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Prière pour rendre grâces à Dieu de tous ses bienfaits

Prières > d'action de Grâce

Voici une très belle Prière pour rendre grâces à Dieu de tous ses bienfaits et Lui demander ce qui est nécessaire pour arriver à la Perfection « Ô mon Père, je Vous remercie de toutes les Grâces et les Faveurs que Vous m'avez faites depuis le premier moment de ma vie » donnée par Louis de Blois-Châtillon (1506-1566), dit Dom Louis de Blois (en latin Blosius), Père Abbé de l'Abbaye Bénédictine de Liessies dans le nord de la France et auteur de nombreuses Prières par lesquelles l'âme fidèle pourra s'avancer dans le chemin de la perfection et de la sainteté, et se fortifier dans l'amour de Dieu.



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La Prière pour rendre grâces à Dieu de tous ses bienfaits « Ô mon Père, je Vous remercie de toutes les Grâces et les Faveurs que Vous m'avez faites depuis le premier moment de ma vie » de Dom Louis de Blois :

Ayez pitié de moi, mon Dieu, selon votre grande miséricorde, et effacez mon iniquité selon la multitude et l'étendue de vos bontés.
Tout chétif vermisseau de terre, tout indigne et inutile pécheur que je suis, je Vous adore néanmoins, ô Père céleste, avec un très-profond respect !
Je Vous remercie de toute l'affection de mon cœur, de ce que voyant que nous étions malheureusement perdus, Vous nous avez cherchez avec tant de charité par votre Fils unique notre Seigneur Jésus-Christ, et par les mouvements et les lumières du Saint Esprit.
Je Vous rends grâces pour cet amour ineffable que Vous nous avez porté, jusqu’à faire sortir ce même Jésus, votre Fils unique, du sein de votre Divinité, et L'envoyer en cette vallée de misères ; afin de sauver tous les hommes pécheurs.
Vous l'avez établi pour être le Restaurateur des âmes ; afin que quiconque croit en Lui, et travaille à Lui plaire par des œuvres d'une charité sainte, ait la vie éternelle.
Vous L'avez envoyé pour être notre Docteur et notre Maître très-désiré ; afin qu'Il dissipât les ténèbres de notre ignorance, qu'Il nous enseignât la vérité et éclairât notre entendement de vos divines lumières, et que nous connussions ainsi la sainteté de votre auguste Nom.
Vous L'avez envoyé pour être notre Conducteur qui nous fit marcher par le droit chemin ; et pour nous faire voir en sa personne la beauté et les charmes de la vertu, et la perfection même de toutes les vertus.
Vous L'avez envoyé pour être notre Défenseur invincible, pour chasser le Prince des ténèbres du Royaume qu'il avait usurpé depuis si longtemps, et pour ouvrir le Ciel aux âmes fidèles, après avoir triomphé de toutes les forces de nos ennemis, et ôté de devant la porte du Paradis l'épée enflammée qui en empêchait l'entrée.

Ô Père Éternel, Dieu très-débonnaire, quoique je sois le moindre de vos serviteurs, je Vous remercie du plus profond de mon âme, et Vous rends grâces pour la sainte Incarnation et Nativité de votre Fils, pour la pauvreté et l'innocence de sa conversation dans ce monde avec les hommes, pour sa Passion et sa Mort, pour sa Résurrection et son Ascension, et généralement pour toutes les vertus et bonnes œuvres qu'Il a enseignées et pratiquées sur la terre ; je Vous rends grâces de ce qu'Il a institué le Sacrement adorable de son Corps et de son Sang précieux, qui est le principe de la vie spirituelle ; Sacrement, par lequel nous sommes nourris dans votre Église, abreuvés, lavés, sanctifiés, et faits participants de votre souveraine Divinité.

