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Le quotidien d'un Prêtre Exorciste « Délivrer du Mal »

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Voici le Livre du quotidien « Délivrer du Mal » d'un Prêtre Exorciste au cœur de la société, Monsieur l’Abbé Christophe Beaublat nommé par Mgr Dominique Rey sur le Diocèse de Fréjus-Toulon il y a une dizaine d’années, qui témoigne des aspects sociaux, sanitaires et spirituels de sa mission pour libérer de ce qui peut entraver la quête du bonheur.



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Le Malin existe-t-il ? Pourquoi consulter un Prêtre Exorciste ? Entre la rencontre de la souffrance humaine et le combat contre les forces du mal, de quoi est fait son quotidien ? Quel est son rôle, face aux sciences occultes et à l'émergence de nouvelles spiritualités ?

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Libérer de ce qui peut entraver la quête du bonheur : c'est la mission de Monsieur l’Abbé Christophe Beaublat, nommé Exorciste par Mgr Dominique Rey il y a dix ans, et c'est une lourde responsabilité.
Au fil des consultations, il accueille des personnes en grande souffrance qui, ayant tout tenté pour surmonter leurs problèmes, viennent chercher une ultime aide : troubles physiques ou psychologiques, épreuves répétées, peurs irrationnelles, attaques du diable ou d'esprits maléfiques, emprise...
Le Père Christophe Beaublat s'efforce de les accompagner, avec prudence et discernement. Avec humilité et rigueur, il partage son expérience d'une réalité méconnue, parfois incomprise, dans laquelle il s'efforce de réconcilier l'aide thérapeutique, le réconfort de la Foi et le respect absolu de la liberté. Sa seule boussole : ramener chacun vers la lumière, la paix intérieure.

Introduction :
De tous les Ministères de l’Église, c’est-à-dire des services confiés par l’Évêque à un membre de l’Église, celui de l’Exorcisme est de loin le plus mystérieux. Il est associé à beaucoup d’histoires plus bizarres les unes que les autres, qui lui confèrent une forme d’étrangeté naturelle. Nous sommes associés à tout un tas de choses pas possibles, telles que la lévitation, des geysers de vomissements, des têtes qui tournent à 360 degrés… À écouter ce que la plupart des personnes ont à dire de notre profession, il s’agirait plus de magie que de spiritualité. Ce n’est pourtant pas mon quotidien. Je ne suis pas David Copperfield, le célèbre illusionniste américain. J’ai déjà vu des choses assez extraordinaires dans mon bureau, mais jamais des scènes dignes de films d’horreur, telles celles dépeintes dans le roman et plus encore dans le film « L’Exorciste » et qui ont pu marquer les esprits. Publié en 1971 aux États-Unis, le roman de William Peter Blatty a été adapté au cinéma par le réalisateur William Friedkin en 1973.

C’est peut-être étrange à dire, mais, être Prêtre Exorciste, ça pourrait ressembler à un métier très ordinaire, avec ses habitudes, ses protocoles, ses réunions entre collègues, ses règles à respecter. Ma vie de tous les jours est faite de prières, d’écoute, de prises de rendez-vous, de rapports avec ma hiérarchie. Dans mon bureau, j’accueille, j’écoute, j’enquête, je confronte, je conseille. Je suis là pour aider ceux qui en ont besoin à découvrir l’origine du mal qui les frappe, et à s’en défaire. Tout cela me rapproche davantage du travail d’un thérapeute, d’un policier, d’un médecin ou d’un travailleur social que de celui d’un chasseur de vampires, ou de je ne sais quelle fable fantastique encore. Je ne passe pas ma vie à courir derrière des gens avec un pieu et des gousses d’ail, en vociférant quelques paroles miraculeuses que moi seul comprends.

Ces images un peu fantasques, avec leur côté effrayant, constituent un problème pour nous. Elles détournent de ce qui est notre cœur de métier : le combat spirituel, la lutte contre le mal, tel qu’il existe en ce monde. Elles nous mettent un peu en marge, au côté des rebouteux et de toutes ces personnes aux pratiques douteuses, et permettent à tout un tas de gens de monnayer des actions farfelues. Les Prêtres Exorcistes, ceux de l’Église Catholique, proposent leur aide gratuitement, en respectant un code de déontologie, en ayant toujours conscience qu’un appui extérieur est parfois préférable. C’est là toute la différence. S’il me semble, par exemple, qu’une personne qui vient me consulter a besoin d’un médecin ou d’un psychiatre, je ne perds rien à la leur adresser.

