Voici les Prières de la Messe du Commun des Confesseurs « Ô Dieu, qui avez suscité le Bienheureux François pour être le fondateur d’un nouvel Ordre » et les Leçons de l'Office des Matines du Bréviaire Romain au Deuxième Nocturne le 4 juin pour la Fête de Saint François Caracciolo (1563-1608) Religieux italien Fondateur des Clercs Réguliers-Mineurs consacrés à l’apostolat des prisons en même temps qu’à l’adoration perpétuelle du très Saint-Sacrement.

Les Leçons de l'Office des Matines au Deuxième Nocturne le 4 juin sur Saint François Caracciolo, Confesseur Fondateur des Clercs Réguliers-Mineurs :
Quatrième Leçon : François, appelé d’abord Ascanio, naquit à Santa-Maria-de-Villa dans les Abruzzes, de la noble famille des Caracciolo.
Dès ses premières années, il se fit remarquer par une vive piétée.
Encore adolescent, il résolut, pendant une grave maladie, de s’attacher entièrement au service de Dieu et du prochain.
Il partit pour Naples, se prépara au Sacerdoce, et s’étant inscrit dans une pieuse Confrérie, se livra à la contemplation et à l’œuvre du Salut des pécheurs ; il se dévouait aussi à exhorter les condamnés à mort.
Il arriva qu’une lettre destinée à un autre lui fut remise par erreur ; lettre dont les pieux auteurs, Jean Augustin Adorno et Fabrice Caracciolo, appelaient le destinataire à fonder un nouvel Institut Religieux.
Frappé de ce fait étrange, et admirant les desseins de la Volonté divine, Ascanio se joignit à eux avec empressement.
S’étant retirés dans une solitude des Camaldules, ils y arrêtèrent les règles du nouvel Ordre ; et venus à Rome, ils en obtinrent la confirmation du Pape Sixte-Quint, qui voulut qu’on les appelât Clercs Réguliers Mineurs.
Ils ajoutèrent aux trois Vœux ordinaires celui de ne point rechercher les dignités.
Cinquième Leçon : Ascanio Caracciolo, en faisant sa Profession solennelle, prit le nom de François, à cause de sa dévotion particulière à Saint François d’Assise.
Adorno étant mort deux ans après, François fut mis malgré lui à la tête de tout l’Ordre ; et dans cette charge, donna de très beaux exemples de toutes les vertus.
Plein de sollicitude pour le développement de son Ordre, il demandait de tout son cœur à Dieu cette Grâce, par des prières, des larmes et des mortifications continuelles.
Dans ce but, il se rendit trois fois en Espagne vêtu en pèlerin, et mendiant sa nourriture de porte en porte.
Il eut à supporter en chemin les épreuves les plus pénibles, mais ressentit d’une façon merveilleuse l’appui du Tout-Puissant : grâce à sa prière, le navire qui le portait fut préservé d’un naufrage imminent.
Pour arriver à ses fins dans ce royaume, il eut beaucoup à travailler et à souffrir ; mais ayant surmonté l’opposition de ses ennemis avec une force d’âme singulière, la renommée de sa sainteté et la munificence des rois Catholiques Philippe II et Philippe III, l’aidèrent à fonder plusieurs Maisons de son Ordre ; ce qu’il fit en Italie avec le même succès.
Sixième Leçon : François excella tellement dans l’humilité, qu’arrivé à Rome et reçu dans un hospice de pauvres, il choisit un lépreux pour compagnon, et refusa constamment les dignités ecclésiastiques que Paul V lui offrait.
Il conserva toujours intacte sa Virginité, et gagna même à Jésus-Christ des femmes qui avaient eu l’impudence de tendre des pièges à sa chasteté.
Brûlant d’un ardent amour pour le divin Mystère de l’Eucharistie, il passait des nuits presque entières en adoration devant le Saint-Sacrement et voulut que ce pieux exercice fût perpétuellement pratiqué dans son Ordre, comme en étant la marque distinctive.
