Sainte « Messe Solennelle du Soir en la Cène du Seigneur » (De Missa Solemni Vespertina in Cena Domini) :

1ère classe - Ornements Blancs - Station à Saint-Jean-de-Latran

Les lumières et les fleurs marquent la joie de l'Eglise en cet Anniversaire du Jour où le Christ institua l'Eucharistie et le Sacerdoce. L’Eucharistie est véritablement l'invention de l'Amour : Elle est la vie et la force de nos âmes, le remède à toutes nos faiblesses. La Messe solennelle en la Cène du Seigneur doit être célébrée le soir, à l’heure la plus opportune, mais pas avant quatre heure de l’après-midi, ni après neuf heure. Quand commence cette Messe Solennelle du Soir, le Tabernacle du Maître-Autel doit être vide. On prépare sur l'Autel le Ciboire qui contient les Hosties destinées à la Communion du clergé et des fidèles ce soir et demain soir Vendredi.


INTROÏT : (Galates 6, 14)
La Célébration de la Croix du Christ n'est pas un chant de deuil, mais un chant triomphal où brille déjà la Joie Pascale. C'est pour signifier cette joie qu'un voile blanc remplace le voile violet qui cachait la Croix depuis le Dimanche de la Passion :
Nos autem gloriári opórtet in Cruce Dómini nostri Iesu Christi : in quo est salus, vita et resurréctio nostra : per quem salváti et liberáti sumus.
Il faut que nous nous glorifions dans la Croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ ; en qui est notre Salut, notre Vie et notre Résurrection, et par qui nous avons été sauvés et délivrés.
Ps. 66, 2 : Deus misereátur nostri, et benedícat nobis : illúminet vultum suum super nos, et misereátur nostri.
Ps. 66, 2 : Que Dieu ait pitié de nous et qu’Il nous bénisse ; qu’Il fasse luire sur nous la Lumière de son Visage et qu’Il nous fasse Miséricorde.
Puis on répète l'antienne « Nos autem gloriári opórtet in Cruce Dómini nostri Iesu Christi » . Cette façon de répéter l'Introït s'observe pendant toute l'année.


Pendant le chant du Gloria in excélsis, les cloches sonnent. Mais ensuite et jusqu'au Gloria de la Nuit Pascale, on n'entendra plus ni les cloches ni le son de l'orgue, par respect pour la Passion du Seigneur. Les sonneries liturgiques seront remplacées par le son plus austère des crécelles


COLLECTE :
Deus, a quo et Iudas reatus sui pœnam, et confessiónis suæ latro prǽmium sumpsit, concéde nobis tuæ propitiatiónis efféctum : ut, sicut in passióne sua Iesus Christus, Dóminus noster, diversa utrísque íntulit stipéndia meritórum ; ita nobis, abláto vetustátis erróre, resurrectiónis suæ grátiam largiátur : Qui tecum.
Ô Dieu, qui avez puni la perfidie de Judas et récompensé la confession du larron, faites-nous ressentir l’effet de votre Miséricorde, afin que Notre Seigneur Jésus-Christ, qui, dans sa Passion, les a traités tous deux selon leur mérite, détruise en nous les traces du vieil homme et nous accorde la Grâce de sa Résurrection.


ÉPITRE : (1 Cor. 11, 20-32)
Saint Paul s'élève contre un abus qui s'était introduit dans la Célébration de la « Cène du Seigneur », dont il nous rappelle l’Institution, ainsi que les dispositions d'âme et de corps requises pour y participer dignement. La Messe est un véritable Sacrifice qui rend présent Celui du Calvaire. Nous devons par conséquent y prendre part avec une foi vive et avec reconnaissance, dans la mesure où nous voulons bénéficier des effets de la Rédemption  :

Léctio Epístolæ beáti Pauli Apóstoli ad Corínthios
Lecture de l’épître de l’Apôtre Saint Paul aux Corinthiens

