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« Sainte Messe du Dimanche 26 juillet 2020 » de la 17ème Semaine du Temps Ordinaire de l’Année « A » :



L’esprit du 17ème Dimanche du Temps Ordinaire (année A) : « Quand les hommes aiment Dieu, Lui-même fait tout contribuer à leur bien... » Curieusement, ce passage assez méconnu de Saint Paul fait partie des citations les plus fréquentes chez les Saints et les spirituels. Ni raideur ni dogmatisme (au sens négatif) dans le Royaume, mais la souplesse et l'inventivité de la vie. Le monde et ses aléas, les petits et grands incidents de l'existence, les rencontres inattendues, les changements de perspectives, tout est Grâce. Tout est Appel de Dieu. « Dieu est Bon ; tout ce qu'Il a fait est Bon, et Il l'a fait parce qu'Il est Bon ; il est donc nécessaire que cela soit bon », disait Saint Jérôme, et il n'est pas inutile de le rappeler de temps à autre, pour que cette Vérité essentielle ne disparaisse pas de notre horizon spirituel. Sous le Regard de Dieu, ce qui est cause de trouble ou de douleur peut s'avérer fécond. Même les situations humaines les plus absurdes, les plus entortillées, peuvent déboucher sur un accroissement de bonheur et d'union à Dieu. Et puis, au fond, qui suis-je pour dicter à Dieu sa Volonté et la conduite du monde ? Un peu de modestie et d'attention et nous verrons les choses autrement.


Parole de Dieu pour ce Dimanche 26 juillet 2020 : Église, katholikôs « l'Église est le Royaume de Dieu déjà mystérieusement présent (concile Vatican Il, Lumen gentium, n° 3). Elle est ce champ où croissent ensemble l'ivraie et le bon grain. Elle est ce filet qui ramène toutes sortes de poissons, ce qui est bon et ce qui ne vaut rien. Elle ne fuit pas les pécheurs comme s'ils allaient La souiller, tout au contraire, Elle est en quête de pécheurs en vue de les purifier. Elle ne les exclut pas de ses rangs comme tant d'hérétiques au cours des âges ont souhaité qu'Elle le fît. Elle ne veut pas abandonner le nombre pour la pureté. Elle n'est pas une secte de parfaits, Elle est la « Catholica » qui porte la multitude dans son ambition. Et quoi ? Chasse-t-Elle ses fils infidèles de son sein : on L'accuse d'être une marâtre sans miséricorde, une institution intransigeante, une machinerie sans cœur. Les garde-t-Elle auprès d'Elle dans l'espoir de les amender : on Lui reproche d'être un cloaque d'iniquités, la complice du crime, le tabernacle du vice ! Qu'importe ! Pour le bien de ses enfants, Elle préférera toujours apparaître impure qu'être sans compassion. Elle dispose pour ses membres pécheurs de toutes les Grâces nécessaires à leur retour à la Vie. Le Seigneur Lui a ordonné de réunir ce qui est en pleine mer ; Il s'est réservé de séparer sur le rivage. Que des serviteurs orgueilleux ne prétendent pas opérer le discernement que le Seigneur s'est réservé, de peur de se couper eux-mêmes de l'Unité Catholique, c'est-à-dire Universelle ! » (Père Guillaume de Menthière)


Signe-de-Croix Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.


Antienne d'ouverture de la Sainte « Messe du Dimanche 26 juillet 2020 » de la 17ème Semaine du Temps Ordinaire de l’Année « A » :

« Adorons Dieu dans Sa Sainte Demeure ; Il fait habiter les Siens tous ensemble dans Sa maison ; c'est Lui qui donne force et puissance à Son peuple »


Prière d’Ouverture de la Sainte « Messe du Dimanche 26 juillet 2020 » de la 17ème Semaine du Temps Ordinaire de l’Année « A » :

« Tu protèges, Seigneur, ceux qui comptent sur Toi ; sans Toi rien n'est fort et rien n'est saint : multiplie pour nous Tes Gestes de Miséricorde afin que, sous Ta conduite, en faisant un bon usage des biens qui passent, nous puissions déjà nous attacher à ceux qui demeurent. Par Jésus-Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu qui vit et règne avec Toi dans l'unité du Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles » Ainsi soit-il.


