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Prière sur la nécessité de toujours Prier sans se lasser

Prières > sur la Piété

Voici une Prière pour toujours Prier sans se lasser d'une manière utile à notre Salut afin de tout entreprendre pour la Gloire de Dieu comme Notre-Seigneur Jésus-Christ attaché à la Croix ou à genoux au Jardin des Olives priant son Père et nous apprendre par-là que toutes nos actions, nos entreprises, tout ce qui nous arrive de bien ou de mal, doit-nous fournir l'occasion de nous élever à Dieu par des Prières courtes mais ardentes, qui nous servent à profiter de tout pour notre Sanctification « Parlez, Seigneur, parce que votre serviteur Vous écoute » donnée par M. l’Abbé Jean-Baptiste Nicaise Civet (1801-1846), Prêtre de Saint Sulpice, Chanoine honoraire de Reims et Vicaire de Charleville qui entra dans l'état ecclésiastique qu’à l'âge de trente ans parce que Veuf après sept ans de Mariage.



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La Prière pour toujours Prier sans se lasser « Parlez, Seigneur, parce que votre serviteur Vous écoute » de l’Abbé Nicaise Civet :

Adorer Notre-Seigneur Jésus-Christ attaché à la Croix, et priant son Père.
« Pater, dimitte illis, non enim sciunt quid faciunt » (Luc XXI, 34).
Père, pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font.
« Deus meus, Deus meus, ut quid dereliquisti me ? » (Matth. XXVI, 46).
Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-Vous délaissé ?
« Pater, in manus tuas commendo spiritum meum » (Luc XXIII, 46).
Mon Père, je remets mon âme entre vos mains.

Cet exemple de notre divin Maître nous enseigne le devoir de la Prière ; il nous en apprend :
La nécessité et les avantages ;
L'objet et les qualités ;
Enfin les moyens et les occasions de prier.

PREMIÈRE CONSIDÉRATION : Jésus en Croix nous enseigne la nécessité et les avantages de la Prière.

I. Nécessité de la Prière.
Elle nous est démontrée par les maximes si souvent inculquées par ce divin Sauveur et par ses exemples :
1º Par ses maximes.
Demandez, nous dit-Il, et vous obtiendrez.
« Petite, et dabitur vobis » (Matth. VII, 7).
Il faut prier toujours sans se lasser jamais.
« Oportet semper orare et non deficere » (Luc XVIII, 1).
Veillez donc, et priez en tout temps.
« Vigilate itaque, omni tempore orantes » (Luc XXI, 36).
« Usquè modò non petistis quidquam ; petite et accipietis » (Jean XVI, 24).
Jusqu'à présent, vous n'avez rien demandé ; demandez donc et vous recevrez.
Peut-on concevoir rien de plus pressant, de plus chaleureux, que ces invitations ?

2º Par ses exemples.
Jésus-Christ ne fit aucune entreprise importante sans l'avoir fait précéder de la Prière.
C'est par une Prière de quarante jours au désert, qu'Il s'était préparé à sa vie évangélique.
C'est en passant la nuit en Prières sur une montagne, qu'Il se disposa à faire le choix de ses Apôtres (Luc VI, 13).
La multiplication des pains, les repas qu'Il prenait, étaient toujours précédés de la Prière.
Maintenant encore, Il se prépare au redoutable Sacrifice de la Croix par la Prière au Jardin des Olives.
« Sedete hic, donec vadam illùc et orem » (Matth. XXVI, 36).
Et jusque sur la Croix, nous Le voyons s'entretenir avec son Père par l'exercice de la Prière.
N'est-ce pas là nous apprendre que la Prière doit précéder toutes nos actions, et surtout nos déterminations importantes ?
C'est dans la Prière, en effet, que nous devons aller puiser les lumières et les grâces dont nous avons besoin ; car, sans le secours de Dieu, nous ne pouvons ni connaître, ni vouloir, ni exécuter le bien d'une manière utile au Salut.
« Deus est qui operatur in vobis et velle et perficere » (Philip. II, 13).

