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Définitivement acquittée le 29 janvier 2019, Asia Bibi, la mère de famille pakistanaise, condamnée à mort et après 10 ans de détention au Pakistan à la suite d'une fausse accusation de blasphème, publie un livre « Enfin libre ! » aux éditions du Rocher. C’est un magnifique témoignage de foi mais aussi utile pour la prise de conscience de la façon dont se déroule la vie des Chrétiens dans les pays musulmans : « Après ces longues années passées en prison, je me sens bien. Parfois mon pays me manque, mais le plus important pour moi est d’être en sécurité avec ma famille. C’est ce qui me rend heureuse. J’avais une vie simple mais bien remplie. Je travaillais comme ouvrière agricole et je récoltais notamment les fruits et les légumes dans les champs alentour. Le soir, je rentrais m’occuper de ma famille. Tout n’était pas facile, mais j’étais heureuse. Je ne sais pas exactement pourquoi cette voisine, Mafia, et sa sœur m’ont accusée de blasphème, mais ce que je sais, c’est qu’elles ne m’aimaient pas, et qu’il était facile pour elles de m’accuser parce que j’étais Chrétienne. Et ensuite, personne dans le village ne m’a défendue… Le troisième jour après ma condamnation, alors que je priais, un oiseau est venu se poser sur le rebord de la fenêtre et m’a regardée, raconte-t-elle. Je lui ai demandé : « Viens-tu de la part de Dieu ? Et il est parti. Mais ensuite, il est revenu chaque jour pendant trois ans. J’avais l’impression qu’il me parlait. C’était pour moi le symbole de l’espoir. J’ai beaucoup prié pendant toute ma détention. Seule dans ma cellule, j’imaginais Jésus et je Lui parlais. Je Lui demandais de me libérer. Ce Lien m’a donné de la force et de l’espérance. J’ai toujours cru que la justice allait triompher et que j’allais être libérée. Je suis consciente que mon histoire a fait de moi un symbole dans le monde entier. Malheureusement, il y a beaucoup d’autres personnes qui ont été accusées de blasphème et qui sont encore en prison aujourd’hui. Je veux porter leur voix et les défendre, comme d’autres m’ont défendue, afin qu’elles soient libérées. J’incite les personnes qui m’ont soutenue dans le monde entier à ne pas les abandonner ».

Même après l’heureuse libération d’Asia Bibi, les Chrétiens sont toujours persécutés au Pakistan… car ils sont Chrétiens.
De nombreux cas de persécutions sont rapportés dans les médias, par de nombreuses ONG, mais aussi sur les réseaux sociaux.
L’association Open Doors/Portes Ouvertes classe le Pakistan au 5e rang des pays où les Chrétiens sont les plus persécutés dans le monde. Les Chrétiens font face à une discrimination institutionnalisée et à des attaques violentes. Le principal problème au Pakistan est la loi sur le blasphème qui est utilisée à tort et à travers. Les Chrétiens continuent de vivre dans la crainte quotidienne d’être accusée de blasphème, ce qui peut entrainer la peine de mort.
C’est à cause de cette loi sur le blasphème qu’Asia Bibi a vécu un cauchemar pendant 9 ans lorsqu’elle a été emprisonnée à la suite de fausses accusations. Nous saluons le courage du Premier ministre Imran Khan d’avoir appliqué le droit du pays malgré les nombreuses manifestations islamistes dans le pays.

Signez cette PÉTITION appelant les élus à se mobiliser et à intervenir pour « obtenir la libération immédiate des Chrétiens Shagufta et Shafgat au Pakistan »


