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Prière à Jésus souffrant et crucifié, Modèle des Élus

Prières > sur la Persévérance

Voici une Prière à Jésus souffrant et crucifié, Modèle des Élus, pour dompter notre nature corrompue, expier nos péchés, nous purifier, pratiquer la Vertu et nous inviter à ne plus subir la souffrance, mais à l'unir à celle de Notre Seigneur Jésus-Christ pour en faire un instrument de Sanctification car il est écrit que celui qui ne porte pas la Croix du Sauveur ne peut être son disciple (Luc XIV, 27) « Ô mon Sauveur, accordez-moi de m'instruire à votre École et de profiter des leçons d'un Maître si accompli » donnée par M. l’Abbé Jean-Baptiste Nicaise Civet (1801-1846), Prêtre de Saint Sulpice, Chanoine honoraire de Reims et Vicaire de Charleville qui entra dans l'état ecclésiastique qu’à l'âge de trente ans parce que Veuf après sept ans de Mariage.



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La Prière à Jésus souffrant et crucifié, Modèle des Élus « Ô mon Sauveur, accordez-moi de m'instruire à votre École et de profiter des leçons d'un Maître si accompli » de l’Abbé Nicaise Civet :

Adorer Jésus souffrant et crucifié, et nous adressant ces Paroles :
« Exemplum dedi vobis, ut quemadmodùm ego feci, ità et vos faciatis » (Jean XIII, 15).
Je vous ai donné l'Exemple afin que vous fassiez comme j'ai fait.

Nous connaissons cette Vérité de Foi que, pour être sauvé, il faut ressembler à Jésus-Christ.
L'homme, dit Tertullien, au moment de sa création, a été préconçu dans la pensée de Dieu pour être conforme à l'image du Sauveur, même selon le corps, et à chaque trait imprimé au limon, le Créateur se représentait le Christ homme futur.
« Quodcumque enim limus exprimebatur, Christus cogitabatur homo futurus » (De Resurr. carnis, VI).
Ce sera surtout par notre ressemblance intérieure et spirituelle avec cet Archétype divin que nous serons sauvés.
Jésus-Christ est le Premier-né d'une nombreuse famille ; mais comment nous reconnaîtra-t-on pour ses frères, sinon aux traits de ressemblance que nous aurons avec Lui ?
Ceux que Dieu a prévus, dit l'Apôtre, Il les a, en même temps, prédestinés à devenir conformes au portrait de son Fils, de manière que celui-ci fût le Premier-né entre de nombreux frères :
« Ut sit ipse primogenitus ex multis fratribus » (Rom. VIII, 29).
Jésus-Christ, la figure, l'image de la substance du Père ; Lui en qui se trouvent réunis tous les trésors de science et de sagesse, épuise en un sens très-réel tout l'amour de son principe, qui aime en Lui toutes ses vertus et ses perfections divines.
Nous serons donc, nous aussi, plus ou moins agréables aux yeux de Dieu, selon que nous serons plus ou moins semblables à Jésus-Christ ; car c'est Lui, et Lui seul, qui est et qui peut être l'objet des complaisances du Père.
Le reste n'est et ne peut être aimé qu'en Lui et à cause de Lui.
Et dès lors notre Salut dépend de ces deux conditions qui sont identiques : être aimés du Père et ressembler au Fils, ou plutôt, ressembler au Fils pour être aimés du Père.
Donc le Fils est le Modèle des Élus.

Voyons maintenant les traits qui caractérisent cet adorable Modèle pour tâcher de les reproduire en nous, et pour cela interrogeons la Croix où pose l'Original sacré.

