« Sainte Messe du 32ème Dimanche du Temps Ordinaire » du 7 novembre 2021 (année « B ») :


Parole de Dieu pour ce 32ème Dimanche du Temps Ordinaire : Tout donner « Voici jésus au Temple mais ce n'est pas pour enseigner. Il s'est choisi un curieux poste d'observation. Au lieu de s'intéresser à la pompe des sacrifices ou aux dévotions des fidèles, Il s'assied en face du trésor - l'équivalent de nos troncs d'église ou de nos paniers de quête. Cela tombe bien car les riches qui font étalage de leur générosité sont ravis d'avoir un public. Mais Jésus les ignore et remarque au contraire la donatrice la plus discrète, qui glisse quelques centimes avant de s'éclipser. C'est une veuve, une femme privée d'appui masculin dont la vie est synonyme de précarité économique et sociale. Elle a tout donné, tout ce qui lui restait pour vivre. Quelle folie ! Et quelle foi ! Car cette femme se confie tout entière au Dieu compatissant qui a donné pour Loi à son Peuple de prendre soin des plus vulnérables : la veuve, l'orphelin et l'étranger. Il y a bien de quoi toucher Jésus, Lui qui est venu pour inscrire la Loi d'amour dans les cœurs. De plus, le don de cette femme, entier et sans retour, préfigure le Don que Jésus fera de Sa propre Vie. Or c'est en référence au Temple qu'Il L'annonce solennellement : « Détruisez ce Sanctuaire, et en trois jours je Le relèverai ». " Il parlait du Sanctuaire de son Corps (Jn 2, 19.21). La veuve a tout donné pour un temple fait de main d'homme qui disparaîtra bientôt dans les vicissitudes de l'histoire. Mais son geste rejoint mystérieusement le dépouillement du Christ sur la Croix, remettant sa Vie entre les mains de son Père avant d'être relevé au matin de Pâques » (Christelle Javary)


La Méditation pour ce 32ème Dimanche du Temps Ordinaire (année B) : Ce qui nous retient loin de Dieu « Le péché a trois sources principales : les soifs de plaisir, de possession et de toute-puissance. On les réduit souvent au sexe, à l'argent et au pouvoir, mais c'est plus large que ça, et ça se décline de bien des façons qui dépassent ces cas particuliers. La soif de plaisir est la plus basique, la plus instinctive, celle qui touche tout le monde en premier. Depuis qu'on est bébé, on va vers ce qui est le plus agréable, et on rejette naturellement ce qui ne l'est pas. On cherche la satisfaction et on fuit ce qui nous ennuie. Comme ce penchant est le plus basique, c'est aussi, contrairement à une idée reçue, le moins grave. Peut-on pécher à cause de lui ? Oui, bien sûr, il peut mener au manque d'amour, et même de façon gravissime voire criminelle. A moins qu'il ne devienne obsessionnel (éventuellement parce qu'on cherche à le réprimer avec une rigidité inhumaine), c'est cependant plus ou moins facile à résoudre avec une méthode simple : ne pas tout interdire bêtement, façon barrage, mais apprendre à canaliser nos désirs. Nous avons tous besoin de trouver dans notre vie des satisfactions et des plaisirs, sous peine de devenir amers, secs et durs. Or il existe des satisfactions et des plaisirs qui n'induisent pas nécessairement de pécher. C'est vers ceux-ci qu'il faut se tourner pour non pas éradiquer, mais dompter cet instinct. La soif de possession vient plus tard. Quand on est enfant, pour peu qu'on soit dans une famille qui ne soit pas totalement miséreuse ou obnubilée par les apparences ou l'intérêt, on n'a pas tellement à s'en préoccuper. On peut manquer d'une chose ou d'une autre sans que ça soit un traumatisme insurmontable. Mais plus le premier instinct, celui des plaisirs, est comblé, plus on est tenté par le deuxième. Il y a déjà là un début de recherche d'autonomie qui s'oppose au fait de tout attendre de qui que ce soit : on veut avoir de quoi « voir venir », histoire de ne dépendre de personne. La tentation de rejeter l'amour peut alors vite s'installer : on n'a pas besoin des autres, qui deviennent d'ailleurs vite nos concurrents, Dieu y compris. C'est donc un péché plus grave que le précédent. Jésus nous mettra en garde souvent contre lui, nous disant qu'on ne peut servir à la fois Dieu et l'argent, par exemple. Et dans le geste de la pauvre veuve qui donne tout ce qu'elle avait pour vivre, ce qu'Il loue c'est surtout la confiance en Dieu dont elle fait preuve, au-delà de la valeur marchande de son don. Quand la soif de plaisir et celle de possession sont à peu près étanchées, vient la soif de toute-puissance ou de domination. Ah, là, on n'est plus au même niveau : elle est à l'origine du péché originel. Vous deviendrez comme des dieux ! Voilà ce qui a séduit Adam et Ève, et qui nous a menés là où nous en sommes. Ainsi, ce péché est sans conteste le plus dangereux et le plus grave. Vouloir les premières places. Exiger l'admiration et le respect. Penser que l'on fait tout mieux que les autres, qu'on est la personne de la situation. Être persuadé de sa supériorité. Même, parfois, envers Dieu, qui n'a souvent pas l'air bien compétent. Se croire indispensable. Remplacer Dieu par soi-même, en somme ... Ces trois péchés sont identifiés depuis longtemps. On en connaît donc depuis longtemps le remède : pour les plaisirs, la chasteté. Pour la possession, la pauvreté. Pour la toute-puissance, l'obéissance. En suivant ces conseils évangéliques, nous serons moins tentés de rejeter l'Amour de Dieu et du prochain, et le Bonheur véritable sera enfin à notre portée » (Père Fabrice Chatelain)