Il est temps pour notre Ministère qu’il sorte de ce brouillard fantasmagorique dans lequel il baigne. C’est pourquoi j’ai envie d’en parler simplement, comme un médecin ou un policier présenterait sa vie quotidienne, parlant de ses méthodes, de ses croyances, de ses combats. Il ne faut pas que notre Ministère fasse peur, sans quoi de trop nombreuses personnes auprès desquelles il peut être utile vont s’en détourner.
J’ai pu constater à quel point beaucoup sont perdus. Certains viennent me voir car ils ont l’impression d’être frappés de malchance, d’autres pour une sensation de gêne persistante, pour des angoisses, pour des situations inexpliquées, comme des bruits dans leur domicile, ou l’impression qu’ils ont d’être suivis. Parfois, cela peut aller jusqu’à l’impression de ne plus se maîtriser, voire jusqu’à des traces physiques qui apparaissent sur le corps sans explication rationnelle. Ces personnes ont besoin d’aide pour y voir clair. Sans les mises en garde des Exorcistes, elles peuvent se retrouver en proie à des choses occultes. Les sectes existent toujours. Le phénomène d’emprise, par le biais de gourous plus ou moins bien intentionnés, est même plus fort que jamais, je suis aux premières loges pour le constater. Au quotidien, je vois de nombreuses personnes qui se font manipuler, qui se font soutirer de l’argent. Il y en a tellement qui tombent en de mauvaises mains en espérant se sortir de situations difficiles…

Le Ministère de l’Exorcisme fait partie des rares remparts dressés face à ces pratiques. Il s’intéresse à ce qui peut entraver la quête du bonheur. Il aide celles et ceux qui cherchent des réponses. Les gens qui viennent me voir sont en souffrance. Au-delà d’un mal-être psychique, ce sont des gens qui manquent de liberté, qui se retrouvent à la dérive. Ils ont besoin d’être protégés, d’être délivrés, de trouver un sens à leur vie.

Loin des clichés, notre Ministère est un Ministère de Miséricorde, un lieu d’amour, de réflexion, de soutien. C’est la raison pour laquelle j’aime tant ce que je fais. Mon Ministère est là pour aider les âmes à trouver le soulagement, il est là pour les aider à ne pas tomber dans des situations terribles. Le désespoir ouvre la porte à de nombreuses souffrances et à de nombreux individus malintentionnés. Il est temps que nous autres, Exorcistes, ouvrions la nôtre, de porte, pour faire comprendre notre action. Nous ne sommes pas une bande d’hurluberlus gesticulant en lisière de la société. Nous en faisons pleinement partie. Notre profession est un complément à celle qu’exercent policiers, médecins, conseillers d’orientation. Elle est nécessaire : ce que nous faisons, comme serviteurs du Christ, personne ne peut le faire à notre place. Je crois vraiment qu’en travaillant de concert avec les différents professionnels spécialisés dans leur discipline, nous pourrions apporter un peu de paix dans ce monde si tourmenté, à condition de comprendre quelle est la part de chacun dans cette juste quête du bonheur universel.


1 - Comment devient-on Exorciste ?
Le Ministère de l’Exorcisme est le seul, parmi les Ministères de l’Église Catholique, pour lequel il serait malvenu de postuler. On ne devient pas Exorciste comme on devient Curé, Aumônier d’hôpital ou de prison, ou même professeur. Il n’existe pas d’études ou de cursus dédié. Être Exorciste est une mission pour laquelle un Prêtre est choisi, parce que l’Évêque estime qu’il possède les capacités requises pour lutter contre le mal. Il faut avoir un intérêt pour l’âme humaine, pour la psychologie, une connaissance des âmes, une ouverture sur les spiritualités. C’est une profession qui exige des qualités d’écoute et de discernement afin de déjouer les ruses par lesquelles le Malin peut chercher à nous tromper. Un bon Exorciste est avant tout un Prêtre pieux et prudent. Il doit savoir recueillir la parole de tous ceux qui viennent à sa rencontre, sans idée préconçue ni jugement. Il doit posséder une expérience des âmes, ainsi qu’une finesse psychologique pour ne pas être crédule ou dupe, et être capable de remettre en question les premières impressions qui ne sont pas toujours les bonnes. Tout ça, ce sont les prérequis informels.