Je Vous rends grâces, de ce que Vous nous avez fait revivre à une vive espérance par la Résurrection de ce même Jésus, votre Fils unique, et de ce que Vous nous avez adoptés en sa Personne pour vos enfants, imprimant en nos âmes le sceau ou le caractère du Saint Esprit, et nous donnant un gage infaillible de l'héritage éternel.
Je Vous remercie pour toutes les faveurs que nous avons reçues de votre bonté inépuisable, par lesquelles Vous avez bien voulu nous secourir dans nos misères, malgré notre indignité, nous choisissant par Jésus-Christ, votre Fils et notre Rédempteur, pour exercer devant Vous les fonctions d'un royal Sacerdoce, pour être une nation sainte, un peuple qui Vous devînt agréable par la pratique des bonnes œuvres.
Je Vous remercie des faveurs que Vous m'avez faites en effaçant en moi, qui ne suis que cendre et poussière, la tâche du péché originel par l'eau sacrée du Baptême ; de ce que Vous m'avez donné la vraie Foi, que Vous augmentez tous les jours par les lumières de votre Grâce, par les exhortations des saints Pères, et par les instructions de notre Mère la sainte Église.
Je Vous rends grâces, de ce que dès le commencement de ma vie, Vous avez toujours eu un soin particulier de me nourrir, de me vêtir, de m'entretenir, me fournissant tout ce qui est nécessaire pour la subsistance de ce misérable corps.
Je Vous remercie de m'avoir supporté avec tant de douceur et de patience depuis ma plus tendre jeunesse ; alors même que je m'abandonnais à tous les dérèglements d'une concupiscence vicieuse, attendant le moment favorable de ma conversion, qui devait être le fruit de votre Grâce : car si Vous eussiez voulu me traiter à la rigueur, et selon que je l'avais mérité, il y a longtemps que mon âme, chargée de crimes, de défauts, de négligences, serait malheureusement perdue, et que la terre s'ouvrant sous mes pieds, m'aurait englouti tout vivant.
Je Vous remercie de ce que m'ayant détaché de ce monde périlleux, et éloigné de toutes les occasions de péchés qui s'y rencontrent, Vous m'avez fait entrer dans l'Assemblée de vos fidèles Serviteurs, me fournissant par-là les moyens de Vous servir le reste de mes jours, et d'accomplir toutes vos saintes Ordonnances.
Je Vous remercie de ce que jusqu’à présent, Vous m'avez délivré d'une infinité d'embûches, de tentations, d'adversités, de tribulations et de périls, par le soin charitable que Vous avez pris de mon âme et de mon corps, en me défendant et protégeant parmi tous ces dangers, et en disposant tellement, par une Providence admirable, de tout le cours de ma vie, que je n'ai été ni abattu par l'adversité, ni corrompu par la prospérité.

Ô Père très-bénin, je Vous remercie du plus profond de mon cœur, et autant qu'il m'est possible, de toutes les Grâces et les Faveurs que Vous m'avez faites depuis le premier moment de ma vie, et de toutes celles que Vous avez faites, et que Vous ferez à tous les hommes ; je prie même tous les Anges, tous les Saints, tous les Esprits bienheureux, en considération de ces bienfaits, de Vous louer et glorifier pendant toute l'éternité.
Je Vous recommande toutes les grâces et les biens que j'ai reçus de Vous.
Conservez-nous, je Vous prie, ces dons et ces faveurs de votre libéralité, en sorte que ni le Démon, ni aucune autre créature, ne puissent nous les ravir.
Attirez-moi à Vous par la vertu de votre toute-puissance ; rendez-Vous le Maître de toutes les facultés de mon âme, et réglez-les selon votre bon plaisir ; de peur qu'en suivant les inclinations de la nature, et faisant ma propre volonté, je ne tombe, à la vue de mes ennemis, dans le précipice qu'ils ont creusé à mes pieds.
Ne m'abandonnez jamais à moi-même ; imprimez au contraire dans mon âme une salutaire crainte de vos Jugements, qui lui serve comme de frein pour la contenir dans son devoir.

Ayez toujours un soin paternel de votre serviteur, et modérez tellement la violence des tentations auxquelles je suis journalièrement exposé, que bien loin d'y succomber, j'en profite au contraire pour mon avancement spirituel : car Vous connaissez ma faiblesse et ma fragilité ; Vous savez que je ne puis rien de moi-même ; si Vous m'abandonnez, je ne saurais éviter de Vous offenser, de souiller mon âme, d'en durcir mon cœur, de vivre dans les ténèbres, d'ajouter crimes sur crimes, et de tomber dans un abîme d'iniquité.
Réglez-moi dans la prospérité d'une fortune favorable ; secourez-moi lorsque je serai accablé du poids des adversités.
Quand je suis dans la joie, veillez sur moi ; quand je suis dans l'abattement et dans la tristesse, consolez-moi.
Ne permettez pas que celui qui fait profession de Vous obéir, se perde par trop de chagrin et de pusillanimité ; mais affermissez au contraire mon cœur chancelant et timide, en lui inspirant d'avoir en Vous une sainte et perpétuelle confiance.
Environnez-moi de votre puissante Protection, comme d'une muraille qu'on ne peut renverser.
Fortifiez-moi par les armes impénétrables de votre invincible Puissance.
Que les Esprits bienheureux défendent sans cesse mon âme et mon corps contre les artifices et les attaques de notre ennemi.