Lectures de la Sainte « Messe du Dimanche 26 juillet 2020 » de la 17ème Semaine du Temps Ordinaire de l’Année « A » :




Première Lecture du Premier Livre des Rois (1 R 3, 5.7-12) de la Sainte « Messe du Dimanche 26 juillet 2020 » de la 17ème Semaine du Temps Ordinaire de l’Année « A » :

« Tu m’as demandé le discernement »

« En ces jours-là, à Gabaon, pendant la nuit, le Seigneur apparut en songe à Salomon. Dieu lui dit : « Demande ce que je dois te donner ». Salomon répondit : « Ainsi donc, Seigneur mon Dieu, c’est Toi qui m’as fait roi, moi, ton serviteur, à la place de David, mon père ; or, je suis un tout jeune homme, ne sachant comment se comporter, et me voilà au milieu du peuple que Tu as élu ; c’est un peuple nombreux, si nombreux qu’on ne peut ni l’évaluer ni le compter. Donne à Ton serviteur un cœur attentif pour qu’il sache gouverner Ton peuple et discerner le bien et le mal ; sans cela, comment gouverner Ton peuple, qui est si important ? » Cette demande de Salomon plut au Seigneur, qui lui dit : « Puisque c’est cela que tu as demandé, et non pas de longs jours, ni la richesse, ni la mort de tes ennemis, mais puisque tu as demandé le discernement, l’art d’être attentif et de gouverner, je fais ce que tu as demandé : je te donne un cœur intelligent et sage, tel que personne n’en a eu avant toi et que personne n’en aura après toi ».

Le sens de cette Première Lecture du Premier Livre des Rois (1 R 3, 5.7-12) : La prière prononcée par Salomon au début de son règne nous est proposée en modèle ; car il avait compris deux choses : la sagesse est le bien le plus précieux du monde et Dieu seul peut nous l'insuffler. Il suffit de la Lui demander.



Psaume 118 (Ps 118, 57.72, 76-77, 127-128, 129-130) de la Sainte « Messe du Dimanche 26 juillet 2020 » de la 17ème Semaine du Temps Ordinaire de l’Année « A » :

R/ De quel amour j’aime ta Loi, Seigneur ! (cf. Ps 118, 97a)

Mon partage, Seigneur, je l’ai dit,
C’est d’observer tes Paroles.
Mon bonheur, c’est la Loi de ta Bouche,
Plus qu’un monceau d’or ou d’argent.

Que j’aie pour consolation ton Amour
Selon tes Promesses à Ton serviteur !
Que vienne à moi ta Tendresse, et je vivrai :
Ta Loi fait mon plaisir.

Aussi j’aime tes Volontés,
Plus que l’or le plus précieux.
Je me règle sur chacun de Tes préceptes,
Je hais tout chemin de mensonge.

Quelle merveille, Tes exigences,
Aussi mon âme Les garde !
Déchiffrer ta Parole illumine
Et les simples comprennent.


