Voici les Prières de la Messe du Commun d’un Confesseur « Ô Dieu, qui pour sauver les âmes et défendre les pauvres, avez choisi un Ministre insigne en la personne du Bienheureux Yves, votre Confesseur » et les Leçons de l'Office des Matines au Propre de l'Église de Nantes le 19 mai pour la Fête de Saint Yves Hélory de Kermartin (1253-1303), Prêtre du diocèse de Tréguier puis Curé de Tredrez et de Louannec en 1292 et Saint Patron de la Bretagne et des avocats parce qu’il était lui-même Juge ecclésiastique à Rennes et avocat des humbles et des opprimés.

Les Leçons de l'Office des Matines au Propre de l'Église de Nantes le 19 mai sur Saint Yves Hélory de Kermartin, Prêtre :
Saint Yves, prêtre de Tréguier, était fils d'Hélorius et d'Hadone, tous deux de race noble.
Dès son enfance, il se distingua par sa piété, visitant les églises soir et matin, et se montrant empressé à servir les Prêtres et les Autels.
Sa pieuse mère l'exhortant un jour à tendre à la Sainteté, il lui répondit qu'il n'avait pas d'autre désir.
En effet, lorsqu'il lui arrivait de lire la vie des Saints, s'il y rencontrait quelque trait de perfection, il s'efforçait de l'imiter autant qu'il lui était possible.
Il fit ses premières études à Paris, et vint ensuite à Orléans pour s'y livrer à la théologie et au droit canonique.
Fuyant le vin et la bonne chère, ainsi que tous les plaisirs, il domptait son corps par les austérités, en sorte qu'à cet âge si dangereux de la jeunesse, il maintint son âme agréable à Dieu par une entière chasteté.
L'Archidiacre de Rennes l'appela auprès de lui, et le chargea de rendre la justice en son nom.
Yves fit paraître la plus rare intégrité dans cet Office, ne portant jamais une sentence pénale sans verser des larmes, et s'efforçant toujours de concilier les parties entre elles.
L'Évêque de Tréguier l'établit Official dans sa cour épiscopale ; mais Yves, après avoir exercé quelque temps cet emploi avec une grande distinction, désirant s'adonner avec plus de liberté à la contemplation des choses divines, se démit de cet emploi, et se chargea du gouvernement de la Paroisse de Tresdretz, d'où il fut appelé à celle de Lohanet, dont il demeura Curé jusqu'à la fin de sa vie.
Il y vécut de la manière la plus frugale et la plus austère, vêtu d'un habit grossier qui couvrait un cilice.
Son sommeil était court ; il le prenait sur la terre nue ou sur des morceaux de bois étendus à terre, ayant pour chevet une Bible, ou d'autres fois une pierre.
Il se levait à minuit pour réciter l'Office divin, et célébrait la Messe chaque jour, à moins qu'il n'en fût empêché par de très-graves affaires ou par la nécessité.
Il portait dans cette sainte action au plus haut degré la pureté de conscience et la ferveur de l'esprit.
Un jour, au moment où il élevait la sainte Hostie afin que le peuple L'adorât, chacun La vit entourée d'un cercle de feu qui répandait une admirable splendeur.
Son attrait pour l'oraison et la contemplation était si grand, que souvent il lui fit oublier de prendre sa nourriture.
On le vit quelquefois passer la semaine entière dans sa chambre, fixé dans une oraison continuelle.
Sa libéralité envers les pauvres, son hospitalité à l'égard des étrangers, sa compassion pour les malades, étaient merveilleuses ; il servait chacun avec tout l'empressement de son âme.
Il vouait tous ses efforts et consacrait son patronage à secourir les orphelins et les veuves dans leurs nécessités, et souvent il plaidait leurs causes dans les tribunaux, en sorte qu'on l'appelait volontiers le Père et l'avocat des pauvres.
Non-seulement il annonçait avec assiduité la Parole de Dieu dans son église ; mais il prêchait encore dans les Paroisses environnantes.
Un jour qu'il s'était mis en route pour remplir cette fonction, il trouva tout couvert d'eau un pont sur lequel il avait coutume de passer la rivière.
