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Notre Seigneur Jésus-Christ nous parle de l’Enfer

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Voici la retransmission vidéo du Sermon sur les Évangiles pour rappeler de manière rigoureuse la Doctrine Catholique traditionnelle entourant la Damnation éternelle dans la Géhenne de feu, en s'opposant aux visions théologiques modernes qui tendent à en atténuer la réalité « Jésus nous parle de l’Enfer » prononcé par Monsieur l’Abbé Denis Puga en l'église de Saint Nicolas du Chardonnet à Paris lors de Sainte Messe du Dix-Neuvième Dimanche après la Pentecôte (Dominica Decima Nona post Pentecosten) le 11 octobre 2020 sur le saint Évangile selon Saint Matthieu XXII, 13-14 de la Parabole du Banquet Nuptial du Fils du Roi : « Liez-lui les mains et les pieds, et jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents. Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’Élus »



Le Sermon « Jésus nous parle de l’Enfer » de l’Abbé Denis Puga :





« Liez-lui les mains et les pieds, et jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents. Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’Élus » (Matthieu XXII, 13-14)
« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps mais ne peuvent pas tuer l'âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr l'âme et le corps dans la géhenne » (Matthieu X, 28)
« Où leur ver ne meurt point, et où le feu ne s'éteint point » (Marc IX, répété trois fois aux versets 44, 46, 48)
« Eh bien ! moi, je vous dis : Quiconque se met en colère contre son frère sera passible du jugement ; celui qui dira à son frère : Raca, sera passible du Tribunal ; et celui qui lui dira : Insensé, sera passible de la Géhenne de feu » (Matthieu V, 22)
« Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi ; mieux vaut pour toi entrer dans la vie n'ayant qu'un œil, que d'avoir deux yeux et d'être jeté dans la Géhenne de feu » (Matthieu XVIII, 9)
« Entrez par la porte étroite ; car large est la porte et spacieuse la voie qui conduit à la perdition, et nombreux sont ceux qui y entrent. Mais étroite est la porte et resserrée la voie qui conduit à la vie, et peu nombreux sont ceux qui la trouvent » (Matthieu VII, 13-14)
« C'est là qu'il y aura des pleurs et des grincements de dents, quand vous verrez Abraham, Isaac, Jacob et tous les prophètes dans le Royaume de Dieu, et que vous, vous serez jetés dehors » (Luc XIII, 28)
« Serpents, race de vipères ! Comment échapperez-vous au châtiment de la Géhenne ? » (Matthieu XXIII, 33)

Mes bien chers Frères,
S’il est une vérité de notre sainte religion qui subit aujourd’hui les assauts combinés de l'esprit du monde et d'une théologie moderniste dévoyée, c’est bien celle de la Damnation éternelle.
Nous entendons partout de fausses maximes destinées à flatter les oreilles rétives à la vérité. On nous parle d'un « Enfer vide », on transforme la Géhenne en un simple état d'esprit passager, ou l'on ose insinuer qu'un Dieu de miséricorde ne saurait châtier ses créatures pour l'éternité. Cette théologie moderne, toute empreinte de sentimentalisme et d'anthropocentrisme, tend à atténuer la réalité des peines éternelles pour ne plus prêcher qu'un salut universel et automatique.
Pourtant, mes frères, ce n'est pas un prophète sévère de l'Ancien Testament qui nous parle le plus de l'Enfer dans l'Écriture Sainte : c’est Notre-Seigneur Jésus-Christ Lui-même. Le Verbe incarné, la Miséricorde en personne, est Celui qui revient avec la plus implacable régularité sur cette terrible réalité. Écoutons les Évangiles, non pas à la lumière des théories modernes, mais selon la Doctrine Catholique traditionnelle, définie infailliblement par le Magistère de toujours.