Signe-de-Croix Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.


Antienne d'ouverture de la Sainte « Messe du 32ème Dimanche du Temps Ordinaire » 7 novembre 2021 (année « B ») :

« Seigneur, mon Dieu et mon Salut, que ma prière parvienne jusqu'à Toi ; entends-moi qui T'implore »


Prière d'ouverture de la Sainte « Messe du 32ème Dimanche du Temps Ordinaire » 7 novembre 2021 (année « B ») :

« Dieu qui es Bon et Tout-Puissant, éloigne de nous tout ce qui nous arrête, afin que sans aucune entrave, ni d'esprit ni de corps, nous soyons libres pour accomplir ta Volonté. Par Jésus-Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu qui vit et règne avec Toi dans l'unité du Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles »


Lectures de la Sainte « Messe du 32ème Dimanche du Temps Ordinaire » 7 novembre 2021 (année « B ») :


Première Lecture du Premier Livre des Rois (1 R 17, 10-16) de Sainte « Messe du 32ème Dimanche du Temps Ordinaire » 7 novembre 2021 (année « B ») :

« Avec sa farine la veuve fit une petite galette et l’apporta à Élie »

« En ces jours-là, le prophète Élie partit pour Sarepta, et il parvint à l’entrée de la ville. Une veuve ramassait du bois ; il l’appela et lui dit : « Veux-tu me puiser, avec ta cruche, un peu d’eau pour que je boive ? » Elle alla en puiser. Il lui dit encore : « Apporte-moi aussi un morceau de pain. » Elle répondit : « Je le jure par la vie du Seigneur ton Dieu : je n’ai pas de pain. J’ai seulement, dans une jarre, une poignée de farine, et un peu d’huile dans un vase. Je ramasse deux morceaux de bois, je rentre préparer pour moi et pour mon fils ce qui nous reste. Nous le mangerons, et puis nous mourrons. » Élie lui dit alors : « N’aie pas peur, va, fais ce que tu as dit. Mais d’abord cuis-moi une petite galette et apporte-la moi ; ensuite tu en feras pour toi et ton fils. Car ainsi parle le Seigneur, Dieu d’Israël : Jarre de farine point ne s’épuisera, vase d’huile point ne se videra, jusqu’au jour où le Seigneur donnera la pluie pour arroser la terre. » La femme alla faire ce qu’Élie lui avait demandé, et pendant longtemps, le prophète, elle-même et son fils eurent à manger. Et la jarre de farine ne s’épuisa pas, et le vase d’huile ne se vida pas, ainsi que le Seigneur l’avait annoncé par l’intermédiaire d’Élie »