Commentaire sur le Psaume 118 de Marie-Noëlle Thabut : « Dans la première Lecture, nous avions vu que Salomon, tout au moins au début de son règne, avait tout compris : la vraie sagesse est le trésor le plus précieux, et elle ne peut venir que de Dieu. Dans ce Psaume, c’est la même méditation qui continue : « Mon bonheur, c’est la Loi de ta Bouche, plus qu’un monceau d’or ou d’argent ». Et le bonheur, d’après ce Psaume, c’est donc tout simple ; la bonne route, pour un croyant, c’est tout simplement de suivre la Loi de Dieu. Le croyant connaît la douceur de vivre dans la fidélité aux Commandements de Dieu, voilà ce que veut nous dire ce Psaume : « Quelle merveille, Tes exigences, aussi mon âme Les garde ! » Les quelques versets retenus aujourd’hui ne sont qu’une toute petite partie du Psaume 118, l’équivalent d’une seule strophe. En réalité, il comporte 176 versets, c’est-à-dire 22 strophes de 8 versets. 22…8… ces chiffres ne sont pas dûs au hasard. Pourquoi 22 strophes ? Parce qu’il y a 22 lettres dans l’alphabet hébreu : chaque verset de chaque strophe commence par une même lettre et les strophes se suivent dans l’ordre de l’alphabet : en littérature, on parle « d’acrostiche », mais ici, il ne s’agit pas d’une prouesse littéraire, d’une performance ! Il s’agit d’une véritable profession de foi : ce Psaume est un poème en l’honneur de la Loi, une méditation sur ce Don de Dieu qu’est la Loi, les Commandements, si vous préférez. D’ailleurs, plus que de Psaume, on ferait mieux de parler de Litanie ! Une Litanie en l’honneur de la Loi ! Voilà qui nous est passablement étranger. Car une des caractéristiques de la Bible, un peu étonnante pour nous, c’est le réel amour de la Loi qui habite le croyant biblique. Les Commandements ne sont pas subis comme une domination que Dieu exercerait sur nous, mais des Conseils, les seuls Conseils valables pour mener une vie heureuse. « Aussi j’aime Tes volontés, plus que l’or le plus précieux. Je me règle sur chacun de Tes préceptes, je hais tout chemin de mensonge. » Quand l’homme biblique dit cette phrase, il la pense de tout son cœur. Et, non seulement la Loi n’est pas subie comme une domination, mais elle est accueillie comme un cadeau que Dieu fait à Son peuple, le mettant en garde contre toutes les fausses routes ; elle est l’expression de la sollicitude du Père pour Ses enfants ; tout comme nous, parfois, nous mettons en garde un enfant, un ami contre ce qui nous paraît être dangereux pour lui. On dit que Dieu « donne » sa Loi et Elle est bien considérée comme un « Cadeau ». Car Dieu ne s’est pas contenté de libérer Son peuple de la servitude en Egypte ; laissé à lui-même, Israël risquait de retomber dans d’autres esclavages pires encore, peut-être. En donnant sa Loi, Dieu donnait en quelque sorte le mode d’emploi de la liberté. La Loi est donc l’expression de l’Amour de Dieu pour Son peuple. Il faut dire une fois de plus qu’on n’a pas attendu le Nouveau Testament pour découvrir que Dieu est Amour et que finalement la Loi n’a pas d’autre but que de nous mener sur le chemin de l’Amour. Toute la Bible est l’histoire de l’apprentissage du peuple élu à l’école de l’Amour et de la vie fraternelle. Le Livre du Deutéronome disait : « Ecoute Israël, le Seigneur ton Dieu est le Seigneur UN ; tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton être, de toute ta force ». (Dt 6, 4). Et le Livre du Lévitique enchaînait : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lv 19, 18). Voici le commentaire que les rabbins faisaient de ce verset : « Tu aimeras ton prochain, de sorte que ce que tu détestes pour toi-même, tu ne le lui feras pas à lui. » C’est ce que l’on appelait « la Règle d’or ». Et le célèbre rabbin Hillel qui a précédé Jésus de quelques dizaines d’années (il a vécu de -70 + 10) commentait : « Ce que tu détestes pour toi-même, ne le fais pas à ton prochain : c’est là toute la Torah, le reste est explication. Va et étudie. » Il aimait dire également : « Ne juge pas ton prochain jusqu’à ce que tu sois à sa place ». Jésus était exactement dans la même ligne lorsqu’Il disait que les deux Commandements de l’amour de Dieu et de l’amour du prochain étaient le résumé de la loi juive. Quant à la « Règle d’or », Il la reprenait à son compte en disant : « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux : c’est la Loi et les Prophètes. » (Mt 7, 12). Pour revenir au Psaume 118 (119), il ressemble bien à une sorte de litanie : après les trois premiers versets qui sont des affirmations sur le bonheur des hommes fidèles à la Loi, les 173 autres versets s’adressent directement à Dieu dans un style tantôt contemplatif, tantôt suppliant du genre : « Ouvre mes yeux, que je contemple les merveilles de ta Loi. » Et la litanie continue, répétant sans arrêt les mêmes formules ou presque : par exemple, en hébreu, dans toutes les strophes, reviennent huit mots toujours les mêmes en hébreu pour décrire la Loi. Seuls les amoureux osent ainsi se répéter sans risquer de se lasser. Huit mots toujours les mêmes et aussi huit versets dans chacune des 22 strophes : le chiffre 8, lui non plus, n’est pas dû au hasard ; dans la Bible, c’est le chiffre de la nouvelle création : la première Création a été faite par Dieu en 7 jours, donc le huitième Jour sera celui de la Création renouvelée, des « cieux nouveaux et de la terre nouvelle », selon une autre expression biblique. Celle-ci pourra surgir enfin quand toute l’humanité vivra selon la Loi de Dieu, c’est-à-dire dans l’Amour puisque c’est la même chose ! »