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Aujourd’hui, le cauchemar d’Asia Bibi est celui de Shagufta Kauser et de son mari handicapé Shafqat Masih.
Nous devons nous battre pour Shagufta Kauser et Shafqat Masih autant que nous l’avons fait pour Asia Bibi.
Les lois pakistanaises sur le blasphème sont souvent utilisées par les islamistes pour cibler les Chrétiens et les autres minorités.
Shagufta Kauser et Shafqat Masih sont accusés d’avoir envoyé des SMS blasphématoires à un religieux musulman alors qu’ils sont tous deux analphabètes. Ces textos auraient été écrits en anglais alors que ces deux individus ne parlent pas anglais.
Shagufta et son mari sont en prison depuis leur arrestation en 2013 et ils attendent actuellement un appel contre la condamnation à mort prononcée par la Haute Cour de Lahore en 2014.
Avant leur arrestation, Shagufta et Shafqat vivaient dans l’enceinte d’une église dans la ville de Gojra, dans la province du Pendjab, à l’est du Pakistan. Shagufta travaillait comme femme de ménage et à l’école de l’église. Son mari ne travaille plus depuis qu’il a été paralysé à la suite d’un accident en 2004.
Des preuves montrent qu’une photocopie de la carte d’identité de Shagufta a été volée dans les dossiers de l’église où elle travaillait afin d’être utilisée pour acheter une carte SIM à son nom. Les procureurs n’ont pas été en mesure de produire des preuves concrètes permettant d’établir la culpabilité du couple. La carte SIM qui a été donnée au tribunal s’avère être une fausse et le téléphone d’où a été envoyé le texto n’est pas retrouvé.
Après son arrestation, Shafqat a été torturé pour qu’il avoue avoir commis ce blasphème (afin que sa femme ne soit pas également torturée).
Le couple est défendu par le même avocat courageux qui avait défendu Asia Bibi, Saif-ul Malook. En plus d’avoir été torturé Shafqat, Shafqat s’est également dit préoccupé par le fait que le juge qui a prononcé la peine de mort a été intimidé par des avocats et des chefs religieux de la communauté. Il est préoccupé, car le juge qui a prononcé la peine de mort a également été menacé par des avocats et des islamistes.
Shagufta Kauser et son mari seraient tous deux atteints de dépressions après avoir été séparés dans des prisons séparées pendant plus de six ans. De plus, un récent rapport d’un médecin a mis en évidence de graves craintes pour la santé de Shafqat. Il souffre énormément du dos et il est impossible pour lui de se déplacer du lit.
Le couple a quatre enfants âgés de 9 à 15 ans qui sont à la charge de leur tante et ils craignent pour leur vie.


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Signez cette PÉTITION appelant les élus à se mobiliser et à intervenir pour « obtenir la libération immédiate des Chrétiens Shagufta et Shafgat au Pakistan »

Le TEXTE de la PÉTITION appelant les élus à se mobiliser et à intervenir pour obtenir la libération immédiate de Shagufta et Shafgat :
À l’attention des députés du groupe d'études Chrétiens d'Orient,
A l'attention des députés du groupe d'amitié France-Pakistan,
Je signe cette Pétition pour vous demander d’intervenir afin de sauver les innocents Shagufta Kauser et Shafqat Masih qui sont emprisonnés pour leur Foi.
La loi pakistanaise sur le blasphème est détournée et utilisée comme une arme pour emprisonner à tort des Chrétiens et d’autres minorités religieuses du Pays, Asia Bibi hier, Shagufta et Shafqat aujourd’hui.
Shagufta et Shafqat sont accusés d’avoir envoyés des SMS blasphématoires à un religieux musulman alors qu’ils sont tous deux analphabètes. En plus de cela, les messages ont été envoyés en anglais, alors que ces derniers ne parlent pas cette langue.
La France, pays des droits de l’homme, ayant un rôle de protecteurs des Chrétiens d’Orient depuis plusieurs siècles a une voix à faire entendre auprès du Pakistan pour demander la libération de ces deux Pakistanais innocents.
Sans intervention, Shagufta et Shafqat risquent la peine de mort. Après six ans de détention, il est temps que Shagufta Kauser et Shafqat Masih rentrent chez eux sains et saufs.
Je vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs, les députés, l’expression de ma considération la plus distinguée.
Salutations,
Votre Nom

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Signez également la « PÉTITION pour les 200 millions de CHRÉTIENS PERSÉCUTÉS dans le monde »


Huma Younous, une Chrétienne de 14 ans kidnappée pour un mariage forcé avec un musulman !


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Huma Younous, une Chrétienne du Pakistan, âgée de 14 ans, a été enlevée par un musulman, convertie et mariée à lui de force en octobre 2019. Les parents de la jeune fille ont porté l’affaire devant la justice. La Haute Cour, se basant sur la charia, a pourtant validé leur union. Huma Younous pourrait devenir le symbole d’une pratique encore répandue au Pakistan : l’enlèvement de jeunes Chrétiennes par des musulmans. Âgée de 14 ans, Huma Younous a été enlevée le 10 octobre 2019 par un homme, Abdul Jabbar, lequel l’a convertie et l’a forcée à se marier avec lui. Les parents ont tenté de récupérer leur fille via une procédure judiciaire, mais le 3 février 2020, la Haute Cour de la province de Sindh a validé cette union.

La cour a justifié sa décision en citant la charia, selon laquelle une fille peut se marier dès ses premières règles. Dans certaines provinces du Pakistan, pays qui compte une large majorité de musulmans, la loi islamique prévaut encore sur les autres.

L’avocate des parents, Tabassum Yousaf, s’est appuyée sur le « Child Marriage Restraint Act », qui vise à limiter les mariages de mineurs, en vain : « C’est la énième défaite de la justice et une autre preuve que l’État musulman du Pakistan n’attache guère d’importance aux Chrétiens pakistanais en tant que citoyens ».

Votée en 2014, cette loi de la charia n’a encore jamais été appliquée, et c’est dans le cas de Huma Younous que son application a été demandée pour la première fois. Selon la défense, elle a été adoptée « dans le seul but d’améliorer l’image du pays dans l’opinion internationale et d’obtenir des fonds d’aide au développement ».

