Sainte « Messe du 2ème Dimanche de la Passion ou des Rameaux » (Dominica II Passionis seu in Palmis) :

1ère classe - Ornements Violets - Station à Saint-Jean-de-Latran

« Le Christ a fait son Entrée à Jérusalem, non pour se faire couronner, mais pour y souffrir. Le ton de la Liturgie change brusquement. Tous les chants de la Messe nous révèlent les Sentiments du Christ pendant ces Heures douloureuses »

Si la Messe est précédée de la Bénédiction et la Procession des Rameaux, le célébrant monte aussitôt à l'Autel pour l'Encensement et l'Introït, sans réciter les Prières au bas de l'Autel.


INTROÏT : (Psaume 21, 20.22)
Jésus a entonné le psaume 21 sur la Croix :
DOMINE, ne longe fácias auxílium tuum a me, ad defensiónem meam áspice : líbera me de ore leonis, et a córnibus unicórnium humilitátem meam.
SEIGNEUR, n’éloignez pas de moi votre Secours : soyez attentif à me défendre ; délivrez-moi de la gueule du lion et des cornes des buffles, car je suis bien faible et humilié.
Ps. 21, 2 : Deus, Deus meus, réspice in me : quare me dereliquísti ? longe a salúte mea verba delictórum meórum.
Ps. 21, 2 : Ô Dieu, mon Dieu, tournez vers moi votre Regard ; pourquoi m’avez-Vous abandonné ? La voix de mes péchés éloigne de moi le Salut.
Puis on répète l'antienne « DOMINE » . Cette façon de répéter l'Introït s'observe pendant toute l'année.


COLLECTE :
Jésus crucifié est comme un livre dans lequel nous pouvons lire tout ce que Dieu désire pour nous :
OMNIPOTENS sempitérne Deus, qui humáno generi, ad imitandum humilitátis exémplum, Salvatórem nostrum carnem súmere et crucem subíre fecísti : concéde propítius ; ut et patiéntiæ ipsíus habére documénta et resurrectiónis consórtia mereámur. Per eúndem Dóminum nostrum.
DIEU Tout-Puissant et Eternel, qui avez voulu que notre Sauveur prît la chair humaine et supportât les tourments de la Croix, afin de servir de Modèle d’humilité au genre humain, accordez-nous, dans votre Bonté, d’être, à son Exemple, toujours courageux dans les épreuves et de mériter par-là d’avoir part à sa Résurrection.


ÉPITRE : (Philipp. 2, 5-11)
Le Christ s'est abaissé jusqu'au fond de notre misère, pour nous ramener avec Lui, jusqu'à la Gloire de son Père  :

Léctio Epístolæ beáti Páuli Apóstoli ad Philippénses
Lecture de l’Épître du Saint Paul Apôtre aux Philippiens.

FRATRES : Hoc enim sentíte in vobis, quod et in Christo Iesu : qui, cum in forma Dei esset, non rapínam arbitrátus est esse se æqualem Deo : sed semetípsum exinanívit, formam servi accípiens, in similitúdinem hóminum factus, et hábitu invéntus ut homo. Humiliávit semetípsum, factus obœdiens usque ad mortem, mortem autem crucis. Propter quod et Deus exaltávit illum : ei donávit illi nomen, quod est super omne nomen : (hic genuflectitur) ut in nómine Iesu omne genu flectátur cæléstium, terréstrium et inférno rum : et omnis lingua confiteátur, quia Dóminus Iesus Christus in glória est Dei Patris.
MES FRERES, Ayez en vous les mêmes sentiments dont était animé le Christ Jésus : bien qu’Il fût Dieu par nature, Il n’a pas retenu avidement Son égalité avec Dieu, mais Il s’est anéanti Lui-même en prenant la condition d’esclave, en devenant semblable aux hommes, à l’extérieur absolument comme un homme. Il s’est abaissé Lui-même, se faisant obéissant jusqu’à la Mort de la Croix. C’est pourquoi Dieu L’a souverainement élevé et Lui a donné le Nom qui est au-dessus de tout nom (ici on fléchit le genou), afin qu’au Nom de Jésus tout genou fléchisse, au Ciel, sur la terre et dans les enfers, et que toute langue proclame, à la Gloire de Dieu le Père, que Jésus-Christ est Dieu.


GRADUEL : (Psaume 72, 24 et 1-3)
TENUISTI manum déxteram meam : et in voluntáte tua deduxísti me : et cum glória assumpsísti me.
MON Dieu, Vous m’avez pris la main droite ; Vous m’avez conduit selon votre Volonté et Vous m’avez glorifié.
V/. Quam bonus Israël Deus rectis corde ! mei autem pæne moti sunt pedes : pæne effúsi sunt gressus mei : quia zelávi in peccatóribus, pacem peccatórum videns.
V/. Qu’Il est Bon, le Dieu d’Israël, pour tous ceux qui ont le cœur droit. J’étais sur le point de fléchir, mon pied a presque glissé, car je portais envie aux impies en voyant le bonheur de ces méchants.