Le sens de cette Première Lecture du Premier Livre des Rois (1 R 17, 10-16) : Le roi Achab, de par son mariage avec Jézabel, la fille du roi de Sidon, avait introduit l'idolâtrie au cœur du royaume de Samarie. Alors, dit Ben Sira, « le prophète Élie se leva comme une torche » pour sauver l'honneur de son Dieu. Après avoir annoncé à Achab la sécheresse imminente, Élie, sur l'ordre de Dieu, se réfugia dans un ravin près d'un torrent à l'est du Jourdain : première étape d'un long et éprouvant parcours spirituel. Là, il n'était ravitaillé que par des corbeaux. Lorsque le torrent fut à sec, Dieu l'envoya plus loin, à l'ouest cette fois, dans le pays même de Jézabel. Et voilà Élie réduit à l'exil et à la mendicité auprès d'une veuve étrangère, païenne, pauvre de surcroît. Et c'est là que le miracle s'est produit.


Psaume 145 (Ps 145 (146), 6c.7, 8-9a, 9bc-1) de la Sainte « Messe du 32ème Dimanche du Temps Ordinaire » 7 novembre 2021 (année « B ») :

R/ Chante, ô mon âme, la louange du Seigneur (cf. Ps 145, 1b)

Le Seigneur garde à jamais sa Fidélité,
Il fait justice aux opprimés ;
Aux affamés, Il donne le pain ;
Le Seigneur délie les enchaînés.

Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,
Le Seigneur redresse les accablés,
Le Seigneur aime les justes,
Le Seigneur protège l’étranger.

Il soutient la veuve et l’orphelin,
Il égare les pas du méchant.
D’âge en âge, le Seigneur régnera :
Ton Dieu, ô Sion, pour toujours !


Deuxième Lecture de la Lettre aux Hébreux (He 9, 24-28) de la Sainte « Messe du 32ème Dimanche du Temps Ordinaire » 7 novembre 2021 (année « B ») :

« Le Christ s’est offert une seule fois pour enlever les péchés de la multitude »

« Le Christ n’est pas entré dans un sanctuaire fait de main d’homme, Figure du Sanctuaire véritable ; Il est entré dans le Ciel même, afin de se tenir maintenant pour nous devant la Face de Dieu. Il n’a pas à s’offrir Lui-même plusieurs fois, comme le grand prêtre qui, tous les ans, entrait dans le sanctuaire en offrant un sang qui n’était pas le sien ; car alors, le Christ aurait dû plusieurs fois souffrir la Passion depuis la fondation du monde. Mais en fait, c’est Une fois pour toutes, à la fin des temps, qu’Il s’est manifesté pour détruire le péché par son Sacrifice. Et, comme le sort des hommes est de mourir une seule fois et puis d’être jugés, ainsi le Christ s’est-Il offert Une seule fois pour enlever les péchés de la multitude ; Il apparaîtra une Seconde fois, non plus à cause du péché, mais pour le Salut de ceux qui L’attendent ».

Le sens de cette Deuxième Lecture de la Lettre aux Hébreux (He 9, 24-28) : Pour les Chrétiens d'origine juive, leur Baptême signifiait l'abandon de leurs pratiques ancestrales, prescrites par Moïse, sur ordre de Dieu. Certains en éprouvaient des scrupules : n'y avait-il pas là une infidélité à la Volonté de Dieu ? L'auteur de la Lettre aux Hébreux les rassure : les réalités du culte ne sont plus les mêmes, car le Christ nous a fait entrer dans une nouvelle étape de l'histoire du Salut.


Alléluia ! Alléluia !

« Heureux les pauvres de cœur, car le Royaume des Cieux est à eux ! » (cf. Mt 5, 3)

Alléluia !


Saint Évangile de Notre Seigneur Jésus Christ selon Saint Marc (Mc 12, 38-44) de la Sainte « Messe du 32ème Dimanche du Temps Ordinaire » 7 novembre 2021 (année « B ») :


« Cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres »

« En ce Temps-là, dans son Enseignement, Jésus disait aux foules : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat et qui aiment les salutations sur les places publiques, les sièges d’honneur dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners. Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières : ils seront d’autant plus sévèrement jugés. » Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie. Jésus appela Ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre ».


Credo


Prière Universelle de la Sainte « Messe du 32ème Dimanche du Temps Ordinaire » 7 novembre 2021 (année « B ») :

R/ Sûrs de ton Amour et forts de notre foi, Seigneur, nous Te prions.

