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« Sainte Messe du Vendredi Saint sur la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ » du 2 avril 2021 :


Signe-de-Croix Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

Prière d'ouverture de la « Sainte Messe de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ » du « Vendredi Saint » :

« Seigneur, nous savons que Tu aimes sans mesure, Toi qui n'as pas refusé Ton propre Fils mais qui L'as livré pour sauver tous les hommes ; aujourd'hui encore, montre-nous ton Amour : nous voulons suivre le Christ qui marche librement vers Sa mort ; soutiens-nous comme Tu L'as soutenu, et sanctifie-nous dans le Mystère de sa Pâque. Lui qui règne pour les siècles des siècles »

Ou

« Seigneur, notre Dieu, par la Passion du Christ, Tu as détruit la mort héritée du premier péché, la mort qui tenait l'humanité sous sa loi ; accorde-nous d'être semblables à ton Fils: du fait de notre nature, nous avons dû connaître la condition du premier homme qui vient de la terre ; sanctifie-nous par ta Grâce pour que nous connaissions désormais la condition de l'Homme Nouveau qui appartient au Ciel. Par Jésus-Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu qui vit et règne avec Toi dans l'unité du Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles »

Ou

« Deus, a quo et Iudas reátus sui pœnam, et confessiónis suæ latro prǽmium sumpsit, concéde nobis tuæ propitiatiónis efféctum : ut, sicut in passióne sua Iesus Christus, Dóminus noster, divérsa utrísque íntulit stipéndia meritórum ; ita nobis, abláto vetustátis erróre, resurrectiónis suæ grátiam largiátur : Qui tecum »

« Ô Dieu, qui avez puni la perfidie de Judas et récompensé la confession du larron, faites-nous ressentir l’effet de votre Miséricorde, afin que Notre Seigneur Jésus-Christ, qui, dans sa Passion, les a traités tous deux selon leur mérite, détruise en nous les traces du vieil homme et nous accorde la Grâce de sa Résurrection. »

Ou

« Deus, qui peccáti véteris hereditáriam mortem, in qua posteritátis genus omne succésserat, Christi tui, Dómini nostri, passióne solvísti : da, ut, confórmes eídem facti ; sicut imáginem terréni, natúrae necessitáte portávimus, ita imáginem caeléstis, grátiae sanctificatióne portémus. Per eúndem Christum Dóminum nostrum »

« Ô Dieu, Vous avez détruit par la Passion de votre Christ, notre Seigneur, la mort que nous valait de père en fils le péché originel, et par où passaient toutes les générations : accordez-nous de nous identifier à votre Fils ; et de même que notre origine terrestre nous avait fatalement marqués de l’empreinte de la terre, de même votre Grâce céleste nous marquera de son Action sanctifiante »


Lectures de la « Sainte Messe de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ » du « Vendredi Saint » :


Première Lecture du Livre du prophète Isaïe (Is 52, 13 – 53, 12) de la « Sainte Messe de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ » du « Vendredi Saint » :

« Mon Serviteur réussira, dit le Seigneur ; Il montera, Il s’élèvera, Il sera exalté ! La multitude avait été consternée en Le voyant, car Il était si défiguré qu’Il ne ressemblait plus à un homme ; Il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme. Il étonnera de même une multitude de nations ; devant Lui les rois resteront bouche bée, car ils verront ce que, jamais, on ne leur avait dit, ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler. Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? Le Bras puissant du Seigneur, à qui s’est-il révélé ? Devant Lui, le Serviteur a poussé comme une plante chétive, une racine dans une terre aride ; Il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, Il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous L’avons méprisé, compté pour rien. En fait, c’étaient nos souffrances qu’Il portait, nos douleurs dont Il était chargé. Et nous, nous pensions qu’Il était frappé, meurtri par Dieu, humilié. Or, c’est à cause de nos révoltes qu’Il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’Il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur Lui : par Ses blessures, nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur Lui nos fautes à nous tous. Maltraité, Il s’humilie, Il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, Il n’ouvre pas la bouche. Arrêté, puis jugé, Il a été supprimé. Qui donc s’est inquiété de Son sort ? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à mort pour les révoltes de son Peuple. On a placé Sa tombe avec les méchants, Son tombeau avec les riches ; et pourtant Il n’avait pas commis de violence, on ne trouvait pas de tromperie dans Sa bouche. Broyé par la souffrance, Il a plu au Seigneur. S’Il remet sa vie en Sacrifice de réparation, Il verra une descendance, Il prolongera Ses jours : par Lui, ce qui plaît au Seigneur réussira. Par suite de Ses tourments, Il verra la lumière, la connaissance Le comblera. Le Juste, mon Serviteur, justifiera les multitudes, Il se chargera de leurs fautes. C’est pourquoi, parmi les grands, je Lui donnerai Sa part, avec les puissants Il partagera le butin, car Il s’est dépouillé Lui-même jusqu’à la mort, et Il a été compté avec les pécheurs, alors qu’Il portait le péché des multitudes et qu’Il intercédait pour les pécheurs ».