Fratres : Conveniéntibus vobis m unum, iam non est Domínicam cœnam manducáre. Unusquísque enim suam cenam præsúmit ad manducándum. Et alius quidem ésurit : álius autem ébrius est. Numquid domos non habétis ad manducándum et bibéndum ? aut ecclésiam Dei contémnitis, et confúnditis eos, qui non habent ? Quid dicam vobis ? Laudo vos ? In hoc non laudo. Ego enim accépi a Dómino quod et trádidi vobis, quóniam Dóminus Iesus, in qua nocte tradebátur, accépit panem, et grátias agens tregit, et dixit : Accípite, et manducáte : hoc est corpus meum, quod pro vobis tradétur : hoc fácite in meam commemoratiónem. Simíliter et cálicem, postquam cœnávit, dicens : Hic calix novum Testaméntum est in meo sánguine : hoc fácite, quotiescúmque bibétis, in meam commemoratiónem. Quotiescúmque enim manducábitis panem hunc et cálicem bibétis : mortem Dómini annuntiábitis, donec véniat. Itaque quicúmque manducáverit panem hunc vel bíberit cálicem Dómini indígne, reus erit córporis et sánguinis Dómini. Probet autem seípsum homo : et sic de pane illo edat et de cálice bibat. Qui enim mandúcat et bibit indígne, iudícium sibi mandúcat et bibit : non diiúdicans corpus Dómini. Ideo inter vos multi infirmi et imbecílles, et dórmiunt multi. Quod si nosmetípsos diiudicarémus, non útique iudicarémur. Dum iudicámur autem, a Dómino corrípimur,ut non cum hoc mundo damnémur.
Mes frères, lorsque vous vous assemblez comme vous faites, ce n’est plus manger le souper du Seigneur. Car chacun se hâte de prendre son repas à part. Et ainsi l’un n’a rien à manger tandis que l’autre fait des excès. N’avez-vous donc pas vos maisons pour y boire et pour y manger ? Ou méprisez-vous l’Église de Dieu et voulez-vous faire honte à ceux qui n’ont rien ? Que vous dirai-je à ce sujet ? Faut-il vous louer ? Non, je ne vous en loue point. C’est du Seigneur même que j’ai appris ce que je vous ai enseigné à mon tour : à savoir, que le Seigneur Jésus, dans la Nuit même où Il fut livré, prit du pain et, ayant rendu grâces, le rompit et dit : Prenez et mangez, Ceci est mon Corps, qui sera livré pour vous ; faites ceci en mémoire de Moi. Il prit de même le Calice, après avoir soupé, et Il dit : Ce Calice est la Nouvelle Alliance en mon Sang ; faites Ceci en mémoire de moi, toutes les fois que vous Le boirez. En effet, toutes les fois que vous mangerez de ce Pain et que vous boirez de ce Calice, vous annoncerez la Mort du Seigneur jusqu’à ce qu’Il vienne. Or, quiconque mangera de ce Pain ou boira le Calice du Seigneur indignement sera coupable du Corps et du Sang du Seigneur. Que l’homme donc s’éprouve soi-même et qu’ainsi il mange de ce Pain et boive de ce Calice. Car celui qui Le mange et Le boit indignement, mange et boit sa propre condamnation, ne faisant pas le discernement qu’il doit du Corps du Seigneur. C’est pour cela que parmi vous beaucoup sont débiles et languissants et que plusieurs sont morts. Si nous nous examinions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés de Dieu. Mais le Seigneur nous juge et nous châtie, afin que nous ne soyons pas condamnés avec ce monde.


GRADUEL : (Philipp. 2, 8-9)
Les trois parties de ce Graduel marquent bien les trois aspects que comporte le Mystère Pascal : Oblation du Christ, Sacrifice de la Croix et Résurrection :
Christus factus est pro nobis obœdiens usque ad mortem, mortem autem crucis.
Le Christ, pour nous, s’est fait obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la Mort de la Croix.
V/. Propter quod et Deus exaltávit illum : et dedit illi nomen, quod est super omne nomen.
V/. C’est pourquoi Dieu L’a exalté et Lui a donné un Nom qui est au-dessus de tout nom.


ÉVANGILE : (Jean 13, 1-15)
Avant l'Institution de l'Eucharistie, Jésus lave les pieds de ses Apôtres et les invite à faire de même. Il nous demande ainsi de nous pardonner mutuellement nos offenses, et de prier les uns pour les autres :

+ Sequéntia sancti Evangélii secúndum Ioánnem
Suite du Saint Evangile selon Saint Jean

