Voici la retransmission vidéo de la « Sainte Messe de la Fête du très-saint Nom de Marie » (In Festo Sanctissimi Nominis Mariæ) célébrée le 12 septembre en l'église Saint Nicolas du Chardonnet à Paris avec l’ensemble des Textes Liturgiques(Introït : « Vultum tuum deprecabúntur omnes dívites plebis » ; Collecte ; Hymne à la Sagesse du Livre de l’Ecclésiastique 24, 23-31 ; Graduel ; Alléluia ; Évangile selon Saint Luc I, 26-38 sur l’Annonciation ; Offertoire Luc I, 28.42 ; Secrète ; Préface de la Bienheureuse Vierge Marie ; Communion ; PostCommunion) en latin et en français selon le Rite Tridentin de la Messe de Saint Pie V dite « Messe Traditionnelle de Toujours »
Sainte Messe de la Fête du très-saint Nom de Marie (In Festo Sanctissimi Nominis Mariæ) le 12 septembre :
La Messe Basse du très-saint Nom de Marie célébrée à 7h45 le 12 septembre par l’Abbé Gabriel Billecocq :
La Messe Basse du très-saint Nom de Marie célébrée à 12h15 le 12 septembre par l’Abbé Michel Frament :
La Messe Basse du très-saint Nom de Marie célébrée à 18h30 le 12 septembre par l’Abbé Guillaume d'Orsanne :
3ème classe - Ornements Blancs
Selon la coutume, la Sainte Vierge reçut son Nom, Marie, quelques jours après sa Naissance.
Le Nom, pour les Juifs, était plus qu'un signe du langage, il exprimait la nature même de la personne.
C'est pourquoi nous voyons dans la Bible Dieu choisir lui-même les Noms de ses serviteurs : Adam, Abraham, Isaac, Jean-Baptiste ...
Les Pères et les Docteurs de l'Église ont souvent recherché le sens du Nom de Marie, et l'ont interprété de différentes manières : Étoile de la mer, Souveraine, Protectrice.
La Fête du très-saint Nom de Marie, instituée déjà en 1513 pour l'Espagne, fut étendue à l'Église universelle par Innocent XI, en reconnaissance pour la victoire remportée sur les Turcs à Vienne, en 1683, par Jean Sobieski et sa vaillante armée polonaise.
Elle fut fixée au Dimanche qui suivait la Nativité de la Sainte Vierge.
La réforme de Saint Pie X, libérant les Dimanches des Fêtes de Saints, l’a fixé au 12 septembre.
INTROÏT : (Psaume 44, 13, 15 et 16) Vultum tuum deprecabúntur omnes dívites plebis : adducéntur Regi Vírgines post eam : próximæ eius adducéntur tibi in lætítia et exsultatióne.
Tous les riches d’entre le peuple Vous offriront leurs humbles prières. Des Vierges seront amenées au roi après Vous, vos compagnes seront présentées au milieu de la joie et de l’allégresse.
Ps. 44, 2 : Eructávit cor meum verbum bonum : dico ego ópera mea Regi.
Ps. 44, 2 : De mon cœur a jailli une excellente parole ; c’est que j’adresse mes œuvres à un Roi.
V/. Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto, sicut erat in principio, et nunc et semper, et in saecula saeculorum. Amen.
V/. Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, comme Il était au Commencement, maintenant et toujours, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
Puis on répète l'antienne « Vultum tuum deprecabúntur omnes dívites plebis » . Cette façon de répéter l'introït s'observe pendant toute l'année.
COLLECTE :
Saint Bernard a chanté le nom de Marie : « Dans les périls, dans les angoisses, dans le doute, pense à Marie, invoque Marie. Qu'elle ne s'éloigne pas de ta bouche, qu'elle ne s'éloigne pas de ton cœur. Si tu la suis, tu ne dévies pas. Si tu la pries, tu ne désespères pas ». Concéde, quǽsumus, omnípotens Deus : ut fidéles tui, qui sub sanctíssimæ Vírginis Maríæ Nómine et protectióne lætántur ; eius pia intercessióne a cunctis malis liberéntur in terris, et ad gáudia ætérna perveníre mereántur in cælis. Per Dominum nostrum Iesum Christum, Filium tuum, qui tecum vivit et regnat, in unitate Spiritus Sancti, Deus, per omnia saecula saeculorum. Amen.