Psaume 30 (Ps 30 , 2ab.6, 12, 13-14ad, 15-16, 17.25) de la « Sainte Messe de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ » du « Vendredi Saint » :

R/ Ô Père, en Tes mains je remets mon Esprit (cf. Lc 23, 46)

En Toi, Seigneur, j’ai mon Refuge ;
Garde-moi d’être humilié pour toujours.
En Tes mains je remets mon esprit ;
Tu me rachètes, Seigneur, Dieu de Vérité.

Je suis la risée de mes adversaires
Et même de mes voisins ;
Je fais peur à mes amis,
S’ils me voient dans la rue, ils me fuient.

On m’ignore comme un mort oublié,
Comme une chose qu’on jette.
J’entends les calomnies de la foule :
Ils s’accordent pour m’ôter la vie.

Moi, je suis sûr de Toi, Seigneur,
Je dis : « Tu es mon Dieu ! »
Mes jours sont dans Ta main : délivre-moi
Des mains hostiles qui s’acharnent.

Sur Ton serviteur, que s’illumine ta Face ;
Sauve-moi par ton Amour.
Soyez forts, prenez courage,
Vous tous qui espérez le Seigneur !


Deuxième Lecture de la Lettre de Saint Paul Apôtre aux Hébreux (He 4, 14-16 ; 5, 7-9) de la « Sainte Messe de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ » du « Vendredi Saint » :

« Il apprit l’Obéissance et Il est devenu pour tous ceux qui Lui obéissent la cause du Salut Éternel »

« Frères, en Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand Prêtre par excellence, Celui qui a traversé les Cieux ; tenons donc ferme l’affirmation de notre foi. En effet, nous n’avons pas un grand Prêtre incapable de compatir à nos faiblesses, mais un grand Prêtre éprouvé en toutes choses, à notre ressemblance, excepté le péché. Avançons-nous donc avec assurance vers le Trône de la Grâce, pour obtenir Miséricorde et recevoir, en temps voulu, la Grâce de son Secours. Le Christ, pendant les jours de sa Vie dans la chair, offrit, avec un grand Cri et dans les Larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait Le sauver de la mort, et Il fut exaucé en raison de Son grand Respect. Bien qu’Il soit le Fils, Il apprit par ses Souffrances l’Obéissance et, conduit à sa Perfection, Il est devenu pour tous ceux qui Lui obéissent la cause du Salut Éternel ».


Le Christ s’est anéanti, prenant la condition de serviteur

« Pour nous, le Christ est devenu Obéissant, jusqu’à la mort, et la Mort de la Croix. C’est pourquoi Dieu L’a exalté : Il L’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom » (cf. Ph 2, 8-9)

Le Christ s’est anéanti, prenant la condition de serviteur


Saint Évangile de Notre Seigneur Jésus Christ selon Saint Jean (Jn 18, 1 – 19, 42) de la « Sainte Messe de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ » du « Vendredi Saint » :


La « Passion de Notre Seigneur Jésus Christ » :

