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Cinquième Mystère Glorieux du Couronnement de la Vierge Marie au Ciel du « Rosaire des Mamans »

Chapelets > Mystères Glorieux

Voici la Méditation « Ô Reine du Ciel, qui ne cessez de veiller sur le Salut de tous ! » du « Rosaire des Mamans » de Paula Hoesl (1898-1966) sur le Cinquième Mystère Glorieux du Couronnement de la Vierge Marie au Ciel à méditer chaque Dimanche et Mercredi pour une Confiance totale en Notre-Dame.



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Cinquième Mystère Glorieux du Couronnement de la Vierge Marie au Ciel à méditer chaque Dimanche et Mercredi

Fruit de ce Mystère : Une Confiance totale en Notre-Dame

L’Évangile se tait.
L’Église seule nous parle et j’ai foi en sa parole.
Je crois avec elle, Vierge Marie, que l’éternité Vous a accueillie comme une Souveraine et que sur votre front incliné, le Christ Lui-même a posé la Couronne qui Vous était destinée.

C’est l’heure de votre Triomphe, l’heure où devant les Anges et les Saints, dans un éblouissement de lumière, Vous avez pris place au-dessus de toutes les créatures.
Reine des Anges ! Reine des Apôtres ! Reine des Martyrs !
Le Seigneur a exalté l’humilité de sa servante.
La splendeur qui était en Vous, cachée au regard des hommes, resplendit pour l’éternité dans un rayon de lumière et d’acclamation de la terre et du Ciel.
Je me tiens devant votre splendeur, mon Chapelet aux doigts et le visage levé, aspirant cette pure lumière qui, de Vous, coule au fond de mon cœur.
La journée d’aujourd’hui m’a roulée dans ses remous.
Ce soir, comme tant d’autres soirs de ma vie, après les inévitables agitations, déceptions, fatigues du jour, j’ai besoin de beauté et de lumière.
Vous êtes là, ô Notre-Dame, pour toujours !

Tout au long de ces quatorze étapes, j’ai marché près de Vous et j’ai mis mes pas dans les Vôtres.
Avec Vous j’ai appris qu’il fallait dire « Oui » à toutes les demandes du Ciel, courir au-devant du prochain, aimer la pauvreté dans les jours difficiles, offrir à Dieu mes bien-aimés, chercher Jésus dans les larmes quand je Le perds par mes péchés.
Avec Vous, j’ai suivi le chemin de la douleur de Celui que je veux, moi aussi, appeler « Mon Jésus » parce qu’Il est mien comme Il est Vôtre.
Et près de Vous j’ai ressenti l’allégresse de la Résurrection, de l’Ascension et de la venue du Saint-Esprit.

Mais ce soir, c’est ma Mère que je contemple.
Non pas dans un éblouissement de gloire céleste mais toute proche.
C’est parce que Vous êtes Reine que vous êtes Mère.
C’est parce que Vous nous avez quitté que, mystérieusement, Vous êtes à nous.
Votre Royauté triomphante n’est que la révélation de votre Maternité totale et vos Privilèges nous montrent votre tendre visage maternel.

Comme dit l’Écriture :
« Vos délices sont d’être avec vos enfants de la terre ».
Ne le montrez-Vous pas par ce besoin que Vous avez souvent de revenir parmi nous, à La Salette, à Lourdes, à Fatima pour rappeler aux humbles qui Vous aiment que Vous êtes la Mère qui ne cessez de veiller sur le Salut de tous ?

Une Confiance totale en Notre-Dame
Mère, ce soir mon cœur crie tout bas un appel enfantin vers votre Maternité divine.
C’est vrai que l’existence a beau mettre sur nous les marques de la maturité, au fond de nous reste l’enfant qui cherche une main dans les ténèbres, un visage pour lui sourire, une voix pour le rassurer, un cœur pour le comprendre et pour l’aimer.
Mère, la vie est rude et difficile.
Cette Joie grandiose et exaltante du Christianisme, il faut passer par bien des ténèbres pour la voir resplendir.
Il faut lutter pour vivre, pour aimer, lutter pour croire, lutter pour se sanctifier.
La vie est là avec sa bataille quotidienne et solitaire, depuis l’heure où l’on se lève jusqu’à celle où l’on se couche.
Tout est si dur à conquérir et mon âme au-dedans de moi qui remue comme un oiseau prisonnier, mon âme appelée à la perfection et qui s’empêtre dans un monde jouisseur, sceptique, piétinant l’amour, l’idéal, le désintéressement.