Ô Père très-clément, je Vous prie par votre incompréhensible miséricorde de ne jamais permettre que l'orgueil, qui est une cruelle peste de nos âmes, domine en moi et s'empare de mon esprit.
Je Vous conjure, ô Père très-débonnaire, par la sainte humilité de votre Fils unique, d'éloigner de votre serviteur l'élévation d'esprit, la fierté et l'arrogance, toute vanterie et insolence, le désir de la vaine gloire, les contentions et l'opiniâtreté, toutes les entreprises téméraires, et la désobéissance aux ordres de mes Supérieurs, la colère et les mauvaises humeurs, les tromperies et les dissimulations frauduleuses.
Qu'il ne paraisse jamais en moi aucun signe d'orgueil, ni d'une âme légère et superbe.
Renversez et brisez sous les pieds de votre serviteur l'esprit de la vaine gloire, de gourmandise, d'intempérance, d'impudicité, de paresse, de lâcheté, de cruauté, d'emportement, de haine et d'envie.
Que jamais je ne m'élève pour les bienfaits et les grâces que j'aurai reçues de votre miséricorde ; que je ne méprise personne ; que je ne me préfère jamais à aucune créature, et que je n'aie jamais assez bonne opinion de moi-même pour croire que je sois quelque chose, ou que j'aie quelque perfection, étant un pur néant devant Vous.
Je Vous prie, ô mon Seigneur, que comme Vous avez confirmé en grâce les Esprits bienheureux qui se sont attachés inviolablement à Vous, sans vouloir adhérer à ces Esprits rebelles et superbes ; il Vous plaise aussi de me confirmer de telle manière, que mon cœur ne puisse être ébranlé dans les sentiments d'une profonde humilité, ni s'enfler d'orgueil ou de vanité, pas même en former aucun désir.
Abaissez et confondez ces airs hautains et impérieux qui dominent en moi ; afin que demeurant dans un état d'obéissance et de subjection, je puisse achever heureusement le cours de ce pèlerinage, et parvenir un jour jusqu’à Vous.

Que je sois toujours petit à mes yeux ; afin de mener par ce moyen une vie qui Vous soit agréable.
Que j'aie toujours pour Vous un profond respect.
Que j'appréhende de Vous offenser.
Que je ne préfère jamais rien à votre sainte Volonté.
Que j'obéisse avec une humble promptitude aux Commandements de votre Église et de tous ceux que Vous avez établis pour la gouverner.
Que je me rende aux avis salutaires qu'on me donnera de votre part, et que je préfère toujours les sentiments des gens de bien, aux miens propres.

Donnez-moi la force de fouler aux pieds le Lion, le Dragon, l'Aspic et le Basilic invisibles, d'éviter les embûches et de surmonter les traits envenimés du Démon.
Tirez-moi après Vous, comme Vous seriez un doux agneau.
Faites que je ne résiste jamais à votre volonté ; mais que je Vous suive courageusement et à grands pas, sans plaintes et sans murmures.
Relevez, je Vous prie, relevez mon courage abattu.
Dissipez mes langueurs par la force de votre Grâce ; afin qu'ayant surmonté la paresse et la négligence qui accompagnent ordinairement toutes mes actions, je sois à l'avenir toujours prêt à Vous servir avec ferveur.
Ne souffrez pas que l'image de votre Divinité s'efface en mon âme ; conservez-la aussi belle et aussi brillante qu'elle était, lorsque Vous l'y avez imprimée, en maintenant en elle une Foi entière, pure, orthodoxe, fervente, accompagnée de toutes les vertus ; et si parfaite, qu'elle lui fasse mépriser le monde, considérer le Ciel, négliger les choses présentes ; en sorte qu'elle ne soupire plus qu'après les biens éternels, et qu'elle ne puisse, avec votre secours, être ébranlée par les plus cruelles persécutions, ni vaincue par les tentations les plus fortes et les plus violentes.

