Sainte Cérémonie Liturgique Solennelle du Vendredi après-midi en la Passion et la Mort du Seigneur (De Solemni Actione Liturgica postmeridiana in Passione et Morte Domini) :

1ère classe - Ornements noirs et violets - Station à Sainte-Croix-de-Jérusalem

I – LES LECTURES


À l'Heure de la mort du Seigneur, le célébrant et ses ministres, revêtus seulement de l'étole noire sur l'aube, s'avancent vers l'autel et se prosternent. Tous se mettent alors à genoux. Après quelques instants, et pour conclure cette prière silencieuse, le célébrant seul se lève pour chanter l'oraison suivante :

ORAISON :
Demandons au Seigneur que sa grâce nous fasse ressembler à son Fils :

Deus, qui peccáti véteris hereditáriam mortem, in qua posteritátis genus omne succésserat, Christi tui, Dómini nostri, passióne solvísti : da, ut, confórmes eídem facti ; sicut imáginem terréni, natúrae necessitáte portávimus, ita imáginem caeléstis, grátiae sanctificatióne portémus. Per eúndem Christum Dóminum nostrum.
Ô Dieu, vous avez détruit par la passion de votre Christ, notre Seigneur, la mort que nous valait de père en fils le péché originel, et par où passaient toutes les générations : accordez-nous de nous identifier à votre Fils ; et de même que notre origine terrestre nous avait fatalement marqués de l’empreinte de la terre, de même votre grâce céleste nous marquera de son action sanctifiante.


PREMIÈRE LECTURE : (Osée 6, 1-6)
Les conversions d'Israël n'étaient que superficielles et passagères ; en effet, l'humanité pécheresse est par elle-même incapable d'un véritable retour à Dieu ; il faut le sacrifice du Christ pour libérer définitivement les hommes du péché, qui nous plonge dans la misère et les ténèbres  :
Hæc dicit Dóminus : In tribulatione sua mane consúrgent ad me : Veníte, et revertámur ad Dóminum : quia ipse cepit, et sanábit nos : percútiet, et curábit nos. Vivificábit nos post duos dies : in die tértia suscitábit nos, et vivémus in conspéctu eius. Sciémus, sequemúrque, ut cognoscámus Dóminum : quasi dilúculum præparátus est egréssus eius, et véniet quasi imber nobis temporáneus et serótinus terræ. Quid fáciam tibi, Ephraim ? Quid fáciam tibi, Iuda ? misericórdia vestra quasi nubes matutína : et quasi ros mane pertránsiens. Propter hoc dolávi in prophétis, occídi eos in verbis oris mei : et iudícia tua quasi lux egrediéntur. Quia misericórdiam vólui, et non sacrifícium, et sciéntiam Dei, plus quam holocáusta.
Voici ce que dit le Seigneur : Dans leur affliction, ils se lèveront de grand matin pour venir à moi : Venez, et retournons au Seigneur ; car il nous a fait captifs, et il nous délivrera ; il a blessé, et il nous guérira. Il nous rendra la vie après deux jours ; le troisième jour il nous ressuscitera, et nous vivrons en sa présence. Nous saurons, et nous suivrons le Seigneur, afin de le connaître. Son lever sera semblable à l’aurore, et il descendra sur nous comme les pluies de l’automne et du printemps sur la terre. Que te ferai-je, Ephraïm ? Que te ferai-je Juda ? Votre miséricorde est comme la nuée matinale, et comme la rosée qui se dissipe le matin. C’est pourquoi je les ai frappés par les prophètes, je les ai tués par les paroles de ma bouche, et tes jugements éclateront comme la lumière. Car je veux la miséricorde et non le sacrifice, et la connaissance de Dieu plutôt que des holocaustes.
On ne répond pas « Deo gratias ».


TRAIT : (Habacuc 3, 2-3)
Habacuc le Prophète décrit l'épouvante des pécheurs qui sentent venir leur Juge et Le supplient d'apaiser sa juste colère  :
Dómine, audívi audítum tuum, et tímui : considerávi ópera tua, et expávi.
Seigneur, j’ai entendu votre parole, j’ai considéré vos œuvres et j’ai été épouvanté.
V/. In médio duórum animálium innotescéris : dum appropinquáverint anni, sognoscéris : dum advénerit tempus, osténdens.
V/. Vous vous manifesterez entre deux animaux lorsque les années seront accomplies : quand viendra l’heure, on vous reconnaîtra : et quand le temps sera venu, vous vous ferez voir de nouveau.
V/. In eo, dum conturbáta fúerit ánima mea : in ira, misericórdiæ memor eris.
V/. Alors mon âme sera troublée ; vous vous souviendrez de votre miséricorde, au jour de colère.
V/. Deus a Líbano véniet, et Sanctus de monte umbróso et condénso.
V/. Dieu viendra du Liban ; le Saint descendra de la montagne ombragée et boisée.
V/. Opéruit cælos maiéstas eius : et laudis eius plena est terra.
V/. Sa majesté couvrira les cieux, et la terre sera remplie de sa gloire.


COLLECTE :
Orémus.
Prions.
V/. Flectámus génua.
V/. Fléchissons les genoux
R/. Leváte.
R/. Levez-vous.
Deus, a quo et Iudas reátus sui pœnam, et confessiónis suæ latro prǽmium sumpsit, concéde nobis tuæ propitiatiónis efféctum : ut, sicut in passióne sua Iesus Christus, Dóminus noster, divérsa utrísque íntulit stipéndia meritórum ; ita nobis, abláto vetustátis erróre, resurrectiónis suæ grátiam largiátur : Qui tecum…
O Dieu, qui avez puni la perfidie de Judas et récompensé la confession du larron, faites-nous ressentir l’effet de votre miséricorde, afin que Notre Seigneur Jésus-Christ, qui, dans sa Passion, les a traités tous deux selon leur mérite, détruise en nous les traces du vieil homme et nous accorde la grâce de sa résurrection. Lui qui…


DEUXIÈME LECTURE : (Exode 12, 1-11)
Lors de leur délivrance d'Égypte, les Hébreux immolèrent l'Agneau pascal - figure du Christ -, et chaque année la même cérémonie leur en rappelait le souvenir. Toutes ces prescriptions trouvèrent leur accomplissement dans la Passion du Christ : le feu symbolisait son ardent amour pour nous sur la Croix, les herbes amères ses amertumes sur la terre, le fiel et le vinaigre de sa Passion ...  :
In diébus illis : Dixit Dóminus ad Móysen et Aaron in terra Ægýpti : Mensis iste vobis princípium ménsium primus erit in ménsibus anni Loquímini ad univérsum cœtum filiórum Israël, et dícite eis : Décima die mensis huius tollat unusquísque agnum per famílias et domos suas. Sin autem minor est númerus, ut suffícere possit ad vescéndum agnum, assúmet vicínum suum, qui iunctus est dómui suæ, iuxta númerum animárum, quæ suffícere possunt ad esum agni. Erit autem agnus absque mácula, másculus, annículus : iuxta quem ritum tollétis et hædum. Et servábitis eum usque ad quartam décimam diem mensis huius : immolabítque eum univérsa multitúdo filiórum Israël ad vésperam. Et sument de sánguine eius, ac ponent super utrúmque postem et in superlimináribus domórum, in quibus cómedent illum. Et edent carnes nocte illa assas igni, et ázymos panes cum lactúcis agréstibus. Non comedétis ex eo crudum quid nec coctum aqua, sed tantum assum igni : caput cum pédibus eius et intestínis vorábitis. Nec remanébit quidquam ex eo usque mane. Si quid resíduum fúerit, igne comburétis. Sic autem comedétis illum : Renes vestros accingétis, et calceaménta habébitis in pédibus, tenéntes báculos in mánibus, et comedétis festinánter : est enim Phase (id est tránsitus) Dómini.
En ces jours-là : Le Seigneur dit à Moïse et à Aaron sur la terre d’Égypte : Ce mois-ci sera pour vous le commencement des mois ; ce sera le premier des mois de l’année. Parlez à toute l’assemblée des enfants d’Israël, et dites-leur : Qu’au dixième jour de ce mois, chacun prenne un agneau pour sa famille et pour sa maison. Que s’il n’y a pas dans la maison assez de personnes pour pouvoir manger l’agneau, il en prendra de chez son voisin dont la maison tient à la sienne, autant qu’il en faut pour pouvoir manger l’agneau. Cet agneau sera sans tache ; ce sera un mâle, et il n’aura qu’un an. Vous pourrez prendre un chevreau qui ait ces mêmes conditions. Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour de ce mois, et toute la multitude des enfants d’Israël l’immolera au soir. Ils prendront de son sang, et ils en mettront sur l’un et l’autre poteau et sur le haut des portes des maisons où ils le mangeront. Et cette même nuit ils en mangeront la chair rôtie au feu, et des pains sans levain avec des laitues sauvages. Vous n’en mangerez rien qui soit cru ou qui ait été cuit dans l’eau, mais il sera rôti au feu. Vous en mangerez la tête avec les pieds et les intestins. Et il n’en demeurera rien jusqu’au matin. S’il en reste quelque chose, vous le brûlerez au feu. Voici comment vous le mangerez : Vous vous ceindrez les reins, vous aurez aux pieds des sandales et un bâton à la main, et vous mangerez à la hâte ; car c’est la Pâque (c’est-à-dire le passage) du Seigneur.
On ne répond pas « Deo gratias ».