TRAIT : (Psaume 21, 2…32)
« Ce Psaume prophétise l'Agonie de Jésus, les défis que les pharisiens Lui lanceront jusque sur le Calvaire, le partage de Ses vêtements par les soldats, mais aussi la fécondité du Sacrifice du Rédempteur, et déjà la Gloire du Ressuscité :
DEUS, Deus meus, réspice in me : quare me dereliquísti ?
MON Dieu, mon Dieu, tournez vers moi votre Regard, pourquoi m’avez-Vous abandonné ?
V/. Longe a salúte mea verba delictórum meórum.
V/. La voix de mes péchés éloigne de moi le Salut.
V/. Deus meus, clamábo per diem, nec exáudies : in nocte, et non ad insipiéntiam mihi.
V/. Mon Dieu, je crie pendant le jour et Vous ne m’écoutez pas ; la nuit, et je n’obtiens pas de soulagement.
V/. Tu autem in sancto hábitas, laus Israël.
V/. Pourtant Vous habitez dans votre Sanctuaire et vers Vous montent les louanges d’Israël.
V/. In te speravérunt patres nostri : speravérunt, et liberásti eos.
V/. Nos pères ont espéré en Vous et Vous les avez délivrés.
V/. Ad te clamavérunt, et salvi facti sunt : in te speravérunt, et non sunt confusi.
V/. Ils ont mis en Vous leur confiance et ils n’ont pas été trompés.
V/. Ego autem sum vermis, et non homo : oppróbrium hóminum et abiéctio plebis.
V/. Mais moi, je suis un ver de terre et non un homme, l’opprobre des hommes et le rebut du peuple.
V/. Omnes, qui vidébant me, aspernabántur me : locúti sunt lábiis et movérunt caput.
V/. Tous ceux qui me voient me méprisent. Ils ouvrent les lèvres et branlent la tête, en disant
V/. Sperávit in Dómino, erípiat eum : salvum fáciat eum, quóniam vult eum.
V/. « Il a mis sa confiance dans le Seigneur, qu’Il le sauve, puisqu’il L’aime. »
V/. Ipsi vero consideravérunt et conspexérunt me : divisérunt sibi vestiménta mea, et super vestem meam misérunt mortem.
V/. Ils m’observent et me regardent. Ils se partagent mes vêtements, ils tirent au sort ma tunique.
V/. Líbera me de ore leónis : et a córnibus unicórnium humilitátem meam.
V/. « Seigneur, délivrez-moi de la gueule du lion et des cornes des buffles. »
V/. Qui timétis Dóminum, laudáte eum : univérsum semen Iacob, magnificáte eum.
V/. Vous qui craignez le Seigneur, louez-Le, vous tous, descendants de Jacob, chantez Ses louanges.
V/. Annuntiábitur Dómino generátio ventúra : et annuntiábunt cæli iustítiam eius.
V/. On parlera du Seigneur à la génération future. Ils viendront et ils annonceront ce qu’Il a accompli.
V/. Pópulo, qui nascétur, quem fecit Dóminus.
V/. Au peuple qui naîtra, ils diront ce qu’Il a fait.


ÉVANGILE : (Matthieu. 26, 36-75 ; 27, 1-60)
A la Messe Solennelle, la Passion est chantée par trois Diacres, l'un donnant le récit du narrateur (C pour chroniste), le second les Paroles du Christ (+), et le troisième celles des autres personnages et de la foule (S pour synagogue). Ils disent ensemble le « Munda cor », et reçoivent la Bénédiction du Célébrant. On ne porte ni encens ni luminaire, et l’on ne se signe pas.
Saint Matthieu, qui s'adresse spécialement aux Chrétiens d'origine juive, s'efforce surtout de montrer que Jésus est bien le Messie annoncé par les Prophètes. Le souvenir des peines supportées pour notre amour par Jésus doit devenir toujours plus vif dans notre cœur, y produisant ces sentiments d’amour et de gratitude qu'on devine chez Saint Paul quand il écrivait : « Le Christ m'a aimé et Il s'est livré Lui-même pour moi ! » :

Evangelium Passionis et Mortis Domini secundum Matthæum. 26, 36-75 ; 27, 1-60
Evangile de la Passion et de la Mort du Seigneur selon saint Matthieu. 26, 36-75 ; 27, 1-60

Passio Dómini nostri Iesu Christi secúndum Matthǽum
Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ selon Saint Matthieu