Ante diem festum Paschae, sciens Iesus, quia venit hora eius, ut tránseat ex hoc mundo ad Patrem : cum dilexísset suos, qui erant in mundo, in finem diléxit eos. Et cena facta, cum diábolus iam misísset in cor, ut tráderet eum Iudas Simónis Iscariótæ : sciens, quia ómnia dedit ei Pater in manus, et quia a Deo exivit, et ad Deum vadit : surgit a cena et ponit vestiménta sua : et cum accepísset línteum, præcínxit se. Deinde mittit aquam in pelvim, et cœpit laváre pedes discipulórum, et extérgere línteo, quo erat præcínctus. Venit ergo ad Simónem Petrum. Et dicit ei Petrus : Dómine, tu mihi lavas pedes ? Respóndit Iesus et dixit ei : Quod ego fácio, tu nescis modo, scies autem póstea. Dicit ei Petrus : Non lavábis mihi pedes in ætérnum. Respóndit ei Iesus : Si non lávero te, non habébis partem mecum. Dicit ei Simon Petrus : Dómine, non tantum pedes meos, sed et manus et caput. Dicit ei Iesus : Qui lotus est, non índiget nisi ut pedes lavet, sed est mundus totus. Et vos mundi estis, sed non omnes. Sciébat enim, quisnam esset, qui tráderet eum : proptérea dixit : Non estis mundi omnes. Postquam ergo lavit pedes eórum et accépit vestiménta sua : cum recubuísset íterum, dixit eis : Scitis, quid fécerim vobis ? Vos vocátis me Magíster et Dómine : et bene dícitis : sum étenim. Si ergo ego lavi pedes vestros, Dóminus et Magíster : et vos debétis alter altérius laváre pedes. Exémplum enim dedi vobis, ut, quemádmodum ego feci vobis, ita et vos faciátis.
Avant la fête de Pâque, Jésus sachant que son Heure était venue de passer de ce monde à son Père, comme Il avait aimé les siens qui étaient dans le monde, Il les aima jusqu’à l’excès. Et après le souper, le démon ayant déjà mis dans le cœur de Judas Iscariote, fils de Simon, le dessein de Le trahir, Jésus, qui savait que son Père Lui avait donné tout Pouvoir, qu’Il était sorti de Dieu et qu’Il retournait à Dieu, se leva de table, ôta son manteau et, ayant pris un linge, Il s’en ceignit. Puis Il versa de l’eau dans un bassin, Il se mit à laver les pieds de Ses disciples et à les essuyer avec le linge qu’Il avait attaché autour de Lui. Il vint donc à Simon-Pierre. Mais Pierre Lui dit : « Quoi, Seigneur, Vous me laveriez les pieds ! » Jésus lui répondit : « Vous ne comprenez pas maintenant ce que je fais, mais vous le saurez bientôt. » Pierre Lui dit : « Jamais Vous ne me laverez les pieds. » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave, tu n’auras point de part avec moi. » Simon Pierre Lui dit : « Seigneur, non seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête. » Jésus lui dit : « Celui que le bain a déjà purifié n’a besoin que de se laver les pieds ; il est pur dans tout son corps ; pour vous, vous êtes purs, mais non pas tous. » Il connaissait celui qui Le devait trahir, c’est pourquoi Il dit : Vous n’êtes pas tous purs. Après donc qu’Il leur eut lavé les pieds et qu’Il eut repris son manteau, Il se remit à table et leur dit : « Savez-vous ce que je viens de faire ? Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien, car Je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez, vous aussi vous laver les pieds les uns aux autres. Car je vous ai donné l’Exemple, afin que, comme je vous ai fait, vous fassiez aussi.

Il convient vraiment qu’après l’Evangile on fasse une brève HOMELIE pour illustrer les Mystères essentiels qui sont célébrés par cette Messe, c’est-à-dire l’Institution de la Sainte Eucharistie et de l’Ordre Sacerdotale, et encore le Commandement du Seigneur sur la charité fraternelle. Aujourd’hui, on ne dit pas le Credo

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LE LAVEMENT DES PIEDS (De Lotione Pedum)
Quelques heures avant sa Mort, Jésus résumait tout son Enseignement dans le mandatum novum, le Grand Commandement de la Charité. Il en donnait Lui-même l'Exemple en lavant les pieds de Ses apôtres et en les invitant à exercer cette humilité, cette charité et cette douceur envers tous.
Le Célébrant va s'agenouiller devant douze hommes ou enfants pour leur laver les pieds. Pendant cette Cérémonie, on chante quelques antiennes avec l'hymne Ubi caritas

Antienne 1 (Jean 13, 34)
Mandátum novum do vobis : ut diligátis ínvicem, sicut diléxi vos, dicit Dóminus.
Je vous donne un Commandement Nouveau, qui est que vous vous aimiez les uns les autres, comme Je vous ai aimés, dit le Seigneur.
Ps. 118, 1 : Beáti immaculáti in via : qui ámbulant in lege Dómini.
Ps. 118, 1 : Heureux ceux dont la voie est pure et qui marchent dans la Loi du Seigneur.
Puis on répète l'antienne « Mandátum novum do vobis » . Et ainsi on répète les autres Antiennes qui ont des Psaumes ou des Versets et pour chaque Psaume, on dit seulement le premier Verset

Antienne 2 (Jean 13, 4.5.15)
Postquam surréxit Dóminus a cœna, misit aquam in pelvim, et cœpit laváre pedes discipulórum suórum : hoc exémplum réliquit eis.
Quand le Seigneur se fut levé de table, Il mit de l’eau dans un bassin et commença à laver les pieds de ses disciples et leur laissa ceci en Exemple.
Ps. 47, 2 : Magnus Dóminus, et laudábilis nimis : in civitáte Dei nostri, in monte sancto eius. Postquam surréxit Dóminus.
Ps.47, 2 : Le Seigneur est grand et digne de toute louange, dans la cité de notre Dieu, sur sa montagne sainte. Quand le Seigneur se fut levé
Puis on répète l'antienne « Postquam surréxit Dóminus a cœna » .