« En ce Temps-là, après le repas, Jésus sortit avec ses disciples et traversa le torrent du Cédron ; il y avait là un jardin, dans lequel il entra avec ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait l’endroit, lui aussi, car Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis. Judas, avec un détachement de soldats ainsi que des gardes envoyés par les grands prêtres et les pharisiens, arrive à cet endroit. Ils avaient des lanternes, des torches et des armes. Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s’avança et leur dit : « Qui cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Jésus le Nazaréen. » Il leur dit : « C’est moi, je le suis. » Judas, qui le livrait, se tenait avec eux. Quand Jésus leur répondit : « C’est moi, je le suis », ils reculèrent, et ils tombèrent à terre. Il leur demanda de nouveau : « Qui cherchez-vous ? » Ils dirent : « Jésus le Nazaréen. » Jésus répondit : « Je vous l’ai dit : c’est moi, je le suis. Si c’est bien moi que vous cherchez, ceux-là, laissez-les partir. » Ainsi s’accomplissait la parole qu’il avait dite : « Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés ». Or Simon-Pierre avait une épée ; il la tira, frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l’oreille droite. Le nom de ce serviteur était Malcus. Jésus dit à Pierre : « Remets ton épée au fourreau. La coupe que m’a donnée le Père, vais-je refuser de la boire ? » Alors la troupe, le commandant et les gardes juifs se saisirent de Jésus et le ligotèrent. Ils l’emmenèrent d’abord chez Hanne, beau-père de Caïphe qui était grand prêtre cette année-là. Caïphe était celui qui avait donné aux Juifs ce conseil : « Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple. » Or Simon-Pierre, ainsi qu’un autre disciple, suivait Jésus. Comme ce disciple était connu du grand prêtre, il entra avec Jésus dans le palais du grand prêtre. Pierre se tenait près de la porte, dehors. Alors l’autre disciple – celui qui était connu du grand prêtre – sortit, dit un mot à la servante qui gardait la porte, et fit entrer Pierre. Cette jeune servante dit alors à Pierre : « N’es-tu pas, toi aussi, l’un des disciples de cet homme ? » Il répondit : « Non, je ne le suis pas ! » Les serviteurs et les gardes se tenaient là ; comme il faisait froid, ils avaient fait un feu de braise pour se réchauffer. Pierre était avec eux, en train de se chauffer. Le grand prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur son enseignement. Jésus lui répondit : « Moi, j’ai parlé au monde ouvertement. J’ai toujours enseigné à la synagogue et dans le Temple, là où tous les Juifs se réunissent, et je n’ai jamais parlé en cachette. Pourquoi m’interroges-tu ? Ce que je leur ai dit, demande-le à ceux qui m’ont entendu. Eux savent ce que j’ai dit. » À ces mots, un des gardes, qui était à côté de Jésus, lui donna une gifle en disant : « C’est ainsi que tu réponds au grand prêtre ! » Jésus lui répliqua : « Si j’ai mal parlé, montre ce que j’ai dit de mal ? Mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? » Hanne l’envoya, toujours ligoté, au grand prêtre Caïphe. Simon-Pierre était donc en train de se chauffer. On lui dit : « N’es-tu pas, toi aussi, l’un de ses disciples ? » Pierre le nia et dit : « Non, je ne le suis pas ! » Un des serviteurs du grand prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille, insista : « Est-ce que moi, je ne t’ai pas vu dans le jardin avec lui ? » Encore une fois, Pierre le nia. Et aussitôt un coq chanta. Alors on emmène Jésus de chez Caïphe au Prétoire. C’était le matin. Ceux qui l’avaient amené n’entrèrent pas dans le Prétoire, pour éviter une souillure et pouvoir manger l’agneau pascal. Pilate sortit donc à leur rencontre et demanda : « Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? » Ils lui répondirent : « S’il n’était pas un malfaiteur, nous ne t’aurions pas livré cet homme. » Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes et jugez-le suivant votre loi. » Les Juifs lui dirent : « Nous n’avons pas le droit de mettre quelqu’un à mort. » Ainsi s’accomplissait la parole que Jésus avait dite pour signifier de quel genre de mort il allait mourir. Alors Pilate rentra dans le Prétoire ; il appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? » Pilate répondit : « Est-ce que je suis juif, moi ? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? » Jésus déclara : « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. » Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? » Jésus répondit : « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. » Pilate lui dit : « Qu’est-ce que la vérité ? » Ayant dit cela, il sortit de nouveau à la rencontre des Juifs, et il leur déclara : « Moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. Mais, chez vous, c’est la coutume que je vous relâche quelqu’un pour la Pâque : voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Juifs ? » Alors ils répliquèrent en criant : « Pas lui ! Mais Barabbas ! » Or ce Barabbas était un bandit. Alors Pilate fit saisir Jésus pour qu’il soit flagellé. Les soldats tressèrent avec des épines une couronne qu’ils lui posèrent sur la tête ; puis ils le revêtirent d’un manteau pourpre. Ils s’avançaient vers lui et ils disaient : « Salut à toi, roi des Juifs ! » Et ils le giflaient. Pilate, de nouveau, sortit dehors et leur dit : « Voyez, je vous l’amène dehors pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. » Jésus donc sortit dehors, portant la couronne d’épines et le manteau pourpre. Et Pilate leur déclara : « Voici l’homme. » Quand ils le virent, les grands prêtres et les gardes se mirent à crier : « Crucifie-le ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ; moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. » Ils lui répondirent : « Nous avons une Loi, et suivant la Loi il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. » Quand Pilate entendit ces paroles, il redoubla de crainte. Il rentra dans le Prétoire, et dit à Jésus : « D’où es-tu ? » Jésus ne lui fit aucune réponse. Pilate lui dit alors : « Tu refuses de me parler, à moi ? Ne sais-tu pas que j’ai pouvoir de te relâcher, et pouvoir de te crucifier ? » Jésus répondit : « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi si tu ne l’avais reçu d’en haut ; c’est pourquoi celui qui m’a livré à toi porte un péché plus grand. » Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher ; mais des Juifs se mirent à crier : « Si tu le relâches, tu n’es pas un ami de l’empereur. Quiconque se fait roi s’oppose à l’empereur. » En entendant ces paroles, Pilate amena Jésus au-dehors ; il le fit asseoir sur une estrade au lieu dit le Dallage – en hébreu : Gabbatha. C’était le jour de la Préparation de la Pâque, vers la sixième heure, environ midi. Pilate dit aux Juifs : « Voici votre roi. » Alors ils crièrent : « À mort ! À mort ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Vais-je crucifier votre roi ? » Les grands prêtres répondirent : « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. » Alors, il leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié. Ils se saisirent de Jésus. Et lui-même, portant sa croix, sortit en direction du lieu dit Le Crâne (ou Calvaire), qui se dit en hébreu Golgotha. C’est là qu’ils le crucifièrent, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu. Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix ; il était écrit : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. » Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, parce que l’endroit où l’on avait crucifié Jésus était proche de la ville, et que c’était écrit en hébreu, en latin et en grec. Alors les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate : « N’écris pas : “Roi des Juifs” ; mais : “Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs”. » Pilate répondit : « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. » Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux : « Ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura. » Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats. Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. » Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit. (Ici on fléchit le genou, et on s’arrête un instant) Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau. Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez. Cela, en effet, arriva pour que s’accomplisse l’Écriture : Aucun de ses os ne sera brisé. Un autre passage de l’Écriture dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé. Après cela, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Joseph vint donc enlever le corps de Jésus. Nicodème – celui qui, au début, était venu trouver Jésus pendant la nuit – vint lui aussi ; il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès pesant environ cent livres. Ils prirent donc le corps de Jésus, qu’ils lièrent de linges, en employant les aromates selon la coutume juive d’ensevelir les morts. À l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin et, dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore déposé personne. À cause de la Préparation de la Pâque juive, et comme ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus. »


