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« Sainte Messe du Dimanche 16 août 2020 » de la 20ème Semaine du Temps Ordinaire de l’Année « A » :



L’esprit du 20ème Dimanche du Temps Ordinaire (année A) : « L'audace autant que l'astuce de cette païenne font rêver, aussi bien que sa confiance dans le prophète étranger qu'elle sollicite. Pour l'amour de sa fille, elle est prête à tout. Un bel exemple à suivre. Mais, au fait, de quelle « maladie » souffre cet enfant ? Elle est, dit l'Évangile, « possédée ». Pour la santé physique ou mentale d'un petit, nous sommes capables de grandes choses, de mobiliser toute la science et toutes nos capacités, mais pour sa santé spirituelle, le sommes-nous autant ? Pourtant, il existe des maladies spirituelles, et elles peuvent être très graves. La « possession diabolique », si on s'entend bien sur la définition de ce mot, n'est pas simplement un vieux reste de crédulité du passé. L'ennemi est bien toujours là, « comme un lion, cherchant qui dévorer ». Nous faisons les malins, parce que nous sommes des « modernes », mais l'expérience montre à quel point nous nous faisons illusion. Sauf à employer les armes spirituelles, nous nous ferons prendre par celui qui n'a pas trouvé de tactique plus efficace que de faire oublier qu'il existe. Confiance et audace, pour invoquer le Seigneur, prudence dans notre comportement, et notre foi nous sauvera de l'ennemi, comme cette fille puisque, « à l'instant même, elle fut guérie ».


Parole de Dieu pour ce Dimanche 16 août 2020 : Force de l'amour « un Évangile est rarement aussi violent et compliqué à entendre. Jésus ne ressemble guère à l'image que l'on se fait habituellement de Lui. Il semble retors, peu enclin à aller vers l'étrangère qui le presse de ses cris pour une juste cause, sa fille. Il rabroue ses disciples qui, pourtant, finissent par intercéder pour elle. Bien plus, Il la malmène quelque peu en employant une image bien dure : « il n'est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens ». Pour tenter de comprendre, il ne faut pas trop vite gommer les aspérités du texte et accepter la rugosité qu'il présente : si la tradition de l'Église a conservé dans sa mémoire cette étrange rencontre, c'est qu'elle révèle des aspects décisifs de l'annonce de l'Évangile. Nous pouvons en retenir deux. Le premier est que le Salut est pour tous et que même Jésus se laisse surprendre par cette réalité ! Cette païenne Lui rappelle quelle est sa Mission ; comme bien souvent nos frères nous rappellent la nôtre à contretemps. Le second enseignement que nous pouvons retenir est que l'Amour est plus fort que tout. En effet, la réponse de Jésus à la réplique bien sentie de cette femme est étonnante : « Femme, grande est ta foi ». Or cette femme n'a pas strictement confessé la foi au Dieu d'Israël, mais Jésus a reconnu cette force de la foi dans l'amour qu'elle éprouve pour sa fille et qui la porte à ne rien lâcher dans sa demande à Jésus. Ainsi donc, notre foi doit s'appuyer sur notre amour pour pouvoir être efficace et nous conduire sur les chemins du Royaume » (Père Sylvain Brison)


Signe-de-Croix Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.


Antienne d'ouverture de la Sainte « Messe du Dimanche 16 août 2020 » de la 20ème Semaine du Temps Ordinaire de l’Année « A » :

« Dieu, notre Bouclier, regarde ; vois le Visage de ton Christ. Un jour passé dans ta Maison en vaut pour moi plus que mille »


Prière d’Ouverture de la Sainte « Messe du Dimanche 16 août 2020 » de la 20ème Semaine du Temps Ordinaire de l’Année « A » :

« Pour ceux qui T'aiment, Seigneur, Tu as préparé des Biens que l'œil ne peut voir : répands en nos cœurs la ferveur de ta Charité, afin que T'aimant en toute chose et par-dessus tout, nous obtenions de Toi l'Héritage promis qui surpasse tout désir. Par Jésus-Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu qui vit et règne avec Toi dans l'unité du Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles » Ainsi soit-il.


Lectures de la Sainte « Messe du Dimanche 16 août 2020 » de la 20ème Semaine du Temps Ordinaire de l’Année « A » :



Première Lecture du Livre du prophète Isaïe (Is 56, 1.6-7) de la Sainte « Messe du Dimanche 16 août 2020 » de la 20ème Semaine du Temps Ordinaire de l’Année « A » :

« Les étrangers, Je les conduirai à ma Montagne Sainte »

« Ainsi parle le Seigneur : Observez le droit, pratiquez la justice, car mon Salut approche, Il vient, et ma Justice va se révéler. Les étrangers qui se sont attachés au Seigneur pour L’honorer, pour aimer son Nom, pour devenir Ses serviteurs, tous ceux qui observent le Sabbat sans le profaner et tiennent ferme à mon Alliance, je les conduirai à ma Montagne Sainte, je les comblerai de joie dans ma Maison de Prière, leurs holocaustes et leurs sacrifices seront agréés sur mon Autel, car ma Maison s’appellera « Maison de Prière pour tous les peuples ».