I. Ce qu'Il nous montre avec le plus d'évidence, c'est la nécessité de souffrir ; car n'est-ce pas là ce que nous crie chacune de ses plaies ?
En Le voyant couronné d'épines, déchiré de plaies, épuisé de sang, endurant, dans son corps et dans son âme, d'inexprimables douleurs, pouvons-nous nous dissimuler que les souffrances ne soient l'unique voie qui nous reste à prendre si nous voulons être sauvés ?
Le spectacle de Jésus en Croix est comme un livre éloquent ouvert aux yeux de tous ; les doctes et les ignorants, les pauvres et les riches, les grands et les petits, tous les membres de la famille humaine peuvent y venir contempler cette grande Vérité, y entendre cette terrible Leçon, y puiser cette conviction profonde, que le Royaume des Cieux souffre violence, et que c'est par beaucoup de tribulations qu'il faut nous en ouvrir l'entrée.
Le Sauveur n'a pu remonter sur son trône de gloire qu'en passant par la souffrance : « Oportuit » ; c'était une nécessité.
Il devait être l'homme des douleurs, le héros de la souffrance, « Virum dolorum » ; Il devait, à force d'étude et d'exercice, acquérir la science de l'infirmité : « Scientem infirmitatem ».
Donc, quels que puissent être l'objet et la raison de nos peines, de nos tribulations et de nos souffrances, nous n'en devons pas moins être persuadés que nous n'entrerons au Ciel que par cette voie :
« Per multas tribulationes oportet nos intrare in regnum Dei » (Act. XIV, 21).
Mais pourquoi donc, ô mon Sauveur, Vous présentez-Vous à nous en cet état, qui paraît si effrayant pour la nature ?
Ne pouviez-Vous donc pas nous enseigner un autre chemin ?
Non, car pour être sauvé, il faut être Juste, il faut s'être dépouillé du péché, qui avait infecté toute notre nature ; et le péché n'est expulsé que par la souffrance, et la mort en est le salaire : « Stipendium peccati mors ».

II. Jésus-Christ nous démontre que le Salut ne saurait être le fruit d'autre chose que de la souffrance

Car quels seront les Élus et les Prédestinés ?
« Domine, quis habitabit in tabernaculo tuo ? »
Seigneur, qui est-ce qui habitera dans votre saint Tabernacle ?
« Qui ingreditur sinè macula ; celui qui mène une vie sans tache » (Ps. XIV, 2).
Donc, pour entrer dans le Ciel, il faut être pur et sans péché, car rien d'immonde et de souillé n'entrera dans la Cité céleste ; et les Bienheureux qui assistent au trône du Tout-Puissant, les Saints, les Élus sont sans tache :
« Sinè maculâ enim sunt antèthronum Dei » (Apoc. XIV, 5).
La première raison que nous ayons de souffrir est de nous purifier de nos souillures et d'expier nos fautes.
Jésus-Christ lui-même n'a enduré les douleurs de sa Passion, Il n'est mort sur une Croix que pour nous obtenir le Pardon de nos péchés, en expiation de nos méfaits : « Propter scelus populi mei percussi eum » (Is. LIII, 8) ; et nous devons, nous aussi, endurer quelque chose pour nos péchés.
Mais quelle sera la mesure de cette Pénitence ?
Regardons un instant le Purgatoire, où nous pouvons aller ; l'Enfer, que nous avons mérité ; le Ciel, qu'il nous faut reconquérir ; Jésus-Christ, qui nous appelle à sa suite en nous montrant la Croix ; et nous n'aurons pas de peine à conclure que, quelques tribulations que Dieu nous envoie ou que nous nous imposions à nous-mêmes, elles seront toujours bien au-dessous de ce que nous méritons et de ce que Jésus-Christ a fait pour notre amour.

Non-seulement nous devons souffrir pour expier nos péchés, mais nous avons encore nécessairement à souffrir pour vaincre notre nature et réprimer nos passions mauvaises ; car si nous leur donnions un libre cours, elles nous auraient bientôt emportés.
Or, voilà une seconde raison de souffrir que Jésus-Christ nous prêche du haut de sa Croix.
L'Homme-Dieu n'était pas insensible, Il a dû ressentir profondément tous les outrages qu'Il eut à endurer dans sa Passion.
Cependant, nous ne voyons point qu'Il se soit laissé entraîner à son humeur, ni qu'Il ait témoigné aucun sentiment d'indignation.
Mais Il s'est maintenu dans son calme divin, au point d'étonner et de surprendre ceux même qui connaissaient le mieux sa douceur et son égalité d'âme.
Il n'a ouvert la bouche que pour demander à son Père qu'Il pardonnât à ses bourreaux, en considération de leur aveuglement et de leur ignorance :
« Pater, dimitte illis, non enim sciunt quid faciunt » (Luc XXIII, 34).
Et c'est ainsi que nous devons, à son exemple, réprimer notre colère, nos ressentiments, notre amour-propre et les autres passions de notre âme.
Sans doute, la tâche est rude ; l'homme ne fait pas impunément violence à sa nature corrompue.
Mais n'est-il pas écrit que celui qui ne porte pas la Croix du Sauveur ne peut être son disciple :
« Qui non bajulat crucem suam, non potest meus esse discipulus ? » (Luc XIV, 27).