« Prière Universelle » du « Vendredi Saint » aux grandes Intentions de l’Église Catholique et du monde :


1. Pour la Sainte Église Catholique

Prions, frères bien-aimés, pour la Sainte Église de Dieu : que le Père Tout-Puissant Lui donne la Paix et l’Unité, qu’Il la protège dans tout l’univers ; et qu’Il nous accorde une vie calme et paisible pour que nous rendions grâce à notre Dieu.

V/ Flectámus génua (Fléchissons les genoux).
R/ Leváte (Levez-vous).

Dieu Éternel et Tout-Puissant, dans le Christ, Tu as révélé ta Gloire à tous les peuples ; protège l’Œuvre de ton Amour, afin que ton Église répandue par tout l’univers demeure inébranlable dans la foi pour proclamer ton Nom. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Ainsi soit-il.


2. Pour le Pape

Prions pour notre Saint-Père le Pape François, élevé par Dieu notre Seigneur à l’ordre épiscopal : qu’Il Le garde sain et sauf à son Église pour gouverner le Peuple de Dieu.

V/ Flectámus génua (Fléchissons les genoux).
R/ Leváte (Levez-vous).

Dieu Éternel et Tout-Puissant dont la Sagesse organise toutes choses, daigne écouter notre prière : protège avec Amour le Pape que Tu as choisi, afin que, sous la conduite de ce Pasteur, le Peuple chrétien que Tu gouvernes progresse toujours dans la foi. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Ainsi soit-il.


3. Pour le Clergé et le Peuple fidèle

Prions pour notre Évêque, pour tous les Évêques, les Prêtres, les Diacres, pour tous ceux qui remplissent des Ministères dans l’Église, et pour l’ensemble du Peuple des croyants.

V/ Flectámus génua (Fléchissons les genoux).
R/ Leváte (Levez-vous).

Dieu Éternel et Tout-Puissant dont l’Esprit sanctifie et gouverne le Corps entier de l’Église, exauce les prières que nous T’adressons pour tous les ordres de fidèles qui La composent : que chacun d’eux, par le Don de ta Grâce, Te serve avec fidélité. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Ainsi soit-il.


4. Pour les catéchumènes

Prions pour les catéchumènes : que Dieu notre Seigneur ouvre leur intelligence et leur cœur, et les accueille dans sa Miséricorde ; après avoir reçu le Pardon de tous leurs péchés par le Bain de la Naissance nouvelle, qu’ils soient incorporés à notre Seigneur Jésus Christ.

V/ Flectámus génua (Fléchissons les genoux).
R/ Leváte (Levez-vous).

Dieu Éternel et Tout-Puissant, Toi qui assures toujours la fécondité de ton Église, augmente en nos catéchumènes l’intelligence et la foi : qu’ils renaissent à la source du Baptême et prennent place parmi Tes enfants d’adoption. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Ainsi soit-il.


5. Pour l’Unité des Chrétiens

Prions pour tous nos frères qui croient en Jésus Christ et s’efforcent de conformer leur vie à la Vérité : demandons au Seigneur notre Dieu de les rassembler et de les garder dans l’Unité de son Église.

V/ Flectámus génua (Fléchissons les genoux).
R/ Leváte (Levez-vous).

Dieu Éternel et Tout-Puissant, Toi qui rassembles ce qui est dispersé, et qui fais l’unité de ce que Tu rassembles, regarde avec amour l’Église de ton Fils : nous Te prions d’unir dans la totalité de la foi et par le lien de la charité tous les hommes qu’un seul Baptême a consacrés. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Ainsi soit-il.


6. Pour les juifs

Prions pour les juifs à qui Dieu a parlé en premier : qu’ils progressent dans l’amour de son Nom et la fidélité à son Alliance.

V/ Flectámus génua (Fléchissons les genoux).
R/ Leváte (Levez-vous).

Dieu Éternel et Tout-Puissant, Toi qui as choisi Abraham et sa descendance pour en faire les fils de ta Promesse, conduis à la plénitude de la rédemption le premier peuple de l’Alliance, comme ton Église T’en supplie. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Ainsi soit-il.


7. Pour ceux qui ne croient pas en Jésus Christ

Prions pour ceux qui ne croient pas en Jésus Christ : demandons qu’à la Lumière de l’Esprit Saint, ils soient capables eux aussi de s’engager pleinement sur le chemin du Salut.

V/ Flectámus génua (Fléchissons les genoux).
R/ Leváte (Levez-vous).

Dieu Éternel et Tout-Puissant, donne à ceux qui ne croient pas au Christ d’aller sous ton Regard avec un cœur sincère, afin de parvenir à la connaissance de la Vérité ; et donne-nous de mieux nous aimer les uns les autres et d’ouvrir davantage notre vie à la Tienne, pour être dans le monde de meilleurs témoins de ton Amour. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Ainsi soit-il.


8. Pour ceux qui ne croient pas en Dieu

Prions pour ceux qui ne connaissent pas Dieu : demandons qu’en obéissant à leur conscience ils parviennent à Le reconnaître.