Le sens de cette Première Lecture du Livre du prophète Isaïe (Is 56, 1.6-7) : Au cours de l'Exil à Babylone, de nombreux étrangers s'étaient installés à Jérusalem. Certains d'entre eux avaient pris l'habitude de venir dans les synagogues. Lors du retour des exilés, ceux-ci virent d'un mauvais œil cette cohabitation et posèrent la question au prophète : fallait-il continuer à accueillir des étrangers dans les synagogues ? La question était justifiée car jusqu'ici, la doctrine de l'élection marquait une nette séparation entre le peuple élu et les autres. Le prophète prêche l'ouverture, sous certaines conditions : garder les sabbats, pratiquer l'alliance, faire ce qui plaît au Seigneur. Car au-delà du temps présent, il entrevoit déjà l'avenir du grand Projet de Dieu.


Commentaire de Marie-Noëlle Thabut pour cette 1ère Lecture du 20éme Dimanche du Temps Ordinaire : « Il est intéressant de voir à quel point les Lectures de ce Dimanche se rejoignent : la question, au fond, est toujours la même : jusqu’où nos communautés doivent-elles accepter de s’ouvrir aux étrangers ? Ce qui revient à nous demander si Dieu a des préférences ou s’Il aime tous les hommes ? Evidemment, entre la prédication d’Isaïe (notre Première Lecture), la Lettre de Paul aux chrétiens de Rome et l’Évangile de Matthieu, le contexte historique et les circonstances concrètes sont bien différents, mais l’annonce de la Miséricorde de Dieu résonne avec la même intensité. Commençons par Isaïe : il s’agit ici de celui que l’on appelle habituellement le « Troisième Isaïe » ; l’auteur écrit dans les premières décennies qui ont suivi l’Exil, donc à la fin du sixième siècle, vraisemblablement, ou au début du cinquième. Nous avons eu souvent l’occasion de voir que la réadaptation n’a pas été simple ; au bout de cinquante ans d’absence, on ne retrouve pas tout comme on l’a laissé ; et comment faire pour cohabiter avec les étrangers qui ont occupé la place entre temps ? Problème plus épineux encore : parmi ces étrangers qui s’étaient installés à Jérusalem à la faveur de l’Exil, il y avait des nouveaux pratiquants, si l’on peut dire ; pendant l’Exil, ils étaient venus dans les synagogues : fallait-il continuer à les accueillir ? La question était justifiée car, jusqu’ici, la doctrine de l’élection marquait une nette séparation entre le peuple élu et les autres. Or, par leur naissance, les étrangers ne font pas partie du peuple élu et donc de la religion juive. Les plus scrupuleux parmi ceux qui rentraient pouvaient bien avoir une tendance à l’élitisme ou à l’exclusive, dans un souci de fidélité. D’autres Juifs étaient partisans d’une ouverture à certaines conditions. Réciproquement, les étrangers qui frappaient à la porte des synagogues s’inquiétaient du retour des exilés et ils ne craignaient qu’une chose maintenant, c’est d’être mis dehors par ceux qui revenaient d’Exil. Ils se disaient entre eux : « le Seigneur va certainement me séparer de son Peuple. » (sous-entendu, on va m’exclure). Il y avait donc deux camps dans le peuple juif, en quelque sorte : les tenants de l’ouverture aux étrangers et les tenants de la ligne dure, on dirait aujourd’hui « identitaire ». Des deux côtés, probablement, on est venu trouver le prophète ; et celui-ci édicte donc ici de la part de Dieu une règle pratique ; elle n’est probablement pas du goût de tout le monde, puisqu’il prend bien soin de faire précéder son texte de la mention « Ainsi parle le Seigneur » et il ira jusqu’à la répéter trois fois dans la formulation de la décision, dont nous ne lisons qu’un extrait ici ; effectivement, la décision qu’il prône est celle de l’ouverture : ceux qui veulent de bonne foi entrer dans la communauté juive, acceptez-les. Dans les lignes précédentes, on peut lire : « Qu’il n’aille pas dire, le fils de l’étranger qui s’est attaché au Seigneur, qu’il n’aille pas dire le Seigneur va certainement me séparer de son Peuple ! » Et, dans notre texte d’aujourd’hui, il développe : « Les étrangers qui se sont attachés au service du Seigneur pour l’amour de son Nom et sont devenus Ses serviteurs, tous ceux qui observent le Sabbat sans le profaner et s’attachent fermement à mon Alliance, je les conduirai à ma Montagne Sainte. Je les rendrai heureux dans ma Maison de Prière, je ferai bon accueil, sur mon Autel, à leurs holocaustes et à leurs sacrifices » (6-7). Ces étrangers qui se sont intégrés complètement à la religion juive au point d’en adopter toutes les pratiques, on les appellera plus tard les « prosélytes ». Au passage, le prophète a quand même clairement indiqué les conditions de l’ouverture : garder les sabbats, pratiquer l’alliance, faire ce qui plaît au Seigneur. Mais l’ouverture est bel et bien là et marque une étape très importante dans la découverte de l’universalisme du Projet de Dieu. L’insistance sur la pratique du sabbat « sans le profaner » est très révélatrice : pendant l’exil, la pratique du sabbat a été un élément très important de la sauvegarde de la vie communautaire et de l’identité juive. Il ne faudrait pas qu’une trop grande ouverture entraîne une perte d’identité ; toutes les religions se heurtent à la difficulté de conjuguer ouverture et maintien des traditions, tolérance et fidélité. Le prophète n’en reste pas là ; au-delà de la règle pratique, il ouvre sur une annonce prophétique du Projet de Dieu, ou plutôt, il replace la règle pratique dans la perspective du Projet de Dieu : « Ainsi parle le Seigneur. Observez le droit, pratiquez la Justice. Car mon Salut approche, Il vient, et ma Justice va se révéler. » L’annonce de la venue prochaine du Salut de Dieu remplissait déjà les chapitres précédents (du Deuxième Isaïe), ainsi que la condition de l’accueil du Salut de Dieu : « Observez le droit, pratiquez la Justice. » Déjà aussi, on mentionnait les peuples étrangers, les « nations », mais il semble bien qu’ils n’étaient encore que témoins de l’Œuvre de Dieu en faveur du peuple élu. Je vous lis quelques phrases du Deuxième Isaïe : « Alors la Gloire du Seigneur sera dévoilée et tous les êtres de chair ensemble verront que la Bouche du Seigneur a parlé. » (Is 40, 5) ; « Ma Justice, je La rends proche, Elle n’est plus éloignée et mon Salut ne sera plus retardé ; je donnerai en Sion le Salut, à Israël je donnerai ma Splendeur. » (Is 46, 13) ; « Elle est proche ma Justice ; il sort mon Salut, et mes Bras vont juger les peuples ; les îles mettront leur espérance en Moi et seront dans l’attente de mon Bras. » (Is 51, 5-8). Avec le texte d’aujourd’hui, semble-t-il, un pas est franchi : quiconque observe le droit et pratique la justice (v. 1) est désormais admis dans la Maison de Dieu. Voici le texte du verset 2 que la Liturgie ne nous fait pas lire ce Dimanche : « Heureux l’homme (c’est-à-dire tout homme) qui fait cela, le fils d’Adam qui s’y tient, gardant le sabbat sans le déshonorer, gardant sa main de faire aucun mal. » Et le prophète conclut « Car ma maison s’appellera Maison de Prière pour tous les peuples » (Marie-Noëlle Thabut, Bibliste)