Revêtez-moi de tous les ornements d'une Charité sainte, comme d'une robe nuptiale ; afin que je Vous aime de tout mon cœur, de toute mon âme, de toutes mes forces, Vous, qui êtes mon Seigneur et mon Dieu, et que je demeure tellement attaché à votre Personne, qu'aucun accident quelque fâcheux qu'il puisse être, ne soit jamais capable de m'en séparer.
Que l'amour dérèglé des choses méprisables de ce monde se détruise peu à peu en moi, et s'anéantisse dans la suite entièrement.
Que mon âme ne trouve ni goût, ni contentement, ni plaisir ailleurs qu'en Vous.
Vous êtes seul capable de satisfaire ses désirs, et de la rendre heureuse ; Vous seul enfin mérité de la posséder éternellement.
Accordez-moi la Grâce, Seigneur, d'aimer toujours sincèrement mes Supérieurs, mes anciens et tous les hommes, qui sont mes frères.
Faites que je les embrasse tous généralement de bon cœur ; que j'aime mes amis en Vous, et mes ennemis pour l'amour de Vous.

Donnez, mon Dieu, donnez à votre serviteur un cœur humble, un cœur contrit et flexible aux mouvements de votre Grâce, un cœur sobre, chaste, pur, bienfaisant, doux, débonnaire et pacifique.
Donnez-moi un cœur qui n'agisse jamais qu'avec prudence ; qui soit toujours enflammé d'une sainte ardeur, et qui n'ait jamais que des sentiments avantageux de son prochain ; un cœur qui compatisse aux péchés et aux afflictions d'autrui, qui se réjouisse de sa prospérité et des bonnes œuvres qu'il lui verra faire, qui sache s'accommoder charitablement avec tout le monde, en sorte qu'il pleure avec les affligés, et qu'il se recrée avec ceux qui sont dans la joie.
Brisez par la vertu de votre toute-puissance ce cœur de pierre, qui est obstiné et endurci dans le mal.
Pénétrez-le par la douceur et l'onction de votre Grâce ; afin de l'attendrir et de le rendre tellement souple, flexible et charitable, qu'il soit véritablement touché de compassion à la vue des misères d'autrui, et comme dissous, au seul souvenir de votre ineffable bonté.
Préparez-moi, pour soulager ma misère et ma pauvreté spirituelle, une Table, où je puisse me nourrir de saintes larmes, que j'y répandrai pour la gloire de votre Nom.
Que mon cœur gémisse jour et nuit à cause des mortelles blessures que mon âme s'est faites par les péchés énormes qu'elle a commis.
Que mes yeux, frappés de l'éclat de vos lumières, jettent des fontaines de larmes, dont la source provienne d'un extrême amour pour Vous, et d'un ardent désir de la céleste Patrie.
Ne me refusez pas, quoique je sois la moindre de vos ouailles, une petite portion de cette Grâce tant désirée, que Vous avez distribuée magnifiquement et libéralement à ceux qui nous ont devancés.
Que sera-ce autre chose de mon cœur qu'une glace, s'il n'est échauffé du feu de votre Charité.