Mère ce soir, dans le silence de ma chambre où je me recueille, je me sens devant Vous, une petite fille perdue qui appelle à l’aide.
Me voici avec mes faillites, mes échecs, mes tentations à demi-consenties, cette recherche de mon idéal.
Maman du Ciel, la seule qui puissiez avec Dieu, pénétrer en l’intime de mon âme, me voici devant Vous, avec l’immense médiocrité de ma vie et la tâche plus immense encore de cette perfection du Ciel à acquérir.
Porte du Ciel, ouvrez pour moi les trésors de votre maternité pour que ma vie brève et unique ne soit pas manquée.
Pour que je puisse laisser Dieu me rendre telle qu’Il veut que je sois !

J’ai besoin d’une Mère toute-puissante.
Cette Mère, c’est Vous.
Vous m’avez tout donné.
Le « Oui » de l’Annonciation, en donnant Jésus au monde, m’a enfanté à la vie de la Grâce, comme le « Oui » de mes parents le jour de leur Mariage est à l’origine de ma vie.
Vous m’avez donné le Christ : petit enfant de la Crèche, homme du Calvaire.
Vous m’avez adoptée au milieu d’une douleur immense.
Je suis la fille de cet amour, de cette obéissance, de cette douleur.
Rien ne me vient du Ciel - ni ma Sanctification, ni mon Salut, ni aucunes Grâces, grandes ou petites - sans passer par vos mains maternelles.
Et je n’y pense même pas !
Vous m’avez tout donné et c’est de Vous que je dois tout attendre.
Votre vie et la mienne sont à jamais liées.
Même si j’oublie de penser à Vous, Vous me portez sans cesse dans votre cœur et dans votre prière.
Ce Chapelet que je récite si machinalement, il faut qu’il soit une visite quotidienne à ma Mère : jeter toutes mes épreuves, confier toutes mes angoisses, raconter toutes mes joies dans votre cœur compréhensif !
Ma Dizaine de Rosaire, n’est-ce-pas cette manière de reprendre force et courage auprès d’une Mère non pas lointaine mais toute proche ?

Me jeter à vos pieds et tout Vous confier :
– Je suis fatiguée, le monde m’a troublée : il crie trop fort que les jouisseurs ont raison, que l’argent est chose précieuse, qu’une minute de bonheur peut se payer à n’importe quel prix !
– J’ai envié la joie des autres ; je me suis crue oubliée dans la distribution de vos largesses et j’ai eu mal !
– J’ai eu peur de ce que me demande la perfection. J’ai eu la tentation de la médiocrité. J’ai peur de mes pieds qui envient les chemins faciles. Je suis lasse des efforts à faire pour garder la rectitude de ma conduite dans ce monde où toutes les valeurs sont inversées.

Redites-moi, ô ma Mère, que nous sommes les enfants chéris de l’Amour, pressés dans le Cœur de Dieu comme les grains de l’épi.
Parfois la meule nous fait souffrir mais c’est pour que nous devenions une farine plus blanche.

Étoile du matin, qui brillez sur le chemin du Paradis, guidez-moi.
Obtenez-moi les Grâces nécessaires.
Vous êtes ma Mère et Vous êtes toute puissante.
Vous détenez tous les trésors du Ciel, puisez-y pour moi.
Apprenez-moi à bien vivre, à tout faire pour Jésus, avec Jésus, à ne plus vivre pour moi mais pour les autres.
Aidez-moi à m’arracher à l’esprit du monde, à vivre réellement l’Évangile des Béatitudes, à chercher le bonheur au-delà du renoncement, de la pauvreté et des purifications nécessaires.
Vous seule pouvez m’apprendre à me sanctifier en suivant Jésus et ainsi sanctifier les autres avec moi.

Notre-Dame de tous les jours !
La Chrétienté, du plus lointain des âges Vous a donné de doux Noms :
Notre-Dame de l’Espérance, Notre-Dame du Bon Secours, Notre-Dame du Bel Amour, Notre-Dame de la Joie…
Pour moi Vous êtes Notre-Dame de tous les jours, Celle qui est vraiment au centre de ma vie quotidienne, la vraie vie, la seule qui sanctifie.
Vous êtes Celle qu’on appelle, non pas de temps en temps, aux grandes occasions, mais Celle qui assiste, console, relève, encourage et stimule.
Devant les autres, je peux bien faire la fière, l’indépendante ; devant Vous je ne suis que moi-même.
Je vous apporte sans honte, comme une enfant, mon visage et mes mains salis par le travail et la vie.
Je peux sans peur, lever mon visage souillé, je sais que Vous l’essuierez !
Vous avez dit un jour à Sainte Élisabeth de Hongrie :
« Si tu veux être ma fille, je serai ta Mère ; si tu le veux je t’apprendrai à aimer ».
Je sais bien qu’elles sont pour moi aussi ces émouvantes paroles.