Psaume 66 (Ps 66, 2-3, 5, 7-8) de la Sainte « Messe du Dimanche 16 août 2020 » de la 20ème Semaine du Temps Ordinaire de l’Année « A » :

R/ Que les peuples, Dieu, Te rendent grâce ; qu’ils Te rendent grâce tous ensemble ! (cf. Ps 66, 4)

Que Dieu nous prenne en Grâce et nous bénisse,
Que ton Visage s’illumine pour nous ;
Et ton Chemin sera connu sur la terre,
Ton Salut, parmi toutes les nations.

Que les nations chantent leur joie,
Car Tu gouvernes le monde avec Justice ;
Tu gouvernes les peuples avec Droiture,
Sur la terre, Tu conduis les nations.

La terre a donné son Fruit ;
Dieu, notre Dieu, nous bénit.
Que Dieu nous bénisse,
Et que la terre tout entière L’adore !


Commentaire de Marie-Noëlle Thabut sur le Psaume 66 du 20éme Dimanche du Temps Ordinaire : « Dans la liturgie juive, ce Psaume se présente comme une alternance : les phrases des prêtres sont les strophes que nous avons lues ; et l’assemblée reprend en refrain le verset du début : « Que les peuples, Dieu, Te rendent grâce ; qu’ils Te rendent grâce tous ensemble ! » Essayons d’imaginer le cadre : nous assistons à une grande célébration au Temple de Jérusalem : à la fin de la cérémonie, les prêtres bénissent l’assemblée. Et le peuple répond : « que les peuples, Dieu, Te rendent grâce ; qu’ils Te rendent grâce tous ensemble ! » C’est pour cela que ce Psaume se présente comme une alternance : les phrases des prêtres et les réponses de l’Assemblée un peu comme des refrains. Les phrases des prêtres elles-mêmes s’adressent tantôt à l’assemblée, tantôt à Dieu : cela nous désoriente toujours un peu, mais c’est très habituel dans la Bible. La première phrase de bénédiction des prêtres reprend exactement un texte très célèbre du Livre des Nombres : « Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son Visage, qu’Il se penche vers toi ! Que le Seigneur tourne vers toi son Visage, qu’Il t’apporte la Paix !… » (Nb 6, 24). Vous avez reconnu ce texte : c’est la Première Lecture du 1er janvier de chaque année. Pour un 1er janvier, jour des vœux, c’est le texte idéal ! On ne peut pas formuler de plus beaux vœux de bonheur. Et au fond, une Bénédiction, c’est cela, des vœux de bonheur ! Comme des « vœux de bonheur », effectivement, les Bénédictions sont toujours des formules au subjonctif : « Que Dieu vous bénisse, que Dieu vous garde … » ; cela me rappelle toujours une petite histoire : une jeune femme que je connais m’a raconté son histoire : elle était malade, à l’hôpital ; le Dimanche, quand un Prêtre ami est venu lui apporter la Communion, Il a accompli le rite comme il est prévu et, donc, à la fin Il lui a dit : « que Dieu vous bénisse » et elle, sans réfléchir et sans se contenir (mais, à l’hôpital, on a des excuses !) a répondu en riant : « mais qu’est-ce que vous voulez qu’Il fasse d’autre ! » Bienheureuse spontanéité : notre petite dame a fait ce jour-là une grande découverte : c’est vrai : Dieu ne sait que nous bénir, que nous aimer, que nous combler à chaque instant. Et quand le Prêtre (que ce soit au temple de Jérusalem ou à l’hôpital, ou dans nos églises), quand le Prêtre dit « que Dieu vous bénisse », cela ne veut évidemment pas dire que Dieu pourrait ne pas nous bénir ! Le souhait est de notre côté si j’ose dire : ce qui est souhaité c’est que nous entrions dans cette Bénédiction de Dieu sans cesse offerte… Ou bien, quand le Prêtre dit « Le Seigneur soit avec vous », c’est la même chose : le Seigneur EST toujours avec nous… mais ce subjonctif « SOIT » dit notre liberté : c’est nous qui ne sommes pas toujours avec Lui. On peut en dire autant de la phrase « Que Dieu vous pardonne » ; Dieu pardonne sans cesse : à nous d’accueillir le Pardon, d’entrer dans la Réconciliation qu’Il nous propose. Nous savons bien que, du côté de Dieu, les vœux de bonheur à notre égard sont permanents. Vous connaissez la phrase de Jérémie : « Moi, je sais les projets que j’ai formés à votre sujet, dit le Seigneur, projets de prospérité et non de malheur. Je vais vous donner un avenir et une espérance. » (Jr 29, 11). Nous savons bien que Dieu est Amour. Toutes les pensées qu’Il a sur nous, si j’ose dire, ne sont que des vœux de bonheur. Autre piste pour comprendre ce qu’est une Bénédiction au sens biblique : je reviens au texte du Livre des Nombres que nous lisions tout à l’heure et qui ressemble si fort à notre Psaume d’aujourd’hui : « Que le Seigneur te bénisse et te garde… » ; la première phrase du même texte disait : « le Seigneur dit à Moïse : voici comment Aaron et ses descendants béniront les fils d’Israël » et la dernière phrase : « C’est ainsi que mon Nom sera prononcé sur les fils d’Israël et moi, je les bénirai. » Quand les prêtres bénissent Israël de la part de Dieu, la Bible dit : « ils prononcent le Nom de Dieu sur les fils d’Israël », et même pour être plus fidèle encore, au texte biblique, il faudrait dire « ils METTENT le Nom de Dieu sur les fils d’Israël ». Cette expression « Mettre le Nom de Dieu sur les fils d’Israël » est aussi pour nous une définition du mot « Bénédiction ». On sait bien que, dans la Bible, le nom, c’est la personne. Donc, être « mis sous le Nom de Dieu », c’est être placé sous sa Présence, sous sa Protection, entrer dans sa Présence, sa Lumière, son Amour. Encore une fois, tout cela nous est offert à chaque instant. Mais encore faut-il que nous y consentions. C’est pour cela que toute formule de Bénédiction prévoit toujours la réponse des fidèles. Quand le Prêtre nous bénit à la fin de la Messe, par exemple, nous répondons « Amen », qui est l’expression de notre accord, notre consentement. Dans ce Psaume d’aujourd’hui, la réponse des fidèles, c’est ce refrain « Que les peuples, Dieu, Te rendent grâce ; qu’ils Te rendent grâce tous ensemble ! » Il y a là une superbe leçon d’universalisme ! Aussitôt qu’il entre dans la Bénédiction de Dieu, le peuple élu répercute en quelque sorte sur les autres la Bénédiction qu’il accueille pour lui-même. Et le dernier verset est une synthèse de ces deux aspects : « Que Dieu nous bénisse (sous-entendu, nous son Peuple choisi) ET que la terre tout entière L’adore ». C’est dire que le peuple d’Israël n’oublie pas un instant sa vocation, sa mission au service de l’humanité tout entière. Il sait que de sa fidélité à la Bénédiction reçue gratuitement, par choix de Dieu, dépend la découverte de l’Amour et de la Bénédiction de Dieu par l’humanité tout entière » (Marie-Noëlle Thabut, Bibliste)



Deuxième Lecture de la Lettre de Saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 11, 13-15.29-32) de la Sainte « Messe du Dimanche 16 août 2020 » de la 20ème Semaine du Temps Ordinaire de l’Année « A » :