IN ILLO TEMPORE : Venit Iesus cum discípulis suis in villam, quæ dícitur Gethsémani, et dixit discípulis suis : + Sedéte hic, donec vadam illuc et orem. C. Et assúmpto Petro et duóbus fíliis Zebedǽi, coepit contristári et mæstus esse. Tunc ait illis : + Tristis est ánima mea usque ad mortem : sustinéte hic, et vigilate mecum. C. Et progréssus pusíllum, prócidit in fáciem suam, orans et dicens : + Pater mi, si possíbile est, tránseat a me calix iste : Verúmtamen non sicut ego volo, sed sicut tu. C. Et venit ad discípulos suos, et invénit eos dormiéntes : et dicit Petro : + Sic non potuístis una hora vigiláre mecum ? Vigiláte et oráte, ut non intrétis in tentatiónem. Spíritus quidem promptus est, caro autem infírma. C. Iterum secúndo ábiit et orávit, dicens : + Pater mi, si non potest hic calix transíre, nisi bibam illum, fiat volúntas tua. C. Et venit íterum, et invenit eos dormiéntes : erant enim óculi eórum graváti. Et relíctis illis, íterum ábiit et orávit tértio, eúndem sermónem dicens. Tunc venit ad discípulos suos, et dicit illis : + Dormíte iam et requiéscite : ecce, appropinquávit hora, et Fílius hóminis tradétur in manus peccatórum. Súrgite, eámus : ecce, appropinquávit, qui me tradet. C. Adhuc eo loquénte, ecce, Iudas, unus de duódecim, venit, et cum eo turba multa cum gládiis et fústibus, missi a princípibus sacerdótum et senióribus pópuli. Qui autem trádidit eum, dedit illis signum, dicens : S. Quemcúmque osculátus fúero, ipse est, tenéte eum. C. Et conféstim accédens ad Iesum, dixit : S. Ave, Rabbi. C. Et osculátus est eum. Dixítque illi Iesus : + Amíce, ad quid venísti ? C. Tunc accessérunt, et manus iniecérunt in Iesum et tenuérunt eum. Et ecce, unus ex his, qui erant cum Iesu, exténdens manum, exémit gládium suum, et percútiens servum príncipis sacerdótum, amputávit aurículam eius. Tunc ait illi Iesus : + Convérte gládium tuum in locum suum. Omnes enim, qui accéperint gládium, gládio períbunt. An putas, quia non possum rogáre Patrem meum, et exhibébit mihi modo plus quam duódecim legiónes Angelórum ? Quómodo ergo implebúntur Scripturae, quia sic oportet fíeri ? C. In illa hora dixit Iesus turbis : + Tamquam ad latrónem exístis cum gládiis et fústibus comprehéndere me : cotídie apud vos sedébam docens in templo, et non me tenuístis. C. Hoc autem totum factum est, ut adimpleréntur Scripturae Prophetárum. Tunc discípuli omnes, relícto eo, fugérunt. At illi tenéntes Iesum, duxérunt ad Cáipham, príncipem sacerdótum, ubi scribæ et senióres convénerant. Petrus autem sequebátur eum a longe, usque in átrium príncipis sacerdótum. Et ingréssus intro, sedébat cum minístris, ut vidéret finem. Príncipes autem sacerdótum et omne concílium quærébant falsum testimónium contra Iesum, ut eum morti tráderent : et non invenérunt, cum multi falsi testes accessíssent. Novíssime autem venérunt duo falsi testes et dixérunt : S. Hic dixit : Possum destrúere templum Dei, et post tríduum reædificáre illudǽ C. Et surgens princeps sacerdótum, ait illi : S. Nihil respóndes ad ea, quæ isti advérsum te testificántur ? C. Iesus autem tacébat. Et princeps sacerdótum ait illi : S. Adiúro te per Deum vivum, ut dicas nobis, si tu es Christus, Fílius Dei. C. Dicit illi Iesus : + Tu dixísti. Verúmtamen dico vobis, ámodo vidébitis Fílium hóminis sedéntem a dextris virtútis Dei, et veniéntem in núbibus cæli. C. Tunc princeps sacerdótum scidit vestiménta sua, dicens : S. Blasphemávit : quid adhuc egémus téstibus ? Ecce, nunc audístis blasphémiam : quid vobis vidétur ? C. At illi respondéntes dixérunt : S. Reus est mortis. C. Tunc exspuérunt in fáciem eius, et cólaphis eum cecidérunt, álii autem palmas in fáciem eius dedérunt, dicéntes : S. Prophetíza nobis, Christe, quis est, qui te percússit ? C. Petrus vero sedébat foris in átrio : et accéssit ad eum una ancílla, dicens : S. Et tu cum Iesu Galilǽo eras. C. At ille negávit coram ómnibus, dicens : S. Néscio, quid dicis. C. Exeúnte autem illo iánuam, vidit eum ália ancílla, et ait his, qui erant ibi : S. Et hic erat cum Iesu Nazaréno. C. Et íterum negávit cum iuraménto : Quia non novi hóminem. Et post pusíllum accessérunt, qui stabant, et dixérunt Petro : S. Vere et tu ex illis es : nam et loquéla tua maniféstum te facit. C. Tunc coepit detestári et iuráre, quia non novísset hóminem. Et contínuo gallus cantávit. Et recordátus est Petrus verbi Iesu, quod díxerat : Priúsquam gallus cantet, ter me negábis. Et egréssus foras, flevit amáre. Mane autem facto, consílium iniérunt omnes príncipes sacerdótum et senióres pópuli advérsus Iesum, ut eum morti tráderent. Et vinctum adduxérunt eum, et tradidérunt Póntio Piláto pr.sidi. Tunc videns Iudas, qui eum trádidit, quod damnátus esset, pæniténtia ductus, réttulit trigínta argénteos princípibus sacerdótum et senióribus, dicens : S. Peccávi, tradens sánguinem iustum. C. At illi dixérunt : S. Quid ad nos ? Tu vidéris. C. Et proiéctis argénteis in templo, recéssit : et ábiens, láqueo se suspéndit. Príncipes autem sacerdótum, accéptis argénteis, dixérunt : S. Non licet eos míttere in córbonam : quia prétium sánguinis est. C. Consílio autem ínito, emérunt ex illis agrum fíguli, in sepultúram peregrinórum. Propter hoc vocátus est ager ille Hacéldama, hoc est, ager sánguinis, usque in hodiérnum diem. Tunc implétum est, quod dictum est per Ieremíam Prophétam, dicéntem : Et accepérunt trigínta argénteos prétium appretiáti, quem appretiavérunt a fíliis Israël : et dedérunt eos in agrum fíguli, sicut constítuit mihi Dóminus. Iesus autem stetit ante pr.sidem, et interrogávit eum præses, dicens : S. Tu