Voici la retransmission vidéo de la « Sainte Messe de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie » (In Assumptione B. M. V.), Patronne de la France, célébrée et prêchée par Monsieur l’Abbé Christian Bouchacourt, Second Assistant Général de la FSSPX, en l'église Saint Nicolas du Chardonnet à Paris avec l’ensemble des Textes Liturgiques(Introït « Signum magnum appáruit in cælo » ; Collecte ; Lecture du Livre de Judith 13, 22-25 et 15, 10 sur l'éloge de Celle qui a libéré le peuple ; Graduel Ps 44, 11.12.14 ; Alléluia ; Évangile selon Saint Luc 1, 41-50 du Magnificat ; Offertoire Genèse 3, 15 ; Secrète ; Préface de la Bienheureuse Vierge Marie ; Communion Luc 1, 48-49 ; PostCommunion) en latin et en français selon le Rite Tridentin de la Messe de Saint Pie V dite « Messe Traditionnelle de Toujours »
Sainte Messe de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie (In Annuntiatione B. M. V.) :
1ère classe - Ornements blancs
« Le 1er novembre 1950, le Pape Pie XII a défini solennellement le Dogme de l'Assomption de la Sainte Vierge, qui « au terme de Sa vie terrestre, fut élevée à la Gloire du Ciel en Son âme et en Son corps ». Mais la Fête d'aujourd'hui est très ancienne ; dès le VIe siècle, elle se célébrait en Orient sous le nom de Fête de la Dormition de la Sainte Vierge. Le Corps qui porta le Verbe Incarné et qu’aucun péché ne souilla jamais ne devait pas connaître la corruption qui suit la mort. Comme son Fils, Marie jouit dès maintenant de la Gloire totale que nous posséderons à la fin des temps ; unie au Christ dans la souffrance, Elle Lui est aussi unie dans le Triomphe. A Jérusalem, à Constantinople et à Rome, on organisait une Procession en l’honneur de la Vierge. En France, la Procession qui se fait le 15 août après les Vêpres rappelle la Consécration du pays à la Sainte Vierge par Louis XIII en 1638. En 1922 Pie XI proclama Marie Patronne principale de la France, au titre de son Assomption. « Marie, notre Reine, nous a précédés, Elle nous a précédés et Elle a été reçue avec tant de Gloire que nous pouvons, nous Ses humbles serviteurs, suivre notre Souveraine en toute confiance en criant : Entraînez nous à votre Suite. Nous courrons à l'odeur de Vos parfums ! Voyageurs sur la terre, nous avons envoyé en avant notre Avocate, Mère de Miséricorde, pour plaider efficacement notre Salut » (Saint Bernard)
INTROÏT : (Ap. 12, 1) Dans cette Femme dont l'Apôtre Jean eut la vision, l'Église reconnait la Sainte Vierge, Reine du Ciel et de la terre :
Signum magnum appáruit in cælo : múlier amicta sole, et luna sub pédibus eius, et in cápite eius coróna stellárum duódecim.
Il parut dans le Ciel un grand Signe : une Femme revêtue du soleil, la lune sous Ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur Sa tête.
Ps. 97, 1 : Cantáte Dómino cánticum novum : quóniam mirabília fecit.
Ps. 97, 1 : Chantez au Seigneur un cantique nouveau : car Il a fait des Merveilles.
V/. Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto, sicut erat in principio, et nunc et semper, et in saecula saeculorum. Amen.
V/. Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, comme Il était au Commencement, maintenant et toujours, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
Puis on répète l'antienne « Signum magnum appáruit in cælo » . Cette façon de répéter l'Introït s'observe pendant toute l'année.
COLLECTE : Cette Oraison constate donc que « la Vierge Immaculée » et « Mère du Fils de Dieu a été élevée « en corps et en âme dans les splendeurs du Ciel » : Elle en tire une double application : qu’ici-bas nous soyons « sans cesse occupés des choses du Ciel » et « que nous participions un jour à sa Gloire ». La Collecte indique donc la valeur vitale du Mystère de la Fête. C’est ce que nous demandons aussi en la Fête de l’Ascension : « habiter de cœur dans le Ciel » : Omnípotens sempitérne Deus, qui Immaculátam Vírginem Maríam, Fílii tui genitrícem, córpore et ánima ad cæléstem glóriam assumpsísti : concéde, quǽsumus ; ut, ad superna semper inténti, ipsíus glóriæ mereámur esse consórtes. Per eúndem Dóminum.
Dieu éternel et tout-puissant, Vous avez élevé, en Son corps et en Son âme, à la Gloire du Ciel, Marie, la Vierge Immaculée, Mère de votre Fils : faites, nous Vous en prions, que, sans cesse tendus vers les choses d’en-Haut, nous méritions d’avoir part à sa Gloire.