Enfin, nous devons souffrir pour pratiquer la Vertu.
Les Élus seront ceux qui auront mené une vie sans tache et opéré la justice :
« Qui ingreditur sinè maculâ, et operatur justitiam ».
Donc, pour entrer dans le Ciel, il ne suffit pas de se préserver du mal, il faut encore faire le bien ; il faut observer les Commandements :
« Si vis ad vitam ingredi, serva mandata ».
Le Ciel est une récompense ; il est le prix accordé à la Vertu.
Et c'est la troisième raison de souffrir dont Jésus-Christ nous offre l'exemple.
La Vertu, en effet, suppose des efforts, un déploiement quelconque de nos forces ; il en coûte pour pratiquer, par exemple, la conformité parfaite et la résignation à la Volonté de Dieu ; pour travailler à procurer sa Gloire ; pour vivre de son Amour.
La vie d'amour est une vie d'abnégation, de sacrifice et de douleur :
« Sinè dolore non vivitur in amore » (Imit. Christi, lib. III, c. V, n. 7).
Il en coûte pour pratiquer la charité, la patience, la douceur à l'égard du prochain.
Il en coûte pour se montrer constamment fidèle aux devoirs de sa vocation, pour avancer dans la perfection de son état, pour conserver l'esprit de mortification, d'humilité, de détachement, la pureté d'intention et les autres vertus qui font les Saints et qui sont, dès lors, indispensables.
Mais n'en a-t-il rien coûté à Jésus-Christ ?
Les Vertus ne germent et ne se fortifient qu'au milieu des peines et des contradictions ; tandis qu'il est d'expérience que les plaisirs, la prospérité, les succès, entretiennent dans l'âme une certaine mollesse qui ouvre la porte à tous les vices.
Donc il fallait que Jésus-Christ souffrît, et il faut que nous souffrions à notre tour.
Et d'ailleurs, nous avons besoin d'être formés et façonnés au détachement des choses de ce monde et au désir du Ciel.
Le Chrétien est étranger à la terre ; sa véritable Patrie, sa résidence est dans les Cieux :
« Nostra conversatio in cælis est » (Philip. II, 20).
Ici nous poursuivons la course du voyageur, et au lieu de nous fixer dans les hôtelleries, nous devons continuer notre pèlerinage :
« Peregrini et hospites super terram » (Hebr. XI, 13).
Or, l'attrait des plaisirs de ce monde, tout vains et tout fugitifs qu'ils sont, nous porte parfois à regarder la terre comme notre patrie ; tandis que les peines et les tribulations nous font soupirer après le Ciel, comme après un séjour meilleur.
Donc, sous ce point de vue, encore, il est utile, il est nécessaire que nous soyons éprouvés dans cette vie et que nous passions par le creuset des souffrances.
Pour nous, comme pour notre Modèle, il y a ce mot terrible : Il faut, « Oportuit », qui est comme un arrêt que nous devons subir.
« Oportuit pati Christum ; oportet nos per multas tribulationes intrare ».

III. Jésus-Christ nous montre comment nous devons souffrir
Le divin Sauveur endure avec une douce patience ce qu'il y a de plus cruel et de plus effrayant.
Il n'ouvre pas la bouche :
« Non aperuit os suum » (Is. LIII, 7).
Exemple touchant, et bien propre à nous confondre, nous qui ne pouvons supporter la moindre contradiction sans nous plaindre bien haut.
« Jesus autem tacebat ».
Quel contraste entre notre Modèle et nous !
Jésus se taisait.
Il souffre avec résignation.
Mon Père, comme il Vous plaira !
Sans doute, si c'était possible, j'aimerais autant voir ce calice s'éloigner de moi ; mais puisque Vous me le présentez, je le boirai.
Après tout, que votre Volonté s'exécute et non pas la mienne.
Jésus, gravez ces Paroles dans mon âme et mettez ces sentiments dans mon cœur.
Je veux aussi désormais tout recevoir et ne rien refuser des mains de votre Père.
Je veux Le voir en tout et me soumettre avec une résignation parfaite à tout ce qu'Il ordonnera, et, dût-Il s'armer du glaive pour me frapper, je veux, même alors, Lui crier comme vous :
« Non mea voluntas, sed tua fiat ».
Il prend occasion de chacune de ces souffrances pour pratiquer une vertu qui Lui soit analogue, et ainsi Il profite doublement.
Quel gain si nous savions imiter un si beau Modèle !
Comme on verrait bientôt briller en nous la charité, la pénitence, le détachement, l'abnégation, l'humilité, la douceur, si nous mettions à profit toutes les occasions qui se présentent de pratiquer toutes ces Vertus et d'en faire des Actes.
Ô mon Sauveur, accordez-moi de m'instruire à votre École et de profiter des leçons d'un Maître si accompli.