II. Avantages de la Prière.
D'abord Il permet que son âme soit triste jusqu'à la mort.
« Pater, si possibile est, transeat à me calix iste » (Matth. XXVI, 39).
Père, s'il est possible, éloignez de moi ce calice.
Mais bientôt un Ange vient à Lui de la part de son Père, et il Le fortifie en Lui remettant devant les yeux les fruits précieux de sa mort, la Gloire de Dieu réparée, l'Enfer vaincu, le monde sauvé.
Alors Jésus se relève, Il s'offre à son Père céleste et consent à se sacrifier Lui-même pour opérer de si grands biens.
Si ce calice ne peut passer sans que je le boive, dit-Il, que votre volonté soit faite.
« Si non potest hic calix transire nisi bibam illum, fiat voluntas tua » (Matth. XXVI, 42).
« Surgite, eamus ; ecce appropinquavit qui me tradet » (Matth. XXVI, 46).
Levez-vous et marchons ; voici déjà tout près celui qui doit me livrer.
C'est ainsi qu'au moyen du secours que nous puiserons dans la prière et l'oraison, nous serons éclairés et déterminés à tout entreprendre pour la Gloire de Dieu.


SECONDE CONSIDÉRATION : Jésus sur la Croix nous montre l'objet de la Prière, et quelles en doivent être les qualités.

I. L'objet de la Prière.
Nous pouvons demander à Dieu :
1° La délivrance de nos peines et de nos afflictions temporelles, mais avec résignation à sa volonté, le laissant Maître de nous l'accorder ou de nous la refuser, selon le jugement équitable de sa sagesse infinie.
« Pater mi, si possibile est, transeat àme calix iste ; verum tamen non sicut ego volo, sed sicut tu » (Matth. XXVI, 39).
Père tendre, si c'est possible, éloignez de moi ce calice ; mais pourtant, qu'il en soit, non comme je veux, moi, mais comme Vous voulez.
2º Pour ce qui est des biens spirituels, des biens célestes, nous pouvons les demander absolument, parce que c'est pour nous les mériter que Jésus-Christ est mort sur la Croix.
« Pro eo quòd laboravit anima ejus, idèo dispertiam ei plurimos ; justificabit ipse servus meus multos » (Is. LIII, 11-12).
En récompense des angoisses de son âme, du sacrifice de sa vie, je lui donnerai beaucoup d'hommes ; mon serviteur conférera la justification à un grand nombre.
Ainsi nous pouvons demander absolument à Dieu le Salut de notre âme, parce que sa volonté est très-certainement de nous l'accorder.
« Hæc est enim voluntas Dei, dit l'Apôtre, sanctificatio vestra » (I Thess. IV, 3).
Il n'y met d'autre condition qu'une seule chose et qui dépend uniquement de nous, savoir : notre coopération.
Ainsi encore nous pouvons demander absolument le pardon de nos péchés, le seul obstacle qui s'oppose à notre Salut ; car la Volonté de Dieu est de nous les pardonner, pourvu que nous nous en repentions.
Ainsi, enfin, nous pouvons demander les Grâces absolument nécessaires pour vaincre nos passions, pour triompher de nos tentations, pour pratiquer les vertus de notre état.
Très-certainement la Volonté de Dieu est de nous les accorder, pourvu que nous les demandions sincèrement.
« Hæc est enim voluntas Dei, sanctificatio vestra ».
Douce et consolante pensée ! Nous pouvons demander à Dieu tous ces biens avec l'assurance de les obtenir ; et cela, parce que Jésus-Christ les a demandés et obtenus pour nous.
Il les a demandés sur la Croix, alors qu'Il priait pour les transgresseurs de ses Lois.
« Pro transgressoribus rogavit » (Is. LIII, 12).
Il a prié avec instances et avec larmes :
« Preces supplicationes que cum clamore valido et lacrymis offerens, exauditus est pro sud reverentid » (Hebr. V, 7).
Il a prié, et Il a été exaucé à cause de la considération qu'Il méritait de la part de son Père.