Huma Younous réside actuellement à 600 kilomètres du domicile de ses parents, et a été privée de tout contact avec sa famille. La Cour avait requis la présence de la jeune fille lors de l’audience précédente, le 16 janvier 2020, mais celle-ci était absente. Les parents d’Huma Younous n’ont pas pu voir leur fille au tribunal !

Le policier responsable de l’enquête, Akhtar Hussain, s’était contenté de confirmer qu’elle avait été convoquée. Ce dernier est soupçonné de collusion avec le ravisseur, d’autant qu’Huma Younous a été invitée à signer une déclaration au tribunal le 9 janvier 2020 pour indiquer qu’elle était majeure. Une convocation dont ni l’avocate, ni les parents n’avaient été informés.

À l’issue de l’audience, les parents se sont exprimés face aux médias et en ont appelé à la communauté internationale : « Si votre fille de 14 ans traversait tout ça, que feriez-vous ? À quel point souffririez-vous? Considérez notre fille comme votre fille. S’il vous plaît, aidez-nous ! »

L’enlèvement de jeunes Chrétiennes par des musulmans est un drame récurrent au Pakistan. L’affaire Huma est le premier cas de conversion et de mariage forcés porté devant la Haute Cour de Karachi, la capitale de la province où résident les parents. Il s’agit pourtant d’une pratique largement répandue au Pakistan qui compte trois millions de Chrétiens, soit seulement 2% de sa population. « Jusqu’à présent, aucune famille n’avait pu demander justice, parce que les Chrétiens sont majoritairement pauvres et peu instruits et qu’ils n’ont pas les moyens de se payer une assistance juridique », a expliqué l’avocate d’Huma Younous.



La France s’honorerait à protester au nom des droits de l’Homme… Mais ne peut hélas pas compter sur Marlène Schiappa, Secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. On se demande vraiment à quoi elle sert !



Le 25 février 2020 au Pakistan : trois Chrétiens grièvement blessés par des musulmans dans le Pendjab. Ils avaient eu le front d’entreprendre la construction d’une petite chapelle sur un terrain appartenant à l’un d’entre eux, pour que les 120 Chrétiens de leur village aient un lieu de culte… Non mais, puis quoi encore ! Trois Chrétiens qui travaillaient à la construction d’une Chapelle à Sahiwal, dans la province du Pendjab pakistanais, ont été blessés lors d’une agression perpétrée par des personnes désirant bloquer le projet. Ainsi que l’a appris l’Agence Fides, ces derniers jours les musulmans Muhammad Akram, Muhammad Liaqat, Aslam et leurs compagnons ont attaqué les Chrétiens qui avaient manifesté l’intention de construire une petite chapelle sur leur terrain dans le village où ils vivent, le Chak 92-9L du district de Sahiwal. Le village est composé de 150 maisons alors que la population Chrétienne totale compte environ 120 fidèles. Gulzar Masih, l’un des Chrétiens du lieu, propriétaire d’un lopin de terre – et disposant d’un certificat légal de propriété y afférant – entendait ériger une simple construction destinée à devenir une Chapelle pour le culte des Chrétiens du lieu, actuellement contraints à parcourir plusieurs kilomètres pour se rendre dans une église. Muhammad Liaqat s’est opposé à la construction, contestant la propriété de ce terrain ainsi que l’idée qu’une église Chrétienne puisse exister dans le village. Un litige s’en est suivi qui s’est conclu par l’arrivée de la police qui a procédé à l’arrestation des personnes impliquées dans la rixe, à savoir Gulzar et son fils, Liaqat et ses compagnons, tous remis en liberté par la suite. Le même jour, Muhammad Liaqat et ses compères, cette fois portant des armes à feu et blanches, ont commencé à démolir le mur d’enceinte que les Chrétiens avaient commencé à construire pour ensuite édifier la Chapelle. A l’arrivée de Gulzar Masih et d’autres fidèles qui voulaient empêcher la démolition, les agresseurs ont ouvert le feu blessant grièvement trois Chrétiens : Azeem, fils de Gulzar, Sajjad et Razaq, tous hospitalisés à l’hôpital civil de Sahiwal. La police a de nouveau arrêté certains suspects mais entre-temps les agresseurs ont eux aussi porté plainte contre les Chrétiens, affirmant avoir été agressés. Selon l’ONG CLAAS (Centre for Legal Aid, Assistance and Settlement), qui fournit une assistance légale aux Chrétiens du village, il s’agit d’une « violation flagrante des droits au culte des fidèles et d’un abus perpétré par d’autres citoyens, musulmans, qui font usage indiscriminé de la force à l’encontre des minorités religieuses » (Source : Observatoire de la Christianophobie)


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