mariage-4.jpg

Saint Paul résout en ce Chapitre VII plusieurs questions qui lui avaient été proposées par les Corinthiens, touchant le Mariage, le Veuvage et la Virginité.

Première question : L'usage du Mariage est-il permis à un homme régénéré par le Saint-Esprit ?

Réponse : Il serait mieux de s'en abstenir. Toutefois, que les mariés continuent de demeurer ensemble, pour éviter l'impureté, et qu'ils se rendent le devoir. Ils ne peuvent se séparer que d'un consentement mutuel, pour un temps, afin de s'appliquer avec plus de pureté et de ferveur à l'oraison ; qu'ensuite ils retournent ensemble pour vivre comme auparavant. Saint Paul leur accorde par indulgence cet usage du Mariage, mais il ne le commande pas ; car il voudrait que tous pussent garder, comme lui, la parfaite continence. (1 Co 7, 1-7)


Deuxième question : Ceux qui ne sont pas mariés et les veuves peuvent-ils se marier ?

Réponse : Il vaudrait mieux qu'ils demeurassent dans le Célibat ; si pourtant ils n'ont pas le don de la continence, qu'ils se marient.

Nullite-de-Mariage.jpg

Troisième question : Le divorce est-il permis dans la Société Chrétienne ?

Réponse : Le Mariage est indissoluble par le Commandement de Jésus-Christ. Par conséquent les personnes mariées doivent demeurer ensemble ; ou si elles se séparent, qu'elles gardent le Célibat.


Quatrième question : Le Mariage d'une personne fidèle avec une personne infidèle est- il aussi indissoluble ?

Réponse : L'Apôtre distingue : Si la personne infidèle vit paisiblement avec la personne fidèle et consent à demeurer avec elle, que la personne fidèle ne se sépare pas ; car il y a lieu d'espérer que l'infidèle se convertira et que les enfants issus de cette union seront sanctifiés. Mais si l'infidèle se sépare le premier, qu'on le laisse aller, et que la personne fidèle demeure libre. En cela pourtant on doit consulter Dieu et faire ce qu'Il inspire. (1 Co 7, 12-17)
Saint Paul passe de là aux autres états et veut, autant que la religion le permet, que chacun demeure dans la condition où il se trouvait, quand il a été appelé à la Foi. (1 Co 7, 18-24)

Cinquième question : Touchant la Virginité, Saint Paul la loue, la conseille, la préfère au Mariage ; mais il ne la commande pas, parce que le Mariage est bon, quoique la Virginité soit meilleure. (1 Co 7, 25-38)

Enfin, il revient aux Veuves et déclare qu'elles peuvent se remarier, quoique pourtant le Célibat soit préférable.

Confession.jpg

Le Chapitre 7 de la Première Lettre de Saint Paul Apôtre aux Corinthiens (1 Co 7, 1-40) :