Le mode de recrutement n’a que peu changé en deux mille ans d’histoire. Aucune université d’exorcisme n’a été construite, et je ne pense pas que cela puisse arriver de sitôt. Le processus de nomination se fait à l’intérieur même de l’Église. C’est une promotion interne, comme on pourrait le dire dans le milieu des ressources humaines. Les Prêtres Exorcistes, on l’a vu, sont nommés directement par les Évêques. Il existe une forme de logique là-dedans : les Évêques représentent la continuité apostolique, c’est-à-dire qu’ils perpétuent la mission et le travail des Apôtres. Ils personnifient le lien spirituel direct avec les préceptes fondateurs de l’Église. C’est pour cela qu’ils sont chargés, en premier, de la lutte contre les forces du mal. Ce sont eux, les vrais Exorcistes. Dans les faits, leur emploi du temps d’Évêque est si rempli qu’il leur est impossible d’investir la fonction. Voilà pourquoi les Exorcistes sont nommés par les Évêques pour remplir, en leur nom, la tâche de combattre le mal sous toutes ses formes. C’est ce qui m’est arrivé, il y a de cela des années.

Il existe, dans notre profession, plusieurs visions du métier d’exorciste qui s’affrontent autant qu’elles se complètent. Les Prêtres Exorcistes sont à l’image de leur diocèse. Les Évêques nomment des Prêtres dont les qualités correspondent à leur vision de l’exorcisme. Leur tâche est de trouver les profils les plus pertinents selon ce qu’ils recherchent. Un Évêque intéressé par ce Ministère nommera le plus souvent un Prêtre investi, tandis qu’un autre ne prenant pas au sérieux ces questions aura plutôt tendance à choisir un Prêtre âgé, peu disponible et « psychologisant ». Il arrive même que certains laissent la chaise vide. Fort heureusement, ces situations dommageables sont en nette diminution en France.

J’ai eu la chance d’être nommé Prêtre Exorciste dans un diocèse qui prenait cette tâche très au sérieux. L’Évêque qui m’a choisi, Mgr Dominique Rey, a apprécié ma personnalité. Je dispose d’une formation traditionaliste, que j’ai su enrichir et compléter au fil des ans – pour des raisons sur lesquelles je reviendrai. Aujourd’hui, ma vision du monde est beaucoup plus ajustée. Le temps où les Prêtres diabolisaient le rock et les cultures jeunes est révolu ; c’est en tout cas ce que j’espère. Il existe encore certains milieux qui peinent à comprendre le monde qui les entoure. Pour ma part, je trouve choquant de rejeter par principe tout ce qui est nouveau. Les Catholiques ne devraient pas être effrayés par des mots comme « écologie » ou « féminisme ». L’Église et les Exorcistes doivent comprendre le monde dans lequel ils vivent.

On pourrait croire qu’il faut être issu d’un milieu très religieux pour devenir Prêtre et Exorciste. Ce n’est pas mon cas. J’ai grandi au sein d’une famille non pratiquante, qui n’a pas pensé utile de me Baptiser. Mes parents fréquentaient des personnes de toutes origines. Lorsque nous avons emménagé à Besançon, en Franche-Comté, où j’ai passé la plus grande partie de ma jeunesse, mon père était représentant de commerce, ma mère, vendeuse dans le prêt-à-porter ; elle travaillait au contact de personnes provenant de tous horizons, notamment de Juifs pieds-noirs. C’est grâce à eux que j’ai découvert le dialogue entre les cultures. Cela m’a apporté beaucoup d’ouverture d’esprit, de curiosité et …

2 - Le métier d'Exorciste
3 - Entretien avec le Démon
4 - Les faux possédés
5 - Le Diable dans les détails
6 - Le rituel de l'Exorcisme
7 - La communication avec le « monde psy »
8 - L'occultisme
9 - Les charlatans
10 - L'Exorcisme dans la tradition Chrétienne
11 - Le combat spirituel au XXe siècle
12 - L'Association internationale des Exorcistes
13 - L'état du Ministère en France
14 - Pour une vraie formation des Exorcistes
Annexes
Bibliographie



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Abbé Christophe Beaublat
06.28.93.75.59
christophebeaublat@gmail.com



Voir également de Monsieur l’Abbé Christophe Beaublat :
- Les « Exercices Spirituels de Saint Ignace de Loyola » prêchés par l’Abbé Christophe Beaublat
- Les Méditations de M. l’Abbé Christophe Beaublat des « Mystères Lumineux de notre Chapelet » chaque jeudi avec « Amoris Laetitia »
- La soirée de rencontre des « Divorcés fidèles à leur Sacrement de Mariage » de la Communion Notre-Dame de l'Alliance (CNDA) organisée par Monsieur l’Abbé Christophe Beaublat
- Le « Dossier sur l’Exorcisme » réalisé par Monsieur l’Abbé Christophe Beaublat
- Le Livre « Délivrer du Mal » du Prêtre Exorciste Christophe Beaublat
- La Prière de Monsieur l’Abbé Christophe Beaublat à Saint Joseph au temps du Coronavirus « Grand Saint Joseph, époux de la Mère de Dieu, nous Te confions aujourd'hui spécialement les malades du Coronavirus »
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