LECTURE : (du Livre de Judith 13, 22-25 ; 15, 10) Judith délivrant son peuple est une figure de la Vierge Marie. Sa victoire sur l'ennemi est une figure du Triomphe de Marie sur Satan :
Léctio libri Iudith
Lecture du Livre de Judith
Benedíxit te Dóminus in virtúte sua, quia per te ad níhilum redégit inimícos nostros. Benedícta es tu, fília, a Dómino Deo excelso, præ ómnibus muliéribus super terram. Benedíctus Dóminus, qui creávit cælum et terram, qui te direxit in vúlnera cápitis príncipis inimicórum nostrórum ; quia hódie nomen tuum ita magnificávit, ut non recédat laus tua de ore hóminum, qui mémores fúerint virtútis Dómini in ætérnum, pro quibus non pepercísti ánimæ tuæ propter angústias et tribulatiónem géneris tui, sed subvenísti ruínæ ante conspéctum Dei nostri. Tu glória Ierúsalem, tu lætítia Israël, tu honorificéntia pópuli nostri.
Le Seigneur t’a bénie dans Sa force, car par toi Il a réduit à néant tous nos ennemis. Ma fille, tu es bénie par le Seigneur, le Dieu très Haut, plus que toutes les femmes qui sont sur la terre. Béni soit le Seigneur, créateur du Ciel et de la terre, qui a conduit ta main pour trancher la tête au plus grand de nos ennemis ! Il a rendu aujourd’hui ton Nom si Glorieux, que ta louange ne disparaîtra pas de la bouche des hommes, qui se souviendront éternellement de la Puissance du Seigneur ; car, en leur faveur, tu n’as pas épargné ta vie en voyant les souffrances et la détresse de ta race, mais tu nous as sauvés de la ruine en marchant dans la droiture en présence de notre Dieu. Tu es la gloire de Jérusalem ; tu es la joie d’Israël ; tu es l’honneur de notre peuple.
GRADUEL : (Psaume 44, 11.12.14) Marie, Vierge très aimée du Roi de Gloire, entre dans le Ciel, resplendissante de beauté : Audi, fília, et vide, et inclína aurem tuam, et concupíscet rex pulchritúdinem tuam.
Écoutez, ma Fille, voyez et tendez l’oreille : le Roi désirera votre beauté
V/. Tota decóra ingréditur fília Regis, textúræ áureæ sunt amíctus eius.
V/. Toute belle s’avance la fille du Roi, son vêtement est fait de tissus d’or.
ALLÉLUIA : Allelúia, allelúia.
V/. Assumpta est María in cælum : gaudet exércitus Angelórum. Allelúia.
V/. Marie a été élevée dans les Cieux : l’armée des Anges se réjouit. Alléluia.
ÉVANGILE : (Luc 1, 41-50) « Les Paroles de Marie - dans son Magnificat - disent que c'est un devoir de l'Eglise de rappeler la Grandeur de la Vierge pour la Foi. Cette Fête est donc une invitation à louer Dieu et à contempler la Grandeur de la Vierge, parce que c'est sur le visage de Ses enfants que nous reconnaissons qui est Dieu. « En étant unie à Dieu, Marie ne s'éloigne pas de nous ; au contraire, celui qui va à Dieu se rapproche, parce que Dieu est proche de nous tous, et Marie, unie à Dieu, participe de la Présence de Dieu, Elle est très proche de nous, de chacun de nous. Marie, entièrement unie à Dieu, a un Cœur si grand que toute la création peut entrer dans ce Cœur. Marie est proche, Elle peut écouter, Elle peut aider, Elle est proche de chacun de nous. » (Benoît XVI) :
+ Sequéntia sancti Evangélii secundum Lucam
+ Suite du Saint Évangile selon Saint Luc
In illo témpore : Repléta est Spíritu Sancto Elisabeth et exclamávit voce magna, et dixit : Benedícta tu inter mulíeres, et benedíctus fructus ventris tui. Et unde hoc mihi ut véniat mater Dómini mei ad me ? Ecce enim ut facta est vox salutatiónis tuæ in áuribus meis, exsultávit in gáudio infans in útero meo. Et beáta, quæ credidísti, quóniam perficiéntur ea, quæ dicta sunt tibi a Dómino. Et ait María : Magníficat ánima mea Dóminum ; et exsultávit spíritus meus in Deo salutári meo ; quia respéxit humilitátem ancíllæ suæ, ecce enim ex hoc beátam me dicent omnes generatiónes. Quia fecit mihi magna qui potens est, et sanctum nomen eius, et misericórdia eius a progénie in progénies timéntibus eum.
En ce temps-là : Élisabeth fut remplie du Saint-Esprit et elle s’écria à haute voix, disant : « Vous êtes bénie entre les femmes, et le Fruit de Vos entrailles est béni. Et d’où m’est-il donné que la Mère de mon Seigneur vienne à moi ? Car Votre voix, lorsque Vous m’avez saluée, n’a pas plus tôt frappé mes oreilles, que l’enfant a tressailli de joie dans mon sein. Heureuse Vous qui avez cru ! Car elles seront accomplies les choses qui Vous ont été dites de la part du Seigneur ! ». Et Marie dit : « Mon âme glorifie le Seigneur, et mon esprit tressaille de joie en Dieu, mon Sauveur, parce qu’Il a jeté les yeux sur la bassesse de Sa servante. Voici, en effet, que désormais toutes les générations me diront Bienheureuse, parce que le Puissant a fait pour moi de grandes choses. Et son Nom est Saint, et sa Miséricorde d’âge en âge pour ceux qui Le craignent ».
