Voici une Prière pour toujours renoncer à la vengeance, ne plus jamais demander vengeance, nous garder de haïr ceux qui nous font souffrir et d'exagérer la faute dont ils se rendent coupables envers nous « Ô mon Père, pardonnez-moi, je ne savais ce que je faisais lorsque je voulais me venger » donnée par le Révérend Père Théodore d’Almeida (1722-1804), Prêtre Catholique Portugais de la Congrégation de l'Oratoire de Saint Philippe Neri, écrivain et philosophe qui partit en exil en France à Bayonne quelque temps lors de la persécution du gouvernement portugais à l’encontre des Oratoriens.

La Prière pour toujours renoncer à la vengeance « Ô mon Père, pardonnez-moi, je ne savais ce que je faisais lorsque je voulais me venger » du Père Théodore d’Almeida :
A la vue des blasphèmes, des cris tumultueux de la populace, et surtout du crime sacrilège que les hommes allaient commettre en le faisant mourir, Jésus, touché de compassion, non pas sur sa sainte humanité, mais sur notre épouvantable malheur, pria son Père pour ses propres bourreaux : Mon Père, pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils se font.
Qui pourrait être insensible à ces Paroles sorties de la bouche d'un Dieu ? Comment se peut-il que Jésus-Christ, au milieu de si affreux tourments semble oublier tout ce qu'Il souffre, et les outrages faits à sa Doctrine, à sa Personne, à Dieu son Père, et n'être sensible qu'à notre malheur ! Ne trembler que pour le châtiment dû à nos crimes !
Ô mon âme, regarde ton Sauveur, réfléchis et commence à t'instruire.
Ne demande plus jamais vengeance, garde-toi de haïr ceux qui te font souffrir, et d'exagérer la faute dont ils se rendent coupables envers toi. Ah ! plutôt sollicite leur pardon auprès de Dieu, c'est l'exemple que te donne Jésus-Christ sur la Croix, et c'est la marque distinctive de ses vrais disciples. Jamais les philosophes n'enseignèrent une semblable Doctrine, elle n'appartient qu'au Fils de Dieu. Lui seul l'a enseignée de vive voix ; Lui seul en a donné l'exemple. Celui qui veut être son disciple doit, comme Lui, prier pour ses ennemis, et renoncer pour toujours à la vengeance.
Ô mon Père, pardonnez-moi, je ne savais ce que je faisais lorsque je voulais me venger.
Jésus demande pardon à son Père pour ses bourreaux, Il promet le Paradis au Bon larron, recommande sa Mère au Disciple bien-aimé, et le Disciple à sa Mère ; enfin, Il accomplit tout ce qui avait été prédit du Messie, et, souverainement satisfait de s'être sacrifié pour les hommes, Il remet son âme à son Père, penche la tête, et rend le dernier soupir. Ainsi mourut le Fils de Dieu. Alors parurent des signes extraordinaires, qui montrèrent que les créatures insensibles étaient touchées de la Mort de leur Créateur.
Le voile du temple se déchire, les pierres se fendent, la terre tremble, et ses horribles secousses ouvrent les tombeaux. A la vue de ces merveilles, le Centenier s'écrie : Cet homme que l'on a si cruellement fait mourir était vraiment Fils de Dieu.
Croyez aussi, ô vous que l'impatience agite ! Croyez fermement que cet homme que l'on a fait mourir pauvre, couvert de plaies, rassasié d'outrages, attaché à un infâme gibet ; cet homme qui a été l'objet de la haine du monde et la risée de la populace, est ce même Dieu, ce souverain Maître devant qui toutes les créatures se prosternent et tremblent de respect, ce même Dieu dont la Présence ébranle les colonnes du firmament, dont la Voix seule fait frémir les Cieux.
Si Dieu traite ainsi son Fils unique, comment pourrai- je être assez téméraire pour me plaindre, moi fils d'Adam et misérable pécheur ? Jamais, pendant cette vie mortelle, je ne serai aussi cruellement maltraité que l'a été mon divin Maître. Mais si ma Foi m'apprend que Celui qui expira sur la Croix, au milieu d'aussi horribles tortures, est véritablement le Fils de Dieu, puis-je encore trouver mauvais que Dieu en agisse envers moi comme Il l'a fait envers son Fils ?
Ô mon Dieu, si Vous êtes mort au milieu des tourments, Vous la Justice même, ne dois-je pas mourir sur la Croix, moi coupable et pécheur ? Ainsi soit-il.