Résolution :
Prendre Jésus-Christ pour Modèle de toutes nos actions et de toute notre conduite. Ainsi soit-il.

Abbé Jean-Baptiste Nicaise Civet (1801-1846) – « Méditations sur la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ », Vingt-Sixième Méditation : Jésus souffrant et crucifié, Modèle des Élus, pages 461-472, chez Adrien Le Clere, 1858

Voir les autres Prières des Méditations sur la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ de M. l’Abbé Jean-Baptiste Nicaise Civet :
- La Prière pour toujours Prier sans se lasser « Parlez, Seigneur, parce que votre serviteur Vous écoute » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière pour profiter de la Grâce Sanctifiante et devenir un Saint « Béni soit Dieu, le Père de Notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a comblés, en Lui, de toutes sortes de Bénédictions spirituelles et célestes ! » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière au Christ mort sur la Croix « Ô divin Jésus, que je suis obligé de Vous aimer ! » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière pour méditer avantageusement la Passion du Christ « Ô Jésus en Croix, soyez l'objet de mon amour, qu'il Vous rêve la nuit et Vous médite le jour » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière à Jésus souffrant et crucifié, Modèle des Élus « Ô mon Sauveur, accordez-moi de m'instruire à votre École et de profiter des leçons d'un Maître si accompli » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière de Compassion aux Souffrances de la Sainte Vierge « Priez pour nous, ô Vierge des Douleurs, afin que nous devenions dignes des Promesses de Jésus-Christ » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière sur l’Humilité de Notre Seigneur Jésus-Christ « Ô Seigneur, donnez-moi votre Humilité » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière pleine d’Espérance « Ô mon Sauveur, quand je songe que, sur la Croix, Vous avez prié pour le Salut de mon âme » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière d'Espérance et de Confiance en Dieu « Seigneur, je trouve encore bien des obstacles à cette Confiance dont Vous me donnez l'exemple » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière sur l'énormité du Péché « Offrons à Dieu non-seulement les mortifications communes et prescrites par notre sainte Religion, mais nos prières, nos aumônes, nos bonnes œuvres et nos peines » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière de Repentir « Ô divin Jésus, Vous n'avez souffert que pour moi » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière sur la sévérité de la Pénitence « Ô mon âme, tu trouveras dans Jésus crucifié le Modèle du vrai Pénitent » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière sur la nécessité de la Mortification « Peut-être, ô mon Dieu, ne m'avez-Vous laissé à combattre que des passions faciles à réprimer » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière pour mépriser les choses créées et adorer Dieu seul « Ô Jésus-Christ en Croix, qui nous enseignez à nous détacher des choses de ce monde et à n'aimer que Dieu seul » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière pour nous enseigner la Patience « Ô Jésus-Christ en Croix, Vous nous apprenez ce que doit être la Patience Chrétienne qui consiste à souffrir tout sans se plaindre et même avec joie » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière sur l’Amour de Jésus-Christ pour son Père « Ô mon Dieu, puissions-nous avoir part aux saintes dispositions de notre Sauveur et Vous témoigner, comme Lui, notre amour de tant d'admirables manières ! » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière pour se conformer à la Volonté de Dieu « Ô mon Dieu, votre volonté avant tout : Non mea voluntas, sed tua fiat ! » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière pour pratiquer la Charité envers son Prochain « Oui, j'aimerai mon Prochain comme moi-même, comme Jésus-Christ m'a aimé » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière à la Consécration du saint Sacrifice de la Messe « Je crois fermement, ô mon Sauveur, que Vous êtes véritablement Présent dans la Sainte Eucharistie » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière sur la manière de bien Mourir « Si nous voulons mourir comme Jésus-Christ, vivons comme Jésus-Christ » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière pour mériter le Prix infini du Ciel « Le Royaume des Cieux se prend par la force et ce sont les violents qui l'emportent » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière sur la Résurrection de Jésus-Christ « Ô Jésus ressuscité, vivant et glorieux, Vous nous donnez l'espérance de Vous suivre un jour et Vous nous invitez à une sainte Joie » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière pour le Salut des âmes que nous avons à cœur de convertir « Ô Jésus, Zélateur des âmes, ayez pitié de nous ! » de l’Abbé Nicaise Civet