Deuxième Lecture de la Lettre de Saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 8, 28-30) de la Sainte « Messe du Dimanche 26 juillet 2020 » de la 17ème Semaine du Temps Ordinaire de l’Année « A » :

« Il nous a destinés d’avance à être configurés à l’Image de son Fils »

« Frères, nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, Lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu'ils sont appelés selon le Dessein de son Amour. Ceux que, d’avance, Il connaissait, Il les a aussi destinés d’avance à être configurés à l’Image de son Fils, pour que ce Fils soit le premier-Né d’une multitude de frères. Ceux qu’Il avait destinés d’avance, Il les a aussi appelés ; ceux qu’Il a appelés, Il en a fait des justes ; et ceux qu’Il a rendus justes, Il leur a donné sa Gloire ».


Alléluia ! Alléluia !

« Tu es béni, Père, Seigneur du Ciel et de la terre, Tu as révélé aux tout-petits les Mystères du Royaume ! » (cf. Mt 11, 25)

Alléluia !

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Saint Évangile de Notre Seigneur Jésus Christ selon Saint Matthieu (Mt 13, 44-52) pour la Sainte « Messe du Dimanche 26 juillet 2020 » de la 17ème Semaine du Temps Ordinaire de l’Année « A » :


« Il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ »

« En ce temps-là, Jésus disait à la foule ces Paraboles : « Le Royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ. Ou encore : Le Royaume des Cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines. Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète la perle. Le Royaume des Cieux est encore comparable à un filet que l’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. Ainsi en sera-t-il à la Fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des Justes et les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents ». « Avez-vous compris tout cela ? » Ils Lui répondent : « Oui ». Jésus ajouta : « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du Royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien ».


Homélie de Saint Jean Chrysostome (345-407) sur les Paraboles du trésor et de la perle de Notre Seigneur Jésus-Christ : « Les deux Paraboles du trésor et de la perle enseignent la même chose : qu’il faut préférer l’Évangile à tous les trésors du monde… Mais il y a quelque chose de plus méritoire encore : il faut le préférer avec plaisir, avec joie et sans hésiter. Ne l’oublions jamais : renoncer à tout pour suivre Dieu, c’est gagner plutôt que perdre. La prédication de l’Évangile est cachée dans ce monde comme un trésor caché, un trésor inestimable. Pour se procurer ce trésor…, deux conditions sont nécessaires : le renoncement aux biens de ce monde et un courage solide. Il s’agit, en effet, « d’un négociant en recherche de perles fines qui, en ayant trouvé une de grand prix, s’en va vendre tout ce qu’il possède pour l’acheter ». Cette perle unique, c’est la Vérité, et la Vérité est Une, Elle ne se divise pas. Possèdes-tu une perle ? Toi, tu connais ta richesse : elle est renfermée dans le creux de ta main ; tout le monde ignore ta fortune. Il en est de même avec l’Évangile : si tu L’embrasses avec foi, s’Il reste enfermé dans ton cœur, quel Trésor ! Toi seul en as la connaissance : les incroyants, qui ignorent sa nature et sa valeur, n’ont aucune idée de ta richesse incomparable » (Homélie de Saint Jean Chrysostome sur l’Évangile de Saint Matthieu, n°47, 2)