es Rex Iudæórum ? C. Dicit illi Iesus : + Tu dicis. C. Et cum accusarétur a princípibus sacerdótum et senióribus, nihil respóndit. Tunc dicit illi Pilátus : S. Non audis, quanta advérsum te dicunt testimónia ? C. Et non respóndit ei ad ullum verbum, ita ut mirarétur præses veheménter. Per diem autem sollémnem consuéverat præses pópulo dimíttere unum vinctum, quem voluíssent. Habébat autem tunc vinctum insígnem, qui dicebátur Barábbas. Congregátis ergo illis, dixit Pilátus : S. Quem vultis dimíttam vobis : Barábbam, an Iesum, qui dícitur Christus ? C. Sciébat enim, quod per invídiam tradidíssent eum. Sedénte autem illo pro tribunáli, misit ad eum uxor eius, dicens : S. Nihil tibi et iusto illi : multa enim passa sum hódie per visum propter eum. C. Príncipes autem sacerdótum et senióres persuasérunt populis, ut péterent Barábbam, Iesum vero pérderent. Respóndens autem præses, ait illis : S. Quem vultis vobis de duóbus dimítti ? C. At illi dixérunt : S. Barábbam. C. Dicit illis Pilátus : S. Quid ígitur fáciam de Iesu, qui dícitur Christus ? C. Dicunt omnes : S. Crucifigátur. C. Ait illis præses : S. Quid enim mali íecit ? C. At illi magis clamábant,dicéntes : S. Crucifigátur. C. Videns autem Pilátus, quia nihil profíceret, sed magis tumúltus fíeret : accépta aqua, lavit manus coram pópulo, dicens : S. Innocens ego sum a sánguine iusti huius : vos vidéritis. C. Et respóndens univérsus pópulus, dixit : S. Sanguis eius super nos et super fílios nostros. C. Tunc dimísit illis Barábbam : Iesum autem flagellátum trádidit eis, ut crucifigerétur. Tunc mílites pr.sidis suscipiéntes Iesum in prætórium, congregavérunt ad eum univérsam cohórtem : et exuéntes eum, chlámydem coccíneam circumdedérunt ei : et plecténtes corónam de spinis, posuérunt super caput eius, et arúndinem in déxtera eius. Et genu flexo ante eum, illudébant ei, dicéntes : S. Ave, Rex Iudæórum. C. Et exspuéntes in eum, accepérunt arúndinem, et percutiébant caput eius. Et postquam illusérunt ei, exuérunt eum chlámyde et induérunt eum vestiméntis eius, et duxérunt eum, ut crucifígerent. Exeúntes autem, invenérunt hóminem Cyren.um, nómine Simónem : hunc angariavérunt, ut tólleret crucem eius. Et venérunt in locum, qui dícitur Gólgotha, quod est Calváriæ locus. Et dedérunt ei vinum bíbere cum felle mixtum. Et cum gustásset, nóluit bibere. Postquam autem crucifixérunt eum, divisérunt vestiménta eius, sortem mitténtes : ut implerétur, quod dictum est per Prophétam dicentem : Divisérunt sibi vestiménta mea, et super vestem meam misérunt sortem. Et sedéntes, servábant eum. Et imposuérunt super caput eius causam ipsíus scriptam : Hic est Iesus, Rex Iudæórum. Tunc crucifíxi sunt cum eo duo latrónes : unus a dextris et unus a sinístris. Prætereúntes autem blasphemábant eum, movéntes cápita sua et dicéntes : S. Vah, qui déstruis templum Dei et in tríduo illud reædíficas : salva temetípsum. Si Fílius Dei es, descénde de cruce. C. Simíliter et príncipes sacerdótum illudéntes cum scribis et senióribus, dicébant : S. Alios salvos fecit, seípsum non potest salvum fácere : si Rex Israël est, descéndat nunc de cruce, et crédimus ei : confídit in Deo : líberet nunc, si vult eum : dixit enim : Quia Fílius Dei sum. C. Idípsum autem et latrónes, qui crucifíxi erant cum eo, improperábant ei. A sexta autem hora ténebræ factæ sunt super univérsam terram usque ad horam nonam. Et circa horam nonam clamávit Iesus voce magna, dicens : + Eli, Eli, lamma sabactháni ? C. Hoc est : + Deus meus, Deus meus, ut quid dereliquísti me ? C. Quidam autem illic stantes et audiéntes dicébant : S. Elíam vocat iste. C. Et contínuo currens unus ex eis, accéptam spóngiam implévit acéto et impósuit arúndini, et dabat ei bíbere. Céteri vero dicébant : S. Sine, videámus, an véniat Elías líberans eum. C. Iesus autem íterum clamans voce magna, emísit spíritum. (Hic genuflectitur, et pausatur aliquántulum) Et ecce, velum templi scissum est in duas partes a summo usque deórsum : et terra mota est, et petræ scissæ sunt, et monuménta apérta sunt : et multa córpora sanctórum, qui dormíerant, surrexérunt. Et exeúntes de monuméntis post resurrectiónem eius, venérunt in sanctam civitátem, et apparuérunt multis. Centúrio autem et qui cum eo erant, custodiéntes Iesum, viso terræmótu et his, quæ fiébant, timuérunt valde, dicéntes : S. Vere Fílius Dei erat iste. C. Erant autem ibi mulíeres multæ a longe, quæ secútæ erant Iesum a Galilǽa, ministrántes ei : inter quas erat María Magdaléne, et María Iacóbi, et Ioseph mater, et mater filiórum Zebedǽi. Cum autem sero factum esset, venit quidam homo dives ab Arimathǽa, nómine Ioseph, qui et ipse discípulus erat Iesu. Hic accéssit ad Pilátum, et pétiit corpus Iesu. Tunc Pilátus iussit reddi corpus. Et accépto córpore, Ioseph invólvit illud in síndone munda. Et pósuit illud in monuménto suo novo, quod excíderat in petra. Et advólvit saxum magnum ad óstium monuménti, et ábiit.