Il favorisa de tout son pouvoir le culte de la Vierge Mère de Dieu.
Sa charité envers le prochain était des plus vives.
Il eut en partage le don de prophétie et celui de scruter les cœurs.
A l’âge de quarante-quatre ans, se trouvant un jour en prière dans la sainte Maison de Lorette, il eut connaissance de sa fin prochaine et se dirigea aussitôt vers les Abruzzes ; arrivé dans le bourg d’Agnoni, il fut pris d’une fièvre mortelle, chez les disciples de Saint Philippe de Néri.
Après avoir reçu avec une très grande dévotion les Sacrements de l’Église, il s’endormit paisiblement dans le Seigneur, la veille des nones de juin de l’an mil six cent huit, en la Vigile de la Fête du Corps du Christ.
Sa sainte dépouille fut transportée à Naples, et inhumée avec honneur dans l’église de Sainte-Marie-Majeure, où il avait jeté les premiers fondements de son Ordre.
Plus tard, l’éclat de ses miracles détermina le souverain Pontife Clément XIV à l’inscrire solennellement au nombre des Bienheureux.
De nouveaux prodiges ayant éclaté, Pie VII le mit au nombre des Saints en mil huit cent sept.
La Collecte de la Fête de Saint François Caracciolo le 4 juin :
Deus, qui beátum Francíscum, novi órdinis institutórem, orándi stúdio et poeniténtiæ amóre decorásti : da fámulis tuis in eius imitatióne ita profícere ; ut, semper orántes et corpus in servitútem redigéntes, ad cæléstem glóriam perveníre mereántur. Per Dominum nostrum Iesum Christum, Filium tuum, qui tecum vivit et regnat, in unitate Spiritus Sancti, Deus, per omnia saecula saeculorum. Amen.
Ô Dieu, qui avez suscité le Bienheureux François pour être le fondateur d’un nouvel Ordre, et l’avez admirablement doué de zèle pour la prière et d’amour de la pénitence, accordez à vos serviteurs de profiter si bien de ses exemples, que, s’appliquant toujours à prier et à réduire leur corps en servitude, ils méritent de parvenir à la Gloire céleste. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ, votre Fils, qui, étant Dieu, vit et règne avec Vous, en l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
La Secrète de la Fête de Saint François Caracciolo le 4 juin :
Da nobis, clementíssime Iesu : ut præclára beáti Francísci mérita recoléntes, eódem nos, ac ille, caritátis igne succénsi, digne in circúitu sacræ huius mensæ tuæ esse valeámus : Qui vivis et regnas cum Deo Patre, in unitate Spiritus Sancti, Deus, per omnia saecula saeculorum. Amen.
Donnez-nous, ô très clément Jésus, qu’honorant à nouveau les glorieux mérites du Bienheureux François, et embrasés, comme lui, du feu de la charité, nous puissions entourer cette Table sacrée qui est la Vôtre : Vous qui étant Dieu, vivez et régnez avec Dieu le Père, dans l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
La PostCommunion de la Fête de Saint François Caracciolo le 4 juin :
Sacrosáncta sacrifícii, quǽsumus, Dómine, quod hódie in sollemnitáte beáti Francísci tuæ obtúlimus maiestáti, grata semper in méntibus nostris memória persevéret et fructus. Per Dominum nostrum Iesum Christum, Filium tuum, qui tecum vivit et regnat, in unitate Spiritus Sancti, Deus, per omnia saecula saeculorum. Amen.
Seigneur, nous Vous en supplions, faites que le souvenir reconnaissant et les fruits du Sacrifice sacro-saint que nous avons offert aujourd’hui à votre majesté en la Solennité du bienheureux François demeurent dans nos âmes. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ, votre Fils, qui, étant Dieu, vit et règne avec Vous, en l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.