Voici le Guide Pratique pour accueillir le Prêtre qui vient donner le Sacrement de l’Extrême-Onction et les témoignages de trois Fidèles Catholiques sur les « Bienfaits de l’Extrême-Onction » donnés par Monsieur l’Abbé Patrick Troadec de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, Prieur de Brest qui fut Recteur du Séminaire Saint-Curé d'Ars de Flavigny

Les « Bienfaits de l’Extrême-Onction » selon Monsieur l’Abbé Patrick Troadec :
Pour éviter les craintes excessives qu’ont certaines familles à l’idée de faire administrer à leur proche le Sacrement d’Extrême-Onction, je voudrais vous montrer les effets merveilleux de ce Sacrement.
L’un des effets les plus tangibles est le réconfort spirituel.
Quand une personne est accablée par la maladie, elle est facilement sujette à l’inquiétude et aux troubles.
Or, l’Extrême-Onction a pour effet de pacifier le malade, de l’aider à s’abandonner entre les mains de Dieu.
Que de malades ont témoigné de ce changement subit, immédiat, et vraiment palpable qu’ils ont ressenti après avoir reçu ce Sacrement !
Je revois encore le visage de cet homme au moment où je suis entré dans sa chambre d’hôpital suite à l’appel de son épouse.
En me voyant, il s’est dit, selon ses propres paroles : « Je suis foutu ».
Il a cependant accepté bon gré, mal gré, de recevoir les Derniers Sacrements.
Or, immédiatement après, il a ressenti une paix et une joie indicibles qui l’ont transfiguré et qui ne l’ont pas quitté jusqu’à sa dernière heure.
Combien de cas analogues ne rencontrons-nous pas dans notre Ministère !
En dehors de cet effet spirituel, il y a aussi parfois une répercussion sur le corps.
L’âme étant revigorée, le malade a un meilleur moral, ce qui influe sur son physique.
Il arrive que l’on voie des résultats tangibles dès la réception du Sacrement.
Je pense à ce jeune homme d’une trentaine d’années, catholique non pratiquant, atteint d’un cancer généralisé qui se trouvait à deux doigts de la mort.
Le service hospitalier avait prévenu la famille si bien que sa sœur obtint la permission de veiller toute la nuit à son chevet.
On lui donnait entre 24 et 48 heures de vie, au maximum.
Dès la réception des Derniers Sacrements, il a ressenti un bien-être sensible au point qu’il a quitté l’hôpital huit jours après.
Le Bon Dieu lui a accordé une rémission de six mois qui lui a permis de reconnaître les bienfaits de la Providence.
S’il est préférable de recevoir les Derniers Sacrements en toute lucidité comme le rappelait Mgr Lefebvre, il ne faut cependant pas négliger de les administrer à ceux qui sont dans le coma.
Ici encore, deux épisodes me viennent à l’esprit.
Durant le premier mois de mon Ministère, je reçois un appel téléphonique pour que j’aille administrer le Sacrement des Malades à une personne, dans un hôpital de Lyon.
L’Aumônier avait refusé d’aller le voir parce que, disait-il, ça ne servait plus à rien puisque le patient était dans le coma.
Or, au moment d’entrer dans la chambre de la malade, celle-ci a repris connaissance.
Elle s’est Confessée et a reçu les Derniers Sacrements en toute lucidité, avant de rendre le dernier soupir, trois jours après.
Le Bon Dieu a exaucé cette femme qui avait tant prié pour avoir la Grâce d’une bonne mort, et il a en même temps donné une bonne leçon à l’Aumônier de l’hôpital.
Le deuxième épisode s’est produit quelque temps après, dans un autre hôpital.
Un homme octogénaire se trouvait dans le coma, après une longue maladie.
Son fils me fit venir par l’intermédiaire d’une Fidèle du Prieuré.
En entrant dans la chambre, je trouve cet homme dans un coma profond.
Je fais les premières prières en présence des membres de sa famille, et j’en arrive aux Onctions.
Extérieurement, il ne donne aucun signe de vie.
Mais voilà qu’après l’Onction de l’oreille droite, il tourne la tête pour me présenter l’oreille gauche ; puis, il ouvre les mains, pour que je puisse les oindre.
Et voilà qu’à peine terminée la derrière Onction, il se redresse sur son lit, me sert les mains, et me dit : « Merci, merci ! »
Puis, il perd à nouveau connaissance pour rendre son âme à Dieu, deux jours après.
Inutile de vous dire que les membres de sa famille présents à son chevet ont été aussi impressionnés que moi.
Ce Sacrement a donc souvent des effets palpables, tangibles, sensibles que le bon Dieu a voulu donner pour nous aider à surmonter l’appréhension naturelle que nous pouvons avoir à l’idée de recevoir ce Sacrement.
Au-delà de ces effets, il y en a d’autres.