EN CE TEMPS-LA, Jésus alla avec Ses disciples dans une propriété appelée Gethsémani, et dit à Ses disciples : « Assoyez-vous ici, pendant que j’irai là pour prier. » Et ayant pris avec Lui Pierre et les deux fils de Zébédée, Il commença à être centriste et rempli d’amertume. Alors Il leur dit : « Mon âme est triste jusqu’à la mort : demeurez ici et veillez avec moi. » Et, s’étant éloigné un peu, Il se prosterna le visage contre terre, priant et disant : « Mon Père, s’il est possible, que ce calice s’éloigne de moi ; néanmoins, non pas comme je veux, mais comme Vous voulez. » Il vint ensuite à Ses disciples et, les trouvant endormis, il dit à Pierre ; « Ainsi, vous n’avez pu veiller une heure avec moi ! Veillez et priez, pour ne point tomber dans la tentation ; l’esprit est prompt, mais la chair est faible. » Il s’en alla une seconde fois et pria, disant : « Mon Père, si ce calice ne peut passer sans que je le boive, que votre Volonté soit faite. » Et Il vint de nouveau et les trouva endormis, car leurs yeux étaient appesantis. Et, les laissant, Il s’en alla encore et pria une troisième fois, répétant les mêmes Paroles. Après, Il revint à Ses disciples et leur dit : « Dormez maintenant et reposez-vous. Voici que l’Heure approche où le Fils de l’homme va être livré entre les mains des pécheurs. Levez-vous et allons : celui qui doit me trahir est près d’ici. » Il parlait encore lorsque Judas, l’un des douze, arriva, et avec lui une troupe nombreuse de gens armés d’épées et de bâtons, envoyés par les princes des prêtres et les anciens du peuple. Or, le traître leur avait donné un signe, disant : « Celui que je baiserai, c’est Lui, arrêtez-Le. » Et aussitôt, s’approchant de Jésus, il Lui dit : « Salut, Maître », et il Le baisa. Jésus lui dit : « Mon ami, pourquoi êtes-vous venu ? » Alors les autres s’avancèrent, mirent la main sur Jésus et se saisirent de Lui. Et voilà qu’un de ceux qui étaient avec Jésus, étendant la main, tira son épée et, frappant un des gens du grand-prêtre, lui coupa l’oreille. Alors Jésus lui dit : « Remettez votre épée en place, car tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée. Croyez-vous que je ne puisse pas prier mon Père et qu’Il ne m’enverrait pas aussitôt plus de douze légions d’Anges ? Comment donc s’accompliront les Écritures, car il faut que cela arrive ? » En même temps, Jésus dit à cette troupe : « Vous êtes venu à moi comme à un voleur, avec des épées et des bâtons, pour me saisir ; j’étais tous les jours au milieu de vous, enseignant dans le temple, et vous ne m’avez pas arrêté. Or, tout cela s’est fait afin que les Paroles des prophètes fussent accomplies. » Alors tous les disciples L’abandonnèrent et ils s’enfuirent. Mais ceux qui s’étaient saisi de Jésus L’emmenèrent chez Caïphe, grand-prêtre, où les scribes et les anciens s’étaient réunis. Or, Pierre le suivit de loin jusque dans la cour de la maison du grand-prêtre et, y étant entrés, il s’assit avec les domestiques pour voir la fin. Cependant les princes des prêtres et tout le conseil cherchaient un faux témoignage contre Jésus pour Le faire mourir et ils n’en trouvèrent point, quoique plusieurs faux témoins se fussent présentés. Enfin, deux faux témoins vinrent déposer : « Il a dit : Je puis détruire le temple de Dieu et le rebâtir après trois jours. » Et le grand-prêtre se leva et Lui dit : « Vous ne répondez rien à ce qu’ils déposent contre Vous ? » Mais Jésus se taisait. Et le grand-prêtre Lui dit : « Je Vous adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si Vous êtes le Christ, le Fils de Dieu ? » Jésus lui répondit : « Vous l’avez dit ; au reste, je vous le déclare, vous verrez un jour le Fils de l’homme assis à la Droite du Dieu Tout-Puissant et venant sur les nuées du Ciel. » Alors le grand-prêtre déchira ses vêtements, disant : « Il a blasphémé, qu’avons-nous encore besoin de témoins ? Vous venez d’entendre le blasphème ; que vous en semble ? » Ils répondirent : « Il mérite la mort. » Aussitôt, on Lui cracha au visage, on Le frappa à coups de poing et d’autres Lui donnèrent des soufflets, disant : « Christ, prophétise-nous, qui est-ce qui T’a frappé ? » Pierre cependant était dehors assis dans la cour et une servante, s’approchant, lui dit : « Vous aussi, vous étiez avec Jésus de Galilée. » Mais il le nia devant tous, disant : « Je ne sais ce que vous voulez dire. » Et comme il sortait, une autre servante, l’ayant vu, dit à ceux qui étaient là : « Celui-ci accompagnait également Jésus de Nazareth. » Et il le nia une seconde fois avec serment, disant : « Je ne connais point cet homme. » Et peu après, ceux qui étaient là, s’approchant, dirent à Pierre : « Vous êtes certainement de ces gens-là, car votre langage vous trahit. » Alors il se mit à faire des imprécations et à jurer qu’il ne connaissait point cet homme, et aussitôt le coq chanta. Et Pierre se ressouvint de la Parole que Jésus lui avait dite : « Avant que le coq chante, vous me renierez trois fois. » Et, étant sorti, il pleura amèrement. Le lendemain matin, tous les princes des prêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus pour Le faire mourir. Et, L’ayant lié, ils L’emmenèrent et Le livrèrent au gouverneur Ponce Pilate. Alors Judas, le traître, voyant qu’Il était condamné, se repentit et reporta les trente pièces d’argent aux princes des prêtres et aux anciens, leur disant : « J’ai péché en livrant le sang innocent. » Mais ils lui dirent : « Que nous importe ? C’est votre affaire. » Et ayant jeté cet argent dans le temple, il se retira et alla se pendre. Mais les princes des prêtres, ayant pris l’argent, dirent : « Il n’est pas permis de le mettre dans le trésor, parce que c’est le prix du sang. » Et ayant délibéré là-dessus, ils en achetèrent le champ d’un potier pour y ensevelir les étrangers. C’est pourquoi ce champ est appelé encore aujourd’hui Hacéldama, c’est-à-dire, le champ du sang. Alors cette parole du prophète Jérémie fut accomplie : « Ils ont reçu trente pièces d’argent, suivant l’appréciation des enfants d’Israël, et ils les ont données pour le champ d’un potier, comme le Seigneur me l’a ordonné. » Or, Jésus comparut devant le gouverneur, qui L’interrogea en ces termes : « Êtes-Vous le