« À l’égard d’Israël, les Dons gratuits de Dieu et son Appel sont sans repentance »

« Frères, je vous le dis à vous, qui venez des nations païennes : dans la mesure où je suis moi-même Apôtre des nations, j’honore mon Ministère, mais dans l’espoir de rendre jaloux mes frères selon la chair, et d’en sauver quelques-uns. Si en effet le monde a été réconcilié avec Dieu quand ils ont été mis à l’écart, qu’arrivera-t-il quand ils seront réintégrés ? Ce sera la Vie pour ceux qui étaient morts ! Les Dons gratuits de Dieu et son Appel sont sans repentance. Jadis, en effet, vous avez refusé de croire en Dieu, et maintenant, par suite de leur refus de croire, vous avez obtenu Miséricorde ; de même, maintenant, ce sont eux qui ont refusé de croire, par suite de la Miséricorde que vous avez obtenue, mais c’est pour qu’ils obtiennent Miséricorde, eux aussi. Dieu, en effet, a enfermé tous les hommes dans le refus de croire pour faire à tous Miséricorde ».


Commentaire de Marie-Noëlle Thabut sur la Deuxième Lecture de la Lettre de Saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 11, 13-15.29-32) du 20éme Dimanche du Temps Ordinaire : « Aux yeux de Paul, avant sa vision sur le chemin de Damas, l’humanité comprenait deux groupes bien distincts : les Juifs et les non-Juifs, qu’on appelait les « nations » ou les « païens ». Les Juifs avaient une mission et une responsabilité auprès des païens : leur faire connaître le Dieu unique. Lorsque Jésus ressuscité apparut à Paul, et se fit reconnaître par lui comme le Messie que le peuple d’Israël attendait, Paul comprit que la mission du peuple juif consistait désormais à faire connaître le Christ aux nations païennes. La première tâche de Paul était donc de faire connaître Jésus-Christ à ses frères juifs, et, dans un deuxième temps, les Juifs tous ensemble pourraient en témoigner auprès des non-Juifs. Cela, c’était le rêve, mais la réalité fut tout-autre : on sait que les Juifs, dans leur grande majorité, ont refusé l’Evangile. D’après les Actes des Apôtres, c’est à Antioche de Pisidie que le problème éclata violemment pour la première fois. Très logiquement, dans un premier temps, Paul et Barnabas avaient commencé à prêcher au Nom de Jésus de Nazareth au cours d’une réunion du shabbat, un samedi matin, à la synagogue. Ce jour-là, on les écouta avec intérêt (lui et Barnabé) et on leur demanda de revenir le samedi suivant. Mais, pendant la semaine, on a eu le temps de réfléchir et des clans se sont formés. Le samedi suivant, il y avait une foule nombreuse, paraît-il, mais bigarrée : des Juifs de souche dont certains étaient prêts à croire Paul et d’autres tout à fait hostiles ; mais aussi des non-Juifs, sympathisants de la religion juive, mais non circoncis ; c’étaient donc des païens (on les appelait généralement les « craignant Dieu »). L’opposition est venue des Juifs de souche : « Le sabbat venu, presque toute la ville s’était rassemblée pour écouter la Parole du Seigneur. A la vue de cette foule, les Juifs furent pris de fureur et c’étaient des injures qu’ils opposaient aux Paroles de Paul. » (Ac 13, 44). Paul pouvait parfaitement les comprendre, puisqu’il avait connu lui aussi une période de violente opposition à la communauté chrétienne récente, mais il avait à cœur désormais d’annoncer l’Évangile de toute urgence. Il a donc décidé de passer outre l’opposition de ses frères juifs et de s’adresser désormais à toutes les bonnes volontés, qu’il s’agisse de Juifs ou de païens. Voici les Paroles qu’il a adressées aux membres de la synagogue d’Antioche : « C’est à vous d’abord que devait être adressée la Parole de Dieu. Puisque vous La repoussez, et que vous vous jugez indignes de la Vie éternelle, nous nous tournons vers les païens. » (Ac 13, 46). Même discours à Corinthe quelques années plus tard : « Lorsque Silas et Timothée furent arrivés de Macédoine, Paul se consacra entièrement à la Parole, attestant devant les Juifs que le Messie était Jésus. Devant leurs oppositions et leurs injures, Paul secoua ses vêtements et leur déclara : Que votre sang vous retombe sur la tête ! J’en suis pur et, désormais, c’est aux païens que j’irai. » (Ac 18, 5 – 6). On retrouve le récit d’autres événements semblables à Corinthe et à Ephèse (Ac 18,5-6 ; 19, 9). On peut donc dire que si Paul a évangélisé les païens, c’est, en fait, parce que les Juifs, dans leur grande majorité, ont refusé l’Evangile. Et c’est pour cela qu’il écrit aux Romains, anciens païens : « Maintenant, à cause du refus de croire des fils d’Israël, vous avez obtenu Miséricorde. » « Désobéissance », ici, veut dire « refus d’écouter » ou même plutôt « refus de croire ». C’est grâce au refus des Juifs de reconnaître en Jésus le Messie que les Apôtres ont commencé à évangéliser des non-Juifs. Au passage, cela veut dire que les anciens païens n’ont aucun mérite à faire valoir, puisqu’ils sont en partie redevables de leur propre conversion à Israël lui-même et à son refus. Mais, dans le Plan de Dieu, que devient le peuple juif désormais ? Est-il perdu et en quelque sorte remplacé par les païens ? Pour Paul, il est évident que l’Alliance offerte par Dieu au Sinaï ne peut pas être reniée : « Les Dons gratuits de Dieu et son Appel sont sans repentance. » C’est pour cela que Paul ne désespère pas de l’avenir d’Israël, bien au contraire : autrefois loin de Dieu, les païens ont maintenant obtenu Miséricorde, et les Juifs, par la même occasion, se sont enfermés dans le refus. Mais, tôt ou tard, Israël, à son tour, découvrira avec émerveillement la Miséricorde de Dieu. Et Paul a cette affirmation incroyablement audacieuse : « Dieu a enfermé tous les hommes dans la désobéissance pour faire Miséricorde à tous les hommes. » Le mot « pour » ici, une fois de plus, ne veut pas dire un but, une finalité, mais une conséquence. Ne nous trompons donc pas sur le sens de cet « enfermement » : il n’y a évidemment pas de calcul machiavélique de la part de Dieu : comme s’Il avait voulu conduire tous les hommes au péché pour pouvoir leur pardonner à tous. Une telle interprétation serait en contradiction absolue avec l’enseignement de Paul, tout au long de cette Lettre : mais, de même que Dieu donne toute sa Grâce par Amour, de même, dans son Amour, Il respecte notre liberté ; et lorsque notre liberté va jusqu’à refuser la Grâce, Il n’insiste pas. Mais, comme toujours, de tout mal, si nous le laissons faire, Dieu fait surgir du Bien. La préposition « pour » ne veut pas dire que Dieu a dirigé tous les événements dans un but bien précis ; mais de nos erreurs même, Dieu fait surgir des conséquences bénéfiques : en définitive, Dieu a laissé les hommes s’enfermer dans leur refus et Il en a tiré le Salut de tous. Essayons de résumer le raisonnement de Paul : « Grâce au refus des Juifs, les païens ont été évangélisés ; cet accueil des païens a exaspéré les Juifs et donc ils se sont enfermés dans leur refus d’un Messie qui ouvrait les portes à n’importe qui. Mais Dieu n’oublie pas son Alliance : il leur suffira d’ouvrir leurs cœurs pour être eux aussi accueillis dans l’Eglise du Christ » (Marie-Noëlle Thabut, Bibliste)


