Voici la retransmission vidéo de la « Sainte Messe de la Fête du très précieux Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ » (In Festo Pretiosissimi Sanguinis) célébrée le 1er juillet par Monsieur l’Abbé Jean-Michel Gleize en l'église Saint Nicolas du Chardonnet à Paris avec l’ensemble des Textes Liturgiques(Introït : « Redemísti nos, Dómine, in sánguine tuo » ; Collecte ; Épître de Saint Paul Apôtre aux Hébreux 9, 11-15 sur le Saint Sacrifice dans la Nouvelle Alliance ; Graduel I Jean 5-8 ; Alléluia I Jean 9 ; Évangile selon Saint Jean XIX, 30-35 sur le coup de lance dans le Cœur de Jésus ; Offertoire I Corinthiens 10, 16 ; Secrète ; Préface de la Sainte Croix ; Communion Hébreux 9, 28 ; PostCommunion) en latin et en français selon le Rite Tridentin de la Messe de Saint Pie V dite « Messe Traditionnelle de Toujours »
Sainte Messe de la Fête du très précieux Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ (In Festo Pretiosissimi Sanguinis) le 1er juillet :
1ère classe - Ornements Rouges
La Fête de ce jour fut instituée par Pie IX en action de grâces pour son retour à Rome après la révolution de 1848 qui l'en avait chassé.
Dans la Bible, le sang est le symbole de la vie : verser le sang d'une victime, c'est offrir sa vie à Dieu.
Le sang signifie aussi la souffrance : verser le sang d'une victime, c'est accepter le châtiment dû pour les fautes commises.
Le sang signifie enfin l'alliance : verser le sang d'une victime, c'est offrir sa vie à Dieu et créer entre Dieu et soi une sorte de lien de parenté, le lien du sang.
Si dans l'Ancien Testament, telle était la valeur du sang des animaux, quelle n'est pas celle du Sang de Jésus versé sur la Croix et offert à la Messe pour racheter nos péchés !
Ce précieux Sang est comme les prémices du sang versé au long des siècles par les Martyrs, comme le dit Saint Augustin commentant la Sueur de Sang de Gethsémani : « De tout le corps, le sang coulait ; ainsi l'Église et ses Martyrs : par tout le corps, le sang est versé ».
INTROÏT : (Apoc. 5, 9-10 ; Ps. 88, 2) La Liturgie de la terre nous associe à celle du Ciel, où tous les Élus chantent leur reconnaissance envers Celui qui les a rachetés de son Sang. Redemísti nos, Dómine, in sánguine tuo, ex omni tribu et lingua et pópulo et natióne : et fecísti nos Deo nostro regnum.
Vous nous avez rachetés, Seigneur, par votre Sang, de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation : et Vous avez fait de nous un Royaume pour notre Dieu.
Ps. 88, 2 : Misericórdias Dómini in ætérnum cantábo : in generatiónem et generatiónem annuntiábo veritátem tuam in ore meo.
Ps. 88, 2 : Je chanterai éternellement les Miséricordes du Seigneur : de génération en génération ma bouche annoncera votre Vérité.
V/. Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto, sicut erat in principio, et nunc et semper, et in saecula saeculorum. Amen.
V/. Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, comme Il était au Commencement, maintenant et toujours, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
Puis on répète l'antienne « Redemísti nos, Dómine, in sánguine tuo » . Cette façon de répéter l'introït s'observe pendant toute l'année.
COLLECTE : Omnípotens sempitérne Deus, qui unigénitum Fílium tuum mundi Redemptórem constituísti, ac eius Sánguine placári voluísti : concéde, quǽsumus, salútis nostræ prétium sollémni cultu ita venerári, atque a præséntis vitæ malis eius virtúte deféndi in terris ; ut fructu perpétuo lætémur in cælis. Per eúndem Dóminum nostrum Iesum Christum, Fílium tuum, qui tecum vivit et regnat in unitáte Spíritus Sancti Deus, per omnia sǽcula sæculórum. Amen.