II. Les qualités de la Prière.
Jésus-Christ au Jardin des Olives prie :
Avec confiance : Il donne à Dieu le doux nom de Père.
« Pater, si possibile est ».
Et c'est de cette manière aussi que Dieu daigne exciter notre confiance, en voulant que nous L'appelions Notre Père et que nous Le regardions comme tel.
« Pater noster, qui es in cælis », Lui disons-nous dans cette belle Prière qu'Il nous a Lui-même dictée (Matth. VI, 9).
Au reste, c'est par cette confiance seule que nous gagnerons son cœur.
Il prie avec humilité, prosterné la face contre terre, devant la Majesté infinie de son Père.
« Procidit in faciem suam orans » (Matth. XXVI, 39).
Et nous non plus, nous ne devons jamais nous présenter devant Dieu pour Le prier, sans avoir réfléchi sérieusement à ce qu'Il est et à ce que nous sommes par rapport à Lui.
Cette réflexion nous inspirera toujours le respect et l'humilité qui doivent nous accompagner en sa présence.
Il prie avec soumission à la volonté de Dieu.
« Non sicut ego volo, sed sicut tu ».
Non comme je veux, mais comme Vous voulez.
Et nous aussi, soumettons donc de cette façon tous nos désirs à la sainte Volonté, au bon plaisir, à la sainte Providence de Dieu ; car nous ne savons, le plus souvent, si ce que nous demandons nous sera avantageux ou nuisible ; mais notre résignation nous obtiendra infailliblement ou ce que nous demandons, s'il doit nous être utile, ou quelque bien peut-être plus précieux encore, et auquel nous ne pensons pas.
Il prie avec persévérance ; Il passe, dans ce saint exercice, plusieurs heures consécutives.
« Secundò abiit et oravit, et oravit tertiò » (Matth. XXVI, 42, 44).
« Sic non potuistis und hord vigilare mecum ? » (Matth. XXVI, 40).
Quoi ! Vous n'avez pu veiller une seule heure avec moi ?
Et quand Il fut en proie à l'agonie, Il pria plus longuement encore.
« Et factus in agoniâ prolixiùs orabat » (Luc XXII, 43).
Donc nous ne devons pas nous lasser de prier : Dieu veut être sollicité, importuné par nos prières : Demandez, dit-Il ; jusqu'à présent, vous n'avez rien demandé ; demandez et vous recevrez.
Cette persévérance dans la Prière marque également et l'estime que nous faisons des Grâces de Dieu, et la confiance que nous inspire sa bonté.
Il est des Grâces que nous n'obtiendrons peut-être qu'après les avoir demandées tous les jours de notre vie, comme la Persévérance finale, ou la Conversion de quelque pécheur.
Quel malheur donc, si le découragement s'emparait de notre âme et si nous cessions de prier !
Lorsque nos Prières auront toutes ces conditions, nous obtiendrons infailliblement ce que nous aurons demandé, parce que Celui qui a dit : « Petite et accipietis » (Jean XVI, 24), est la Vérité même.


TROISIÈME CONSIDÉRATION : Jésus-Christ dans sa Passion nous enseigne le moyen de prolonger le temps de nos Prières et les occasions d'alimenter ce Feu divin.