Antienne 3 (Jean 13, 12-15)
Dóminus Iesus, postquam cœnávit cum discípulis suis, lavit pedes eórum, et ait illis : Scitis, quid fécerim vobis ego, Dóminus et Magíster ? Exémplum dedi vobis, ut et vos ita faciátis.
Le Seigneur Jésus, lorsqu’Il eut soupé avec Ses disciples, leur lava les pieds et leur dit : Vous savez ce que je viens de vous faire, moi, votre Seigneur et Maître ? Je vous ai donné l’Exemple, afin que vous fassiez de même.
Ps. 84, 2 : Benedixísti, Dómine, terram tuam : avertísti captivitátem Iacob. Dóminus Iesus.
Ps. 84, 2 : Vous avez, Seigneur, répandu vos Bénédictions sur la terre qui est à Vous ; Vous avez affranchi Jacob de la captivité. Le Seigneur Jésus
Puis on répète l'antienne « Dóminus Iesus » .

Antienne 4 (Jean 13, 6-8)
Dómine, tu mihi lavas pedes ? Respóndit Iesus et dixit ei : Si non lávero tibi pedes, non habébis partem mecum.
Seigneur, Vous me laveriez les pieds ? Jésus répondit et lui dit : Si je ne te lave les pieds, tu n’auras point de part avec moi.
V/. Venit ergo ad Simónem Petrum, et dixit ei Petrus.
V/. II vint donc à Simon Pierre et Pierre Lui dit :
Puis on répète l'antienne après chaque Verset « Dómine, tu mihi lavas pedes ? » .
V/. Quod ego fácio, tu nescis modo : scies autem póstea.
V/. Ce que je fais, tu l’ignores présentement, mais tu le comprendras plus tard.

Antienne 6 (Jean 13, 35)
In hoc cognóscent omnes, quia discípuli mei estis, si dilectiónem habuéritis ad ínvicem.
Tous les hommes vous reconnaîtront comme mes disciples, si vous vous aimez les uns les autres.
V/. Dixit Iesus discípulis suis. In hoc cognóscent.
V/. Jésus dit à Ses disciples : Tous les hommes vous reconnaîtront
Puis on répète l'antienne « In hoc cognóscent omnes » .

Antienne 7 (1 Cor 13, 13)
Máneant in vobis fides, spes, cáritas, tria hæc : maior autem horum est cáritas.
Que la foi, l’espérance et la charité, ces trois Vertus, demeurent en vous ; mais la Charité est la plus Grande des Trois.
V/. Nunc autem manent fides, spes, cáritas, tria hæc : maior horum est cáritas. Máneant in vobis
V/. Présentement sont la foi, l’espérance et la charité, trois Vertus, mais La plus grande est la Charité.
Puis on répète l'antienne « Máneant in vobis fides » .

Hymne « Ubi cáritas »
L’antienne suivante avec ses versets n’est jamais omise ; on la commence, si besoin est, en omettant les autres, le Lavement des Pieds parvenant à sa fin
Ubi cáritas et amor, Deus ibi est.
Là où sont la charité et l’amour, Dieu y est aussi
V/. Congregávit nos in unum Christi amor.
V/. C’est l’Amour du Christ qui nous a rassemblés.
V/. Exsultémus et in ipso iucundémur.
V/. Réjouissons-nous et prenons en Lui nos délices.
V/. Timeámus et amémus Deum vivum.
V/. Craignons et aimons le Dieu vivant.
V/. Et ex corde diligámus nos sincéro.
V/. Et aimons-nous d’un cœur sincère.
Puis on répète l'antienne « Ubi cáritas » .
V/. Simul ergo cum in unum congregámur :
V/. Réunis en une seule Assemblée :
V/. Ne nos mente dividámur, caveámus.
V/. Gardons-nous de ce qui pourrait diviser nos cœurs.
V/. Cessent iúrgia malígna, cessent lites.
V/. Loin de nous les rixes et les dissensions !
V/. Et in médio nostri sit Christus Deus.
V/. Que le Christ notre Dieu soit au milieu de nous.
Puis on répète l'antienne « Ubi cáritas » .
V/. Simul quoque cum Beátis videámus.
V/. Faites-nous voir avec les Bienheureux.
V/. Gloriánter vultum tuum, Christe Deus :
V/. Votre Visage dans la Gloire, ô Christ Dieu.
V/. Gáudium, quod est imménsum atque probum.
V/. Faites-nous goûter cette Joie qui est immense et pure.
V/. Sǽcula per infiníta sæculórum. Amen.
V/. Durant les siècles éternels. Qu’il en soit ainsi.
Puis on répète l'antienne « Ubi cáritas » .