Pour les Ministres de l'Église, afin qu'ils ne soient pas des scribes donneurs de leçon, mais qu'ils édifient les fidèles par leur vie conforme à l'Évangile qu'ils proclament, prions le Dieu tout Amour. R/

Pour les dons de toutes sortes des fidèles du Christ, afin qu'ils soient toujours faits de bon coeur dans le désir de faire connaître et aimer Celui qui les anime, prions le Dieu d'Amour. R/

Pour que la Providence Divine ne soit pas confondue avec l'attentisme et que tous ceux qui comptent sur le Seigneur se mettent en marche, prions le Seigneur. R/

Pour les personnes sans ressources qui se préparent à affronter l'hiver, afin que les gouvernements soient généreux sans enfermer dans l'assistanat, prions le Seigneur. R/


Prière sur les Offrandes de la Sainte « Messe du 32ème Dimanche du Temps Ordinaire » 7 novembre 2021 (année « B ») :

« Sur les offrandes que nous présentons, Seigneur, jette un Regard de Pardon et de Paix : qu'en célébrant la Passion de ton Fils, nous entrions de tout cœur dans son Mystère. Lui qui règne avec Toi pour les siècles des siècles »


Préface de la Sainte « Messe du 32ème Dimanche du Temps Ordinaire » 7 novembre 2021 (année « B ») :
Vraiment, il est juste et bon de Te rendre gloire, de T'offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu, à Toi, Père très Saint, Dieu Éternel et Tout-Puissant par le Christ, notre Seigneur. Dans sa Pitié pour notre misère, Il voulut naître d'une femme, la Vierge Marie. Par sa Passion et sa Croix, Il nous a délivrés de la mort éternelle ; par sa Résurrection d'entre les morts, Il nous a donné la Vie qui n'aura pas de fin. C'est pourquoi, avec les anges et tous les Saints, nous proclamons ta Gloire, en chantant (disant) d'une seule voix : ...

« Sanctus, Sanctus, Sanctus Dominus Deus Sabaoth. Pleni sunt caeli et terra gloria tua. Hosanna, in excélsis. Benedictus qui venit in nomine Domini. Hosanna, in excélsis ! »

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Antienne de la Sainte Communion de la Sainte « Messe du 32ème Dimanche du Temps Ordinaire » 7 novembre 2021 (année « B ») :

« Mon berger, c'est le Seigneur : je ne manque de rien ; sur de frais pâturages, Il me laisse reposer. Il me mène auprès des eaux tranquilles et me fait revivre »


Voir l’Acte de Communion Spirituelle afin de permettre aux Fidèles Catholiques de Communier spirituellement face au Coronavirus dans un Jeûne Eucharistique en ce Temps de dictature vaccinale « Seigneur Jésus, puisque je suis empêché de Te recevoir sacramentellement » composé par Monseigneur Raymond Centène. Voir également la Prière du Cardinal Rafael Merry del Val pour une Communion Spirituelle « Ô mon Jésus, dans l’attente du bonheur de la Communion sacramentelle, je veux Te posséder en esprit » prononcée par le Pape François lors de sa Messe matinale à Sainte-Marthe le lundi 23 mars 2020.


Prière après la Sainte Communion de la Sainte « Messe du 32ème Dimanche du Temps Ordinaire » 7 novembre 2021 (année « B ») :

« Fortifiés par cette Nourriture Sainte, nous T'adressons, Seigneur, nos actions de grâce et nous implorons ta Miséricorde : que l'Esprit Saint fasse persévérer dans la droiture ceux qui ont reçu la Force d'en Haut. Par Jésus, le Christ, Notre Seigneur »



Et que Dieu Tout-Puissant, vous bénisse...
Signe-de-Croix Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.


V/ Ite Missa est.
R/ Deo gratias.

V/ Allez, dans la Paix du Christ.
R/ Nous rendons grâce à Dieu.



Vidéo de la Sainte « Messe du 32ème Dimanche du Temps Ordinaire » 7 novembre 2021 (année « B ») célébrée et prêchée par Mgr Michel Gueguen, Vicaire général de l'Archidiocèse de Paris, en l'église Saint-Germain l'Auxerrois :