Alléluia ! Alléluia !

« Jésus proclamait l’Évangile du Royaume, et guérissait toute maladie dans le peuple » (cf. Mt 4, 23)

Alléluia !

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Saint Évangile de Notre Seigneur Jésus Christ selon Saint Matthieu (Mt 15, 21-28) pour la Sainte « Messe du Dimanche 16 août 2020 » de la 20ème Semaine du Temps Ordinaire de l’Année « A » :


« Femme, grande est ta foi ! »

« En ce Temps-là, partant de Génésareth, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon. Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon ». Mais Il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour Lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! » Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël ». Mais elle vint se prosterner devant Lui en disant : « Seigneur, viens à mon secours ! » Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens ». Elle reprit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres ». Jésus répondit : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » Et, à l’heure même, sa fille fut guérie ».


Sermon du Révérend Père Jean Tauler (o. p.) : « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David ! » C’est un cri d'appel d'une force immense. C'est un gémissement qui vient comme d'une profondeur sans fin. Cela dépasse de beaucoup la nature, et c'est le Saint-Esprit qui doit Lui-même proférer en nous ce gémissement (Rm 8, 26). Mais Jésus lui dit : « Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël ». Or qu'a-t-elle fait ainsi pourchassée ? Elle a pénétré plus profondément encore dans l'abîme. Tout en s'abaissant et s'humiliant, elle a gardé confiance et a dit : « C'est vrai, Seigneur ; et justement les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres ». Ah ! Si vous aussi vous pouviez réussir à pénétrer ainsi vraiment dans le fond de la Vérité, non pas par de savants commentaires, de grands mots, ou bien avec les sens, mais dans le vrai fond de vous-même ! Ni Dieu, ni aucune créature ne pourrait vous fouler, vous anéantir, si vous demeuriez dans la Vérité, dans l'humilité confiante. On pourrait vous faire subir affront, mépris et rebuffades, vous resteriez ferme dans la persévérance, vous pousseriez plus à fond encore, animé d'une confiance entière, et vous augmenteriez toujours davantage encore votre zèle. C'est de là que tout dépend, et celui qui parvient à ce point, celui-là réussit. Ces chemins et eux seuls conduisent, en Vérité, sans aucune station intermédiaire, jusqu'à Dieu. Mais demeurer ainsi dans cette grande humilité, avec persévérance, avec une assurance entière et véritable, comme cette pauvre femme l'a fait, il en est peu qui y arrivent » (Sermon 9, trad. Cerf, 1979, t. 1, p. 36)