Dieu tout-puissant et éternel, Vous avez établi votre Fils unique Rédempteur du monde, et Vous avez voulu que votre Justice soit apaisée par son Sang : faites-nous la Grâce, nous Vous en prions, de vénérer d’un culte solennel ce prix de notre Salut, et d’être ici-bas préservés par sa vertu des maux de la vie présente ; de manière à jouir éternellement de ses fruits dans les Cieux. Par le même Jésus-Christ, votre Fils, notre Seigneur, qui, étant Dieu, vit et règne avec Vous dans l'unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
ÉPÎTRE : (Hebr. 9, 11-15) Saint Paul nous montre la supériorité du Nouveau Testament : l'ancienne Loi répétait sans cesse les mêmes offrandes pour les transgressions du peuple ; le Christ, nouveau grand Prêtre, couvert de Son propre sang et à la Tête de toute l'humanité rachetée, expie une fois pour toutes nos péchés, et pénètre définitivement dans le Sanctuaire Céleste :
Léctio Epístolæ beáti Páuli Apóstoli ad Hebrǽos
Lecture de l’Épître de Saint Paul Apôtre aux Hébreux
Fratres : Christus assístens Pontifex futurórum bonórum, per ámplius et perféctius tabernáculum non manufáctum, id est, non huius creatiónis : neque per sánguinem hircórum aut vitulórum, sed per próprium sánguinem introívit semel in Sancta, ætérna redemptióne invénta. Si enim sanguis hircórum et taurórum, et cinis vítulæ aspérsus, inquinátos sanctíficat ad emundatiónem carnis : quanto magis sanguis Christi, qui per Spíritum Sanctum semetípsum óbtulit immaculátum Deo, emundábit consciéntiam nostram ab opéribus mórtuis, ad serviéndum Deo vivénti ? Et ideo novi Testaménti mediátor est : ut, morte intercedénte, in redemptiónem eárum prævaricatiónum, quæ erant sub prióri Testaménto, repromissiónem accípiant, qui vocáti sunt ætérnæ hereditátis, in Christo Iesu, Dómino nostro.
Mes Frères, le Christ ayant paru comme grand Prêtre des biens à venir, c’est en passant par un Tabernacle plus excellent et plus parfait, qui n’est pas construit de main d’homme, c’est-à-dire, qui n’appartient pas à cette création-ci et ce n’est pas avec le sang des boucs et des taureaux, mais avec Son propre Sang, qu’Il est entré une fois pour toutes dans le saint des Saints, après avoir acquis une Rédemption éternelle. Car si le sang des boucs et des taureaux, si la cendre d’une vache, dont on asperge ceux qui sont souillés, sanctifient de manière à procurer la pureté de la chair, combien plus le Sang du Christ qui, par l’Esprit éternel, s’est offert Lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-Il notre conscience des œuvres mortes, pour servir le Dieu vivant ? Et c’est pour cela qu’Il est Médiateur d’une Nouvelle Alliance, afin que, sa Mort ayant eu lieu pour le pardon des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui ont été appelés reçoivent l’Héritage éternel qui leur a été promis en Jésus-Christ Notre-Seigneur.
GRADUEL : (I Jean 5-8) Hic est, qui venit per aquam et sánguinem, Iesus Christus : non in aqua solum, sed in aqua et sánguine.
C’est Lui qui est venu par l’eau et par le sang, Jésus-Christ ; non par l’eau seulement, mais par l’eau et par le sang. V/. Tres sunt, qui testimónium dant in cælo : Pater, Verbum et Spíritus Sanctus ; et hi tres unum sunt. Et tres sunt, qui testimónium dant in terra : Spíritus, aqua et sanguis : et hi tres unum sunt.
V/. Il y en a Trois qui rendent témoignage dans le Ciel : le Père, le Verbe et le Saint-Esprit : et ces Trois sont Un. Et il y en a Trois qui rendent témoignage sur la terre : l’esprit, l’eau et le sang : et ces trois sont uns.
ALLÉLUIA : (I Jean 9) Allelúia, allelúia. V/. Si testimónium hóminum accípimus, testimónium Dei maius est. Allelúia.
V/. Si nous recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est plus grand. Alléluia.
ÉVANGILE (Jean XIX, 30-35) :
Jésus-Christ en Croix nous a donné jusqu'aux dernières gouttes de son Sang : « Cours donc à cette Source de vie et de lumière avec un vif désir, et, dans ton amour de Dieu, crie-Lui de toute la force de ton cœur :
Ô Beauté indicible du Très-Haut, éclat très pur de la lumière éternelle, Vie qui vivifies toute vie, Clarté qui illumines toute lumière ...
Ô Flot éternel et inaccessible, limpide et doux, dont la source est cachée aux yeux de tous les mortels ! » (Saint Bonaventure)
+ Sequéntia sancti Evangélii secúndum Ioánnem
Lecture du Saint Évangile selon Saint Jean In illo témpore : Cum accepísset Iesus acétum, dixit : Consummátum est. Et inclináto cápite trádidit spíritum. Iudǽi ergo (quóniam Parascéve erat), ut non remanérent in cruce córpora sábbato (erat enim magnus dies ille sábbati), rogavérunt Pilátum, ut frangeréntur eórum crura et tolleréntur. Venérunt ergo mílites : et primi quidem fregérunt crura et altérius, qui crucifíxus est cum eo. Ad Iesum autem cum venissent, ut vidérunt eum iam mórtuum, non fregérunt eius crura, sed unus mílitum láncea latus eius apéruit, et contínuo exívit sanguis et aqua. Et qui vidit, testimónium perhíbuit ; et verum est testimónium eius.