V/ Flectámus génua (Fléchissons les genoux).
R/ Leváte (Levez-vous).

Dieu Éternel et Tout-Puissant, Toi qui as créé les hommes pour qu’ils Te cherchent de tout leur cœur et que leur cœur s’apaise en Te trouvant, fais qu’au milieu des difficultés de ce monde tous puissent discerner les Signes de ta Bonté et rencontrer des témoins de ton Amour : qu’ils aient le bonheur de Te reconnaître, Toi, le seul vrai Dieu et le Père de tous les hommes. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Ainsi soit-il.


9. Pour les pouvoirs publics

Prions pour les chefs d’État et tous les responsables des affaires publiques : que le Seigneur notre Dieu dirige leur esprit et leur cœur selon sa Volonté pour la paix et la liberté de tous.

V/ Flectámus génua (Fléchissons les genoux).
R/ Leváte (Levez-vous).

Dieu Éternel et Tout-Puissant, Toi qui tiens en Ta main le cœur des hommes, et garantis les droits des peuples, viens en aide à ceux qui exercent le pouvoir ; que partout sur la terre s’affermissent avec ta Grâce la sécurité et la paix, la prospérité des nations et la liberté religieuse. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Ainsi soit-il.


10. Pour tous les hommes dans l'épreuve

Frères bien-aimés, prions Dieu le Père Tout-Puissant d'avoir pitié des hommes dans l'épreuve : qu'Il débarrasse le monde de toute erreur, qu'Il chasse les épidémies et repousse la famine, qu'Il vide les prisons et délivre les captifs, qu'Il protège ceux qui voyagent, qu'Il ramène chez eux les exilés, qu'Il donne la force aux malades, et accorde le salut aux mourants.

V/ Flectámus génua (Fléchissons les genoux).
R/ Leváte (Levez-vous).

Dieu Éternel et Tout-Puissant, Consolation des affligés, Force de ceux qui peinent, entends les prières des hommes qui T'appellent, quelles que soient leurs souffrances : qu'ils aient la joie de trouver dans leurs détresses le Secours de ta Miséricorde. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Ainsi soit-il.


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« Vénération de la Croix » du « Vendredi Saint » :


La « Prière Universelle » achevée, on vénère la Croix. Le Célébrant, accompagné de deux porteurs de cierge, présente à trois reprises l’Image de la Croix, « cette Croix qui a porté Jésus, le Sauveur du monde », Il nous invite à nous prosterner devant ce Signe de notre Salut. A chaque Présentation de la Croix, on se met à genoux et on garde le silence un instant.


1- Un Ministre, accompagné de deux porteurs de cierge, apporte la Croix voilée à l’Autel. Le Prêtre, debout devant l’Autel, reçoit la Croix, il découvre la « Partie supérieure de la Croix » et L'élève en chantant :

« Ecce lignum Crucis, in quo salus mundi pependit » (Voici le Bois de la Croix, qui a porté le Salut du monde).

Le peuple répond :
« Veníte, adoremus ! » (Venez, adorons ! )

Puis tous s'agenouillent et adorent en silence durant quelques instants tandis que le Prêtre, demeurant debout, tient la Croix élevée.

« Crucem tuam adorámus, Dómine : et sanctam resurrectiónem tuam laudámus et glorificámus : ecce enim, propter lignum venit gáudium in univérso mundo » ( Nous adorons votre Croix, Seigneur ; nous célébrons et glorifions Votre Sainte Résurrection, car c’est par la Croix que la joie a reparu dans le monde entier )


2- Puis le Prêtre découvre le « Bras droit de la Croix » , il L'élève à nouveau en chantant :

« Ecce lignum Crucis, in quo salus mundi pependit » (Voici le Bois de la Croix, qui a porté le Salut du monde).

Le peuple répond :
« Veníte, adoremus ! » (Venez, adorons ! )

Puis tous s'agenouillent et adorent en silence durant quelques instants tandis que le Prêtre, demeurant debout, tient la Croix élevée.