TRAIT : (Ps. 139, 2-10 et 14)
Prière instante du Christ sur la Croix, qui se termine sur un acte d'espérance  :
Eripe me, Dómine, ab homine malo : a viro iníquo líbera me.
Délivrez-moi, Seigneur, de l’homme méchant ; libérez-moi de l’homme injuste.
V/. Qui cogitavérunt malítias in corde : tota die constituébant prǽlia.
V/. Ils ont formé dans leurs cœurs des desseins pervers ; ils sont toujours prêts au combat.
V/. Acuérunt linguas suas sicut serpéntis : venénum áspidum sub labiis eórum.
V/. Ils ont aiguisé leur langue comme le serpent ; un venin d’aspic est sous leurs lèvres.
V/. Custódi me, Dómine, de manu peccatóris : et ab homínibus iníquis libera me.
V/. Gardez-moi, Seigneur, de la main du pécheur et délivrez-moi des hommes violents.
V/. Qui cogitavérunt supplantáre gressus meos : abscondérunt supérbi láqueum mihi.
V/. Ils ont cherché à ébranler mes pas ; ces superbes m’ont dressé des pièges en secret.
V/. Et funes extendérunt in láqueum pédibus meis : iuxta iter scándalum posuérunt mihi.
V/. Ils ont tendu des filets pour me surprendre ; ils ont semé ma route d’embûches.
V/. Dixi Dómino : Deus meus es tu : exáudi, Dómine, vocem oratiónis meæ.
V/. J’ai dit au Seigneur : Vous êtes mon Dieu : prêtez l’oreille à mes supplications.
V/. Dómine, Dómine, virtus salútis meæ : obúmbra caput meum in die belli.
V/. Seigneur, Seigneur, ma force et mon salut, protégez ma tête au jour du combat.
V/. Ne tradas me a desidério meo peccatóri : cogitavérunt advérsus me : ne derelínquas me, ne umquam exalténtur.
V/. Ne me livrez pas aux pécheurs, moi qui vous implore ; ils ont formé des desseins contre moi ; ne m’abandonnez pas, de peur qu’ils ne triomphent.
V/. Caput circúitus eórum : labor labiórum ipsórum opériet eos.
V/. Mais toutes leurs ruses, tous les efforts de leurs calomnies retomberont sur eux.
V/. Verúmtamen iusti confitebúntur nómini tuo : et habitábunt recti cum vultu tuo.
V/. Les justes rendront gloire votre nom ; les hommes droit contempleront votre face.

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ÉVANGILE : (Jean 18, 1-40 ; 19, 1-42)
Dans l'Évangile de Saint Jean, la Passion est présentée comme une marche triomphale de Jésus vers le Père. Jésus va à sa Passion librement, il sait de quelle mort il doit mourir. Et tous les détails de la Passion accomplissent non seulement les prophéties de l'Ancien Testament, mais aussi ce qui a été prédit par Jésus lui-même. Jésus est un souverain, et c'est en tant que roi des Juifs qu’Il sera crucifié ; l'inscription apposée sur la Croix en porte le témoignage. Et la Croix elle-même devient le trône d'où Jésus fonde son Église. Après avoir demandé la bénédiction du célébrant, trois diacres chantent la Passion au centre du chœur, comme on l'a fait le dimanche des Rameaux, l'un donnant le récit du narrateur (C pour chroniste), le second les Paroles du Christ (+), et le troisième celles des autres personnages et de la foule (S pour synagogue) :

Pássio Dómini nostri Iesu Christi secúndum Ioánnem
Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ selon Saint Jean

