion ne couvrira pas vos visages.


ALLÉLUIA : (Psaume 46, 2)
Le Verset appelle de nouveau les nations, héritières de Jacob, à célébrer dans l’allégresse le Don de Dieu  :
Allelúia, allelúia.
V/. Omnes gentes, pláudite mánibus : iubiláte Deo in voce exsultatiónis. Allelúia.
V/. Nations, frappez toutes des mains, célébrez Dieu par vos cris d’allégresse. Alléluia.


ÉVANGILE : (selon Saint Matthieu 7, 15-21)
Notre foi ne se réduit pas à de belles paroles ou à de bons sentiments ; ce sont des œuvres que le Seigneur nous demande :

+ Sequéntia sancti Evangélii secundum Matthǽum
+ Suite du Saint Évangile selon Saint Matthieu

In illo témpore : Dixit Iesus discípulis suis : Atténdite a falsis prophétis, qui véniunt ad vos in vestiméntis óvium, intrínsecus autem sunt lupi rapáces : a frúctibus eórum cognoscétis eos. Numquid cólligunt de spinis uvas, aut de tríbulis ficus ? Sic omnis arbor bona fructus bonos facit : mala autem arbor malos fructus facit. Non potest arbor bona malos fructus fácere : neque arbor mala bonos fructus fácere. Omnis arbor, quæ non facit fructum bonum, excidétur et in ignem mittétur. Igitur ex frúctibus eórum cognoscétis eos. Non omnis, qui dicit mihi, Dómine, Dómine, intrábit in regnum cælórum : sed qui facit voluntátem Patris mei, qui in cælis est, ipse intrábit in regnum cælórum.
En ce temps-là : Jésus dit à Ses disciples : Gardez-vous des faux prophètes qui viennent à vous sous des vêtements de brebis, mais au dedans sont des loups rapaces. C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez : cueille-t-on du raisin sur les épines, ou des figues sur les ronces ? Ainsi tout arbre bon porte de bons fruits, et tout arbre mauvais porte de mauvais fruits. Un arbre bon ne peut porter de mauvais fruits, ni un arbre mauvais porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits, on le coupe et on le jette au feu. Donc, c’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Ce n’est pas celui qui m’aura dit : « Seigneur, Seigneur ! » qui entrera dans le Royaume des Cieux, mais celui qui aura fait la Volonté de mon Père qui est dans les Cieux.


OFFERTOIRE : (Daniel 3, 40)
Tous les sacrifices anciens d'animaux étaient des figures de l'unique Sacrifice parfait du Christ, auquel nous pouvons nous unir :
Sicut in holocáustis aríetum et taurórum, et sicut in mílibus agnórum pínguium : sic fiat sacrifícium nostrum in conspéctu tuo hódie, ut pláceat tibi : quia non est confúsio confidéntibus in te, Dómine.
Comme un holocauste de béliers et de taureaux, ou des milliers d’agneaux gras, qu’ainsi notre sacrifice paraisse aujourd’hui devant Vous et qu’il Vous soit agréable, car ceux qui ont confiance en Vous ne seront pas confondus, Seigneur.


SECRÈTE :
La Secrète rappelle à Dieu comment la multiple variété des victimes légales, célébrées dans l’Offertoire, a trouvé son unité dans l’oblation du grand Sacrifice :
Deus, qui legálium differéntiam hostiárum unius sacrifícii perfectione sanxísti : accipe sacrifícium a devótis tibi fámulis, et pari benedictióne, sicut múnera Abel, sanctífica ; ut, quod sínguli obtulérunt ad maiestátis tuæ honórem, cunctis profíciat ad salútem. Per Dóminum.
Dieu, Vous avez sanctionné les divers sacrifices offerts sous la loi par la perfection d’un Sacrifice unique : recevez ce sacrifice que Vous présentent Vos dévots serviteurs, et sanctifiez-le au moyen d’une Bénédiction pareille à Celle qu’obtinrent les présents d’Abel ; afin que ce que chacun de nous a offert en l’honneur de votre Majesté, profite à tous pour le Salut.