Nous Vous en prions, ô Dieu tout-puissant, accordez à vos Fidèles, qui mettent leur joie dans le nom et la protection de la très sainte Vierge Marie, d’être par un effet de sa maternelle intercession, préservés de tous les maux sur la terre, et d’arriver dans le Ciel aux joies de l’Éternité. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ, votre Fils, qui, étant Dieu, vit et règne avec Vous, en l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
HYMNE à la Sagesse : (Eccli. 24, 23-31)
Léctio libri Sapiéntiæ
Lecture du Livre de la Sagesse
Ego quasi vitis fructificávi suavitátem odóris : et flores mei fructus honóris et honestátis. Ego mater pulchræ dilectiónis et timóris et agnitiónis et sanctæ spei. In me grátia omnis viæ et veritátis : in me omnis spes vitæ et virtútis. Transíte ad me, omnes qui concupíscitis me, et a generatiónibus meis implémini. Spíritus enim meus super mel dulcis, et heréditas mea super mel et favum. Memória mea in generatiónes sæculórum. Qui edunt me, adhuc esúrient : et qui bibunt me, adhuc sítient. Qui audit me, non confundétur : et qui operántur in me, non peccábunt. Qui elúcidant me, vitam ætérnam habébunt.
Comme la vigne j’ai poussé des fleurs d’une agréable odeur, et mes fleurs donnent des fruits de gloire et d’abondance. Je suis la Mère du bel amour, de la crainte, de la science et de la sainte espérance. En moi est toute la Grâce de la voie et de la vérité ; en moi est toute l’espérance de la vie et de la vertu. Venez à moi, vous tous qui me désirez, et rassasiez-vous de mes fruits ; car mon esprit est plus doux que le miel, et mon héritage plus suave que le rayon de miel. Ma mémoire passera dans la suite des siècles. Ceux qui me mangent auront encore faim, et ceux qui me boivent auront encore soif. Celui qui m’écoute ne sera pas confondu, et ceux qui agissent par moi ne pécheront point. Ceux qui me mettent en lumière auront la Vie éternelle.
GRADUEL : Benedícta et venerábilis es, Virgo María : quæ sine tactu pudóris invénia es Mater Salvatóris.
Vous êtes bénie et digne de vénération, Vierge Marie, qui avez été Mère du Sauveur, sans que votre Pureté ait subi d’atteinte. V/. Virgo, Dei Génetrix, quem totus non capit orbis, in tua se clausit víscera factus homo.
V/. Vierge, Mère de Dieu, Celui que tout l’univers ne peut contenir, s’est enfermé dans votre sein en se faisant homme.
ALLÉLUIA : Allelúia, allelúia. V/. Post partum, Virgo, invioláta permansisti : Dei Génetrix, intercéde pro nobis. Allelúia.
V/. Après l’enfantement Vous êtes demeurée Vierge inviolée : Mère de Dieu, intercédez pour nous. Alléluia.
ÉVANGILE (Luc I, 26-38) :
+ Sequéntia sancti Evangélii secúndum Lucam
Lecture du Saint Évangile selon Saint Luc In illo témpore : Missus est Angelus Gábriël a Deo in civitátem Galilǽæ, cui nomen Názareth, ad Vírginem desponsátam viro, cui nomen erat Ioseph, de domo David, et nomen Vírginis María. Et ingréssus Angelus ad eam, dixit : Ave, grátia plena ; Dóminus tecum : benedícta tu in muliéribus. Quæ cum audísset, turbáta est in sermóne eius : et cogitábat, qualis esset ista salutátio. Et ait Angelus ei : Ne tímeas, María, invenísti enim grátiam apud Deum : ecce, concípies in útero et páries fílium, et vocábis nomen eius Iesum. Hic erit magnus, et Fílius Altíssimi vocábitur, et dabit illi Dóminus Deus sedem David, patris eius : et regnábit in domo Iacob in ætérnum, et regni eius non erit finis. Dixit autem María ad Angelum : Quómodo fiet istud, quóniam virum non cognósco ? Et respóndens Angelus, dixit ei : Spíritus Sanctus supervéniet in te, et virtus Altíssimi obumbrábit tibi. Ideóque et quod nascétur ex te Sanctum, vocábitur Fílius Dei. Et ecce, Elísabeth, cognáta tua, et ipsa concépit fílium in senectúte sua : et hic mensis sextus est illi, quæ vocátur stérilis : quia non erit impossíbile apud Deum omne verbum. Dixit autem María : Ecce ancílla Dómini, fiat mihi secúndum verbum tuum.
En ce temps-là, l’Ange Gabriel fut envoyé de Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, auprès d’une Vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph ; et le nom de la Vierge était Marie. L’Ange, étant entré auprès d’elle, lui dit : Je Vous salue, pleine de Grâce ; le Seigneur est avec Vous, Vous êtes bénie entre les femmes. Elle, l’ayant entendu, fut troublée de ses paroles, et elle se demandait quelle pouvait être cette Salutation. Et l’Ange lui dit : Ne craignez point, Marie, car Vous avez trouvé Grâce devant Dieu. Voici que Vous concevrez dans votre sein, et Vous enfanterez un fils, et Vous Lui donnerez le nom de Jésus. Il sera grand, et sera appelé le Fils du Très-Haut ; et le Seigneur Dieu Lui donnera le trône de David son père, et Il régnera éternellement sur la maison de Jacob ; et son règne n’aura pas de fin. Alors Marie dit à l’Ange : Comment cela se fera-t-il ? Car je ne connais point d’homme. L’Ange lui répondit : L’Esprit-Saint surviendra en Vous, et la vertu du Très-Haut Vous couvrira de son ombre ; c’est pourquoi le Fruit saint qui naîtra de Vous sera appelé le Fils de Dieu. Et voici qu’Elisabeth, votre parente, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse, et ce mois est le sixième de celle qui est appelée stérile ; car il n’y a rien d’impossible à Dieu. Et Marie dit : Voici la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon votre parole.