Roi des Juifs ? » Jésus lui répondit ; « Vous le dites. » Et comme les princes des prêtres et les anciens L’accusaient, Il ne répondit rien. Alors Pilate Lui dit : « N’entendez-Vous pas tout ce dont ils Vous accusent ? » Et Il ne lui répondit pas un seul mot, de sorte que le gouverneur en était fort étonné. Or, le gouverneur avait coutume, à la solennité de Pâque, de délivrer un prisonnier, celui que le peuple voulait. Il y en avait alors un fameux, nommé Barabbas. Comme ils étaient donc réunis, Pilate leur dit : « Lequel voulez-vous que je vous délivre. Barabbas ou Jésus, qui est appelé le Christ ? » Car il savait qu’ils l’avaient livré par envie. Pendant qu’il était assis à son tribunal, sa femme lui envoya dire : « Ne vous impliquez point dans l’affaire de ce Juste, car j’ai été aujourd’hui étrangement tourmentée en songe à cause de Lui. » Mais les princes des prêtres et les anciens persuadèrent au peuple de demander Barabbas et de faire périr Jésus. Le gouverneur leur dit donc : « Lequel des deux voulez-vous que je vous délivre ? » Ils lui répondirent : « Barabbas. » Pilate leur dit : « Que ferai-je donc de Jésus, qu’on appelle le Christ ? » Ils dirent tous : « Qu’Il soit crucifié I » Le gouverneur dit : « Quel mal a-t-Il donc fait ? » Mais ils se mirent à crier encore plus fort : « Qu’Il soit crucifié ! » Alors Pilate, voyant qu’il ne gagnait rien, mais que le tumulte croissait de plus en plus, prit de l’eau et, se lavant les mains devant le peuple, il dit : « Je suis innocent du Sang de ce Juste ; vous en répondrez. » Et tout le peuple répondit : « Que son Sang retombe sur nous et sur nos enfants ! » Alors il leur délivra Barabbas, et ayant fait fouetter Jésus, il Le leur livra pour être crucifié. Alors les soldats du gouverneur, ayant mené Jésus dans le prétoire, assemblèrent autour de Lui toute la cohorte et, L’ayant dépouillé, ils Le revêtirent d’un manteau d’écarlate. Et tressant une couronne d’épines, ils la Lui mirent sur la tête, et un roseau dans la main droite, et s’agenouillant devant Lui, ils se moquaient de Lui, disant : « Salut, Roi des Juifs. » Et, Lui crachant au visage, ils prenaient le roseau et Lui en frappaient la tête. Après s’être ainsi joués de Lui, ils Lui ôtèrent le manteau, Lui remirent ses habits et L’emmenèrent pour Le crucifier. Comme ils sortaient, ils rencontrèrent un homme de Cyrène, nommé Simon, qu’ils contraignirent à porter la Croix de Jésus. Et étant arrivés au lieu appelé le Golgotha, c’est-à-dire le lieu du Crâne (Calvaire), ils Lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel ; et Jésus, l’ayant goûté, n’en voulut point boire. Après qu’ils L’eurent crucifié, ils se partagèrent Ses vêtements, les tirant au sort, afin que s’accomplît ce qu’avait dit le prophète : « Ils se sont partagé mes vêtements et ils ont tiré ma robe au sort. » Et, s’étant assis, ils Le gardaient. Ils mirent au-dessus de sa Tête une inscription indiquant la cause de Sa condamnation : C’est Jésus, le Roi des Juifs. En même temps, on crucifia avec Lui deux voleurs, l’un à Sa droite et l’autre à Sa gauche. Et les passants L’accablaient d’injures, branlant la tête et Lui disant : « Eh bien, Toi qui détruis le temple de Dieu et le rebâtis en trois jours, sauve-Toi Toi-même ; si Tu es le Fils de Dieu, descends de la Croix. » Les princes des prêtres se moquaient aussi de Lui, avec les scribes et les anciens, disant : « Il a sauvé les autres et Il ne peut se sauver Lui-même. S’Il est le Roi d’Israël, qu’Il descende maintenant de la Croix et nous croirons en Lui. Il met sa confiance en Dieu ; si Dieu L’aime, qu’Il Le délivre : car Il a dit qu’Il était le Fils de Dieu. » Les voleurs qui étaient crucifiés avec Lui, Lui disaient les mêmes injures. Or, depuis la Sixième heure jusqu’à la Neuvième, toute la terre fut couverte de ténèbres, et vers la Neuvième heure, Jésus poussa un grand cri, disant : « Eli, Eli, lamma sabachthâni ? » c’est-à-dire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’avez-Vous abandonné ? » Quelques-uns de ceux qui étaient là, ayant entendu cela, disaient : « Il appelle Élie. » Et aussitôt, l’un d’eux courut prendre une éponge qu’il remplit de vinaigre, et, l’ayant mise au bout d’un roseau, il Lui présenta à boire. Les autres disaient : « Attendez, voyons si Élie viendra Le délivrer. » Mais Jésus, poussant encore un grand cri, rendit l’esprit. (Ici on se met à genoux, l’espace d’un Pater.) Et voilà que le voile du temple fut déchiré en deux, du haut jusqu’en bas ; la terre trembla, les pierres se fendirent, les sépulcres s’ouvrirent et plusieurs corps de Saints, qui étaient morts, ressuscitèrent et sortant de leurs tombeaux après sa résurrection, ils vinrent dans la Ville sainte et apparurent à plusieurs. Or, le centurion et ceux qui étaient avec lui pour garder Jésus, ayant vu le tremblement de terre et tout ce qui se passait, furent saisis d’une grande crainte et dirent : « Cet Homme était vraiment le Fils de Dieu. » Il y avait là aussi, un peu plus loin, plusieurs femmes qui avaient suivi Jésus depuis la Galilée pour Le servir, parmi lesquelles étaient Marie-Madeleine, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée. Sur le soir, un homme riche d’Arimathie, nommé Joseph, qui était lui aussi disciple de Jésus, alla trouver Pilate et lui demanda le Corps de Jésus. Pilate commanda qu’on Le lui donnât. Joseph ayant pris le Corps, L’enveloppa dans un linceul blanc et Le mit dans un sépulcre neuf qu’il avait fait tailler dans le roc : et ayant roulé une grande pierre à l’entrée du sépulcre, il s’en alla.