In illo témpore : Egréssus est Iesus cum discípulis suis trans torréntem Cedron, ubi erat hortus, in quem introívit ipse et discípuli eius. Sciébat autem et Iudas, qui tradébat eum, locum : quia frequénter Iesus convénerat illuc cum discípulis suis. Iudas ergo cum accepísset cohórtem, et a pontifícibus et pharisǽis minístros, venit illuc cum latérnis et fácibus et armis. Iesus ítaque sciens ómnia, quæ ventúra erant super eum, procéssit, et dixit eis : + Quem quǽritis ? C. Respondérunt ei : S. Iesum Nazarénum. C. Dicit eis Iesus : + Ego sum. C. Stabat autem et Iudas, qui tradébat eum, cum ipsis. Ut ergo dixit eis : Ego sum : abiérunt retrorsum, et cecidérunt in terram. Iterum ergo interrogávit eos : + Quem quǽritis ? C. Illi autem dixérunt : S. Iesum Nazarénum. C. Respóndit Iesus : + Dixi vobis, quia ego sum : si ergo me quǽritis, sinite hos abíre. C. Ut implerétur sermo, quem dixit : Quia quos dedísti mihi, non pérdidi ex eis quemquam. Simon ergo Petrus habens gládium edúxit eum : et percússit pontíficis servum : et abscídit aurículam eius déxteram. Erat autem nomen servo Malchus. Dixit ergo Iesus Petro : + Mitte gládium tuum in vagínam. Cálicem, quem dedit mihi Pater, non bibam illum ? C. Cohors ergo et tribúnus et minístri Iudæórum comprehendérunt Iesum, et ligavérunt eum : et adduxérunt eum ad Annam primum, erat enim socer Cáiphæ, qui erat póntifex anni illíus. Erat autem Cáiphas, qui consílium déderat Iudǽis : Quia expédit, unum hóminem mori pro pópulo. Sequebátur autem Iesum Simon Petrus et álius discípulus. Discípulus autem ille erat notus pontífici, et introívit cum Iesu in átrium pontíficis. Petrus autem stabat ad óstium foris. Exívit ergo discípulus álius, qui erat notus pontífici, et dixit ostiáriæ : et introdúxit Petrum. Dicit ergo Petro ancílla ostiária : S. Numquid et tu ex discípulis es hóminis istíus ? C. Dicit ille : S. Non sum. C. Stabant autem servi et minístri ad prunas, quia frigus erat, et calefaciébant se : erat autem cum eis et Petrus stans et calefáciens se. Póntifex ergo interrogávit Iesum de discípulis suis et de doctrína eius. Respóndit ei Iesus : + Ego palam locútus sum mundo : ego semper dócui in synagóga et in templo, quo omnes Iudǽi convéniunt : et in occúlto locútus sum nihil. Quid me intérrogas ? intérroga eos, qui audiérunt, quid locútus sim ipsis : ecce, hi sciunt, quæ díxerim ego. C. Hæc autem cum dixísset, unus assístens ministrórum dedit álapam Iesu, dicens : S. Sic respóndes pontífici ? C. Respóndit ei Iesus : + Si male locútus sum, testimónium pérhibe de malo : si autem bene, quid me cædis ? C. Et misit eum Annas ligátum ad Cáipham pontíficem. Erat autem Simon Petrus stans et calefáciens se. Dixérunt ergo ei : S. Numquid et tu ex discípulis eius es ? C. Negávit ille et dixit : S. Non sum. C. Dicit ei unus ex servis pontíficis, cognátus eius, cuius abscídit Petrus aurículam : S. Nonne ego te vidi in horto cum illo ? C. Iterum ergo negávit Petrus : et statim gallus cantávit. Addúcunt ergo Iesum a Cáipha in prætórium. Erat autem mane : et ipsi non introiérunt in prætórium, ut non contaminaréntur, sed ut manducárent pascha. Exívit ergo Pilátus ad eos foras et dixit : S. Quam accusatiónem affértis advérsus hóminem hunc ? C. Respondérunt et dixérunt ei : S. Si non esset hic malefáctor, non tibi tradidissémus eum. C. Dixit ergo eis Pilátus : S. Accípite eum vos, et secúndum legem vestram iudicáte eum. C. Dixérunt ergo ei Iudǽi : S. Nobis non licet interfícere quemquam. C. Ut sermo Iesu implerétur, quem dixit, signíficans, qua morte esset moritúrus. Introívit ergo íterum in prætórium Pilátus, et vocávit Iesum et dixit ei : S, Tu es Rex Iudæórum ? C. Respóndit Iesus : + A temetípso hoc dicis, an álii dixérunt tibi de me ? C. Respóndit Pilátus : S. Numquid ego Iudǽus sum ? Gens tua et pontífices tradidérunt te mihi : quid fecísti ? C. Respóndit Iesus : + Regnum meum non est de hoc mundo. Si ex hoc mundo esset regnum meum, minístri mei útique decertárent, ut non tráderer Iudǽis : nunc autem regnum meum non est hinc. C. Dixit itaque ei Pilátus : S. Ergo Rex es tu ? C. Respóndit Iesus : + Tu dicis, quia Rex sum ego. Ego in hoc natus sum et ad hoc veni in mundum, ut testimónium perhíbeam veritáti : omnis, qui est ex veritáte, audit vocem meam. C. Dicit ei Pilátus : S. Quid est véritas ? C. Et cum hoc dixísset, íterum exívit ad Iudǽos, et dicit eis : S. Ego nullam invénio in eo causam. Est autem consuetúdo vobis, ut unum dimíttam vobis in Pascha : vultis ergo dimíttam vobis Regem Iudæórum ? C. Clamavérunt ergo rursum omnes, dicéntes : S. Non hunc, sed Barábbam. C. Erat autem Barábbas latro. Tunc ergo apprehéndit Pilátus Iesum et flagellávit. Et mílites plecténtes corónam de spinis, imposuérunt cápiti eius : et veste purpúrea circumdedérunt eum. Et veniébant ad eum, et dicébant : S. Ave, Rex Iudæórum. C. Et dabant ei álapas. Exívit ergo íterum Pilátus foras et dicit eis : S. Ecce, addúco vobis eum foras, ut cognoscátis, quia nullam invénio in eo causam. C. (Exívit ergo Iesus portans corónam spíneam et purpúreum vestiméntum.) Et dicit eis : S. Ecce homo. C. Cum ergo vidíssent eum pontífices et minístri, clamábant, dicéntes : S. Crucifíge, crucifíge eum. C. Dicit eis Pilátus : S. Accípite eum vos et crucifígite : ego enim non invénio in eo causam. C. Respondérunt ei Iudǽi : S. Nos legem habémus, et secúndum legem debet mori, quia Fílium Dei se fecit. C. Cum ergo audísset Pilátus hunc sermónem, magis tímuit. Et ingréssus est prætórium íterum : et dixit ad Iesum : S. Unde es tu ? C. Iesus autem respónsum non dedit ei. Dicit ergo ei Pilátus : S. Mihi non lóqueris ? nescis, quia potestátem hábeo crucifígere te, et potestátem hábeo dimíttere te ? C. Respóndit Iesus : + Non habéres potestátem advérsum me ullam, nisi tibi datum esset désuper. Proptérea, qui me trádidit tibi, maius peccátum habet. C. Et exínde quærébat Pilátus dimíttere eum. Iudǽi autem clamábant dicéntes : S. Si hunc dimíttis, non es amícus C.saris. Omnis enim, qui se regem facit, contradícit C.sari. C. Pilátus autem cum audísset hos sermónes, addúxit foras Iesum, et sedit pro tribunáli, in loco, qui dícitur Lithóstrotos, hebráice autem Gábbatha. Erat autem Parascéve Paschæ, hora quasi sexta, et dicit Iudǽis : S. Ecce Rex vester. C. Illi autem clamábant : S. Tolle, tolle, crucifíge eum. C. Dicit eis Pilátus : S. Regem vestrum crucifígam ? C. Respondérunt pontífices : S. Non habémus regem nisi C.sarem. C. Tunc ergo trádidit eis illum, ut crucifigerétur. Suscepérunt autem Iesum et eduxérunt. Et báiulans sibi Crucem, exívit in eum, qui dícitur Calváriæ, locum, hebráice autem Gólgotha : ubi crucifixérunt eum, et cum eo alios duos, hinc et hinc, médium autem Iesum. Scripsit autem et títulum Pilátus : et pósuit super crucem. Erat autem scriptum : Iesus Nazarénus, Rex Iudæórum. Hunc ergo títulum multi Iudæórum legérunt, quia prope civitátem erat locus, ubi crucifíxus est Iesus. Et erat scriptum hebráice, græce et latíne. Dicébant ergo Piláto pontífices Iudæórum : S. Noli scríbere Rex Iudæórum, sed quia ipse dixit : Rex sum Iudæórum. C. Respóndit Pilátus : S. Quod scripsi, scripsi. C. Mílites ergo cum crucifixíssent eum, acceperunt vestimenta eius (et fecérunt quátuor partes : unicuique míliti partem), et túnicam. Erat autem túnica inconsútilis, désuper contéxta per totum. Dixérunt ergo ad ínvicem : S. Non scindámus eam, sed sortiámur de illa, cuius sit. C. Ut Scriptúra implerétur, dicens : Partíti sunt vestiménta mea sibi : et in vestem meam misérunt sortem. Et mílites quidem hæc fecérunt. Stabant autem iuxta Crucem Iesu Mater eius et soror Matris eius, María Cléophæ, e María Magdaléne. Cum vidísset ergo Iesus Matrem et discípulum stantem, quem diligébat, dicit Matri suæ : + Múlier, ecce fílius tuus. C. Deinde dicit discípulo : + Ecce mater tua. C. Et ex illa hora accépit eam discípulus in sua. Póstea sciens Iesus, quia ómnia consummáta sunt, ut consummarétur Scriptúra, dixit : + Sítio. C. Vas ergo erat pósitum acéto plenum. Illi autem spóngiam plenam acéto, hyssópo circumponéntes, obtulérunt ori eius. Cum ergo accepísset Iesus acétum, dixit : + Consummátum est. C. Et inclináte cápite trádidit spíritum. (Hic genuflectitur, et pausatur aliquantulum) Iudǽi ergo (quóniam Parascéve erat), ut non remanérent in cruce córpora sábbato (erat enim magnus dies ille sábbati), rogavérunt Pilátum, ut frangeréntur eórum crura et tolleréntur. Venérunt ergo mílites : et primi quidem fregérunt crura et alteríus, qui crucifíxus est cum eo. Ad Iesum autem cum veníssent, ut vidérunt eum iam mórtuum, non fregérunt eius crura, sed unus mílitum láncea latus eius apéruit, et contínuo exívit sanguis et aqua. Et qui vidit, testimónium perhíbuit : et verum est testimónium eius. Et ille scit, quia vera dicit : ut et vos credátis. Facta sunt enim hæc, ut Scriptúra implerétur : Os non comminuétis ex eo. Et íterum ália Scriptúra dicit : Vidébunt in quem transfixérunt. Post hæc autem rogávit Pilátum Ioseph ab Arimathǽa (eo quod esset discípulus Iesu, occúltus autem propter metum Iudæórum), ut tólleret corpus Iesu. Et permísit Pilátus. Venit ergo et tulit corpus Iesu. Venit autem et Nicodémus, qui vénerat ad Iesum nocte primum, ferens mixtúram myrrhæ et álœs, quasi libras centum. Accepérunt ergo corpus Iesu, et ligavérunt illud línteis cum aromátibus, sicut mos est Iudǽis sepelíre. Erat autem in loco, ubi crucifíxus est, hortus : et in horto monuméntum novum, in quo nondum quisquam pósitus erat. Ibi ergo propter Parascéven Iudæórum, quia iuxta erat monuméntum, posuérunt Iesum.