I. La réalité de la Géhenne de feu : le témoignage des Évangiles
Notre-Seigneur n’utilise pas de vagues métaphores poétiques lorsqu'Il évoque le sort des réprouvés. Il emploie des termes d'une précision et d'une violence textuelle qui doivent nous faire trembler.
• Le feu de la Géhenne : Dans l'Évangile selon Saint Matthieu, le Christ avertit : « Quiconque lui dira : "Insensé !", sera passible de la géhenne de feu » (Mt 5, 22). Ce feu n'est pas une simple image. L'Église enseigne qu'il s'agit d'un feu réel, créé pour tourmenter les corps après la résurrection de la chair, une flamme surnaturelle qui brûle sans jamais consumer.
• Les pleurs et les grincements de dents : À maintes reprises, Jésus décrit l'état de ceux qui sont jetés « dans les ténèbres du dehors » (Mt 22, 13). C’est l’expression géométrique du désespoir absolu : les pleurs de la douleur et le grincement de dents de la rage impuissante contre Dieu.
• Le ver qui ne meurt point : Reprenant le prophète Isaïe, Notre-Seigneur insiste dans l'Évangile de Saint Marc : « Il vaut mieux pour toi entrer manchot dans la vie, que d'avoir deux mains et d'aller dans la géhenne, dans le feu qui ne s'éteint point, où leur ver ne meurt point, et où le feu ne s'éteint point » (Mc 9, 43-44). Ce ver, c’est le remords éternel de la conscience, le souvenir lancinant des grâces méprisées.

II. Réfutation des illusions modernes
Face à ces affirmations divines, que nous dit la théologie moderne ? Elle prétend que l'Enfer existe peut-être en théorie, mais qu'il est vide. Quelle audace et quel mensonge !
Notre-Seigneur affirme explicitement le contraire au chapitre 7 de Saint Matthieu : « Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par elle. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent. » (Mt 7, 13-14). Croire à un Enfer vide, c'est accuser le Christ de mensonge ou d'exagération tragique.
D'autres théologiens prétendent que la peine ne peut pas être éternelle, car un Dieu bon finirait par pardonner. C'est ignorer la nature même du péché mortel, qui est une offense infinie faite à un Dieu infini. L'âme qui meurt en état de péché mortel s'est figée pour toujours dans sa révolte contre son Créateur. Au jour du Jugement dernier, la sentence divine tombera, irrévocable : « Retirez-vous de moi, maudits, allez dans le feu éternel » (ignem aeternum) (Mt 25, 41). Le mot grec utilisé, aionios, est le même pour désigner la vie éternelle des saints et le châtiment éternel des damnés. Atténuer l'un, c'est détruire l'autre.

III. La double peine de l'Enfer
La théologie traditionnelle, sainte et rigoureuse, distingue deux peines en Enfer :
1. La peine du dam : C’est la plus terrible des deux. C’est la privation définitive et éternelle de la vision béatifique, la séparation absolue d'avec Dieu, pour qui notre âme a été créée. Le damné sait qu'il a perdu le Souverain Bien par sa propre faute, et cette privation engendre une haine éternelle envers Dieu et envers soi-même.
2. La peine du sens : C’est le supplice infligé aux sens, principalement par le feu de la Géhenne, proportionné à la nature des péchés commis sur terre. Les corps, qui ont été les instruments du péché, deviendront les instruments du châtiment.

Conclusion : La crainte de Dieu, commencement de la sagesse
Mes bien chers Frères, si l'Église nous rappelle la vérité de l'Enfer, ce n'est pas pour nous désespérer, mais pour nous sauver. Masquer la réalité de la damnation, comme le font les prédicateurs modernes, c'est anesthésier les consciences et conduire les âmes à la tiédeur et à la perte de la foi.
Le Christ nous a avertis : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l'âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr l'âme et le corps dans la géhenne. » (Mt 10, 28).
Méditer sur l'Enfer, c'est mesurer la gravité du péché. C'est comprendre le prix infini du Sang versé par le Christ sur la Croix pour nous en préserver. Ne jouons pas avec notre salut. Recourons avec ferveur au sacrement de Pénitence, fuyons les occasions de péché, et demandons à la Très Sainte Vierge Marie, qui a montré l'Enfer aux enfants de Fatima pour les arracher à l'insouciance, de nous accorder la grâce de la persévérance finale.
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

Voir « Toutes les Prières sur la crainte salutaire de l’Enfer » (plus d’une centaine)