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La Prière du Moine Eadmer de Cantorbéry « Ô Marie, soyez notre Avocate dernière, nous Vous en prions » :

« Ô Marie, que Vous dire ? Par quels accents notre voix peut-elle Vous louer, par quels élans de joie notre cœur peut-il exprimer ce que nous Vous devons ? Certes, ô Notre-Dame, tout ce que nous concevons, imaginons ou proférons en votre Honneur, est très peu de chose, et pour ainsi dire rien en comparaison de ce qui Vous revient. C'est Vous qui, avant toute créature, avez été choisie dans la Pensée divine comme La plus pure de toutes les femmes, pour enfanter de votre chair Dieu Lui-même vraiment homme ; pour devenir par là même la Reine du Ciel et régner glorieusement après votre Fils sur tout l'univers ; pour préparer au monde déchu le prix de sa restauration et l'entrée dans la Vie éternelle. C'est Vous qui avez rétabli dans son premier état par l'enfantement virginal de votre bienheureuse fécondité le genre humain dépouillé de la gloire céleste. C'est Vous qui avez aboli les décrets de l'enfer en triomphant, par la mort de votre Fils, du prince de la mort. C'est Vous enfin qui avez montré à tous les hommes leur Seigneur et leur Dieu, qu'ils ne connaissaient pas, Visible et Miséricordieux. C'est par Vous, ô Notre- Dame, que nous avons retrouvé dans votre Fils unique la vie perdue ; par Vous que nous pouvons recevoir, accomplir, posséder quelque bien ; par Vous que nous sommes capables, qui que nous soyons, de parvenir à la Vie éternelle. C'est Vous qui après Dieu êtes notre suprême, notre insigne Consolation ; Vous notre bonheur et notre béatitude, Vous notre guide et notre soutien vers le Royaume des Cieux ; soyez notre Avocate dernière, nous Vous en prions, et dans la félicité bienheureuse, notre allégresse sans fin. C'est par la Volonté compatissante et bonne de Celui qui est notre Miséricorde, c'est-à-dire de Votre très doux Fils, que nous recourons à Vous. Faites que notre appel ne soit pas vain. Si Vous nous faites défection, il n'y a plus rien de sûr pour nous. Ne regardez point nos injustices. Ne retardez pas l'emploi de la Miséricorde dont Vous avez été dotée plus qu'aucune créature. Vous adhérez pour l'éternité à Celui qui est l'Être suprême et ne peut souffrir aucun changement. Soyez donc aussi toujours immuable et telle que nous Vous connaissons si bien dans Votre largesse à dispenser envers tous votre Miséricorde ».

Ainsi soit-il.


Eadmer de Cantorbéry (vers 1060-1124) – « La première Apologie du dogme de l’Immaculée Conception »

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Voir également d’Eadmer de Cantorbéry :
- La Prière d’Edmer de Canterbury « Ô Vous, Bienheureuse entre toutes les femmes ! »
- La Prière d’Eadmer de Cantorbéry au Jugement dernier « Ô Marie, arrachez-moi à l'auteur de la mort et accordez-moi la Vie éternelle »
- La Prière du Moine Eadmer de Cantorbéry « Ô Marie, soyez notre Avocate dernière, nous Vous en prions »