OFFERTOIRE : (Psaume 68, 21-22)
« Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes..., redira Jésus à Sainte Marguerite-Marie, et pour reconnaissance je n'en reçois que des ingratitudes » :
IMPROPERIUM exspectávit cor meum et misériam : et sustínui, qui simul mecum contristarétur, et non fuit : consolántem me quæsívi, et non invéni : et dedérunt in escam meam fel, et in siti mea potavérunt me acéto.
MON coeur est dans l’attente des humiliations et des souffrances. Je cherche quelqu’un qui s’attriste avec moi, mais en vain ; un consolateur, et je n’en trouve pas. Pour nourriture, ils me donnent du fiel ; et dans ma soif, ils m’abreuvent de vinaigre.


SECRÈTE :
CONCEDE, quæsumus, Dómine : ut oculis tuæ maiestátis munus oblátum, et grátiam nobis devotionis obtineat, et efféctum beátæ perennitátis acquírat. Per Dóminum nostrum.
FAITES, Seigneur, nous Vous en prions, que ce sacrifice que nous offrons à Votre divine Majesté nous obtienne la Grâce de la dévotion et nous acquière la récompense du Bonheur éternel.


PRÉFACE DE LA SAINTE CROIX :
La Préface suivante est dite :
a) comme Préface propre aux Messes du Temps du 1er Dimanche de la Passion jusqu’au Jeudi en la Cène du Seigneur ; aux Messes tant festives que votives de la Sainte Croix, de la Passion du Seigneur et d’un instrument de la Passion du Seigneur, du très précieux Sang de N.S. Jésus-Christ, du Très St Rédempteur ;
b) comme Préface du Temps à toutes les Messes du Temps du 1er Dimanche de la Passion jusqu’au Mercredi de la Semaine Sainte qui n’ont pas de Préface propre.