En ce temps-là : Quand Jésus eut pris le vinaigre, Il dit : « Tout est consommé », et inclinant la tête Il rendit l’esprit. Or, (comme c’était la Préparation), de peur que les corps ne restassent sur la Croix pendant le Sabbat, (car le jour de ce Sabbat était très solennel), les Juifs demandèrent à Pilate qu’on rompît les jambes aux crucifiés et qu’on les détachât. Les soldats vinrent donc, et ils rompirent les jambes du premier, puis de l’autre qui avait été crucifié avec lui. Mais quand ils vinrent à Jésus, Le voyant déjà mort, ils ne Lui rompirent pas les jambes. Mais un des soldats Lui transperça le côté avec sa lance, et aussitôt il en sortit du Sang et de l’Eau. Et celui qui L’a vu en rend témoignage, et son témoignage est vrai.
OFFERTOIRE : (I Corinthiens 10, 16) Calix benedictiónis, cui benedícimus, nonne communicátio sánguinis Christi est ?
Et panis, quem frángimus, nonne participátio córporis Dómini est ?
Le Calice de bénédiction, que nous bénissons, n’est-il pas la communion au Sang du Christ ?
Et le pain que nous rompons n’est-il pas la communion au Corps du Seigneur ?
SECRÈTE Le sang d'Abel criait vengeance contre Caïn ; le Sang de Jésus crie pour nous Miséricorde et Rédemption. Per hæc divína mystéria, ad novi, quǽsumus, Testaménti mediatórem Iesum accedámus : et super altária tua, Dómine virtútum, aspersiónem sánguinis mélius loquéntem, quam Abel, innovémus. Per eúndem Dóminum nostrum Iesum Christum, Fílium tuum, qui tecum vivit et regnat in unitáte Spíritus Sancti Deus, per omnia sǽcula sæculórum. Amen.
Nous Vous en supplions, Dieu des vertus, que par ces divins Mystères, nous puissions avoir accès auprès de Jésus le Médiateur de la Nouvelle Alliance, et que nous renouvelions sur vos autels l’effusion de ce Sang plus éloquent que celui d’Abel. Par le même Jésus-Christ, votre Fils, notre Seigneur, qui, étant Dieu, vit et règne avec Vous dans l'unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
PRÉFACE DE LA SAINTE CROIX : La Préface suivante est dite : a) comme Préface propre aux Messes du Temps du 1er Dimanche de la Passion jusqu’au Jeudi en la Cène du Seigneur ; aux Messes tant festives que votives de la Sainte Croix, de la Passion du Seigneur et d’un instrument de la Passion du Seigneur, du très précieux Sang de N.S. Jésus-Christ, du Très Saint Rédempteur ; b) comme Préface du Temps à toutes les Messes du Temps du 1er Dimanche de la Passion jusqu’au Mercredi de la Semaine Sainte qui n’ont pas de Préface propre.
Vere dignum et iustum est, æquum et salutáre, nos tibi semper et ubíque grátias ágere : Dómine, sancte Pater, omnípotens ætérne Deus :
Il est vraiment juste et nécessaire, c’est notre devoir et c’est notre salut, de Vous rendre grâces toujours et partout, Seigneur, Père Saint, Dieu Éternel et Tout-Puissant : Qui salútem humáni géneris in ligno Crucis constituísti : ut, unde mors oriebátur, inde vita resúrgeret : et, qui in ligno vincébat, in ligno quoque vincerétur : per Christum Dóminum nostrum.
Vous avez placé le Salut du genre humain dans le bois de la Croix : pour, là-même où la mort été née, y faire surgir la Vie : et pour que Celui qui vainquit par le bois, fut aussi vaincu par le bois : par le Christ Notre Seigneur. Per quem maiestátem tuam laudant Angeli, adórant Dominatiónes, tremunt Potestátes. Cæli cælorúmque Virtútes ac beáta Séraphim sócia exsultatióne concélebrant. Cum quibus et nostras voces ut admítti iúbeas, deprecámur, súpplici confessióne dicentes.
Par Lui les Anges louent votre Majesté, les Dominations Vous adorent, les Puissances se prosternent en tremblant. Les Cieux, les Vertus des cieux et les bienheureux Séraphins La célèbrent, unis dans une même allégresse. A leurs chants, nous Vous prions, laissez se joindre aussi nos voix pour proclamer dans une humble louange.
COMMUNION : (Hébreux 9, 28) Christus semel oblítus est ad multórum exhauriénda peccáta : secúndo sine peccáto apparébit exspectántibus se in salútem.
Le Christ s’est offert une fois, pour effacer les péchés de beaucoup ; une seconde fois Il apparaîtra sans péché pour donner le Salut à ceux qui L’attendent.
POSTCOMMUNION : Ad sacram, Dómine, mensam admíssi, háusimus aquas in gáudio de fóntibus Salvatóris : sanguis eius fiat nobis, quǽsumus, fons aquæ in vitam ætérnam saliéntis : qui tecum vivit et regnat, in unitate Spiritus Sancti, Deus, per omnia saecula saeculorum. Amen.
Admis à la Table sacrée, nous avons puisé avec joie des eaux aux fontaines du Sauveur ; faites, nous Vous en supplions, Seigneur, que son Sang devienne pour nous une source d’eau vive jaillissant jusqu’à la Vie éternelle : Vous qui, étant Dieu, vivez et régnez, en l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.