Soyez favorable, ô mon Seigneur ! Soyez favorable à mes vœux.
Changez la stérilité et la sécheresse de mon âme en une terre fertile, en l'arrosant de l'eau de votre Grâce.
Je Vous offre pour la dureté de mon cœur, la bonté et la tendresse de Celui de votre Fils, qui Vous est si agréable.
Recevez, s'il Vous plaît, cette offrande, ô Père très-miséricordieux, en expiation de tout ce qu'il y a de criminel dans mon obstination, et qu'elle apaise votre colère.
Donnez-moi une patience invincible, pour surmonter tout ce qui m'arrivera de fâcheux pendant la vie.
Donnez-moi un esprit pur et innocent, doux et paisible ; en sorte que je ne puisse jamais penser ni consentir à aucun mal ; que je ne puisse jamais nuire à personne, ni être troublé par la malignité de mes ennemis ; que je ne puisse en un mot rendre aucun mauvais office à mon prochain.
Faites que je supporte patiemment les imperfections, les faiblesses et l'ignorance de mes frères ; que j'aie pitié de chacun, que je les honore tous ; que je leur veuille du bien, et que je leur en fasse même de tout mon cœur.
Donnez-moi une modeste pudeur, une sainte et exacte vigilance sur toutes mes actions, une parfaite retenue de ma langue ; afin que je ne me rie de personne, et que j'aie au contraire en horreur tous les mauvais discours et les paroles indignes d'un honnête homme, et encore plus d'un Chrétien.
Que je ne m'entretienne point légèrement sur les défauts et les mœurs de mes frères ; mais que tous mes soins soient de remplir mes devoirs, et de Vous servir fidèlement.
Chassez de mon esprit ces mouvements prompts, impétueux et déréglés ; afin que je n'entreprenne rien qu'à propos, qu'avec modération, qu'avec ordre, et que j'achève ainsi toutes choses avec la même justesse et avec la même tranquillité, pour la gloire de votre Nom.
Donnez-moi la Grâce, ô Père très-indulgent, d'être toujours recueilli en moi-même, pour vaquer à la prière avec une plus grande présence d'esprit, dans le secret d'une sainte retraite.
Ne permettez pas que je sois troublé par le bruit, et le tumulte de ce siècle malin, ni détourné par les occupations onéreuses et importunes de ce monde corrompu : mais dégagez, s'il Vous plaît, mon cœur et mon âme de tous ces frivoles amusements ; afin que je Vous serve avec une pleine et entière liberté.

Pendant que je suis renfermé dans la prison de ce misérable corps, que ce soit là mon partage et toute la consolation de mon exil, d'être attaché à votre service, exempt d'inquiétude et de soins, qui pourraient m'en détourner.
Que tout mon emploi soit de faire votre volonté, de chanter vos louanges, de me réjouir en Vous, de me joindre à Vous, de chercher et de trouver en Vous seul mon repos et ma félicité.
Que je m'enfuie, que je me retire, que je demeure dans la solitude, pour recevoir dans le silence les instructions de votre divine Sagesse.
Que dans ces célestes méditations, je trouve de quoi me désennuyer de ce triste et long pèlerinage.
Que par ce moyen j'attende tranquillement la fin des misères de cette vie.

Faites, ô mon Dieu, Père de miséricordes, qu'à l'article de la mort je comparaisse devant Vous avec la même pureté et la même innocence que Vous m'aviez conférée au jour de mon Baptême ; afin qu'étant dépouillé de ce corps mortel, je puisse jouir sans délai de la Vision béatifique, et Vous glorifier pendant toute l'éternité par les mérites de la Sainte Vierge Marie, votre bienheureuse Mère, notre singulière Avocate, et par l'intercession des Saints qui règnent avec Vous dans le Ciel. Ainsi soit-il.

Dom Louis de Blois (1506-1566) – « Prières très dévotes ou entretiens intérieurs du Vénérable Louis de Blois, Abbé de Liessies de l’Ordre de Saint Benoît, par lesquels l'âme fidèle pourra s'avancer dans le chemin de la perfection et de la sainteté, et se fortifier dans l'amour de Dieu » traduits du latin par le P. Louis Lipsin, Prière pour rendre grâces à Dieu de tous ses bienfaits et Lui demander ce qui est nécessaire pour arriver à la Perfection, pages 275-293, chez Jean-Philippe Hiacinthe Henry, 1741