OFFERTOIRE : (Luc I, 28.42) Ne nous lassons pas de saluer Marie, comme l’Ange au jour de l’Annonciation : chaque Ave est comme une rose offerte à notre Mère du Ciel Ave, María, grátia plena ; Dóminus tecum : benedícta tu in muliéribus, et benedíctus fructus ventris tui.
Je Vous salue, Marie, pleine de Grâce : le Seigneur est avec Vous : Vous êtes bénie entre les femmes, et le Fruit de votre sein est béni.
SECRÈTE : Tua, Dómine, propitiatióne, et beátæ Maríæ semper Vírginis intercessióne, ad perpétuam atque præséntem hæc oblátio nobis profíciat prosperitátem et pacem. Per Dominum nostrum Iesum Christum, Filium tuum, qui tecum vivit et regnat, in unitate Spiritus Sancti, Deus, per omnia saecula saeculorum. Amen.
En nous étant propice, Seigneur, et grâce à l’intercession de la Bienheureuse Marie toujours Vierge, faites que cette oblation nous procure pour l’Éternité et pour la vie présente le bonheur et la paix. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ, votre Fils, qui, étant Dieu, vit et règne avec Vous, en l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
PRÉFACE de la Bienheureuse Vierge Marie : La Préface de la Bienheureuse Vierge Marie est dite avec « Et, en cette Fête du très-saint Nom de Marie... » : VERE dignum et iustum est, æquum et salutáre, nos tibi semper et ubíque grátias ágere : Dómine, sancte Pater, omnípotens ætérne Deus : Et te in * * * beátæ Maríæ semper Vírginis collaudáre, benedícere et prædicáre. Quæ et Unigénitum tuum Sancti Spíritus obumbratióne concépit : et, virginitátis glória permanénte, lumen ætérnum mundo effúdit, Iesum Christum, Dóminum nostrum. Per quem maiestátem tuam laudant Angeli, adórant Dominatiónes, tremunt Potestátes. Cæli cælorúmque Virtútes ac beáta Séraphim sócia exsultatióne concélebrant. Cum quibus et nostras voces ut admítti iúbeas, deprecámur, súpplici confessióne dicentes.
IL est vraiment juste et nécessaire, c’est notre devoir et c’est notre salut, de Vous rendre Grâces toujours et partout, Seigneur, Père saint, Dieu éternel et tout-puissant : Et, en * * * de la Bienheureuse Marie toujours Vierge de Vous louer, de Vous bénir et de Vous proclamer. C’est Elle qui a conçu Votre Fils Unique par l’opération du Saint-Esprit : et qui, sans rien perdre de la Gloire de Sa virginité, a mis au monde la Lumière éternelle, Jésus-Christ, Notre-Seigneur. Par Lui les Anges louent Votre Majesté, les Dominations Vous adorent, les Puissances se prosternent en tremblant. Les Cieux, les Vertus des cieux et les bienheureux Séraphins La célèbrent, unis dans une même allégresse. A leurs chants, nous Vous prions, laissez se joindre aussi nos voix pour proclamer dans une humble louange.
COMMUNION : Beáta viscera Maríæ Vírginis, quæ portavérunt ætérni Patris Fílium.
Bienheureux le sein de la Vierge Marie, qui a porté le Fils du Père éternel.
POSTCOMMUNION : Sumptis, Dómine, salútis nostræ subsídiis : da, quǽsumus, beátæ Maríæ semper Vírginis patrocíniis nos ubíque prótegi ; in cuius veneratióne hæc tuæ obtúlimus maiestáti. Per Dominum nostrum Iesum Christum, Filium tuum, qui tecum vivit et regnat, in unitate Spiritus Sancti, Deus, per omnia saecula saeculorum. Amen.
Nous venons, Seigneur, de recevoir de puissants secours pour notre Salut ; daignez faire, nous Vous en supplions, que nous soyons en tous lieux couverts de la protection de la Bienheureuse Marie toujours Vierge, en l’honneur de qui nous avons offert ce Sacrifice à votre Majesté. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ, votre Fils, qui, étant Dieu, vit et règne avec Vous, en l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.