« Crucem tuam adorámus, Dómine : et sanctam resurrectiónem tuam laudámus et glorificámus : ecce enim, propter lignum venit gáudium in univérso mundo » ( Nous adorons votre Croix, Seigneur ; nous célébrons et glorifions Votre Sainte Résurrection, car c’est par la Croix que la joie a reparu dans le monde entier )


3- Le Prêtre découvre enfin « totalement la Croix » , il L'élève une troisième fois en chantant :

« Ecce lignum Crucis, in quo salus mundi pependit » (Voici le Bois de la Croix, qui a porté le Salut du monde).

Le peuple répond :
« Veníte, adoremus ! » (Venez, adorons ! )

Puis tous s'agenouillent et adorent en silence durant quelques instants tandis que le Prêtre, demeurant debout, tient la Croix élevée.

« Crucem tuam adorámus, Dómine : et sanctam resurrectiónem tuam laudámus et glorificámus : ecce enim, propter lignum venit gáudium in univérso mundo » ( Nous adorons votre Croix, Seigneur ; nous célébrons et glorifions Votre Sainte Résurrection, car c’est par la Croix que la joie a reparu dans le monde entier )


Le Prêtre porte enfin la Croix à l'endroit qui convient le mieux pour que les fidèles viennent La vénérer en s'avançant les uns après les autres pour L'embrasser.

Pour la « Liturgie domestique » en ce temps exceptionnel lié à la pandémie de Covid-19, on posera un Geste de Vénération de la Croix disposée dans l’espace de prière. On peut s’incliner devant la Croix, puis La porter à son front et/ou à son cœur, ou effectuer tout autre Geste de Vénération approprié.

On pourra également chanter l’Hymne « Ô Croix dressée sur le monde » du Père Jean Servel


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« Sainte Communion » du « Vendredi Saint » :


La nappe sur l’Autel est mise, puis un diacre, ou le Prêtre lui-même, va prendre le Saint-Sacrement au lieu où on L'a déposé la veille. Il revient à l’Autel, tandis que tous se tiennent debout en silence. Lorsque le diacre a placé le Saint-Sacrement sur l’Autel, le Prêtre monte à l’Autel. Il appelle les fidèles à dire ensemble le « Notre Père », puis il présente le Pain consacré à la Messe du Jeudi Saint conservé au Reposoir.


Voir l’Acte de Communion Spirituelle afin de permettre aux Fidèles Catholiques de Communier spirituellement face au Coronavirus en ce Jour du Vendredi Saint « Seigneur Jésus, puisque je suis empêché de Te recevoir sacramentellement » composé par Monseigneur Raymond Centène. Voir également la Prière du Cardinal Rafael Merry del Val pour une Communion Spirituelle « Ô mon Jésus, dans l’attente du bonheur de la Communion sacramentelle, je veux Te posséder en esprit » prononcée par le Pape François lors de sa Messe matinale à Sainte-Marthe le lundi 23 mars 2020.


Prière après la Sainte Communion de la « Sainte Messe de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ » du « Vendredi Saint » :

« Dieu de Puissance et de Miséricorde, Toi qui nous as renouvelés par la Mort et la Résurrection de ton Christ, entretiens en nous l'Œuvre de ton Amour. Que notre Communion à ce Mystère consacre notre vie à ce Service. Par Jésus, le Christ, Notre Seigneur. Ainsi soit-il. »


Bénédiction lors de la « Sainte Messe de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ » du « Vendredi Saint » :

« Que ta Bénédiction, Seigneur, descende en abondance sur ton Peuple qui a célébré la Mort de ton Fils dans l'espérance de Sa propre Résurrection ; accorde-lui pardon et réconfort, augmente sa foi, assure son éternelle Rédemption. Par Jésus, le Christ, Notre Seigneur. Ainsi soit-il. »


Et que Dieu Tout-Puissant vous bénisse...

Signe-de-Croix Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.


V/ Ita Missa est.
R/ Deo gratias.

V/ Allez, dans la Paix du Christ.
R/ Nous rendons Grâce à Dieu.



Vidéo de la « Sainte Messe de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ du Vendredi Saint » du 2 avril 2021 présidée et prêchée par don Jean-Rémi Lanavère au Séminaire de la Communauté Saint-Martin en l’Abbaye d’Evron pour demander la Grâce d'adorer la Sainte Croix et d'y conformer nos vie :