Commentaire de Marie-Noëlle Thabut sur le Saint Évangile de Notre Seigneur Jésus Christ selon Saint Matthieu (Mt 15, 21-28) du 20éme Dimanche du Temps Ordinaire : « Il est intéressant de voir que cette scène intervient tout de suite après un Enseignement de Jésus à propos de la Pureté ; on sait que dans le monde juif, la pureté n’est pas l’absence de péché, mais l’aptitude à s’approcher de Dieu. Les Pharisiens attachaient beaucoup d’importance aux règles de pureté, pour être dignes de prier et de se rendre au Temple. Jésus, Lui, vient de dire que la Pureté est d’abord affaire de cœur et d’intention. Au risque de scandaliser les Pharisiens, Il a dit : « Ce qui sort de la bouche provient du cœur, et c’est cela qui rend l’homme impur. Du cœur, en effet, proviennent les intentions mauvaises… C’est là ce qui rend l’homme impur ; mais manger sans s’être lavé les mains ne rend pas l’homme impur » (Mt 15, 19-21). Or, c’est juste après cette controverse que Jésus décide de se rendre en territoire païen, là où justement, tout le monde est impur aux yeux des Juifs puisque personne ne respecte les règles de pureté de la loi juive. Cette Cananéenne, en particulier, qui vient à la rencontre de Jésus est une païenne ; pourtant, elle n’hésite pas à s’adresser à Lui pour Lui demander de guérir sa fille : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. » Sans doute a-t-elle eu vent de la réputation de guérisseur de Jésus. Curieusement, Celui-ci ne répond pas ; ce qui incite ses disciples à intervenir : « Renvoie-la car elle nous poursuit de ses cris ». Cela fait penser à la Parabole de l’ami importun rapportée par Saint Luc : « Si l’un de vous a un ami et qu’il aille le trouver au milieu de la nuit pour lui dire : Mon ami, prête-moi trois pains, parce qu’un de mes amis m’est arrivé de voyage et je n’ai rien à lui offrir, et si l’autre, de l’intérieur, lui répond : Ne m’ennuie pas ! Maintenant la porte est fermée ; mes enfants et moi nous sommes couchés ; je ne puis me lever pour te donner du pain, je vous le déclare : même s’il ne se lève pas pour lui en donner parce qu’il est son ami, eh bien, parce que l’autre est sans vergogne, il se lèvera pour lui donner tout ce qu’il lui faut. » (Lc 11, 5-8). Il semble bien que par cette Parabole Jésus recommande la persévérance dans la prière. La Parabole de la veuve opiniâtre et du juge inique (au chapitre 18 de Luc) va dans le même sens et Saint Luc précise que Jésus a raconté cette Parabole pour dire à Ses disciples « la nécessité de prier constamment et de ne pas se décourager ». C’est exactement ce que fait la Cananéenne et elle importune les disciples qui supplient Jésus d’intervenir. Ce à quoi Il leur répond que cette femme est une étrangère, une Cananéenne : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues d’Israël. » En disant cela, Il se situe résolument dans la perspective du Projet de Dieu dont la première étape concerne le peuple d’Israël. Il avait déjà pris position très clairement de la même manière lorsqu’Il avait envoyé Ses apôtres en mission ; Matthieu raconte : « Ces apôtres, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : Ne prenez pas le chemin des païens et n’entrez pas dans une ville de Samaritains ; allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. » (Mt 10, 6). On sait qu’au début de son activité missionnaire, Saint Paul, lui aussi, s’était d’abord adressé prioritairement aux Juifs ; c’est ce que l’on pourrait appeler la « logique de l’élection » : Dieu a choisi le peuple d’Israël pour se révéler à lui, à charge pour le peuple élu de relayer cette révélation auprès des autres peuples. Saint Paul, résolument, respectait ce choix. Et seulement dans un deuxième temps, après son échec auprès de la majorité des Juifs, Paul s’est tourné vers les païens. C’était exactement le thème de notre Deuxième Lecture de ce Dimanche. Il semble bien que Jésus, ici, se situe également dans cette logique de l’élection. C’est au peuple d’Israël et à lui seul qu’Il est envoyé pour annoncer la venue du Royaume de Dieu et en donner des Signes par sa Parole et par ses Actes. Mais une autre question se pose ici : comment répondre aux étrangers, aux païens qui souhaitent rejoindre le peuple élu ? Peuvent-ils se frayer un chemin vers le Salut ? Et, si oui, à quelles conditions ? Cette même question habitait déjà nos deux premières Lectures. Vers 500 avant JC, Isaïe répondait : oui, des étrangers peuvent être admis dans la Maison de Dieu et donc dans la communauté juive, à condition de s’attacher au Dieu d’Israël et de respecter la loi juive. Jésus, Lui, va encore plus loin. Il commence par justifier son refus d’intervenir : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. » Mais Il finit par agir en faveur de la Cananéenne ; et pourquoi change-t-Il d’avis ? Parce qu’elle a la foi, dit-Il : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » Je ferai trois remarques : premièrement, Jésus dit que la Cananéenne a la foi simplement parce qu’elle s’obstine à Lui faire confiance ; elle ne se laisse pas rebuter, au contraire, elle insiste : « les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » La foi n’est-ce pas cela : s’obstiner à faire confiance ? Deuxième remarque : Jésus n’exige de la Cananéenne aucune des pratiques de la religion juive : seulement la foi. C’est très exactement la position que Paul prendra plus tard lorsqu’il évangélisera les païens. On peut penser que la question de l’admission des non-Juifs dans les communautés chrétiennes se posait encore au moment où Matthieu rédige son Évangile. Et l’attitude de Jésus envers la Cananéenne a été comprise alors comme un modèle d’accueil des païens, au nom de leur foi. Enfin, il est évident que l’opiniâtreté de la maman était guidée par son amour pour sa fille. Peut-être aurons-nous l’opiniâtreté suffisante pour demander et obtenir le Salut du monde… quand nous l’aimerons assez ? Pourquoi la Cananéenne appelle-t-elle Jésus, fils de David, et quel sens ce titre a-t-il dans sa bouche ? Nous ne le saurons pas ; mais c’est bien en tant que Berger d’Israël (Messie, Descendant de David) qu’Il se place quand Il dit à Ses disciples : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues d’Israël » (Marie-Noëlle Thabut, Bibliste)