Après le Lavement des Pieds, le Célébrant lave et essuie ses mains sans rien dire. Ensuite, tous reprennent le manipule, le Célébrant la chasuble, et retourne devant le milieu de l’Autel, où le Célébrant dit, tourné vers le peuple, le Pater Noster, à voix basse et poursuit avec les Versets suivants :

V/. Et ne nos indúcas in tentatiónem.
V/. Et ne nous laissez pas succomber à la tentation
R/. Sed líbera nos a malo..
R/. Mais délivrez-nous du mal.
V/. Tu mandásti mandáta tua, Dómine.
V/. Vous avez ordonné, Seigneur, que vos Commandements
R/. Custodíri nimis.
R/. soient gardés pleinement.
V/. Tu lavásti pedes discipulórum tuórum.
V/. Vous avez lavé les pieds de Vos disciples.
R/. Opera mánuum tuárum ne despícias.
R/. Ne méprisez pas en nous ; l’œuvre de vos mains.
V/. Dómine, exáudi oratiónem meam.
V/. Seigneur, exaucez ma prière.
R/. Et clamor meus ad te véniat.
R/. Et que mon cri s’élève jusqu’à Vous.
V/. Dóminus vobíscum.
V/. Le Seigneur soit avec vous.
R/. Et cum spíritu tuo.
R/. Et avec votre Esprit

ORAISON :
Adésto, Dómine, quǽsumus, officio servitútis nostræ : et quia tu discípulis tuis pedes laváre dignátus es, ne despícias ópera mánuum tuárum, quæ nobis retinénda mandásti : ut, sicut hic nobis et a nobis exterióra abluúntur inquinaménta ; sic a te ómnium nostrum interióra lavéntur peccáta. Quod ipse præstáre dignéris, qui vivis et regnas Deus : per ómnia sǽcula sæculórum.
Recevez favorablement, Seigneur, les humbles devoirs que nous Vous rendons, et, puisque Vous n’avez pas dédaigné de laver Vous-même les pieds de Vos disciples, ne méprisez pas ce pieux Office dont Vous nous avez imposé l’imitation, afin qu’après avoir lavé nous-mêmes les taches extérieures de nos corps, nous ayons le bonheur d’être purifiés par Vous des souillures intérieures de nos péchés. Accordez-nous cette Grâce, Vous qui, étant Dieu, vivez et régnez dans les siècles des siècles.
R/. Amen.
R/. Ainsi soit-il


OFFERTOIRE : (Psaume 117, 16-17)
Chant de reconnaissance des pénitents et de toute l'Église pour les Sacrements institués par le Christ, qui sont autant de Sources de Vie :
Déxtera Dómini fecit virtútem, déxtera Dómini exaltávit me : non móriar, sed vivam, et narrábo ópera Dómini.
La Droite du Seigneur a signalé sa Force ; sa Droite m’a élevé, je ne mourrai pas ; au contraire, je vivrai et je raconterai les Œuvres du Seigneur.


SECRÈTE :
Ipse tibi, quǽsumus, Dómine sancte, Pater omnípotens, ætérne Deus, sacrifícium nostrum reddat accéptum, qui discípulis suis in sui commemoratiónem hoc fíeri hodiérna traditióne monstrávit, Iesus Christus, Fílius tuus, Dóminus noster : Qui tecum vivit et regnat.
Seigneur Saint, Père Tout-Puissant. Dieu éternel, nous Vous demandons que notre sacrifice Vous soit rendu agréable par Jésus-Christ, votre Fils, Notre Seigneur, qui l’instituant aujourd’hui, a commandé à Ses disciples de Le célébrer en mémoire de Lui.


PRÉFACE DE LA SAINTE CROIX :
La Préface suivante est dite :
a) comme Préface propre aux Messes du Temps du 1er Dimanche de la Passion jusqu’au Jeudi en la Cène du Seigneur ; aux Messes tant festives que votives de la Sainte Croix, de la Passion du Seigneur et d’un instrument de la Passion du Seigneur, du très précieux Sang de N.S. Jésus-Christ, du Très St Rédempteur ;
b) comme Préface du Temps à toutes les Messes du Temps du 1er Dimanche de la Passion jusqu’au Mercredi de la Semaine Sainte qui n’ont pas de Préface propre.

VERE dignum et iustum est, æquum et salutáre, nos tibi semper et ubíque grátias ágere : Dómine, sancte Pater, omnípotens ætérne Deus :
Il est vraiment juste et nécessaire, c’est notre devoir et c’est notre salut, de Vous rendre grâces toujours et partout, Seigneur, Père Saint, Dieu Éternel et Tout-Puissant :
Qui salútem humáni géneris in ligno Crucis constituísti : ut, unde mors oriebátur, inde vita resúrgeret : et, qui in ligno vincébat, in ligno quoque vincerétur : per Christum Dóminum nostrum.
Vous avez placé le Salut du genre humain dans le bois de la Croix : pour, là-même où la mort été née, y faire surgir la Vie : et pour que Celui qui vainquit par le bois, fut aussi vaincu par le bois : par le Christ Notre Seigneur.
Per quem maiestátem tuam laudant Angeli, adórant Dominatiónes, tremunt Potestátes. Cæli cælorúmque Virtútes ac beáta Séraphim sócia exsultatióne concélebrant. Cum quibus et nostras voces ut admítti iúbeas, deprecámur, súpplici confessióne dicentes.
Par Lui les Anges louent votre Majesté, les Dominations Vous adorent, les Puissances se prosternent en tremblant. Les Cieux, les Vertus des cieux et les bienheureux Séraphins La célèbrent, unis dans une même allégresse. A leurs chants, nous Vous prions, laissez se joindre aussi nos voix pour proclamer dans une humble louange.


