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Une loi qui interdit aux femmes d’avorter dès que les battements de cœur du fœtus peuvent être détectés. Désormais les médecins qui pratiqueraient un avortement seraient susceptibles d’être condamnés d’une peine de 10 à 99 ans de prison. L’espoir est d’aller jusqu’à la Cour suprême et de la convaincre de revenir sur sa décision de 1973, la « Roe versus Wade » qui avait légalisé l’avortement au niveau national.

En Alabama :
Le Sénat de l’Etat de l’Alabama a adopté le mardi 14 mai 2019 par 25 voix contre 6 le projet de loi le plus restrictif des Etats-Unis en matière d’avortement, dans lequel l’Interruption Volontaire de Grossesse redevient un crime. Le texte prévoit de lourdes peines de prison pour les médecins pratiquant l’avortement, de 10 à 99 ans, et ne prévoit pas d’exception en cas de viol ou d’inceste (La seule exception porte sur un danger vital encouru par la mère). L’Alabama s’inscrit dans la lignée de 28 autres Etats qui, depuis quelques mois, ont introduit de nouvelles règles limitant l’accès à l’IVG. Ils espèrent ainsi porter cette loi devant la Cour Suprême des Etats-Unis et abroger la loi de 1973 l’autorisant. Il s’agit pour beaucoup de la loi la plus répressive en matière d’avortement. L’Association de défense des droits civiques (ACLU) a annoncé son intention d’aller en justice pour empêcher l’application de ce texte.

En Géorgie :
Le gouverneur a promulgué le 7 mai 2019, l’une des lois les plus restrictives de la nation, interdisant l’avortement après 6 semaines de grossesse (à ce stade, un grand nombre de femmes enceintes ne savent pas encore qu’elles le sont), quand les médecins peuvent généralement détecter un battement de cœur fœtal. La date butoir était auparavant de 20 semaines. A noter : la législation omet tout langage protégeant les femmes contre des poursuites en justice. La Géorgie devient ainsi le quatrième Etat à adopter une législation « battement de cœur du fœtus », après le Kentucky, le Mississippi et l’Ohio. Des propositions de lois similaires sont débattues dans 11 autres Etats.

Dans l’Ohio :
La loi « battement de cœur » a été adoptée le mois dernier, les Républicains discutent maintenant d’une loi qui interdirait aux sociétés d’assurance de couvrir non seulement les frais d’avortement, mais également certaines formes de contraception comme la pilule ou le stérilet.

Au Texas :
Une proposition de loi a été introduite qui ferait de l’avortement un homicide, pouvant donc être en théorie passible de la peine de mort ! Toute personne participant à une procédure d’avortement – médecin, infirmière, patiente – serait poursuivie pour meurtre, sans même que la loi ne prévoie une exception pour le viol, l’inceste ou les grossesses où la vie de la mère est en danger. Tony Tinderholt, le « père » de cette proposition de loi, propose qu’elle soit appliquée « sans tenir compte des lois fédérales, ordres exécutifs ou décisions de justice contraires ».

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