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Voir également de Dom Louis de Blois :
- La Prière intérieure avec la Sainte Trinité « Gloire soit au Père et au Fils et au Saint-Esprit, et qu'elle soit telle aujourd'hui et toujours, qu'elle a été dès le commencement et qu'elle sera dans toute l'éternité » de Dom Louis de Blois
- La Prière quotidienne de Recommandations à Dieu « Ô doux Jésus, je Vous recommande mon âme et mon corps, le progrès et la fin de ma misérable vie » de Dom Louis de Blois
- La Prière à Notre Seigneur Jésus-Christ « Ô mon Jésus, que je trouve en Vous une assurance infaillible de mon Salut éternel » de Dom Louis de Blois
- La Prière d'une âme Religieuse avec la Mère de Dieu « Je Vous salue, ô Marie, Vierge très-sainte, qui avez été choisie du Père Éternel, avant tous les siècles, pour être la Mère de son Fils » de Dom Louis de Blois
- La Prière à tous les saints Anges « Et surtout, ô saint Ange, fidèle Gardien de mon âme et de mon corps, prenez-moi particulièrement sous votre Protection » de Dom Louis de Blois
- La Prière à tous les Saints du Ciel « Ô Saints et Saintes du Paradis, intercédez auprès de Dieu pour moi, qui suis le plus misérable des pécheurs » de Dom Louis de Blois
- La Prière pour obtenir le Pardon de nos péchés « Étant chargé d'une infinité de crimes, à qui puis-je avoir recours, sinon à Vous, ô mon très doux Jésus, qui êtes plein de douceur et de miséricorde ? » de Dom Louis de Blois
- La Prière avant la sainte Messe ou avant la Communion « Faites-moi la Grâce, Seigneur, de Vous offrir aujourd'hui avec un humble respect le saint Sacrifice de la Messe » de Dom Louis de Blois
- La Prière après la sainte Messe ou après la Communion « Je Vous adore et Vous rends grâces, ô mon très-doux Seigneur Jésus-Christ, de ce que Vous avez bien voulu m'admettre à la sainte Table » de Dom Louis de Blois
- La Prière pour rendre grâces à Dieu de tous ses bienfaits « Ô mon Père, je Vous remercie de toutes les Grâces et les Faveurs que Vous m'avez faites depuis le premier moment de ma vie » de Dom Louis de Blois
- La Prière de Dom Louis de Blois « Jésus bon et doux, aie pitié de moi ! »
- La Prière de Dom Louis de Blois « Si j'étais digne de Vous aimer, ô mon Dieu »
- La Prière de Dom Louis de Blois « Salut, ô Marie »
- La Prière de Dom Louis de Blois « Allons, très doux Jésus, fais mourir en moi tout ce qui te déplaît ! »
- La Prière de Dom Louis de Blois « Ô très aimable Jésus, à l'heure de ma mort, dites-moi… »
- La Prière de Dom Louis de Blois « Seigneur, je suis affamé de Vous ! »
- La Prière de Dom Louis de Blois « Salut, doux Jésus ! »
- La Prière de Dom Louis de Blois « Très doux Seigneur Jésus, je T’offre cette épreuve d'aujourd'hui »
- La Prière de Dom Louis de Blois « Je Vous salue, Marie, l’Espérance des désespérés et la Défense des abandonnés »
- La Prière de Dom Louis de Blois « Ô Très Sainte Vierge Marie qui ne méprise personne »
- La Prière de Dom Louis de Blois « Ô bon Jésus, ornez mon âme de cet éclat de la Charité que Vous aimez »
- La Prière de Dom Louis de Blois « Ô Seigneur Jésus, je Vous adore, je Vous loue, je Vous glorifie, je Vous bénis et je Vous rends grâces »
- La Prière de Dom Louis de Blois « Ô Père, ô Fils, ô Saint-Esprit, faites que je ne puisse penser ou vouloir dire ou faire que ce qui Vous est agréable »
- L’Acte d’Adoration à la Sainte Trinité « Je Vous adore ô vraie et ineffable Trinité en Personnes, vraie et inséparable Unité en substance »
- La Prière de Salutations pour louer, honorer et glorifier Notre Seigneur Jésus-Christ « Je Vous salue, ô mon doux Jésus ! » de Dom Louis de Blois
- La Prière du Dimanche « Faites, Seigneur, qu'en persévérant dans la Foi, et qu'en continuant de croire ce que je ne vois pas, je mérite de contempler un jour ce que je crois fermement » de Dom Louis de Blois
- La Prière du Lundi « Ô Jésus, allumez en moi ce Feu divin que Vous êtes venu apporter sur la terre » de Dom Louis de Blois
- La Prière du Mardi « Oui, je Vous aime, ô mon doux Jésus, et je souhaite de Vous aimer encore davantage » de Dom Louis de Blois
- La Prière du Mercredi « Ô mon Jésus, blessez moi intérieurement par les flèches de votre Amour » de Dom Louis de Blois
- La Prière du Jeudi « Ô mon Jésus, dissipez les ténèbres de mon cœur » de Dom Louis de Blois
- La Prière du Vendredi « Recevez-moi, je Vous en prie, ô mon doux Jésus, dans les délicieux embrassements de votre Amour » de Dom Louis de Blois
- La Prière du Samedi « Ô mon Dieu, qui seul pouvez me sauver, faites que je Vous aime plus que moi-même » de Dom Louis de Blois