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Commentaire de Marie-Noëlle Thabut sur les Paraboles du trésor, de la perle, des poissons dans le filet et du scribe juif devenu Chrétien (Mt 13, 44-52) : « Voilà trois ou plutôt quatre histoires bien dans le style de Jésus et des rabbins de son temps. Toutes les quatre parlent du Royaume de Dieu : il y a d’abord un laboureur qui trouve dans un champ (qui ne lui appartient pas) un trésor qui l’éblouit ; puis c’est un négociant en perles fines qui tombe sur une perle plus belle que toutes les autres ; et puis encore des pêcheurs qui ont ramené un filet tellement plein de poissons qu’il leur faut passer du temps à trier ce qui est bon pour le garder et ce qui ne vaut rien et qui sera rejeté à la mer. Enfin, un scribe juif devenu Chrétien comparé à un propriétaire qui fait du tri dans ses affaires. On peut se demander quel est le lien entre ces quatre Paraboles ? Première remarque : dans les versets précédents, nous avions lu la Parabole de l’ivraie (cf. « Sainte Messe du Dimanche 19 juillet 2020 ») et Jésus avait terminé par une annonce du Jugement : à la Fin du monde, les anges feront le tri entre les bons et les méchants ; et nous avions noté que bons et méchants ne sont pas deux catégories distinctes d’hommes mais des comportements. Or ici, Jésus reprend la même annonce du Jugement après la troisième Parabole : « A la Fin du monde, les anges viendront séparer les méchants des justes ». C’est certainement une insistance sur la gravité des enjeux qui sont représentés dans ces trois premières Paraboles qui sont ainsi enchâssées entre deux annonces du Jugement représenté comme un tri. C’est dans la troisième petite histoire, celle du filet plein de poissons que l’image du tri est la plus manifeste. « Le Royaume des Cieux est comparable à un filet qu’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. » Mais de quel tri s’agit-il ? Là, ce sont les deux premières Paraboles qui nous disent de quoi il s’agit : elles sont très ressemblantes : les deux personnages font une découverte. Pour le premier, c’est totalement inopiné ; la charrue qu’il pousse dans le champ du propriétaire qui l’a embauché bute sur quelque chose qui a été caché là et probablement oublié depuis longtemps : un trésor, quelle aubaine, cela va changer sa vie ! Pour le second, au contraire, c’est au bout de longues recherches qu’il découvre enfin la perle qui supplante toutes les autres. L’évangéliste cherche-t-il à nous faire remarquer la différence de caractère des deux personnages ? Le premier exulte de joie devant sa découverte (« Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ »), le second est moins démonstratif, mais lui aussi « il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète la perle ». Le point commun entre ces trois histoires, c’est une affaire de choix : entre les bons et les mauvais poissons du filet, il y a un choix à faire ; entre le trésor enfoui dans le champ et ce que le laboureur possédait jusque là, entre la perle et ce que le négociant possédait jusque-là, c’est aussi une affaire de choix. La leçon est claire : Recevoir la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu exige un choix et mérite que nous sacrifiions tout le reste. Mais grâce à la joie de cette découverte, le dépouillement, le renoncement deviennent possibles ! Nous retrouvons là, en définitive, un thème très fort de l’Enseignement de Jésus : « Nul ne peut servir deux maîtres » ; ou encore l’image de la porte étroite ou celle de la maison bâtie sur le roc. Et ces choix que nous avons à faire sont d’une extrême gravité. La sévérité de l’image du Jugement est là pour nous le rappeler. Cela nous fait penser à la toute première Prédication de la Vie publique de Jésus : « Convertissez-vous : le Règne des Cieux s’est approché » (Mt 4, 17). Et au jeune homme riche de biens matériels et spirituels qui vient lui demander : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la Vie éternelle ? », Jésus répond : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor dans les Cieux. Puis viens, suis-moi ! » (Mt 19, 16… 21). On connaît la suite : le jeune homme n’a pas compris le Trésor que représentait cet Appel de Jésus, il n’a pas, du coup, trouvé la force du renoncement et il s’en est retourné à sa vie ordinaire, tout triste. On voit tout de suite, bien sûr, les Exigences que Jésus pose ici pour notre vie de Baptisés : à L’entendre, il n’y a pas de demi-mesure. Cela veut dire que tout, désormais, dans nos vies, se juge à la lumière du Royaume de Dieu. « Réintroduire dans nos pensées, nos jugements, nos comportements, une référence au Royaume de Dieu qui vient, disait Mgr Coffy, est aujourd’hui une tâche essentielle de l’Eglise ». Reste la quatrième Parabole : elle est précédée d’un court dialogue entre Jésus et Ses disciples : « Avez-vous compris tout cela ? », leur demande-t-Il et eux répondent Oui. Alors Jésus reprend : « C’est ainsi que tout scribe devenu disciple du Royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien ». Les scribes étaient familiers des Ecritures, c’est-à-dire de l’Ancien Testament, pétri de la foi et de l’espérance de leur peuple. Mais Jésus savait quel effort ils auraient à faire pour accueillir la nouveauté qu’Il apportait par rapport à leurs idées préconçues et pour se mettre au diapason de Dieu ; Il les met en garde d’une certaine manière : pour accueillir le Royaume, vous aurez vous aussi des renoncements à opérer. Vous allez devenir propriétaires d’un trésor fait de neuf et d’ancien. Il vous faudra savoir garder tous les acquis de l’Ancien Testament, tout son trésor de découverte du Mystère de Dieu et, en même temps, vous préparer à accueillir la Nouveauté révélée par Jésus-Christ ».