Le Canon de la Messe comporte aujourd'hui quelques modifications du Communicantes à la Consécration :
COMMUNICANTES et diem sacratíssimum celebrántes, quo Dóminus noster Iesus Christus pro nobis est tráditus : sed et memóriam venerántes, in primis gloriósæ semper Vírginis Maríæ, Genetrícis eiúsdem Dei et Dómini nostri Iesu Christi : sed et beatórum Apostolórum ac Mártyrum tuórum, Petri et Pauli, Andréæ, Iacóbi, Ioánnis, Thomæ, Iacóbi, Philíppi, Bartholomǽi, Matthǽi, Simónis et Thaddǽi : Lini, Cleti, Cleméntis, Xysti, Cornélii, Cypriáni, Lauréntii, Chrysógoni, Ioánnis et Pauli, Cosmæ et Damiáni : et ómnium Sanctórum tuórum ; quorum méritis precibúsque concédas, ut in ómnibus protectiónis tuæ muniámur auxílio. Per eúndem Christum, Dóminum nostrum. Amen.
Unis dans une même Communion, et célébrant le Jour Très Saint où Notre Seigneur Jésus-Christ se livra pour nous, nous vénérons d’abord la mémoire de la glorieuse Marie toujours vierge, Mère de notre Dieu et Seigneur Jésus-Christ, puis du bienheureux Joseph, époux de cette même Vierge, et de vos bienheureux Apôtres et Martyrs, Pierre et Paul, André, Jacques, Jean, Thomas, Jacques, Philippe, Barthélémy, Matthieu, Simon et Jude, Lin, Clet, Clément, Sixte, Corneille, Cyprien, Laurent, Chrysogone, Jean et Paul, Côme et Damien, — et de tous vos Saints. Par leurs mérites et leurs prières, accordez-nous en toute occasion le Secours de votre Force et de votre Protection. Par le Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il.
HANC ígitur oblatiónem servitútis nostræ, sed et cunctæ famíliæ tuæ, quam tibi offérimus ob diem, in qua Dóminus noster Iesus Christus trádidit discípulis suis Córporis et Sánguinis sui mystéria celebránda : quǽsumus, Dómine, ut placátus accípias : diésque nostros in tua pace dispónas, atque ab ætérna damnatióne nos éripi et in electórum tuórum iúbeas grege numerári. Per eúndem Christum, Dóminum nostrum. Amen.
Voici donc l’offrande que nous Vous présentons, nous Vos serviteurs et avec nous votre Famille entière, en ce Jour où Notre Seigneur Jésus-Christ a confié à Ses disciples la Célébration des Mystères de son Corps et de son Sang, acceptez-la, Seigneur, avec bienveillance ; disposez dans votre Paix les jours de notre vie, veuillez nous arracher à l’éternelle damnation et nous compter au nombre de Vos élus. Par le Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il.
QUAM oblatiónem tu, Deus, in ómnibus, quǽsumus, bene + díctam, adscríp + tam, ra + tam, rationábilem acceptabilémque fácere dignéris : Signat semel super Hóstiam, ut nobis Corpus, et semel super Cálicem, et San . guis fiat dilectíssimi Fílii tui, Dómini nostri Iesu Christi.
Cette offrande, daignez, Vous, notre Dieu, (le Prêtre fait trois Signes de Croix sur les oblats) : la bénir, l’agréer et l’approuver pleinement, la rendre parfaite et digne de Vous plaire ; et qu’Elle devienne ainsi pour nous (Il fait un Signe de Croix sur l’Hostie), le Corps et (et un sur le Calice), le Sang de votre Fils bien-aimé, (Il joint les mains) notre Seigneur Jésus-Christ.
QUI prídie, quam pro nostra omniúmque salúte paterétur, hoc est hódie, accépit panem in sanctas ac venerábiles manus suas, et elevátis óculis in cælum ad te Deum, Patrem suum omnipoténtem, tibi grátias agens, bene + dixit, fregit, dedítque discípulis suis, dicens : Accípite, et manducáte ex hoc omnes, Hoc est enim Corpus meum
Celui-ci, la veille de sa Passion, c’est-à-dire Aujourd’hui, (Il prend l’hostie) prit du pain dans Ses mains saintes et adorables (Il élève les yeux au Ciel), et les yeux levés au Ciel vers Vous, Dieu, son Père Tout-Puissant, (Il incline la tête), Vous rendant Grâces, (Il signe sur l’Hostie), Il bénit ce pain, le rompît et le donna à Ses disciples en disant : Prenez et mangez-en tous, Ceci est mon Corps
La suite du Canon comme à l'ordinaire. On ne donne pas aujourd’hui le baiser de paix : au troisième Agnus Dei, on chante : « miserere nobis » au lieu de « dona nobis pacem ». Et l'on omet la prière qui suit pour la paix « Dómine Iesu Christe, qui dixíst ».