En ce Temps-là : Jésus se rendit, accompagné de Ses disciples, au-delà du torrent de Cédron, où il y avait un jardin, dans lequel Il entra, Lui et Ses disciples. Judas, qui Le trahissait, connaissait aussi ce lieu, parce que Jésus y était souvent allé avec Ses disciples. Ayant donc pris la cohorte et des satellites fournis par les Pontifes et les Pharisiens, Judas y vint avec des lanternes, des torches et des armes. Alors Jésus, sachant tout ce qui devait Lui arriver, s’avança et leur dit : « Qui cherchez-vous ? » Ils Lui répondirent : « Jésus de Nazareth ». Il leur dit : « C’est moi ». Or, Judas, qui Le trahissait, était là avec eux. Lors donc que Jésus leur eut dit : « C’est moi », ils reculèrent et tombèrent par terre. Il leur demanda encore une fois : « Qui cherchez-vous ? » Et ils dirent : « Jésus de Nazareth ». Jésus répondit : « Je vous l’ai dit, c’est moi. Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci ». Il dit cela afin que fût accomplie la Parole qu’Il avait dite : « Je n’ai perdu aucun de ceux que vous m’avez donnés ». Alors, Simon-Pierre, qui avait une épée, la tira, et, frappant le serviteur du grand prêtre, il lui coupa l’oreille droite : ce serviteur s’appelait Malchus. Mais Jésus dit à Pierre : « Remets ton épée dans le fourreau. Ne boirai-je donc pas le calice que mon Père m’a donné ? » Alors la cohorte, le tribun et les satellites des Juifs se saisirent de Jésus et Le lièrent. Ils L’emmenèrent d’abord chez Anne parce qu’Il était beau-père de Caïphe, lequel était grand-prêtre cette année-là. Or, Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs : « Il est avantageux qu’un seul homme meure pour le peuple ». Cependant Simon-Pierre suivait Jésus avec un autre disciple. Ce disciple, étant connu du grand-prêtre, entra avec Jésus dans la cour du grand-prêtre. Mais Pierre était resté près de la porte, en dehors. L’autre disciple, qui était connu du grand-prêtre sortit donc, parla à la portière, et fit entrer Pierre. Cette servante, qui gardait la porte, dit à Pierre : « N’es-tu pas, toi aussi, des disciples de cet homme ? » Il dit : « Je n’en suis point ». Les serviteurs et les satellites étaient rangés autour d’un brasier, parce qu’il faisait froid, et ils se chauffaient. Pierre se tenait aussi avec eux, et se chauffait. Le grand-prêtre interrogea Jésus sur Ses disciples et sur Sa doctrine. Jésus lui répondit : « J’ai parlé ouvertement au monde ; j’ai toujours enseigné dans la synagogue et dans le temple, où tous les Juifs s’assemblent, et je n’ai rien dit en secret. Pourquoi m’interroges-tu ? Demande à ceux qui m’ont entendu, ce que je leur ai dit ; eux ils savent ce que j’ai enseigné ». A ces mots, un des satellites qui se trouvait là, donna un soufflet à Jésus, en disant : « Est-ce ainsi que tu réponds au grand-prêtre ? » Jésus lui répondit : « Si j’ai mal parlé, fais voir ce que j’ai dit de mal ; mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? ». Anne avait envoyé Jésus lié à Caïphe, le grand-prêtre. Or, Simon-Pierre était là, se chauffant. Ils lui dirent : « N’es-tu pas, toi aussi, de ses disciples ? » Un des serviteurs du grand-prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille, lui dit : « Ne t’ai-je pas vu avec lui dans le jardin ? ». Pierre nia de nouveau et aussitôt le coq chanta. Ils conduisirent Jésus de chez Caïphe au prétoire : c’était le matin. Mais ils n’entrèrent pas eux-mêmes dans le prétoire, pour ne pas se souiller et afin de pouvoir manger la Pâque. Pilate sortit donc vers eux, et dit : « Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? ». Ils lui répondirent : « Si ce n’était pas un malfaiteur, nous ne te L’aurions pas livré ». Pilate leur dit : « Prenez-Le vous-mêmes, et jugez-Le selon votre loi ». Les Juifs lui répondirent : « Il ne nous est pas permis de mettre personne à mort »" : afin que s’accomplît la Parole que Jésus avait dite, lorsqu’Il avait indiqué de quelle mort Il devait mourir. Pilate donc, étant rentré dans le prétoire, appela Jésus, et Lui dit : « Es-Tu le Roi des Juifs ? » Jésus répondit : « Dis-tu cela de toi-même, ou d’autres te l’ont-ils dit de moi ? » Pilate répondit : « Est-ce que je suis Juif ? Ta nation et les chefs des prêtres T’ont livré à moi : qu’as-Tu fait ? » Jésus répondit : « Mon Royaume n’est pas de ce monde ; si mon Royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour que je ne fusse pas livré aux Juifs, mais maintenant mon Royaume n’est point d’ici-bas ». Pilate Lui dit : « Tu es donc Roi ? » Jésus répondit : « Tu le dis, je suis Roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la Vérité : quiconque est de la Vérité écoute ma Voix ». Pilate lui dit : « Qu’est-ce que la Vérité ? » Ayant dit cela, il sortit de nouveau pour aller vers les Juifs, et il leur dit : « Pour moi, je ne trouve aucun crime en Lui. Mais c’est la coutume qu’à la fête de Pâque je vous délivre quelqu’un. Voulez-vous que je vous délivre le Roi des Juifs ? ». Alors tous crièrent de nouveau : « Non, pas Lui, mais Barabbas ». Or, Barabbas était un brigand. Alors Pilate prit Jésus et Le fit flageller. Et les soldats ayant tressé une couronne d’épines, la mirent sur sa Tête, et Le revêtirent d’un manteau de pourpre ; Puis s’approchant de Lui, ils disaient : « Salut, Roi des Juifs ! » et ils Le souffletaient. Pilate sortit encore une fois et dit aux Juifs : « Voici que je vous L’amène dehors, afin que vous sachiez que je ne trouve en Lui aucun crime ». Jésus sortit donc, portant la couronne d’épines et le manteau d’écarlate, et Pilate leur dit : « Voici l’homme ». Lorsque les Princes des prêtres et les satellites Le virent, ils s’écrièrent : « Crucifie-Le, crucifie-Le ! » Pilate leur dit : « Prenez-Le vous-mêmes, et crucifiez-Le ; car pour moi, je ne trouve aucun crime en Lui ». Les Juifs lui répondirent : « Nous avons une loi, et d’après notre loi, Il doit mourir, parce qu’Il s’est fait Fils de Dieu ». Ayant entendu ces paroles, Pilate fut encore plus effrayé. Et rentrant dans le prétoire, il dit à Jésus : « D’où es-Tu ? » Mais Jésus ne lui fit aucune réponse. Pilate Lui dit : « C’est à moi que Tu ne parles pas ? Ignores-Tu que j’ai le pouvoir de Te délivrer et le pouvoir de Te crucifier ? ». Jésus répondit : « Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir, s’il ne t’avait pas été donné d’en Haut. C’est pourquoi celui qui m’a livré à toi a un plus grand péché ». Dès ce moment, Pilate cherchait à Le délivrer. Mais les Juifs criaient, disant : « Si tu Le délivres, tu n’es point ami de César ; quiconque se fait roi, se déclare contre César ». Pilate, ayant entendu ces paroles, fit conduire Jésus dehors, et il s’assit sur son tribunal, au lieu appelé Lithostrotos, et en hébreu Gabbatha. C’était la Préparation de la Pâque, et environ la Sixième Heure. Pilate dit aux Juifs : « Voici votre Roi ». Mais ils se mirent à crier : « Qu’Il meure ! Qu’Il meure ! Crucifie-Le ». Pilate leur dit : « Crucifierai-je votre Roi ? » les Princes des prêtres répondirent : « Nous n’avons de roi que César ». Alors il Le leur livra pour être crucifié. Et ils prirent Jésus et L’emmenèrent. Jésus, portant sa Croix, arriva hors de la ville au lieu nommé Calvaire, en Hébreu Golgotha ; C’est là qu’ils Le crucifièrent, et deux autres avec Lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu. Pilate fit aussi une inscription, et la fit mettre au haut de la Croix ; Elle portait ces mots : « Jésus de Nazareth, le Roi des Juifs ». Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, car le lieu où Jésus avait été crucifié était près de la ville, et l’inscription était en hébreu, en grec et en latin. Or les princes des prêtres des Juifs dirent à Pilate : « Ne mets pas : Le Roi des Juifs, mais ce que Lui-même a dit : « Je suis le Roi des Juifs ». Pilate répondit : « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit ». Les soldats, après avoir crucifié Jésus, prirent Ses vêtements, et ils en firent quatre parts, une pour chacun d’eux. Ils prirent aussi Sa tunique : c’était une tunique sans couture, d’un seul tissu depuis le haut jusqu’en bas. Ils se dirent donc entre eux : « Ne la déchirons pas, mais tirons au sort à qui elle sera » ; afin que s’accomplît cette Parole de l’Écriture : « Ils se sont partagé mes vêtements, et ils ont tiré ma robe au sort ». C’est ce que firent les soldats. Près de la Croix de Jésus se tenaient sa Mère et la sœur de sa Mère, Marie, femme de Clopas, et Marie-Madeleine. Jésus ayant vu sa Mère, et auprès d’Elle le disciple qu’Il aimait, dit à sa Mère : « Femme, voilà votre Fils ». Ensuite Il dit au disciple : « Voilà votre Mère ». Et depuis cette Heure-là, le disciple La prit chez lui. Après cela, Jésus sachant que tout était maintenant consommé, afin que l’Écriture s’accomplît, dit : « J’ai soif ». Il y avait là un vase plein de vinaigre ; les soldats en remplirent une éponge, et l’ayant fixée au bout d’une tige d’hysope, ils l’approchèrent de Sa bouche. Quand Jésus eut pris le vinaigre, Il dit : « Tout est consommé », et baissant la Tête Il rendit l’esprit (Ici, on se met à genoux et on fait une pause). Or, comme c’était la Préparation, de peur que les corps ne restassent sur la croix pendant le sabbat, car le jour de ce sabbat était très solennel, les Juifs demandèrent à Pilate qu’on rompît les jambes aux crucifiés et qu’on les détachât. Les soldats vinrent donc, et ils rompirent les jambes du premier, puis de l’autre qui avait été crucifié avec Lui. Mais quand ils vinrent à Jésus, Le voyant déjà mort, ils ne Lui rompirent pas les jambes. Mais un des soldats Lui transperça le Côté avec sa lance, et aussitôt il en sortit du Sang et de l’Eau. Et celui qui L’a vu en rend témoignage, et son témoignage est vrai ; et il sait qu’il dit vrai, afin que vous aussi vous croyiez. Car ces choses sont arrivées afin que l’Écriture fut accomplie : « Aucun de ses os ne sera rompu ». Et il est encore écrit ailleurs : « Ils regarderont Celui qu’ils ont transpercé ». Après cela, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate d’enlever le Corps de Jésus. Et Pilate le permit. Il vint donc, et prit le Corps de Jésus. Nicodème, qui était venu la première fois trouver Jésus de nuit, vint aussi, apportant un mélange de myrrhe et d’aloès, d’environ cent livres. Ils prirent donc le Corps de Jésus, et L’enveloppèrent dans des linges, avec les aromates, selon la manière d’ensevelir en usage chez les Juifs. Or, au lieu où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin, et dans le jardin un sépulcre neuf, où personne n’avait encore été mis. C’est là, à cause de la Préparation des Juifs, qu’ils déposèrent Jésus, parce que le sépulcre était proche.