Prière sur les Offrandes de la Sainte « Messe du Dimanche 26 juillet 2020 » de la 17ème Semaine du Temps Ordinaire de l’Année « A » :

« Accepte, Seigneur, ces offrandes prélevées pour Toi sur Tes propres Largesses ; que ces Mystères très Saints, où ta Grâce opère avec puissance, sanctifient notre vie de tous les jours et nous conduisent aux Joies éternelles. Par Jésus, le Christ, Notre Seigneur »


Préface de la Sainte « Messe du Dimanche 26 juillet 2020 » de la 17ème Semaine du Temps Ordinaire de l’Année « A » :

Vraiment, il est juste et bon de Te rendre gloire, de T'offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu, à Toi, Père très Saint, Dieu Éternel et Tout-Puissant, à Toi, Créateur de tous les éléments du monde, Maître des temps et de l'histoire. C'est Toi qui as formé l'homme à ton Image et lui as soumis l'univers et ses merveilles ; Tu lui as confié ta Création pour qu'en admirant ton Œuvre, il ne cesse de Te rendre grâce par le Christ notre Seigneur. C’est Toi que la terre et le Ciel, avec les anges et les archanges, ne cessent d'acclamer en chantant : ...

« Sanctus, Sanctus, Sanctus Dominus Deus Sabaoth. Pleni sunt caeli et terra gloria tua. Hosanna, in excélsis. Benedictus qui venit in nomine Domini. Hosanna, in excélsis ! »

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Antienne de la Sainte Communion de la Sainte « Messe du Dimanche 26 juillet 2020 » de la 17ème Semaine du Temps Ordinaire de l’Année « A » :

« Heureux les miséricordieux : ils obtiendront Miséricorde ! Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu ! »

Ou bien :

« Bénis le Seigneur, ô mon âme, n'oublie aucun de ses Bienfaits »


Voir l’Acte de Communion Spirituelle afin de permettre aux Fidèles Catholiques de Communier spirituellement face au Coronavirus dans un Jeûne Eucharistique en ce temps dit de « déconfinement face au Coronavirus » où les autorités civiles de Macron nous interdisent toujours de recevoir la Sainte Communion sur les lèvres : « Seigneur Jésus, puisque je suis empêché de Te recevoir sacramentellement » composé par Monseigneur Raymond Centène. Voir également la Prière du Cardinal Rafael Merry del Val pour une Communion Spirituelle « Ô mon Jésus, dans l’attente du bonheur de la Communion sacramentelle, je veux Te posséder en esprit » prononcée par le Pape François lors de sa Messe matinale à Sainte-Marthe le lundi 23 mars 2020.


Prière après la Sainte Communion de la Sainte « Messe du Dimanche 26 juillet 2020 » de la 17ème Semaine du Temps Ordinaire de l’Année « A » :

« Nous avons communié, Seigneur, à ce Sacrement, Mémorial de la Passion de ton Fils ; fais servir à notre salut le Don que Lui-même nous a légué dans Son immense Amour. Lui qui règne avec Toi pour les siècles des siècles ».



Que Dieu Tout-Puissant vous bénisse...

Signe-de-Croix Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.


V/ Ita Missa est.
R/ Deo gratias.

V/ Allez, dans la Paix du Christ.
R/ Nous rendons Grâce à Dieu.


Vidéo de la « Sainte Messe du Dimanche 26 juillet 2020 » célébrée par Mgr Philippe Marsset, Évêque auxiliaire de Paris, en l'église de Saint-Germain-L'auxerrois :