COMMUNION : (Jean 13, 12-15)
Le Calice du Seigneur est un Calice de souffrance mais aussi d’espérance :
Dóminus Iesus, postquam cœnávit cum discípulis suis, lavit pedes eórum, et ait illis : Scitis, quid fécerim vobis ego, Dóminus et Magíster ? Exemplum dedi vobis, ut et vos ita faciátis.
Le Seigneur Jésus, après la Cène avec Ses disciples, leur lava les pieds et leur dit : Savez-vous ce que je viens de faire, Moi qui suis votre Seigneur et votre Maître ? Je vous ai donné l’Exemple, afin que vous fassiez de même.


POSTCOMMUNION :
Refécti vitálibus aliméntis, quǽsumus, Dómine, Deus noster : ut, quod témpore nostræ mortalitátis exséquimur, immortalitátis tuæ múnere consequámur. Per Dóminum nostrum.
Rassasiés, Seigneur, de cette Nourriture de Vie, faites, ô notre Dieu, que nous obtenions par votre Grâce, dans l’immortalité, ce que nous célébrons pendant le cours de notre vie ici-bas.


A la place d’Ite, missa est, aujourd’hui on chante Benedicámus Dómino, et on dit Pláceat tibi, sancta Trínitas, de la manière habituelle. La Bénédiction et le Dernier Evangile de Saint Jean sont omis aujourd’hui. La Messe terminée, on procède aussitôt à la Translation Solennelle et à la Reposition du Sacrement, qui est conservé pour la Communion du jour suivant dans un Ciboire.


Voir l’ensemble du déroulement de « l’Ordinaire de la Messe de Saint Pie V » en latin et en français avec des explications selon l’Ordo Missae de 1962 afin de mieux assister au Saint Sacrifice de la Messe


La Translation Solennelle du Saint Sacrement, la Procession au Reposoir et le dépouillement des Autels à la fin de la « Sainte Messe Solennelle du Soir en la Cène du Seigneur » :


La Procession nous fait accompagner Jésus dans la joie et l’enthousiasme du Don magnifique de l’Eucharistie. Le Reposoir, orné de fleurs et de cierges, respire aussi cette ambiance de louange :

1. La Sainte Messe terminée, on procède aussitôt à la Translation Solennelle et à la Reposition du Sacrement, qui est conservé pour la Communion du jour suivant dans un Ciboire.

2. Pour la Reposition Solennelle du Sacrement, qu’on prépare un lieu idoine dans quelque chapelle de l’église, ou un Autel, et qu’Il soit orné décemment autant qu’on le peut, de voiles et de lumières ; et, en suivant les décrets de la Sacrée Congrégation des Rites au sujet des abus à éviter ou supprimer concernant ce lieu à préparer, il est fortement recommandé l’austérité qui convient à ces Jours de la Liturgie.

3. Pour la Translation et la Reposition du Sacrement, on procède ainsi : On allume des torches et on fait la Procession de la manière habituelle. Si cela est possible, un autre sous-diacre paré porte la Croix, sinon un des clercs ou des servants. Le Célébrant, debout à l’Autel, impose l’encens dans deux encensoirs, sans bénédiction. Ensuite, agenouillé au milieu, il encense trois fois le Sacrement. Alors, il prend le voile huméral blanc, et montant à l’Autel au milieu, il fait la génuflexion et debout, il reçoit le Ciboire que le diacre lui donne, et Le couvre des extrémités du voile. Ensuite, descendant de l’Autel, il avance sous le dais, deux acolytes ou servants encensant continuellement le Sacrement jusqu’au lieu préparé. Les Ministres sacrés, ou les servants, accompagnent le Célébrant, avançant à droite et à gauche. Pendant qu’on fait la Procession, on chante l’hymne « Pange, lingua, gloriosi Corporis mystérium » , jusqu’aux mots « Tantum ergo »  ; si besoin est, on répète le même hymne.

4. Quand on parvient au Lieu préparé, le Célébrant, avec l’aide du diacre s’il le faut, dépose le Ciboire sur l’Autel, fait la génuflexion, et L’encense, ayant de nouveau imposé l’encens, et entre-temps on chante le « Tantum ergo » . Ensuite, le diacre, ou le Célébrant lui-même, dépose le Ciboire dans le Tabernacle.