01 Au sujet de ce que vous dites dans votre lettre, certes, il est bon pour l’homme de ne pas toucher la femme.
02 Cependant, étant donné les occasions de débauche, que chacun ait sa femme à lui, et que chacune ait son propre mari.
03 Que le mari remplisse son devoir d’époux envers sa femme, et de même la femme envers son mari.
04 Ce n’est pas la femme qui dispose de son propre corps, c’est son mari ; et de même, ce n’est pas le mari qui dispose de son propre corps, c’est sa femme.
05 Ne vous refusez pas l’un à l’autre, si ce n’est d’un commun accord et temporairement, pour prendre le temps de prier et pour vous retrouver ensuite ; autrement, Satan vous tenterait, profitant de votre incapacité à vous maîtriser.
06 Ce que je dis là est une concession, et non un ordre.
07 Je voudrais bien que tout le monde soit comme moi-même, mais chacun a reçu de Dieu un don qui lui est personnel : l’un celui-ci, l’autre celui-là.
08 À ceux qui ne sont pas mariés et aux veuves, je déclare qu’il est bon pour eux de rester comme je suis.
09 Mais s’ils ne peuvent pas se maîtriser, qu’ils se marient, car mieux vaut se marier que brûler de désir.
10 À ceux qui sont mariés, je donne cet ordre – il ne vient pas de moi, mais du Seigneur – : que la femme ne se sépare pas de son mari ;
11 et même si elle est séparée, qu’elle reste seule, ou qu’elle se réconcilie avec son mari ; et que le mari ne renvoie pas sa femme.
12 Aux autres, je déclare ceci – moi-même et non le Seigneur – : si un de nos frères a une femme non croyante, et que celle-ci soit d’accord pour vivre avec lui, qu’il ne la renvoie pas.
13 Et si une femme a un mari non croyant, et que celui-ci soit d’accord pour vivre avec elle, qu’elle ne renvoie pas son mari.
14 En effet le mari non croyant se trouve sanctifié par sa femme, et la femme non croyante se trouve sanctifiée par son mari croyant. Autrement, vos enfants ne seraient pas purifiés, et en fait ils sont sanctifiés.
15 Mais si le non croyant se sépare, qu’il le fasse : en de telles circonstances, notre frère ou notre sœur n’est pas réellement lié ; c’est pour vivre dans la paix que Dieu vous a appelés.
16 Toi la femme, comment savoir si tu sauveras ton mari ? Et toi l’homme, comment savoir si tu sauveras ta femme ?
17 Pourtant, chacun doit continuer à vivre dans la situation que le Seigneur lui a donnée en partage, et où il était quand Dieu l’a appelé. C’est la règle que j’établis dans toutes les Églises.
18 Celui qui avait la circoncision quand il a été appelé, qu’il ne la fasse pas disparaître ; celui qui n’avait pas la circoncision quand il a été appelé, qu’il ne se fasse pas circoncire.
19 Avoir la circoncision, ce n’est rien ; ne pas l’avoir, ce n’est rien : ce qu’il faut, c’est garder les commandements de Dieu.
20 Chacun doit rester dans la situation où il a été appelé.
21 Toi qui étais esclave quand tu as été appelé, ne t’en inquiète pas ; même si tu as la possibilité de devenir libre, tire plutôt profit de ta situation.
22 En effet, l’esclave qui a été appelé par le Seigneur est un affranchi du Seigneur ; de même, l’homme libre qui a été appelé est un esclave du Christ.
23 Vous avez été achetés à grand prix, ne devenez pas esclaves des hommes.
24 Frères, chacun doit rester devant Dieu dans la situation où il a été appelé.
25 Au sujet du célibat, je n’ai pas un ordre du Seigneur, mais je donne mon avis, moi qui suis devenu digne de confiance grâce à la miséricorde du Seigneur.
26 Je pense que le célibat est une chose bonne, étant donné les nécessités présentes ; oui, c’est une chose bonne de vivre ainsi.
27 Tu es marié ? ne cherche pas à te séparer de ta femme. Tu n’as pas de femme ? ne cherche pas à te marier.
28 Si cependant tu te maries, ce n’est pas un péché ; et si une jeune fille se marie, ce n’est pas un péché. Mais ceux qui font ce choix y trouveront les épreuves correspondantes, et c’est cela que moi, je voudrais vous éviter.
29 Frères, je dois vous le dire : le temps est limité. Dès lors, que ceux qui ont une femme soient comme s’ils n’avaient pas de femme,
30 ceux qui pleurent, comme s’ils ne pleuraient pas, ceux qui ont de la joie, comme s’ils n’en avaient pas, ceux qui font des achats, comme s’ils ne possédaient rien,
31 ceux qui profitent de ce monde, comme s’ils n’en profitaient pas vraiment. Car il passe, ce monde tel que nous le voyons.
32 J’aimerais vous voir libres de tout souci. Celui qui n’est pas marié a le souci des affaires du Seigneur, il cherche comment plaire au Seigneur.
33 Celui qui est marié a le souci des affaires de ce monde, il cherche comment plaire à sa femme, et il se trouve divisé.
34 La femme sans mari, ou celle qui reste vierge, a le souci des affaires du Seigneur, afin d’être sanctifiée dans son corps et son esprit. Celle qui est mariée a le souci des affaires de ce monde, elle cherche comment plaire à son mari.
35 C’est dans votre intérêt que je dis cela ; ce n’est pas pour vous tendre un piège, mais pour vous proposer ce qui est bien, afin que vous soyez attachés au Seigneur sans partage.
36 Si un jeune homme pense qu’il risque de ne pas respecter une jeune fille, s’il est plein d’ardeur et que l’issue devienne inévitable, qu’il fasse comme il veut : ils peuvent se marier, ce n’est pas un péché.
37 Mais s’il tient ferme intérieurement, s’il ne subit aucune contrainte, s’il est maître de sa propre volonté et a pris dans son cœur la décision de ne pas s’unir à cette jeune fille, il fera bien.
38 Ainsi, celui qui se marie fait bien, et celui qui ne se marie pas fera mieux encore.
39 La femme reste liée aussi longtemps que son mari est en vie. Mais si son mari meurt, elle est libre d’épouser celui qu’elle veut, mais seulement s’il est croyant.
40 Pourtant elle sera plus heureuse si elle reste comme elle est ; c’est là mon opinion, et je pense avoir, moi aussi, l’Esprit de Dieu.