I. Moyen de prolonger notre Prière.
La Tradition, fondée sur une induction bien légitime, nous apprend qu'Il passa trois heures entières à prier dans le Jardin.
Quels actes produisit-Il pendant ce temps ?
De quels sentiments fut-Il occupé ?
L'Évangile va nous le dire :
« Venit Jesus in villam Gethsemani, et, progressus, procidit in faciem suam, orans et dicens : Pater mi, si possibile est, transeat à me calix iste ; verum tamen, non sicut ego volo, sed sicut tu. Iterùm secundò abiit et oravit, dicens : Pater mi, si non potest hic calix transire nisi bibam illum, fiat voluntas tua et oravit tertiò eumdem sermonem dicens » (Matth. XXVI, 39-44).
Ainsi, la Prière de Jésus-Christ consista à offrir toujours à son Père les mêmes sentiments :
« Père, s'il est possible..., sinon, votre Volonté avant tout ! »
Il les réitère plusieurs fois, pour nous apprendre à insister longtemps sur les mêmes choses devant Dieu, sans nous rebuter jamais.
Ainsi ne disons plus que nous ne savons pas prier, que nous ne saurions demeurer longtemps en prière.
Qui est-ce qui n'est pas capable d'offrir toujours à Dieu le même sentiment, le même désir ?
Si nous sommes vivement touchés d'une chose, si nous l'avons à cœur, nous ne nous lasserons pas d'en entretenir le Seigneur et de L'en entretenir encore.
Pauvres mendiants que nous sommes, qui peut nous empêcher, après avoir récité notre Prière, de demeurer quelque temps en silence, pour réitérer nos demandes l'instant d'après ?
Le malheureux qui nous tend la main dans la rue, se lasse-t-il de répéter sa prière ?
Ne la recommence-t-il pas sans fin, jusqu'à ce qu'il ait obtenu l'obole qui doit le soutenir ?
Son silence même est parfois bien éloquent, et, s'il se tait, en connaissons-nous moins le désir toujours subsistant de son cœur ?
L'aveugle de Jéricho n'avait pas d'autre parole à la bouche, que cette Prière qu'il répétait sans cesse et sans relâche :
« Jésus, Fils de David, ayez pitié de moi ; Jesu, fili David, miserere mei » (Marc X, 47).
Et plus on cherchait à le faire taire, plus il élevait la voix, remarque l'Évangéliste.
Voilà donc un moyen bien facile et bien efficace de prolonger le temps de nos Prières.

