Voici la retransmission vidéo du Sermon sur « La Charité : une Amitié » prononcé par Monsieur l’Abbé Michel Frament en l'église de Saint Nicolas du Chardonnet à Paris lors de la Sainte Messe du Dix-Septième Dimanche après la Pentecôte le 20 septembre 2026 qui nous explique que la Charité est une Amitié spirituelle et surnaturelle entre Dieu et l'homme, qui repose sur une réciprocité et se manifeste par l'Amour de Dieu et du prochain.
Le Sermon du Dimanche de l'Amour de Dieu sur « La Charité : une Amitié » de l’Abbé Michel Frament :
Pour savoir si l'on possède cette Charité, l'Abbé Michel Frament en détaille quatre Signes principaux :
1. L'état de Grâce
C'est le signe le plus important et le véritable trésor de l'âme.
La Charité n'est pas un sentiment sensible ou naturel, mais une réalité surnaturelle.
On peut être dans la tristesse ou la désolation totale tout en gardant la Charité, comme Jésus sur la Croix.
À l'inverse, perdre l'état de Grâce fait immédiatement perdre la Charité.
2. La fuite du Péché
Puisque le péché grave oppose l'homme à Dieu et brise la Charité, celui qui aime Dieu cherche activement à éviter le péché.
Cela demande des efforts de fidélité constants et implique de s'éloigner des occasions dangereuses de pécher (lieux, écrans, mauvaises lectures, etc.).
3. Le Zèle apostolique
Le véritable amour pousse le croyant à vouloir faire connaître et aimer Dieu autour de lui.
Ce zèle se traduit par l'envie de partager le bien (comme proposer de bonnes lectures ou inviter à des activités) et par une profonde tristesse lorsque Dieu n'est pas aimé.
L'Abbé Michel Frament cite en exemple le sacrifice historique des Prêtres des Missions Étrangères de Paris (MEP).
4. La Charité fraternelle
L'amour du prochain est le signe ultime donné par Jésus pour reconnaître ses disciples.
Cet amour n'est pas facultatif.
L'Abbé Michel Frament rappelle les paroles fortes de Saint Jean :
Celui qui prétend aimer Dieu mais n'aime pas son prochain (y compris ses ennemis ou une seule personne à qui il refuse de pardonner) est un « menteur » (1 Jean IV, 20).
Pour illustrer cet amour poussé jusqu'au don de soi, il évoque le sacrifice héroïque du Père Maximilien Kolbe à Auschwitz.