II – LES GRANDES ORAISONS

Autrefois toutes les messes comportaient des prières analogues à celles-ci, entre l'Évangile et l'Offertoire. Ces « Prières Catholiques » ou « Prières des Fidèles » demandent pour l'Église et le monde entier un nouvel effet de la Passion rédemptrice.
Le célébrant revêt la chape noire, le diacre met la dalmatique et le sous-diacre la tunique. Les acolytes étendent une seule nappe sur l'autel et placent le livre au centre. C'est là que le célébrant chantera les grandes oraisons. A chacune, le célébrant propose d'abord l'intention de prière, puis le diacre dit « Flectamus genua » ; tous prient quelques instants en silence. Le diacre dit « Levate », et le célébrant regroupe en une oraison les prières de l'assemblée :

Pour la Sainte Église (Pro sancta Ecclesia) :
Orémus, dilectíssimi nobis, pro Ecclésia sancta Dei : ut eam Deus et Dóminus noster pacificáre, adunáre, et custodíre dignétur toto orbe terrárum : subíciens ei principátus et potestátes : detque nobis quietam et tranquíllam vitam degentibus, glorificáre Deum, Patrem omnipoténtem.
Prions, mes très chers frères, pour la sainte Église de Dieu et supplions le Seigneur de lui donner la paix et l’union et de la garder par toute la terre, en lui assujettissant les principautés et les puissances ; qu’il nous accorde une vie calme et tranquille, afin que nous glorifiions à jamais Dieu le Père tout-puissant.
Orémus.
Prions.
V/. Flectámus génua.
V/. Fléchissons les genoux
R/. Leváte.
R/. Levez-vous.
Omnípotens sempitérne Deus, qui glóriam tuam ómnibus in Christo géntibus revelásti : custódi ópera misericórdiæ tuæ ; ut Ecclésia tua, toto orbe diffúsa, stábili fide in confessióne tui nóminis persevéret. Per eúndem Dóminum nostrum.
Dieu tout-puissant et éternel, qui par le Christ avez révélé votre gloire à toutes les nations, conservez l’œuvre de votre miséricorde, afin que votre Église, répandue par toute la terre, persévère avec une ferme foi dans la confession de votre Nom.
R/. Amen.
R/. Ainsi soit-il.


Pour le souverain Pontife (Pro summo Pontifice) :
Orémus et pro beatíssimo Papa nostro N.. .. ut Deus et Dóminus noster, qui elégit eum in órdine episcopátus, salvum atque incólumem custódiat Ecclésiæ suæ sanctæ, ad regéndum pópulum sanctum Dei.
Prions aussi pour notre Saint-Père le Pape N...., afin que le Seigneur notre Dieu, qui l’a élu dans l’ordre de l’épiscopat, lui conserve la santé pour le bien de sa sainte Église et pour la conduite du saint peuple de Dieu.
Orémus.
Prions.
V/. Flectámus génua.
V/. Fléchissons les genoux
R/. Leváte.
R/. Levez-vous.
Omnípotens sempitérne Deus, cuius iudício univérsa fundántur : réspice propítius ad preces nostras, et electum nobis Antístitem tua pietáte consérva ; ut christiána plebs, quæ te gubernátur auctóre, sub tanto Pontífice, credulitátis suæ méritis augeátur. Per Dóminum nostrum.
Dieu tout-puissant et éternel, qui faites subsister toutes choses par votre sagesse, recevez favorablement nos prières et conservez, par votre bonté, le Pontife que vous nous avez choisi ; que le peuple chrétien qu’il gouverne par votre autorité, croisse de plus en plus dans les mérites de la foi, sous la con duite d’un si grand Pontife.
R/. Amen.
R/. Ainsi soit-il.


Pour tous les ordres et degrés de fidèles (Pro omnibus ordinibus gradibusque fidelium) :
Orémus et pro ómnibus Epíscopis, Presbýteris, Diacónibus, Subdiacónibus, Acólythis, Exorcístis, Lectóribus, Ostiáriis, Confessóribus, Virgínibus, Víduis : et pro omni pópulo sancto Dei.
Prions aussi pour tous les évêques, prêtres, diacres, sous-diacres, acolytes, exorcistes, lecteurs, portiers, confesseurs, vierges, veuves et pour tout le saint peuple de Dieu.
Orémus.
Prions.
V/. Flectámus génua.
V/. Fléchissons les genoux
R/. Leváte.
R/. Levez-vous.
Omnípotens sempitérne Deus, cuius Spíritu totum corpus Ecclésiæ sanctificátur et régitur : exáudi nos pro univérsis ordínibus supplicántes ; ut, grátiæ tuæ múnere, ab ómnibus tibi grádibus fidéliter serviátur. Per Dóminum.
Dieu tout-puissant et éternel, dont l’esprit sanctifie et gouverne tout le corps de l’Église, exaucez nos très humbles prières pour tous les ordres qu’elle renferme, afin que, par le secours de votre grâce, ces divers degrés soient fidèles dans votre service.
R/. Amen.
R/. Ainsi soit-il.


Pour les pouvoirs publics (Pro res publicas moderantibus) :
Orémus et pro ómnibus respúblicas moderántibus, eorúmque ministériis et potestátibus : ut Deus et Dóminus noster mentes et corda eórum secúndum voluntátem suam dírigat ad nostram perpétuam pacem.
Prions aussi pour tous les chefs d’État et pour tous ceux qui partagent leur pouvoir et leurs responsabilités, afin que le Seigneur notre Dieu dirige leur esprit et leur coeur selon sa volonté, en vue de nous maintenir dans la paix.
Orémus.
Prions.
V/. Flectámus génua.
V/. Fléchissons les genoux
R/. Leváte.
R/. Levez-vous.
Omnípotens sempitérne Deus, in cuius manu sunt ómnium potestátes et ómnium iura populórum : réspice benígnus ad eos, qui nos in potestáte regunt ; ut ubíque terrárum, déxtera tua protegénte, et religiónis intégritas, et pátriae secúritas indesinénter consístat. Per Dominum.
Dieu tout-puissant et éternel, tous les pouvoirs et le gouvernement de tous les peuples sont entre vos mains : regardez avec bienveillance ceux qui exercent sur nous l’autorité, afin que sous la protetion de votre main, la religion chrétienne garde partout sa pureté, et que la patrie connaisse toujours la sécurité.
R/. Amen.
R/. Ainsi soit-il.


Pour les cathéchumènes (Pro Catechumenis) :
Orémus et pro catechúmenis nostris : ut Deus et Dóminus noster adapériat aures præcordiórum ipsórum ianuámque misericordiæ ; ut, per lavácrum regeneratiónis accépta remissióne ómnium peccatórum, et ipsi inveniántur in Christo Iesu, Dómino nostro.
Prions encore pour nos catéchumènes, afin que le Seigneur notre Dieu ouvre les oreilles de leur cœur et la porte de sa miséricorde ; et que, ayant reçu la rémission de tous leurs péchés dans le bain de la régénération, ils soient incorporés avec nous en Jésus-Christ Notre Seigneur.
Orémus.
Prions.
V/. Flectámus génua.
V/. Fléchissons les genoux
R/. Leváte.
R/. Levez-vous.
Omnípotens sempitérne Deus, qui Ecclésiam tuam nova semper prole fecúndas : auge fidem et intellectum catechúmenis nostris ; ut, renáti fonte baptismátis, adoptiónis tuæ fíliis aggregéntur. Per Dóminum.
Dieu tout-puissant et éternel, qui donnez sans cesse de nouveaux enfants à votre Église, accroissez la foi et l’intelligence de nos catéchumènes, afin que, étant régénérés dans la fontaine du baptême, ils soient admis au nombre de vos enfants adoptifs.
R/. Amen.
R/. Ainsi soit-il.