II. Occasions propres à entretenir en nous l'ardeur de la Prière.
Déjà nous l'avons vu, c'était l'usage du Sauveur, pendant sa vie mortelle, de préluder à toutes ses actions par la Prière.
L'approche de sa Passion lui fournit une occasion nouvelle de prier au Jardin des Olives.
Au milieu de tous ses tourments, Il prie encore, et Il profite de tout pour s'entretenir avec son Père.
Ses ennemis, qui triomphent et L'outragent, Lui inspirent la pensée charitable et sublime d'implorer leur pardon.
« Pater, dimitte illis ! » Père, fermez les yeux sur leur conduite ; ils ne savent pas ce qu'ils font ; « Non enim sciunt quid faciunt » (Luc XXII, 34).
Dans l'abandon où Il se voit réduit, Il se plaint amoureusement à son Père :
« Ô mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-Vous abandonné ? Deus meus, Deus meus, ut quid dereliquisti me ? » (Matth. XXVII, 46).
Au moment d'expirer, Il prie encore, et c'est pour offrir le Sacrifice de sa vie.
« Pater, in manus tuas commendo spiritum meum ; Mon Père, je remets mon âme entre vos mains » (Luc, XXIII, 46).
Voilà quelques-unes des Prières formulées par Jésus-Christ au temps de sa Passion ; mais qui pourrait imaginer et reproduire tous les sentiments qu'a éprouvés son cœur sacré pendant cette longue et douloureuse carrière, et qui sont demeurés ensevelis dans le secret de son âme ?
Les Psaumes où ils sont exprimés et prédits, nous font connaître que sa Prière et l'union de son cœur à Dieu étaient continuelles.
Ainsi, au moment où, trahi par Judas, Il tomba au pouvoir de ses ennemis, Il invoqua intérieurement l'assistance de son Père contre les outrages de ces hommes de sang.
« Eripe me dei nimicis meis, Deus meus, et de viris sanguinum salva me ; quia ecce ceperunt animam meam, irruerunt in me fortes. Neque iniquitas mea, neque peccatum meum, Domine ! sine iniquitate cucurri et direxi » (Ps. LVIII, 1-5).
Arrachez-moi, Seigneur, des mains de mes ennemis ; car les voilà maîtres de ma vie ; ils sont venus en force se jeter sur moi.
Et pourtant, Seigneur, ni l'iniquité ni le péché ne se sont trouvés en moi, car j'ai marché et dirigé mes pas sans injustice.
En entendant les cris de mort qu'on vomissait contre Lui, ces complots de langues homicides, « Ecce loquentur in ore suo et gladius in labiis eorum » (Ps. LVIII, 8), Il met sa confiance en son Dieu, devant qui, non-seulement une poignée de scélérats, mais toutes les nations même sont comme un néant.
Vous, Seigneur, Vous déjouerez leurs complots, Vous qui pouvez réduire au néant tous les peuples du monde.
Je mettrai en Vous toute ma force, parce que Vous êtes mon Dieu, mon protecteur et mon appui.
« Tu, Domine, deridebis eos ; ad nihilum deduces omnes gentes. Fortitudinem meam ad te custodiam, quia Deus susceptor meus es » (Ps. LVIII, 9-10).
Entend-Il prononcer son arrêt de mort, aussitôt : « Sauvez-moi, mon Dieu », pense-t-Il en lui-même ; « Car les eaux de la tribulation sont entrées jusqu'à mon âme. Je suis enfoncé dans un bourbier profond, où il n'y a pas de terrain solide. Les flots m'ont entraîné en haute mer et la tempête m'a submergé. Mes yeux ont défailli, à force d'attendre et d'espérer en mon Dieu, et mes ennemis, qui me poursuivent injustement, se sont accrus et fortifiés ».
« Salvum me fac, Deus, quoniam intraverunt aquæ usquè ad animam meam. Infixus sum in limo profundi, et non est substantia. Veni in altitudinem maris, et tempestas demersit me. Defecerunt oculi mei, dùm spero in Deum meum. Confortati sunt qui persecuti sunt me inimici mei injustè » (Ps. LXVIII, 2, 3, 5).
Se voit-Il sur la Croix, insulté par ses ennemis et abandonné de tous ses disciples :
« Extraneus factus sum fratribus meis, se dit-Il à lui-même, et peregrinus filiis matris meæ ».
Je suis devenu comme un étranger à mes frères, et comme un voyageur et un pèlerin pour les enfants de ma mère !
J'ai attendu, j'ai cherché si quelqu'un viendrait s'attrister avec moi, et je n'ai vu personne ; j'ai appelé un consolateur, et je n'en ai point trouvé.
« Sustinui qui simul contristaretur, et non fuit, et qui consolaretur, et non inveni ».
J'avais faim, et ils m'ont présenté du fiel ; j'avais soif, et ils m'ont abreuvé de vinaigre.
« Et dederunt in escam meam fel, et in sitimed potaverunt me aceto » (Ps. LXVIII, 9, 21, 22).
Or Jésus-Christ veut nous apprendre par-là que toutes nos actions, nos entreprises, tout ce qui nous arrive de bien ou de mal, doit-nous fournir l'occasion de nous élever à Dieu par des Prières courtes mais ardentes, qui nous servent à profiter de tout pour notre Sanctification ; Prières que l'on désigne, dans le monde spirituel, sous le nom d'oraisons jaculatoires, et en quoi consiste principalement tout l'exercice de la vie surnaturelle et Chrétienne.

Résolutions :
Oh ! Que nous serions heureux, si nous pratiquions ainsi, à toute heure et en toutes circonstances, le saint exercice de la Prière !
Et quel honneur pour nous d'être admis à nous entretenir habituellement avec Dieu !
Quels fruits de Sanctification n'en retirerions-nous pas pour nos âmes !
Quelles consolations n'en recevrions-nous pas dans nos peines ; et, de plus, quelles douceurs cette conversation sainte ne répandrait-elle pas sur toute notre vie !
« Non enim habet amaritudinem conversatio illius, sed lætitiam etgaudium » (Sap. VIII, 16).
La joie, une sainte gaieté, voilà le fruit des entretiens avec Dieu ; gaieté sans repentir et joie sans amertume.

Oraisons jaculatoires :
« Non mea voluntas, sed tua fiat ! »
Votre volonté, mon Dieu, et non pas la mienne !
« Domine, fac ut videam » (Marc X, 51).
Seigneur, ouvrez-moi les yeux.
« Doce nos orare » (Luc XI, 1).
Enseignez-nous à prier.
« Loquere, Domine, quia audit servus tuus » (I Reg. II, 10).
Parlez, Seigneur, parce que votre serviteur Vous écoute.
Ainsi soit-il.

