La Dix-Neuvième Marche pour la Vie« N’avons-nous que la Mort à proposer ? » du Dimanche 18 janvier 2026, Place Vauban à Paris de 14 heures à 18 heures, a rassemblée environ 15 000 personnes dans le contexte particulier des débats sur la légalisation au Parlement de l’Euthanasie gratuite et du Suicide Assisté pour manifester leur soutien à la Vie, alors que la natalité française a enregistré une nouvelle baisse en 2024 (passant de 677 803 naissances en 2023 à 663 000 naissances en 2024) et que le nombre d’Avortements est en hausse (passant de 243.623 à 251.270 en 2024). Monseigneur Dominique Rey, Évêque émérite de Fréjus-Toulon, auteur de « Pensées sur la Vieillesse » a été le seul Évêque de France a intervenir sur le podium.
La Dix-Neuvième Marche pour la Vie « N’avons-nous que la Mort à proposer ? »
L’édition 2026 se déroulera dans le contexte particulier des débats sur la Fin de Vie au Parlement : le Sénat examine à partir du 12 janvier le projet qui a été validé par l’Assemblée le 27 mai dernier.
La Marche entend rappeler publiquement que la dignité se trouve dans l’accompagnement des plus vulnérables, et non dans l’offre sociétale et médicale de l’Euthanasie ou de l’Avortement.
Comme chaque année nous nous réunissons pour manifester notre soutien à la vie, alors que la natalité française a enregistré une nouvelle baisse en 2024 (passant de 677 803 naissances en 2023 à 663 000 naissances en 2024, INSEE) et que le nombre d’avortements est en hausse (passant de 243.623 à 251.270 en 2024).
Depuis trois ans, le Parlement travaille à la légalisation de l’Euthanasie et du Suicide Assisté.
Ainsi les personnes âgées, les handicapés ou simplement les malades traversant une période difficile deviendraient des cibles de la Culture de Mort, comme les enfants à naître le sont déjà.
On nous affirme qu’il ne s’agit que de défendre la dignité humaine.
Mais qui sont ces députés pour décider que la vie d’un handicapé est indigne d’être vécue ?
La dignité humaine ne dépend pas de la santé, de l’âge, du regard des autres, et pas même de notre propre regard sur nous-mêmes : elle est intrinsèquement liée à notre qualité d’être humain.
La dignité humaine ne peut se défendre que sans condition, sans vouloir reproduire les errements des totalitarismes du passé.
On nous dit aussi que la légalisation de l’Euthanasie ne ferait que donner de nouveaux droits, sans rien retirer à personne.
Mais c’est un mensonge évident : qui ne voit la pression morale qui sera exercée insidieusement (et même parfois brutalement) sur les « indésirables » ?
Il est trop clair que cette légalisation présente des aspects économiques majeurs et sordides.
Déjà, dans certains pays, les plus pauvres sont soumis à cet affreux chantage : ce soin est trop cher, mais nous pouvons vous proposer l’Euthanasie Gratuite.
Est-ce cela, le « modèle social » que veulent promouvoir M. Falorni ou M. Macron ?
On nous dit encore que l’Euthanasie constitue le complément du développement des soins palliatifs.
Mais, là encore, c’est un mensonge : on ne peut pas à la fois légaliser la mort administrée et promouvoir les soins palliatifs – ne serait-ce que pour des raisons financières : comment trouverait-on les moyens de développer les soins palliatifs quand une piqûre létale coûte si peu cher ?
Il n’existe qu’une réponse possible à cette destruction des plus vulnérables : Défendre la Vie de sa conception à sa mort naturelle.
Toute Vie humaine. Sans condition.
C’est pourquoi nous Marchons pour la Vie, cette année 2026 comme chaque année.
Nous ne pouvons pas nous résoudre à vivre dans une société où les médecins deviendraient des menaces pour leurs patients, comme les enfants pour leurs parents.
La culture de mort ne peut créer qu’une société de la défiance, une société du mensonge, et finalement la guerre de tous contre tous.
Comme le disait Mère Teresa, si l’on accepte qu’une mère puisse tuer son enfant dans son sein, nous serons implacablement amenés à admettre que les plus forts aient droit de vie et de mort sur les plus faibles.
Cela a existé dans l’histoire.
Cela fut toujours un désastre.
Alors défendons la Vie.
Notamment la Vie humaine la plus vulnérable et la plus fragile.
C’est cela, la vraie défense de la dignité humaine.
Les 10 Propositions de la Marche pour la Vie 2026
1. Déployer un grand plan pour que les soins palliatifs soient accessibles à tout Français qui en aurait besoin.
2. Rejeter toute légalisation du Suicide Assisté et de l’Euthanasie, contraire à la solidarité.
3. Mettre en place une politique familiale pour combattre la précarité et accompagner tous les parents pour que l’IVG ne soit jamais un choix réalisé pour des raisons économiques.
4. Faire réaliser une étude sur l’IVG par les pouvoirs publics ou un groupe d’associations, pour mieux comprendre les causes et les conséquences de l’Avortement, comme le souhaitent 88% des Français (sondage IFOP octobre 2020).
5. Permettre le remboursement à 100% des actes liés à une Maternité, alors qu’une prise en charge à 100% est déjà prévue pour une IVG.
6. Encourager dès la sixième semaine de grossesse, une échographie qui permette d’entendre battre le cœur du fœtus.
7. Rétablir un délai de réflexion de trois jours minima, avant toute IVG.
8. Encourager l’accouchement sous X pour permettre aux jeunes femmes en difficulté de mener leur grossesse à terme et de permettre ainsi l’adoption.
9. Déployer une éducation affective et sexuelle respectueuse d’autrui et de la Vie naissante dans le système éducatif.
10. Défendre le droit absolu à l’objection de conscience des personnels de santé et protéger la clause de conscience spécifique.