Pour les besoins des fidèles (Pro fidelium necessitatibus) :
Orémus, dilectíssimi nobis, Deum Patrem omnipoténtem, ut cunctis mundum purget erróribus : morbos áuferat : famem depellat : apériat cárceres : víncula dissólvat : peregrinántibus réditum : infirmántibus sanitátem : navigántibus portum salútis indúlgeat.
Prions le Dieu le Père tout-puissant, mes très chers frères, qu’il veuille bien purger le monde de toute erreur, dissiper les maladies, chasser la famine, ouvrir les prisons, rompre les liens des captifs, accorder aux voyageurs un heureux retour, rendre la santé aux malades et accorder aux navigateurs un port salutaire.
Orémus.
Prions.
V/. Flectámus génua.
V/. Fléchissons les genoux
R/. Leváte.
R/. Levez-vous.
Omnípotens sempitérne Deus, mæstórum consolátio, laborántium fortitúdo : pervéniant ad te preces de quacúmque tribulatióne clamántium ; ut omnes sibi in necessitátibus suis misericórdiam tuam gáudeant affuísse. Per Dóminum nostrum.
Dieu tout-puissant et éternel, consolation des affligés et force de ceux qui sont dans la peine, laissez monter jusqu’à vous les cris et les prières de ceux qui vous invoquent dans leurs afflictions, afin qu’ils ressentent tous avec joie, dans leurs besoins-, le secours de votre miséricorde.
R/. Amen.
R/. Ainsi soit-il.


Pour l’unité de l’Église (Pro unitate Ecclesiæ) :
Orémus et pro hæréticis et schismáticis : ut Deus et Dóminus noster éruat eos ab erróribus univérsis ; et ad sanctam matrem Ecclésiam Cathó licam atque Apostólicam revocáre dignétur.
Prions également pour les hérétiques et les schismatiques, afin que le Seigneur notre Dieu dissipe toutes leurs erreurs et daigne les ramener à notre Mère la sainte Église catholique et apostolique.
Orémus.
Prions.
V/. Flectámus génua.
V/. Fléchissons les genoux
R/. Leváte.
R/. Levez-vous.
Omnípotens sempitérne Deus, qui salvas omnes, et néminem vis períre : réspice ad ánimas diabólica fraude decéptas ; ut, omni hærética pravitáte depósita, errántium corda resipíscant, et ad veritátis tuæ rédeant unitátem. Per Dóminum nostrum.
Dieu tout-puissant éternel, qui sauvez tous les hommes et qui ne voulez pas qu’aucun périsse, jetez les yeux sur les âmes qui ont été séduites par les artifices du démon, afin que, déposant la perversité hérétique, leurs cœurs égarés viennent à résipiscence et retournent à l’unité de votre vérité.
R/. Amen.
R/. Ainsi soit-il.


Pour la conversion des juifs (Pro conversione Iudæorum) :
Orémus et pro (pérfidis) Iudǽis : ut Deus et Dóminus noster áuferat velámen de córdibus eórum ; ut et ipsi agnóscant Iesum Christum, Dóminum nostrum.
Prions même pour les Juifs (incrédules et perfides), afin que le Seigneur, notre Dieu, enlève le voile qui couvre leur cœur et qu’ils reconnaissent avec nous Notre Seigneur Jésus-Christ.
Orémus.
Prions.
V/. Flectámus génua.
V/. Fléchissons les genoux
R/. Leváte.
R/. Levez-vous.
Omnípotens sempitérne Deus, qui iudǽos étiam (iudáicam perfídiam) a tua misericórdia non repéllis : exáudi preces nostras, quas pro illíus pópuli obcæcatióne deférimus ; ut, ágnita veritátis tuæ luce, quæ Christus est, a suis ténebris eruántur. Per eúndem Dóminum.
Dieu tout-puissant et éternel, qui, dans votre miséricorde, ne repoussez pas même (l’incrédulité des) les Juifs, exaucez les prières que nous vous adressons au sujet de l’aveuglement de ce peuple, afin que, reconnaissant la lumière de votre vérité, qui est Jésus-Christ, ils soient enfin tirés de leurs ténèbres.
R/. Amen.
R/. Ainsi soit-il.


Pour la conversion des infidèles (Pro conversione infidelium) :
Orémus et pro pagánis : ut Deus omnípotens áuferat iniquitátem a córdibus eórum ; ut, relíctis idólis suis, convertántur ad Deum vivum et verum, et únicum Fílium eius Iesum Christum, Deum et Dóminum nostrum.
Prions enfin pour les païens, afin que le Dieu tout-puissant ôte l’iniquité de leurs cœurs et que, abandonnant leurs idoles, ils se convertissent au Dieu vivant et véritable et à son Fils unique, Jésus-Christ notre Dieu et notre Seigneur.
Orémus.
Prions.
V/. Flectámus génua.
V/. Fléchissons les genoux
R/. Leváte.
R/. Levez-vous.
Omnípotens sempitérne Deus, qui non mortem peccatórum, sed vitam semper inquíris : súscipe propítius oratiónem nostram, et líbera eos ab idolórum cultúra ; et ággrega Ecclésiæ tuæ sanctæ, ad laudem et glóriam nóminis tui. Per Dóminum.
Dieu tout-puissant et éternel, qui ne voulez pas la mort, mais la vie des pécheurs, exaucez la prière que nous vous faisons en faveur des idolâtres ; délivrez-les du culte des idoles et donnez-leur place dans votre sainte Église pour l’honneur et la gloire de votre Nom.
R/. Amen.
R/. Ainsi soit-il.


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III – L'ADORATION DE LA SAINTE CROIX


La troisième partie de cette liturgie comprend d'abord une ostension solennelle de la Croix, puis son adoration. Le célébrant quitte la chape noire. Puis une Croix assez grande est solennellement amenée au choeur par le diacre précédé de deux acolytes et entouré de deux autres acolytes portant leur cierge allumé.
Tourné vers l'assemblée, le célébrant se tient debout, d'abord au pied de l'autel, à sa droite, puis à son angle, enfin en haut à son centre. Entouré des diacre et sous-diacre, ainsi que des deux acolytes portant leur cierge, il dévoile en trois fois et progressivement la Croix qui était restée voilée depuis le premier dimanche de la Passion. Et, par trois fois, il entonne sur un ton de plus en plus élevé :
Ecce lignum Crucis
Voici le bois de la Croix
Les ministres continuent avec lui :
In quo salus mundi pependit
Auquel le salut du monde a été suspendu.
Puis tous continuent :
R/. Veníte, adoremus.
R/. Venez, adorons-Le.
Et le chant terminé, tous se mettent à genoux, pour adorer la Croix quelques instants en silence. C'est moins le corps crucifié de Jésus qui est ainsi dévoilé que le glorieux instrument de notre Rédemption. Par la Croix, le Christ triomphe du péché ; et c'est un Dieu victorieux que nous adorons en ce jour anniversaire de la Passion sanglante de Jésus. La Croix, soutenue par les deux acolytes, est dressée sur les marches de l'autel, toujours entourée de deux autres acolytes portant leur cierge. Le célébrant et tous ceux qui l'assistent quittent leurs chaussures (en signe de respect, comme Moïse face au buisson ardent) et, s'avançant vers l'autel en faisant trois génuflexions, viennent baiser les pieds du Crucifié. Ensuite, la Croix est placée de la même manière à l'entrée du choeur, où les fidèles viennent en procession et baisent à leur tour le Crucifix après avoir fait une seule génuflexion. Durant l'adoration de la Croix, le choeur commence le chant des Impropères.