5. Ensuite, tous, à genoux, adore le Sacrement en silence pendant quelque temps. Au signal donné, le Célébrant et les Ministres sacrés, et les servants, se lèvent, de nouveau adorent à genoux et retourne à la Sacristie, où le Célébrant et les Ministres déposent les ornements blanc ; ensuite, le Célébrant et le diacre prennent l’étole violette.

6. S’il faut transférer plusieurs Ciboires, le même Célébrant (ou s’il y a un autre Prêtre ou un diacre, revêtu du surplus, de l’étole blanche et du voile huméral de même couleur) les transfère au Lieu prévu, avant le dépouillement des Autels, de manière simple, c’est-à-dire avec deux acolytes ou servants l’accompagnant, avec des cierges allumés et un autre portant l’ombrellino.

7. Ensuite, le Célébrant et les Ministres, ou les servants, vont devant le Maître-Autel, Lui font la révérence, et debout, commencent le dépouillement des Autels de cette manière : le Célébrant dit à voix haute l’antienne suivante :
Ps. 21, 19 : « Ils ont partagé mes vêtements et sur ma robe ils ont jeté le sort » : « Dividunt sibi indumenta mea, et de veste mea mittunt sortem », ajoutant le début du même psaume : « Dieu, mon Dieu, pourquoi m’avez-Vous abandonné ? » : « Deus meus, Deus meus, quare me dereliquisti ? »
S’il y a des clercs, ils poursuivent la récitation de ce Psaume, jusqu’à ce que le dépouillement soit fini. Autrement, le Célébrant dit l’antienne et seulement le verset du psaume avant le dépouillement du Maître-Autel. Le Célébrant avec les Ministres sacrés, ou les servants, dénude tous les Autels de l’église, excepté Celui sur lequel le Sacrement est solennellement adoré. Les Autels dénudés, ils retournent au Maître-Autel, et une fois répétée par le Célébrant l’antienne « Ils ont partagé mes vêtements et sur ma robe ils ont jeté le sort », ils retournent à la Sacristie.

8. Puis on dit Complies au Chœur, sans chant et les chandeliers éteint.

9. Au Lieu de la Reposition de la Très Sainte Eucharistie, on fait l’Adoration publique, de la fin de la Messe en la Cène du Seigneur jusqu’à au moins minuit.


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Temps d’Adoration du Très Saint Sacrement dans le Tabernacle au Reposoir :


On pourra lire le Saint Évangile de Jésus Christ à Gethsémani selon Saint Matthieu (Mt 26, 36-45) et selon Saint Luc (Lc 22, 39-46), en L’entrecoupant de chants et de temps de silence.

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Évangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu (Mt 26, 36-45) :

« Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani et leur dit : « Asseyez-vous ici, pendant que je vais là-bas pour prier ». Il emmena Pierre, ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, et Il commença à ressentir tristesse et angoisse. Il leur dit alors : « Mon âme est triste à en mourir. Restez ici et veillez avec moi ». Allant un peu plus loin, Il tomba face contre terre en priant, et Il disait : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme Toi, Tu veux ». Puis Il revient vers Ses disciples et les trouve endormis ; Il dit à Pierre : « Ainsi, vous n’avez pas eu la force de veiller seulement une heure avec moi ? Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible ». De nouveau, Il s’éloigna et pria, pour la deuxième fois ; Il disait : « Mon Père, si cette Coupe ne peut passer sans que je La boive, que ta Volonté soit faite ! » Revenu près des disciples, de nouveau Il les trouva endormis, car leurs yeux étaient lourds de sommeil. Les laissant, de nouveau Il s’éloigna et pria pour la troisième fois, en répétant les mêmes Paroles. Alors Il revient vers les disciples et leur dit : « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. Voici qu’elle est proche, l’Heure où le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs ».


Évangile de Jésus Christ selon Saint Luc (Lc 22, 39-46) :

« Jésus sortit pour se rendre, selon Son habitude, au Mont des Oliviers, et Ses disciples Le suivirent. Arrivé en ce lieu, Il leur dit : « Priez, pour ne pas entrer en tentation ». Puis Il s’écarta à la distance d’un jet de pierre environ. S’étant mis à genoux, Il priait en disant : « Père, si Tu le veux, éloigne de moi cette coupe ; cependant, que soit faite non pas ma volonté, mais la Tienne ». Alors, du ciel, Lui apparut un ange qui Le réconfortait. Entré en agonie, Jésus priait avec plus d’insistance, et Sa sueur devint comme des gouttes de sang qui tombaient sur la terre. Puis Jésus se releva de Sa prière et rejoignit Ses disciples qu’Il trouva endormis, accablés de tristesse. Il leur dit : « Pourquoi dormez-vous ? Relevez-vous et priez, pour ne pas entrer en tentation ».