Il fit le Signe de la Croix sur les eaux, qui s'écartèrent aussitôt pour le laisser passer, et revinrent dès qu'il eut traversé le pont.
Enfin, épuisé par ses pieux travaux, après avoir prédit le jour de sa mort, muni des Sacrements, il s'endormit saintement dans le Christ, étant âgé de cinquante ans, le quatorze des calendes de Juin, l'an du Salut mille trois cent trois.
Il fut enseveli dans l'église de Tréguier, où l'on conserve encore aujourd'hui son chef avec vénération.
Quarante-quatre ans après sa mort, il fut mis au nombre des Saints par Clément VI, à Avignon.
La Collecte de la Fête de Saint Yves Hélory de Kermartin le 19 mai :
Deus, qui ad animárum salútem et páuperum defensiónem beátum Yvónem Confessórem tuum insígnem minístrum elegísti : quǽsumus ; ut eiúsdem nos tríbuas et caritátem imitári et apud te patrocíniis communíri. Per Dominum nostrum Iesum Christum, Filium tuum, qui tecum vivit et regnat, in unitate Spiritus Sancti, Deus, per omnia saecula saeculorum. Amen.
Ô Dieu, qui pour sauver les âmes et défendre les pauvres, avez choisi un Ministre insigne en la personne du Bienheureux Yves, votre Confesseur : nous Vous en prions ; donnez-nous d’imiter sa charité et d’être fortifiés auprès de Vous par son patronage. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ, votre Fils, qui, étant Dieu, vit et règne avec Vous, en l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
La Secrète de la Fête de Saint Yves Hélory de Kermartin le 19 mai :
Gloriósus Conféssor tuus, Dómine, sanctus Yvo pro nobis maiestátem tuam exóret, ut dimíssis peccátis quibus iram merémur, a cunctis malis et perículis liberémur. Per Dominum nostrum Iesum Christum, Filium tuum, qui tecum vivit et regnat, in unitate Spiritus Sancti, Deus, per omnia saecula saeculorum. Amen.
Que votre glorieux confesseur Saint Yves implore en notre faveur votre majesté, Seigneur, afin que par le pardon des péchés qui nous méritent votre colère, nous soyons délivrés de tout mal et de tout péril. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ, votre Fils, qui, étant Dieu, vit et règne avec Vous, en l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
La PostCommunion de la Fête de Saint Yves Hélory de Kermartin le 19 mai :
Sumptis, Dómine, salútis nostræ subsídiis, præsta, ut beáti Yvónis Confessóris tui gloriósis méritis et précibus, tua semper benefícia capiámus. Per Dominum nostrum Iesum Christum, Filium tuum, qui tecum vivit et regnat, in unitate Spiritus Sancti, Deus, per omnia saecula saeculorum. Amen.
Ayant reçu le soutien qui nous procurera le Salut, puissions-nous, Seigneur, par les glorieux mérites et les prières du Bienheureux Yves, votre Confesseur, jouir à jamais de vos bienfaits. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ, votre Fils, qui, étant Dieu, vit et règne avec Vous, en l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
Voir sur Saint Yves Hélory de Kermartin, Prêtre :
- La Prière « Ô Dieu, qui pour sauver les âmes et défendre les pauvres, avez choisi un Ministre insigne en la personne du Bienheureux Yves, votre Confesseur » et les Leçons au Propre de l'Église de Nantes le 19 mai pour la Fête de Saint Yves Hélory de Kermartin
- La Prière « Ô illustre Prêtre saint Yves qui vous êtes fait particulièrement estimer par votre droiture dans les procès » et la Vie de à Saint Yves de Kermartin racontée par l'Abbé de Commanville
- La Prière à Saint Yves Hélory de Kermartin « Ô puissant Serviteur de Dieu, vous à qui la voix du Peuple Chrétien a décerné le beau nom d'Avocat des pauvres » de Dom Guéranger
- La Prière à Saint Yves Hélory « Bon et si pieux Saint Yves Hélory »
- La Prière de Saint Yves Hélory de Kermartin « Ô mon Dieu, votre Premier Avènement dans la crèche de Bethléem a été tout humble et tout caché »