Révérend Père Théodore d'Almeida (1722-1804) – « Trésor de patience caché dans les Plaies de Jésus-Christ », Prière pour toujours renoncer à la vengeance, pages 78-81, chez Lefort (1839)

Voir également du Révérend Père Théodore d'Almeida :
- La Prière du Matin à la Gloire de Jésus-Christ crucifié « Je prends aujourd'hui la résolution de ne vouloir, de ne dire, de ne faire rien que pour la Gloire de Dieu » du Père Théodore d’Almeida
- La Prière pour aimer davantage la Mère de Dieu « Ô aimable Marie, je Vous aime plus que l'univers entier, plus que ma vie et plus que mon âme » du Père Théodore d’Almeida
- La Prière pour aimer mille fois plus Marie « Ô mon Sauveur, donnez-moi de quoi payer à votre Mère l'immense amour que je Lui dois » du Père Théodore d’Almeida
- La Prière de Consécration à la Sainte Vierge « Je déclare que je ne me regarde plus comme étant maître de moi-même, mais comme appartenant à la Mère de mon Créateur » du Père Théodore d’Almeida
- La Prière pour ne jamais s’éloigner de Marie « Ô Mère de mon Dieu, je veux Vous être fidèle jusqu'à mon dernier soupir » du Père Théodore d’Almeida
- La Méditation sur l’Affliction de Jésus-Christ au Jardin des Oliviers « Ô vous qui êtes dans l'affliction, venez voir Jésus-Christ sous ces tristes et sombres oliviers » du Père Théodore d’Almeida
- La Méditation sur la Flagellation de Jésus-Christ « Ô vous qui souffrez, pensez que vous êtes dans le palais de Pilate, attaché à une colonne, en face de Jésus-Christ » du Père Théodore d’Almeida
- La Méditation sur le Couronnement d'Épines de Jésus-Christ « Ô vous qui êtes accablés de peines et qui vivez dans l'affliction, jetez les yeux sur Jésus couronné d'épines » du Père Théodore d’Almeida
- La Méditation sur Jésus-Christ portant sa Croix « Serait-il donc possible, ô mon âme, que vous seule vous trouvassiez votre croix insupportable ? » du Père Théodore d’Almeida
- La Méditation sur le Crucifiement de notre Sauveur « Vous qui souffrez, comparez vos douleurs à Celles de Jésus Crucifié » du Père Théodore d’Almeida
- La Prière aux Cinq Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ « Ô Bon et Très-Doux Jésus, je me prosterne à genoux en votre Présence » du Père Théodore d’Almeida
- La Prière à Jésus-Christ blessée par la Couronne d'épines « Je Vous adore, Tête sacrée de mon Sauveur, si cruellement déchirée par Amour pour moi » du Père Théodore d’Almeida
- La Prière à la Plaie de l'Épaule gauche de Jésus-Christ « Je Vous adore, Plaie de mon Sauveur, formée par la pesanteur de la Croix, ou plutôt par le poids énorme de mes péchés » du Père Théodore d’Almeida
- La Prière d’une âme affligée dans les Plaies de Jésus-Christ « Laissez-moi, Seigneur, pénétrer jusqu'à ce Cœur adorable » du Père Théodore d’Almeida
- La Prière d'une âme abîmée dans la douleur « Sauvez-moi, ô mon Dieu, venez à mon Secours ! » du Père Théodore d’Almeida
- La Prière pour nous faire supporter nos peines « Soyez béni, ô mon Dieu, pour m’avoir aimé jusqu'à ce point » du Père Théodore d’Almeida
- La Prière dans l’Affliction « Ô mon Sauveur, attirez tous les hommes qui sont dans la tristesse à votre Croix » du Père Théodore d’Almeida
- La Prière pour accepter sa Croix « Ô mon Dieu, Vous avez caché dans l’Arbre de la Croix une douceur exquise » du Père Théodore d’Almeida
- La Prière à notre Dieu Protecteur « C'est en Vous seul, ô mon Dieu, que je veux chercher ma Consolation » du Père Théodore d’Almeida
- La Prière contre ses Ennemis « Seigneur, ne permettez pas que mes adversaires goûtent une joie barbare en m'insultant » du Père Théodore d’Almeida
- La Prière pour toujours renoncer à la vengeance « Ô mon Père, pardonnez-moi, je ne savais ce que je faisais lorsque je voulais me venger » du Père Théodore d’Almeida
- La Prière pour les Conversions « Ô Seigneur, faites que tous les hérétiques viennent se prosterner devant Vos autels » du Père Théodore d’Almeida
- La Prière sur la mort de Dieu « Celui qui veut ressusciter glorieux avec Jésus-Christ, doit vivre et mourir comme Lui sur la Croix » du Père Théodore d’Almeida
- La Prière sur la Providence « Ô mon Père, prenez soin de Votre enfant » du Père Théodore d’Almeida