Prière sur les Offrandes de la Sainte « Messe du Dimanche 16 août 2020 » de la 20ème Semaine du Temps Ordinaire de l’Année « A » :

« Accepte, Seigneur notre Dieu, ce que nous présentons par cette Eucharistie où s'accomplit un admirable Échange : en offrant ce que Tu nous as donné, puissions-nous Te recevoir Toi-même. Par Jésus, le Christ, Notre Seigneur »


Préface de la Sainte « Messe du Dimanche 16 août 2020 » de la 20ème Semaine du Temps Ordinaire de l’Année « A » :

Vraiment, il est juste et bon de Te rendre gloire, de T'offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu, à Toi, Père très Saint, Dieu Éternel et Tout-Puissant, par le Christ, notre Seigneur. Dans le Mystère de sa Pâque, Il a fait une Œuvre merveilleuse, car nous étions esclaves de la mort et du péché, et nous sommes appelés à partager sa Gloire ; nous portons désormais ces Noms glorieux : Nation Sainte, Peuple racheté, Race choisie, Sacerdoce royal ; nous pouvons annoncer au monde les Merveilles que Tu as accomplies, Toi qui nous fais passer des ténèbres à Ton admirable Lumière. C'est pourquoi, avec les anges et tous les Saints, nous proclamons ta Gloire, en chantant (disant) d'une seule voix : ...

« Sanctus, Sanctus, Sanctus Dominus Deus Sabaoth. Pleni sunt caeli et terra gloria tua. Hosanna, in excélsis. Benedictus qui venit in nomine Domini. Hosanna, in excélsis ! »

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Antienne de la Sainte Communion de la Sainte « Messe du Dimanche 16 août 2020 » de la 20ème Semaine du Temps Ordinaire de l’Année « A » :

« Auprès du Seigneur est la Grâce, l'abondance du rachat »

Ou bien :

« Je suis le Pain vivant venu du Ciel, dit le Seigneur ; si quelqu'un mange de ce Pain, il vivra éternellement »


Voir l’Acte de Communion Spirituelle afin de permettre aux Fidèles Catholiques de Communier spirituellement face au Coronavirus dans un Jeûne Eucharistique en ce temps dit de « déconfinement face au Coronavirus » où les autorités civiles de Macron nous interdisent toujours de recevoir la Sainte Communion sur les lèvres : « Seigneur Jésus, puisque je suis empêché de Te recevoir sacramentellement » composé par Monseigneur Raymond Centène. Voir également la Prière du Cardinal Rafael Merry del Val pour une Communion Spirituelle « Ô mon Jésus, dans l’attente du bonheur de la Communion sacramentelle, je veux Te posséder en esprit » prononcée par le Pape François lors de sa Messe matinale à Sainte-Marthe le lundi 23 mars 2020.


Prière après la Sainte Communion de la Sainte « Messe du Dimanche 16 août 2020 » de la 20ème Semaine du Temps Ordinaire de l’Année « A » :

« Par cette Eucharistie, Seigneur, Tu nous as unis davantage au Christ, et nous Te supplions encore : accorde-nous de Lui ressembler sur la terre et de partager sa Gloire dans le Ciel. Lui qui règne avec Toi pour les siècles des siècles ».



Que Dieu Tout-Puissant vous bénisse...

Signe-de-Croix Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.


V/ Ita Missa est.
R/ Deo gratias.

V/ Allez, dans la Paix du Christ.
R/ Nous rendons Grâce à Dieu.



Vidéo de la « Sainte Messe du Dimanche 16 août 2020 » célébrée par Don Pascal Boulic, Prêtre de la Communauté Saint-Martin et Chapelain du Sanctuaire de Lourdes :