LES IMPROPÈRES
Les chants qui accompagnent l'adoration de la Croix sont de la plus grande beauté. Il y a d'abord les Impropères, ou reproches que le Messie adresse aux Juifs. Les trois premières strophes de cette hymne plaintive sont entrecoupées par le chant du Trisagion, ou prière au Dieu trois fois saint, dont il est juste de glorifier l'immortalité en ce moment où il daigne, comme homme, souffrir la mort pour nous. Cette triple glorification, qui était en usage à Constantinople dès le Vème siècle, a passé dans l'Eglise romaine, qui l'a maintenue dans la langue primitive, se contentant d'alterner la traduction latine des paroles. Le Christ y rappelle toutes les indignités dont il a été l'objet de la part du peuple juif, et met en regard les bienfaits qu'Il a répandus sur lui :
Pópule meus, quid feci tibi ? aut in quo contristávi te ? respónde mihi.
O mon peuple, que t’ai-je fait et en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi.
V/. Quia edúxi te de terra Ægýpti : parásti Crucem Salvatóri tuo.
V/. Est-ce parce que je t’ai tiré d’Égypte que tu as préparé une croix pour ton Sauveur ?
Les deux chœurs alternent :
Agios o Theós (Ô Dieu Saint)
Sanctus Deus (Ô Dieu Saint !)
Agios ischyrós (Dieu Saint ! Dieu Fort !)
Sanctus fortis (Dieu Saint ! Dieu Fort !)
Agios athánatos, eléison imas (Dieu Saint et Immortel, ayez pitié de nous)
Sanctus immortális, miserére nobis (Dieu Saint et Immortel, ayez pitié de nous)
V/. Quia edúxi te per desértum quadragínta annis, et manna cibávi te, et introdúxi te in terram satis bonam : parásti Crucem Salvatóri tuo.
V/. Est ce parce que, durant quarante ans, j’ai été ton conducteur dans le désert, que je t’y ai nourri de la manne et que je t’ai introduit dans une terre excellente ; est-ce pour ces service que tu as dressé une croix pour ton Sauveur ?
Les deux chœurs alternent :
Agios o Theós (Ô Dieu Saint)
Sanctus Deus (Ô Dieu Saint !)
Agios ischyrós (Dieu Saint ! Dieu Fort !)
Sanctus fortis (Dieu Saint ! Dieu Fort !)
Agios athánatos, eléison imas (Dieu Saint et Immortel, ayez pitié de nous)
Sanctus immortális, miserére nobis (Dieu Saint et Immortel, ayez pitié de nous)
V/. Quid ultra débui fácere tibi, et non feci ? Ego quidem plantávi te víneam meam speciosíssimam : et tu facta es mihi nimis amára : acéto namque sitim meam potásti : et láncea perforásti latus Salvatóri tuo.
V/. Qu’ai-je dû faire pour toi, que je n’aie point fait ? Je t’ai planté comme la plus belle de mes vignes et tu n’as pour moi qu’une amertume excessive, car, dans ma soif, tu m’as donné du vinaigre à boire et tu as percé de la lance le côté de ton Sauveur.
Les deux chœurs alternent :
Agios o Theós (Ô Dieu Saint)
Sanctus Deus (Ô Dieu Saint !)
Agios ischyrós (Dieu Saint ! Dieu Fort !)
Sanctus fortis (Dieu Saint ! Dieu Fort !)
Agios athánatos, eléison imas (Dieu Saint et Immortel, ayez pitié de nous)
Sanctus immortális, miserére nobis (Dieu Saint et Immortel, ayez pitié de nous)
Les versets suivants sont chantés par un choeur. Après chaque verset, le second choeur reprend le refrain :
V/. Ego propter te flagellávi Ægýptum cum primogénitis suis : et tu me flagellátum tradidísti.
V/. J’ai frappé, à cause de toi, l’Égypte avec ses premiers-nés, et tu m’as livré pour être flagellé.
R/. Pópule meus, quid feci tibi ? aut in quo contristávi te ? respónde mihi.
R/. Ô mon peuple, que t’ai-je fait et en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi.
V/. Ego propter te flagellávi Ægýptum cum primogénitis suis : et tu me flagellátum tradidísti.
V/. J’ai frappé, à cause de toi, l’Égypte avec ses premiers-nés, et tu m’as livré pour être flagellé.
R/. Pópule meus, quid feci tibi ? aut in quo contristávi te ? respónde mihi.
R/. Ô mon peuple, que t’ai-je fait et en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi.
V/. Ego edúxi te de Ægýpto, demérso Pharaóne in Mare Rubrum : et tu me tradidísti princípibus sacerdótum.
V/. Pour te tirer de l’Égypte, j’ai englouti Pharaon dans la mer Rouge, et tu m’as livré aux princes des prêtres.
R/. Pópule meus, quid feci tibi ? aut in quo contristávi te ? respónde mihi.
R/. Ô mon peuple, que t’ai-je fait et en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi.
V/. Ego ante te apérui mare : et tu aperuísti láncea latus meum.
V/. Je t’ai ouvert un passage à travers les flots, et tu m’as ou vert le côté avec une lance.
R/. Pópule meus, quid feci tibi ? aut in quo contristávi te ? respónde mihi.
R/. Ô mon peuple, que t’ai-je fait et en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi.
V/. Ego ante te præívi in colúmna nubis : et tu me duxísti ad prætórium Piláti.
V/. J’ai marché devant toi comme une colonne lumineuse, et tu m’as mené au prétoire de Pilate.
R/. Pópule meus, quid feci tibi ? aut in quo contristávi te ? respónde mihi.
R/. Ô mon peuple, que t’ai-je fait et en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi.
V/. Ego te pavi manna per desértum : et tu me cecidísti álapis et flagéllis.
V/. Je t’ai nourri de la manne dans le désert, et tu m’as meurtri de soufflets et de coups.
R/. Pópule meus, quid feci tibi ? aut in quo contristávi te ? respónde mihi.
R/. Ô mon peuple, que t’ai-je fait et en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi.
V/. Ego te potávi aqua salútis de petra : et tu me potásti felle et acéto.
V/. Je t’ai fait boire l’eau salutaire du rocher, et tu m’as abreuvé de fiel et de vinaigre.
R/. Pópule meus, quid feci tibi ? aut in quo contristávi te ? respónde mihi.
R/. Ô mon peuple, que t’ai-je fait et en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi.
V/. Ego propter te Chananæórum reges percússi : et tu percussísti arúndine caput meum.
V/. A cause de toi, j’ai exterminé les rois de Chanaan, et toi tu m’as frappé la tête avec un roseau.
R/. Pópule meus, quid feci tibi ? aut in quo contristávi te ? respónde mihi.
R/. Ô mon peuple, que t’ai-je fait et en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi.
V/. Ego dedi tibi sceptrum regale : et tu dedísti capiti meo spíneam coronam.
V/. Je t’ai donné un sceptre royal et toi tu as mis sur ma tête une couronne d’épines.
R/. Pópule meus, quid feci tibi ? aut in quo contristávi te ? respónde mihi.
R/. Ô mon peuple, que t’ai-je fait et en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi.
V/. Ego te exaltávi magna virtúte : et tu me suspendísti in patíbulo Crucis.
V/. Je t’ai élevé en déployant une grande force, et toi tu m’as attaché au gibet de la Croix.
R/. Pópule meus, quid feci tibi ? aut in quo contristávi te ? respónde mihi.
R/. Ô mon peuple, que t’ai-je fait et en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi.
Ensuite, tous chantent l’Antienne suivante :
Crucem tuam adorámus, Dómine : et sanctam resurrectiónem tuam laudámus et glorificámus : ecce enim, propter lignum venit gaudium in univérso mundo.
Nous adorons votre Croix, Seigneur ; nous célébrons et glorifions votre sainte résurrection, car c’est par la croix que la joie a reparu dans le monde entier.
Psaume 66, 2 : Deus misereátur nostri et benedícat nobis
Psaume 66, 2 : Que Dieu ait pitié de nous et nous bénisse.
Crucem tuam adorámus, Dómine : et sanctam resurrectiónem tuam laudámus et glorificámus : ecce enim, propter lignum venit gaudium in univérso mundo.
Nous adorons votre Croix, Seigneur ; nous célébrons et glorifions votre sainte résurrection, car c’est par la croix que la joie a reparu dans le monde entier.


HYMNE « Crux Fidelis » de Venance Fortunat :
Cette hymne a été composée par Venance Fortunat (530-609), Évêque de Poiters, en l'honneur de la Sainte Croix, quand la reine Radegonde en reçut de Constantinople une Parcelle qu'elle déposa dans son Monastère de Poitiers, dédié pour cette raison à la Sainte Croix. Cette Hymne retrace la chute de l'homme et son Salut par le Verbe incarné, souffrant et mourant pour nous sur la Croix :
R/. Crux fidélis, inter omnes arbor una nóbilis : nulla silva talem profert fronde, flore, gérmine. Dulce lignum dulces clavos, dulce pondus sústinet.
R/. Ô Croix, objet de notre confiance, arbre illustre entre tous : nulle forêt n’en produit de semblable par le feuillage, les fleurs et les fruits. Ô doux bois aimable, ô doux clous, quel doux fardeau vous supportez !

Pange, lingua, gloriosi / prœlium certaminis, et super Crucis trophæum / dic triumphum nobilem : qualiter Redemptor orbis / immolatus vícerit.
Chante, ma langue, le combat, la glorieuse lutte ; sur le trophée de la Croix, proclame le noble triomphe : le Rédempteur du monde fut vainqueur en s'immolant.
R/. Crux fidélis, inter omnes arbor una nóbilis : nulla silva talem profert fronde, flore, gérmine.
R/. Ô Croix, objet de notre confiance, arbre illustre entre tous : nulle forêt n’en produit de semblable par le feuillage, les fleurs et les fruits.

De parentis protoplasti / fraude factor condolens, quando pomi noxialis / morsu in mortem corruit : Ipse lignum tunc notavit, / damna ligni ut solveret.
Attristé de l'égarement de notre premier père, qui tomba dans la mort en mordant le fruit néfaste, le Créateur choisit Lui-même un arbre pour réparer la malédiction de l'arbre.
R/. Dulce lignum dulces clavos, dulce pondus sústinet.
R/. Ô doux bois aimable, ô doux clous, quel doux fardeau vous supportez !

Hoc opus nostræ salutis / ordo depopiscerat ; multiformis proditoris / ars ut artem falleret, et medelam ferret inde, / hostis unde læserat.
Cette Œuvre de Salut, l'Ordre divin L'exigeait, pour vaincre par la ruse la ruse multiforme du Malin, et porter le remède d'où venait la blessure.
R/. Crux fidélis, inter omnes arbor una nóbilis : nulla silva talem profert fronde, flore, gérmine.
R/. Ô Croix, objet de notre confiance, arbre illustre entre tous : nulle forêt n’en produit de semblable par le feuillage, les fleurs et les fruits.