OFFERTOIRE : (Genèse 3, 15) Dieu avait promis à Ève, après son péché, que le Salut viendrait par une femme. Marie, Mère du Rédempteur, est la réalisation de cette Promesse. Son Assomption nous donne la certitude de la Victoire : Inimicítias ponam inter te et mulíerem, et semen tuum et semen illíus.
Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ton lignage et le sien.
SECRÈTE : La Secrète est très solennelle ; elle commence par le mot « ascendat » ; instinctivement, on pense tout d’abord à l’Assomption de Marie mais, les mots suivants nous montrent qu’il s’agit des oblats que nous souhaitons voir monter vers Dieu ; dans la phrase qui suit nous demandons que l’Assomption de la Sainte Vierge enflamme nos cœurs du Feu de l’Amour divin. Les charbons allumés, l’encens fumant pendant l’Offertoire sont les symboles de cette oraison : Ascéndat ad te, Dómine, nostræ devotiónis oblátio, et, beatíssima Vírgine María in cælum assumpta intercedénte, corda nostra, caritátis igne succénsa, ad te iúgiter ádspirent. Per Dóminum.
Que cette offrande de notre dévotion monte jusqu’à Vous, Seigneur, et que par l’intercession de la Très Bienheureuse Vierge Marie, élevée au Ciel, nos cœurs, brûlants du feu de la Charité, soient constamment tendus vers Vous.
PRÉFACE de la Bienheureuse Vierge Marie : La Préface de la Bienheureuse Vierge Marie est dite avec « Et, en ce Jour de l’Assomption de la Bse... » : VERE dignum et iustum est, æquum et salutáre, nos tibi semper et ubíque grátias ágere : Dómine, sancte Pater, omnípotens ætérne Deus :Et te in * * * beátæ Maríæ semper Vírginis collaudáre, benedícere et prædicáre. Quæ et Unigénitum tuum Sancti Spíritus obumbratióne concépit : et, virginitátis glória permanénte, lumen ætérnum mundo effúdit, Iesum Christum, Dóminum nostrum. Per quem maiestátem tuam laudant Angeli, adórant Dominatiónes, tremunt Potestátes. Cæli cælorúmque Virtútes ac beáta Séraphim sócia exsultatióne concélebrant. Cum quibus et nostras voces ut admítti iúbeas, deprecámur, súpplici confessióne dicentes.
IL est vraiment juste et nécessaire, c’est notre devoir et c’est notre salut, de Vous rendre Grâces toujours et partout, Seigneur, Père saint, Dieu éternel et tout-puissant : Et, en * * * de la Bienheureuse Marie toujours Vierge de Vous louer, de Vous bénir et de Vous proclamer. C’est Elle qui a conçu Votre Fils Unique par l’opération du Saint-Esprit : et qui, sans rien perdre de la Gloire de Sa virginité, a mis au monde la Lumière éternelle, Jésus-Christ, Notre-Seigneur. Par Lui les Anges louent Votre Majesté, les Dominations Vous adorent, les Puissances se prosternent en tremblant. Les Cieux, les Vertus des cieux et les bienheureux Séraphins La célèbrent, unis dans une même allégresse. A leurs chants, nous Vous prions, laissez se joindre aussi nos voix pour proclamer dans une humble louange.
COMMUNION : (Luc 1, 48-49) A la Communion, nous voyons le Ciel ouvert et la Mère de Dieu glorifiée chanter le Magnificat : Beátam me dicent omnes generatiónes, quia fecit mihi magna qui potens est.
Toutes les générations me diront bienheureuse, parce que le Puissant a fait pour moi de grandes choses.
POSTCOMMUNION : La Postcommunion demande à Dieu que « nous soyons conduits à la Gloire de la Résurrection ». La Liturgie aime beaucoup à diriger nos pensées vers la fin de la Messe, sur la Gloire céleste (cf. la Postcommunion de la Fête-Dieu « la jouissance éternelle de la divinité »). Cette nouvelle Messe fait donc passer devant nous diverses scènes et images : d’abord la grandiose image de la Femme vêtue du soleil, l’héroïque Judith, l’entrée de la royale épouse, la Sainte Vierge frappant à la porte de Sainte Élisabeth, la Femme qui écrase le serpent et enfin, la Reine du Ciel chantant le Magnificat : Sumptis, Dómine, salutáribus sacraméntis : da, quǽsumus ; ut, méritis et intercessióne beátæ Vírginis Maríæ in cælum assúmptæ, ad resurrectiónis glóriam perducámur. Per Dóminum nostrum.
Ayant reçu le Sacrement du Salut, nous supplions, Seigneur, par les Mérites et l’Intercession de la Bienheureuse Marie, élevée au Ciel, de nous faire parvenir à la Gloire de la Résurrection.
Voir l’ensemble du déroulement de « l’Ordinaire de la Messe de Saint Pie V » en latin et en français avec des explications selon l’Ordo Missae de 1962 afin de mieux assister au Saint Sacrifice de la Messe