PRÉFACE de la SAINTE TRINITÉ :
La Préface suivante est dite :

Vere dignum et iustum est, æquum et salutáre, nos tibi semper et ubíque grátias ágere : Dómine sancte, Pater omnípotens, ætérne Deus.
Il est vraiment juste et nécessaire, c’est notre devoir et c’est notre salut, de Vous rendre grâces toujours et partout, Seigneur, Père Saint, Dieu Éternel et Tout-Puissant.
Qui cum Unigénito Fílio tuo et Spíritu Sancto unus es Deus, unus es Dóminus : non in uníus singularitáte persónæ, sed in uníus Trinitáte substántiæ.
Avec votre Fils Unique, et le Saint-Esprit, Vous êtes un seul Dieu, Un seul Seigneur, non dans l’unité d’une seule personne, mais dans la Trinité d’une seule substance.
Quod enim de tua glória, revelánte te, crédimus, hoc de Fílio tuo, hoc de Spíritu Sancto, sine discretióne sentímus.
Car ce que nous croyons au sujet de votre Gloire, sur la foi de votre Révélation, de votre Fils et du Saint-Esprit, nous le croyons aussi, sans aucune différence.
Ut, in confessióne veræ sempiternǽque Deitátis, et in persónis propríetas, et in esséntia únitas, et in maiestáte adorétur æquálitas.
En sorte que, confessant la vraie et éternelle Divinité, nous adorons et la propriété dans les Personnes et l’Unité dans l’essence et l’égalité dans la Majesté.
Quam laudant Angeli atque Archángeli, Chérubim quoque ac Séraphim, qui non cessant clamáre cotídie, una voce dicéntes :
C’est Elle que louent les Anges et les Archanges, les Chérubins avec les Séraphins, qui ne cessent chaque jour de chanter en disant d’une voix unanime :


COMMUNION : (Psaume 30, 3)
D’après Honorius d’Autun, l’Antienne de la Communion, qu’il ne faut point séparer du Psaume 30 d’où elle est tirée, exprime la Prière du fils de David demandant à Dieu la Sagesse et L’obtenant aussitôt. Si quelqu’un de vous désire la Sagesse, dit l’Apôtre Saint Jacques, qu’il La demande à Dieu qui donne à tous sans compter et ne rebute personne ; Elle lui sera donnée :
Inclína aurem tuam, accélera, ut erípias me.
Inclinez vers moi Votre oreille ; hâtez-Vous de me délivrez.


POSTCOMMUNION :
La faute première a tellement vicié l’homme, il est si loin de l’Union divine à son entrée dans la vie, qu’il ne peut de lui-même ni laver ses souillures, ni s’engager dans la voie qui mène à Dieu. Il faut que le Seigneur, comme un Médecin généreux et patient, fasse tous les frais de sa guérison, et, même après qu’il est relevé, le soutienne et le conduise. Disons avec l’Église, dans la Postcommunion :
Tua nos, Dómine, medicinális operátio, et a nostris perversitátibus cleménter expédiat, et ad ea, quæ sunt recta, perdúcat. Per Dóminum nostrum.
Que Votre action qui guérit, ô Seigneur, nous délivre doucement des tendances perverses, et nous conduise à ce qu’il y a de bien et de droit.


Voir l’ensemble du déroulement de « l’Ordinaire de la Messe de Saint Pie V » en latin et en français avec des explications selon l’Ordo Missae de 1962 afin de mieux assister au Saint Sacrifice de la Messe


Voir également sur le 7ème Dimanche après la Pentecôte :
- L’Homélie « Les loups ne bêlent pas » de Monsieur l’abbé Guillaume d'Orsanne (FSSPX)
- La Prière d’Adolphe Baudon de Mony « Seigneur Jésus, Vous êtes seul l'Arbre de Vérité et de Vie qui porte les fruits du Salut »
- La Prière de l’Abbé Julien Barbé « Ô Jésus, qui m'avertissez de me défier des faux Prophètes »
- Les Prières et Résolutions pour chaque Jour de la Septième Semaine après la Pentecôte de l’Abbé Jean-Baptiste La Sausse « Je Vous prie, ô mon Dieu, de me rendre un bon arbre et de me faire porter en tout temps de bons fruits »
- La Prière de Mgr Antoine Ricard sur les faux Prophètes (Mt 7, 15-21) « Seigneur Jésus, apprenez-moi à éviter les séductions des imposteurs »