VERE dignum et iustum est, æquum et salutáre, nos tibi semper et ubíque grátias ágere : Dómine, sancte Pater, omnípotens ætérne Deus :
Il est vraiment juste et nécessaire, c’est notre devoir et c’est notre salut, de Vous rendre grâces toujours et partout, Seigneur, Père Saint, Dieu Éternel et Tout-Puissant :
Qui salútem humáni géneris in ligno Crucis constituísti : ut, unde mors oriebátur, inde vita resúrgeret : et, qui in ligno vincébat, in ligno quoque vincerétur : per Christum Dóminum nostrum.
Vous avez placé le Salut du genre humain dans le bois de la Croix : pour, là-même où la mort été née, y faire surgir la Vie : et pour que Celui qui vainquit par le bois, fut aussi vaincu par le bois : par le Christ Notre Seigneur.
Per quem maiestátem tuam laudant Angeli, adórant Dominatiónes, tremunt Potestátes. Cæli cælorúmque Virtútes ac beáta Séraphim sócia exsultatióne concélebrant. Cum quibus et nostras voces ut admítti iúbeas, deprecámur, súpplici confessióne dicentes.
Par Lui les Anges louent votre Majesté, les Dominations Vous adorent, les Puissances se prosternent en tremblant. Les Cieux, les Vertus des cieux et les bienheureux Séraphins La célèbrent, unis dans une même allégresse. A leurs chants, nous Vous prions, laissez se joindre aussi nos voix pour proclamer dans une humble louange.


COMMUNION : (Matthieu 26, 42)
'' Communier au Corps et au Sang du Christ, c'est nous rendre solidaire de sa Passion, c'est nous unir à Lui et à son Sacrifice :
PATER, si non potest hic calix transíre, nisi bibam illum : fiat volúntas tua.
PERE, si ce calice de souffrances ne peut passer sans que je le boive, que votre Volonté soit faite.


POSTCOMMUNION :
PER huius, Dómine, operatiónem mystérii : et vitia nostra purgéntur, et iusta desidéria compleántur. Per Dóminum nostrum.
SEIGNEUR, que, par l’action de ce divin Sacrement, nous soyons délivrés de nos vices et que nos désirs légitimes soient comblés.


Voir l’ensemble du déroulement de « l’Ordinaire de la Messe de Saint Pie V » en latin et en français avec des explications selon l’Ordo Missae de 1962 afin de mieux assister au Saint Sacrifice de la Messe