Abbé Jean-Baptiste Nicaise Civet (1801-1846) – « Méditations sur la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ », Quatrième Méditation : la Prière, pages 108-124, chez Adrien Le Clere, 1858

Voir les autres Prières des Méditations sur la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ de M. l’Abbé Jean-Baptiste Nicaise Civet :
- La Prière pour toujours Prier sans se lasser « Parlez, Seigneur, parce que votre serviteur Vous écoute » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière pour profiter de la Grâce Sanctifiante et devenir un Saint « Béni soit Dieu, le Père de Notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a comblés, en Lui, de toutes sortes de Bénédictions spirituelles et célestes ! » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière au Christ mort sur la Croix « Ô divin Jésus, que je suis obligé de Vous aimer ! » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière pour méditer avantageusement la Passion du Christ « Ô Jésus en Croix, soyez l'objet de mon amour, qu'il Vous rêve la nuit et Vous médite le jour » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière à Jésus souffrant et crucifié, Modèle des Élus « Ô mon Sauveur, accordez-moi de m'instruire à votre École et de profiter des leçons d'un Maître si accompli » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière de Compassion aux Souffrances de la Sainte Vierge « Priez pour nous, ô Vierge des Douleurs, afin que nous devenions dignes des Promesses de Jésus-Christ » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière sur l’Humilité de Notre Seigneur Jésus-Christ « Ô Seigneur, donnez-moi votre Humilité » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière pleine d’Espérance « Ô mon Sauveur, quand je songe que, sur la Croix, Vous avez prié pour le Salut de mon âme » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière d'Espérance et de Confiance en Dieu « Seigneur, je trouve encore bien des obstacles à cette Confiance dont Vous me donnez l'exemple » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière sur l'énormité du Péché « Offrons à Dieu non-seulement les mortifications communes et prescrites par notre sainte Religion, mais nos prières, nos aumônes, nos bonnes œuvres et nos peines » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière de Repentir « Ô divin Jésus, Vous n'avez souffert que pour moi » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière sur la sévérité de la Pénitence « Ô mon âme, tu trouveras dans Jésus crucifié le Modèle du vrai Pénitent » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière sur la nécessité de la Mortification « Peut-être, ô mon Dieu, ne m'avez-Vous laissé à combattre que des passions faciles à réprimer » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière pour mépriser les choses créées et adorer Dieu seul « Ô Jésus-Christ en Croix, qui nous enseignez à nous détacher des choses de ce monde et à n'aimer que Dieu seul » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière pour nous enseigner la Patience « Ô Jésus-Christ en Croix, Vous nous apprenez ce que doit être la Patience Chrétienne qui consiste à souffrir tout sans se plaindre et même avec joie » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière sur l’Amour de Jésus-Christ pour son Père « Ô mon Dieu, puissions-nous avoir part aux saintes dispositions de notre Sauveur et Vous témoigner, comme Lui, notre amour de tant d'admirables manières ! » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière pour se conformer à la Volonté de Dieu « Ô mon Dieu, votre volonté avant tout : Non mea voluntas, sed tua fiat ! » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière pour pratiquer la Charité envers son Prochain « Oui, j'aimerai mon Prochain comme moi-même, comme Jésus-Christ m'a aimé » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière à la Consécration du saint Sacrifice de la Messe « Je crois fermement, ô mon Sauveur, que Vous êtes véritablement Présent dans la Sainte Eucharistie » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière sur la manière de bien Mourir « Si nous voulons mourir comme Jésus-Christ, vivons comme Jésus-Christ » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière pour mériter le Prix infini du Ciel « Le Royaume des Cieux se prend par la force et ce sont les violents qui l'emportent » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière sur la Résurrection de Jésus-Christ « Ô Jésus ressuscité, vivant et glorieux, Vous nous donnez l'espérance de Vous suivre un jour et Vous nous invitez à une sainte Joie » de l’Abbé Nicaise Civet
- La Prière pour le Salut des âmes que nous avons à cœur de convertir « Ô Jésus, Zélateur des âmes, ayez pitié de nous ! » de l’Abbé Nicaise Civet