Mère que cet élan d’amour de mon cœur reste l’élan de toute ma vie, et quand je vagabonde au loin, à la recherche des sentiers faciles, souvenez-Vous que le meilleur de moi-même reste près de Vous et rappelez-moi vite, céleste Bergère.
Notre-Dame de tous les jours !
Ce soir pour toute la vie, je me redonne à Vous.
Je Vous regarde et je ne trouve plus en moi que les mots scintillants d’avoir été mille et mille fois répétés, les mots simples et familiers qui ébranlent le plus profond de moi-même :
Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs.
Maintenant et à l’heure de notre Mort. Ainsi soit-il.


1 Pater + 10 Ave + 1 Gloria

Paula Hoesl (1898-1966) - « Rosaire des Mamans » : Cinquième Mystère Glorieux du Couronnement de la Vierge Marie au Ciel

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Voir également pour prier le « Rosaire des Mamans » de Paula Hoesl :
Les 5 Mystères Glorieux des Dimanche et Mercredi
- La Méditation « Ô Vierge Marie, faites qu’à force de réciter cette Première Dizaine, je sente grandir en moi la pure Joie Chrétienne » du Premier Mystère Glorieux de la Résurrection de Notre-Seigneur
- La Méditation « Ce n’est pas tout de regarder Jésus monter au Ciel, n’est-ce pas Vierge Marie ? » du Deuxième Mystère Glorieux de l’Ascension de Jésus au Ciel
- La Méditation « Vierge Marie, faites que, me dépouillant de mon esprit propre je vive enfin, à votre exemple, dans l’Esprit de Dieu » du Troisième Mystère Glorieux de la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres
- La Méditation « Vierge Marie, en souvenir de votre Assomption, donnez-moi de vivre chaque minute de ma vie avec l’âme que je voudrais avoir si à l’instant je devais comparaître devant Dieu » du Quatrième Mystère Glorieux de la Mort et l’Assomption de la Sainte Vierge
- La Méditation « Ô Reine du Ciel, qui ne cessez de veiller sur le Salut de tous ! » du Cinquième Mystère Glorieux du Couronnement de la Vierge Marie au Ciel
Les 5 Mystères Joyeux des Lundi, Jeudi et Samedi
- La Méditation « Ô Marie, obtenez-moi la Grâce de ce « Oui » généreux qui transformera ma vie ! » du Premier Mystère Joyeux de l’Annonciation
- La Méditation « Ô divine Charité qui pense à tout, même aux plus petites choses ! » du Deuxième Mystère Joyeux de la Visitation
- La Méditation « Vous n’avez rien, Vierge Marie, dans cette étable, mais Vous avez Jésus entre vos bras » du Troisième Mystère Joyeux de la Nativité
- La Méditation « En récitant ces Ave, j’accepte à l’avance tout ce qui sera la Volonté de Dieu sur mon cœur de femme » du Quatrième Mystère Joyeux de la Présentation de Jésus au Temple
- La Méditation « Ô Marie, faites que je m’aperçoive quand Jésus n’est plus avec moi, car il est inutile que je poursuive plus loin ma route sans Lui » du Cinquième Mystère Joyeux du Recouvrement de Jésus au Temple
Les 5 Mystères Douloureux des Mardi et Vendredi
- La Méditation « Ne pouvez-vous pas veiller et prier un moment avec moi ? » du Premier Mystère Douloureux de l’Agonie au Jardin des Oliviers de Notre Seigneur Jésus-Christ
- La Méditation « Ô Vierge, ma Mère, ces larmes pures et brûlantes que Vous cachiez dans Vos mains » du Deuxième Mystère Douloureux de la Flagellation de Notre Seigneur Jésus-Christ
- La Méditation « Voici ton Dieu, ô mon âme, regarde-Le bien… » du Troisième Mystère Douloureux du Couronnement d’Épines de Notre Seigneur Jésus-Christ
- La Méditation « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive ! » du Quatrième Mystère Douloureux du Portement de la Croix de Notre Seigneur Jésus-Christ
- La Méditation « Ô Notre-Dame, Vous qui avez tout donné, aidez-moi à tout donner à mon tour » du Cinquième Mystère Douloureux de Notre Seigneur Jésus-Christ mourant sur la Croix