Le Témoignage de Marie-Hélène « Cet amour conjugal n'est plus de l'ordre de l'éros, n'est plus un sentiment amoureux, possessif, égoïste ... mais un amour d'agapè, un Amour plus fort, plus vrai, paisible, gratuit, sans retour, qui me vient de Dieu ! » :

« J'ai 55 ans, j'ai reçu d'une famille catholique pratiquante une éducation religieuse classique (catéchisme en primaire, aumônerie au collège) et je me souviens avoir dessiné à 10 ans pour l'Ascension « Jésus s'envolant dans le ciel ».

Et puis l'adolescence, le lycée, le monde ... vont m'éloigner de l'Eglise. Après quelques années, je rencontre mon futur mari, Antoine, qui était prof de tennis. Je tombe amoureuse, nous décidons de vivre ensemble ... et, à 34 ans, j'ai la chance d'attendre un enfant.

Curieusement, je me sens appelée à retourner à l'Eglise, à mes racines. Et là nous allons vivre une tragédie : notre fils Jean-Baptiste meurt à sa naissance par strangulation du cordon ombilical !

Dans cette terrible souffrance du deuil, le Seigneur me conduit vers un groupe de prière où je vais expérimenter la Consolation divine : l'Esprit-Saint m'amène à me confier et à recevoir cette Consolation par les prières du groupe de manière très sensible, physiquement ! Une véritable rencontre avec le Seigneur qui va faire grandir ma foi. Antoine et moi décidons de nous marier cette même année. Il ne vit pas cette reconversion comme moi mais, ayant une mère catholique pratiquante, il ne met aucun obstacle à ma démarche spirituelle.

Pour notre plus grande joie, le Seigneur nous donne un deuxième fils, Enzo, qui a aujourd'hui 16 ans ! Mais mon mari Antoine souffre de dépressions de plus en plus graves et développe une psychose, me rendant responsable de son mal-être. Notre vie de famille devient infernale. Pour nous protéger, mon fils Enzo et moi, je prends la dure décision de nous séparer et de mettre notre maison en vente.

Je continue à m'appuyer sur le Seigneur, de réciter une neuvaine à Saint Joseph pour qu'il nous trouve deux nouveaux lieux de vie à 400 mètres de distance, et de recevoir toutes les grâces matérielles qui nous étaient alors nécessaires.

Le chemin de fidélité à mon époux s'impose à moi bien qu'il m'ait grièvement blessée : il a été agressif, menteur, moqueur, persécuteur ... Mais sur la route du pardon, le Seigneur fait son Œuvre ...

Antoine est toujours mon mari, je prends régulièrement de ses nouvelles, lui rend visite plusieurs fois par mois. Il y a trois ans, lors d'une hospitalisation où il était vraiment mal en point, en détresse physique et psychologique, et où il avait besoin de ma présence, je suis allée lui rendre visite tous les midis pendant ma pause-déjeuner.

Aujourd'hui l'amour que j'éprouve envers lui, grâce à Dieu par notre Sacrement de Mariage, a grandi ! Cet amour conjugal n'est plus de l'ordre de l'éros, n'est plus un sentiment amoureux, possessif, égoïste ... mais un amour d'agapè, un Amour plus fort, plus vrai, paisible, gratuit, sans retour, qui me vient de Dieu ! Je prie régulièrement pour lui, pour sa conversion à l'Amour de Dieu ... Que Dieu soit loué pour cet amour transformé ! ».


Marie-Hélène - Membre du Groupe Provence de la Communion Notre-Dame de l’Alliance



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