Le Sacrement des Malades nous dispose à entrer dans l’Éternité si telle est la volonté de Dieu, et à être jugé favorablement par Lui.
Il efface les péchés véniels et, parfois même des péchés mortels lorsque l’on en est détaché et qu’on ne peut les accuser (dans le coma), mais qu’on aurait accusé si l’on avait été conscient.
Enfin, ce Sacrement contribue à la remise, au moins partielle, de la dette due à nos péchés, c’est-à-dire qu’il permet d’abréger le temps de Purgatoire, et ceci de deux manières.
Cette Grâce est accordée en partie par le Sacrement et en partie par l’offrande qu’il suscite chez le malade de ses souffrances pour la rémission de ses péchés : d’où l’importance de ne pas attendre le dernier moment pour le recevoir !
Aussi n’hésitons pas à faire appel au Prêtre dès que nous savons une personne atteinte d’une maladie qui pourrait la conduire à la mort.
Sachons également préparer autant que possible la visite du Prêtre lorsque le patient n’est pas dans les dispositions voulues ou que la famille est divisée sur la question religieuse.
La réception du Sacrement des Malades n’est donc ni le signe ni la cause d’une mort imminente, comme vous allez le voir à travers les témoignages suivants qui émanent de trois Fidèles que j’ai Extrêmisés durant mes premières années de Ministère.
Deux d’entre eux ont reçu l’Extrême-Onction dans le coma, et le troisième à sa demande.
Ces témoignages sont d’autant plus probants que deux d’entre eux viennent de Médecin.

1er témoignage du Docteur Joseph Bardonnet :
« Le Dimanche 15 novembre 1992, en revenant de la Messe traditionnelle du Prieuré de Grasse, j’ai été victime d’un grave accident de la route, environ 2 km avant d’arriver chez moi, à Théoule. Roulant à vive allure, une voiture vint percuter la mienne, qui fut non seulement stoppée, mais recula de 13 mètres. Ma femme fut tuée sur le coup. Pour moi, grièvement blessé, je fus plongé dans le coma et il fallut, parait-il, deux grandes heures aux pompiers de Mandelieu pour me désincarcérer. Je fus transporté à l’hôpital des Broussailles, à Cannes, dans le service de réanimation. Là, il semble que je fus sauvé par le dévouement du médecin chef du service de réanimation qui, dans les heures qui suivirent, aidé de son assistante, retira un litre de sang de mes poumons et un litre de sang de mon estomac. En même temps, je subis une trachéotomie avec assistance respiratoire et fus mis sous perfusion. Bien entendu, dès mon arrivée à l’hôpital de Lyon, où j’avais été transporté quelques jours plus tôt, vous êtes venu, Monsieur l’Abbé, m’administrer l’Extrême-Onction, car mes chances de survie n’étaient pas grandes ! L’enterrement de ma femme eut lieu quelques jours après. Une grande partie de ma famille assistait à la cérémonie et une de mes belles-sœurs dit à son mari : Je n’enlève pas les draps de notre lit car, dans 3 ou 4 jours, il va falloir revenir pour enterrer ton frère Joseph ! C’est dire l’état dans lequel je me trouvais. Mon coma dura un grand mois. Je commençais à en sortir, entre le 15 et le 20 décembre, à l’hôpital de la Croix-Rousse à Lyon. Je reste persuadé que ma survie est due, d’une part à l’Extrême-Onction, mais aussi aux innombrables prières qui furent adressées au Ciel par toute ma famille et de nombreuses Congrégations Religieuses. J’ai exercé, pendant 42 ans, la profession de médecin de campagne à Yssingeaux, en Haute Loire. Bien souvent, je suis allé chercher un Prêtre pour administrer l’Extrême-Onction à des malades en danger de mort. La plupart du temps, la famille faisait les objections en me disant : Vous allez faire peur à ce malade ! Je les assurais du contraire et, de fait, j’étais rassuré par le sourire du malade accueillant le Prêtre. D’ailleurs, loin de hâter la mort du malade, l’Extrême-Onction améliore leur état de santé et parfois, contribue à le guérir ».
2e témoignage de Madame Bourgey
« Depuis trois ou quatre ans, peut-être plus, je souffrais de céphalée. Dans la journée, j’avais de très vives douleurs accompagnées parfois de vertige ou de nausée. Le soir, à peine couchée, j’avais des élancements à la tête qui me tenaient éveillée une grande partie de la nuit. Je me levais le matin, invariablement, avec les tempes dans un étau. Le 8 décembre 1990, après déjeuner, je me suis allongée comme d’habitude sur un fauteuil-relax pour une courte sieste. Mon mari, ayant trouvé, au bout de quelques minutes, mon attitude bizarre, a appelé le médecin qui a déclaré qu’il fallait m’hospitaliser de toute urgence. Le lundi 10, ils se sont aperçus que mon état s’aggravait. Ils ont alors averti mon mari qu’ils m’adressaient à l’hôpital de la Croix-Rousse. Malgré son désarroi, mon mari a pensé vous avertir et vous êtes venu, m’a-t-il dit, à la salle de réanimation me porter les Derniers Sacrements. Cette information, il ne me l’a apprise que bien plus tard, lorsque j’étais complètement rétablie, car il redoutait que cela me fit un choc. Au contraire, j’ai été très heureuse de savoir qu’il y avait pensé et j’ai bien compris que seule la Main de Dieu m’avait tirée de là. Malgré tous les examens, la science a été impuissante, car les causes de ce coma, qui a duré deux jours, n’ont pas été décelées. Outre les perfusions pour m’alimenter, il ne m’a été administré aucun médicament. C’est la raison pour laquelle je crois fermement que c’est l’Huile Sainte de l’Extrême-Onction qui m’a rendue à la vie et, de plus, sans paralysie, ce qui étonne mon médecin qui me répète que j’ai eu de la chance. Rentrée chez moi, je me suis rétablie petit à petit et j’ai pu, au bout de quelques jours, reprendre les Quinze Oraisons que j’avais involontairement interrompues le 8 décembre. Aujourd’hui, je ne souffre plus de céphalée et mes nuits se passent sans élancements ».
3e témoignage du Docteur Réveillon :
« Me serait-il autorisé de relater un petit fait personnel. Au début de l’année 1990, nous eûmes la grande joie, avec mon épouse et deux amis, de recevoir l’Imposition des Cendres par Monseigneur Lefebvre, dans la petite chapelle d’Écône. Au cours d’un entretien avec Monseigneur, alors que je m’inquiétais de sa santé, je l’entendis : Mais vous-même, allez-vous bien ? Je connaissais déjà les difficultés qui me donnèrent le privilège, l’année suivante, de recevoir, par vous, Monsieur l’Abbé, les Derniers Sacrements. Je vous en exprime à nouveau ma plus grande reconnaissance. Combien vous avez raison d’en rappeler la nécessité, afin de briser cette conjuration pudique qui interdit le Dernier Recours. Plus que l’entourage, il est nécessaire de convaincre chaque Fidèle, lorsqu’il en reconnaît ou croit reconnaître la nécessité, de demander le Secours Sacramentel ».

GUIDE PRATIQUE POUR ACCUEILLIR LE PRÊTRE QUI VIENT DONNER LE SACREMENT DE L’EXTRÊME-ONCTION
Lorsque le Prêtre porte sur lui la sainte Hostie, on évite de lui parler et de le saluer.
On le conduit en silence auprès du malade, où l’on a préparé si possible sur la table de chevet : une nappe blanche, un Crucifix encadré de deux cierges et éventuellement de fleurs, un verre d’eau pour les ablutions après la Communion.
Pour l’Extrême-Onction, on prévoit des cotons et des tranches de citron pour la purification des doigts du Prêtre après les Onctions d’Huile des Infirmes.
Sur son passage, on se met à genoux autant que possible pour adorer Notre-Seigneur.
Abbé Patrick Troadec, Prieur de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X à Brest - Le « Sacrement de l’Extrême-Onction » dans Le Phare breton n°14

Voir sur le Sacrement de l’Extrême Onction :
- Le « Catéchisme sur le Sacrement de l’Extrême-Onction » du Concile de Trente promulgué en 1566 par Saint Pie V
- Le « Sacrement de l’Extrême-Onction » selon Mgr Marcel Lefebvre
- La « Catéchèse sur le Sacrement de l’Extrême Onction » de l’Abbé Gabriel Billecocq
- Le Guide Pratique pour accueillir le Prêtre qui vient donner le « Sacrement de l’Extrême-Onction » de l’Abbé Patrick Troadec
- Les considérations et sentiments sur le Sacrement de l'Extrême-Onction « Ce Dernier Sacrement communique une Vertu spéciale pour supporter les incommodités de la maladie et pour résister aux tentations du Démon » du R. P. Pierre Lalemant
- Les Actes avant et après la Communion en Viatique « Ô Jésus, je crois qu'en recevant le saint Viatique, je vais recevoir votre corps, votre sang, votre âme et votre divinité » du Cardinal de Bonald
- Les « Trois Prières après le Sacrement de l’Extrême-Onction » dîtes par le Prêtre tourné vers le mourant mais sans tourner le dos à la Croix
- Les « Effets du Sacrement de l’Onction des malades » appelé depuis toujours l’Extrême Onction
- Les Prières de recommandation de l’âme d’un agonisant « Nous Vous recommandons, Seigneur, l'âme de votre serviteur N… » du R. P. Nicolas Sanadon
- Le « Sacrement de l’Onction des malades » selon le nouveau Catéchisme de l’Église Catholique de Vatican II
- Toutes les « Prières pour les personnes Malades » (plus d’une centaine)
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