Quando venit ergo sacri / plenitudo temporis, missus est ab arce Patris / Natus, orbis Conditor ; atque ventre virginali / caro factus prodiit.
Quand vint donc la plénitude du temps, le Fils, Créateur du monde, fut envoyé d'auprès du Père. Il s'avança, devenu chair dans un sein virginal.
R/. Dulce lignum dulces clavos, dulce pondus sústinet.
R/. Ô doux bois aimable, ô doux clous, quel doux fardeau vous supportez !

Vagit infans inter arcta / conditus præsepia : membra pannis involuta / Virgo Mater alligat : et manus pedesqu(e), et crura / stricta cingit fascia.
L'Enfant pleure et vagit, couché dans une étroite mangeoire : la Vierge, sa Mère, L'emmaillote en de pauvres langes, et voici les mains et les pieds d'un Dieu enserrés dans des liens !
R/. Crux fidélis, inter omnes arbor una nóbilis : nulla silva talem profert fronde, flore, gérmine.
R/. Ô Croix, objet de notre confiance, arbre illustre entre tous : nulle forêt n’en produit de semblable par le feuillage, les fleurs et les fruits.

Lustra sex qui iam perégit, tempus implens córporis, sponte líbera Redémptor passióni déditus, Agnus in Crucis levátur immolándus stípite.
Le temps de six lustres est écoulé, la durée de Sa vie mortelle est accomplie : le Rédempteur, de Lui-même, se livre aux tourments de sa Passion ; Agneau divin, Il est cloué à la Croix, Bois très saint sur lequel Il s’immole.
R/. Dulce lignum dulces clavos, dulce pondus sústinet.
R/. Ô doux bois aimable, ô doux clous, quel doux fardeau vous supportez !

Felle potus ecce languet : spina, clavi, láncea mite corpus perforárunt, unda manat et cruor : terra, pontus, astra, mundus, quo lavántur flúmine !
On L’abreuve de fiel ; Il languit ; les épines, les clous et la lance transpercent le doux Corps ! De l’Eau jaillit ; avec Elle, du Sang. Terre, océan, astres, monde, que le Fleuve vous purifie !
R/. Crux fidélis, inter omnes arbor una nóbilis : nulla silva talem profert fronde, flore, gérmine.
R/. Ô Croix, objet de notre confiance, arbre illustre entre tous : nulle forêt n’en produit de semblable par le feuillage, les fleurs et les fruits.

Flecte ramos, arbor alta, tensa laxa víscera, et rigor lentéscat ille, quem dedit natívitas : et supérni membra Regis tende miti stípite.Flecte ramos, arbor alta, tensa laxa víscera, et rigor lentéscat ille, quem dedit natívitas : et supérni membra Regis tende miti stípite.
Ploie tes rameaux, Arbre sublime, relâche tes fibres tendues, fléchis cette rigidité rugueuse que t’a donnée la nature. Offre un soutien plus doux aux membres sacrés du Roi du Ciel.
R/. Dulce lignum dulces clavos, dulce pondus sústinet.
R/. Ô doux bois aimable, ô doux clous, quel doux fardeau vous supportez !

Sola digna tu fuísti ferre mundi víctimam : atque portum præparáre arca mundo náufrago : quam sacer cruor perúnxit, fusus Agni córpore.
Ô Croix, seul arbre digne entre tous de porter la Victime du monde, seul digne de façonner l’arche qui guide au port le monde naufragé, car Tu fus empourprée du Sang divin qui s’échappe du Corps de l’Agneau.
R/. Crux fidélis, inter omnes arbor una nóbilis : nulla silva talem profert fronde, flore, gérmine.
R/. Ô Croix, objet de notre confiance, arbre illustre entre tous : nulle forêt n’en produit de semblable par le feuillage, les fleurs et les fruits.

Gloria et honor Deo / usquequaqu(e) altissimo, una Patri, Filioque, / inclito Paraclito : cui laus est et potestas / per æterna sæcula. Amen.
Gloire et honneur à jamais au Dieu très-haut, ensemble Père, Fils, et illustre Consolateur ; louange et puissance pour les siècles éternels. Ainsi soit-il.
R/. Dulce lignum dulces clavos, dulce pondus sústinet.
R/. Ô doux bois aimable, ô doux clous, quel doux fardeau vous supportez !


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IV – LA COMMUNION

Après l'adoration de la Croix, les acolytes qui présentaient la Croix vont La placer sur l'Autel, et ceux qui portaient les cierges les y déposent également. Puis le Célébrant et ses ministres prennent les ornements violets. Après quoi le diacre se rend au reposoir pour en rapporter le Ciboire contenant le Saint-Sacrement. Il est entouré de deux acolytes portant un cierge allumé. Durant cette procession, on chante les Antiennes suivantes :

ANTIENNES
Adorámus te, Christe, et benedícimus tibi, quia per Crucem tuam redemísti mundum.
Nous Vous adorons, ô Christ, et nous Vous bénissons, car par votre Croix, Vous avez racheté le monde.
Per lignum servi facti sumus, et per sanctam Crucem liberáti sumus : fructus árboris sedúxit nos, Fílius Dei redémit nos.
Par le bois nous sommes devenus esclaves, et par la Sainte Croix, nous sommes libérés : le fruit de l’arbre nous avait séduits, le Fils de Dieu nous a racheté.
Salvátor mundi, salva nos : qui per Crucem et Sánguinem tuum redemísti nos, auxiliáre nobis, te deprecámur, Deus noster.
Sauveur du monde, sauvez-nous : Vous qui nous avez rachetés par votre Croix et votre Sang, aidez-nous, nous Vous en prions, ô notre Dieu.
Alors le Célébrant et le sous-diacre vont à l'Autel, font la génuflexion à deux genoux, et y montent ; après avoir fait la génuflexion avec le diacre, le Célébrant récite à voix haute, sans chanter, le début de l'Oraison Dominicale : « Oremus. Proecepris salutaribus moniti ... » puis tous ceux qui sont présents, clergé, servants et fidèles, tous debout, ensemble avec le Célébrant, récitent solennellement, gravement et distinsctement le « Pater Noster » en latin, et tous ajoutent aussi « Amen » . Puis le Célébrant continue, seul, « Libera », et tous répondent : « Amen ». Puis le Célébrant continue par les prières « Perceptio, Domine, non sum dignus » et « Corpus Domini », et il se communie comme à l'habitude. Avant la Communion du clergé et des fidèles, le diacre récite le « Confiteor ». Et le Célébrant donne la Communion comme il le fait ordinairement. Pendant ce temps, on peut chanter le Psaume 21 ou bien l'un des répons de l'office des Ténèbres de ce Vendredi Saint.


ORAISONS APRÈS LA COMMUNION
La Communion distribuée, le Célébrant, debout au centre de l'Autel, chante les Oraisons d'action de grâces qui suivent :
Orémus. Super pópulum tuum, quǽsumus, Dómine, qui passiónem et mortem Fílii tui devóta mente recóluit, benedíctio copiósa descéndat, indulgéntia véniat, consolátio tribuátur, fides sancta succréscat, redémptio sempitérna firmétur. Per eundem Christum Dóminum nostrum.
Nous Vous en prions, Seigneur, que votre Bénédiction descende en abondance sur votre Peuple qui a fidélement vénéré la Passion et la Mort de votre Fils : pardonnez-nous, réconfortez-nous, augmentez notre sainte foi, assurez-nous la Rédemption éternelle.
R/. Amen (Ainsi soit-il)

Orémus. Omnípotens et miséricors Deus, qui Christi tui beáta passióne et morte nos reparásti : consérva in nobis óperam misericórdiae tuae ; ut, huius mystérii participatióne, perpétua devotióne vivámus. Per eúndem Christum Dóminum nostrum.
Dieu Tout Puissant et Miséricordieux, qui nous avez renouvelés par la bienheureuse Passion et la Mort de votre Christ : conservez en nous l’œuvre de votre Miséricorde afin que, par notre Communion à ce Mystère, nous vivions toujours à Votre service.
R/. Amen (Ainsi soit-il)

Orémus. Reminíscere miseratiónum tuárum, Dómine, et fámulos tuos aetérna protectióne sanctífica, pro quibus Christus, Fílius tuus, per suum cruórem, instítuit paschále mystérium. Per eúndem Christum Dóminum nostrum.
Souvenez-Vous de vos Miséricordes, Seigneur, protégez et sanctifiez toujours Vos serviteurs, pour lesquels le Christ votre Fils, en versant son Sang, a inauguré le Mystère Pascal.
R/. Amen (Ainsi soit-il)


Et le Célébrant quitte le choeur avec Ses ministres, sans rien ajouter. Dans l'église, désormais vide de toute Présence Eucharistique, l'Autel reste nu, et seule la Croix dévoilée solennellement s'offre à notre adoration.

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- La Prière d’élévation à Jésus-Christ sur les Mystères de sa Passion et de sa Mort le Vendredi Saint « Imprimez, Seigneur Jésus, dans mon âme l'amour des mépris, des injures et de tout ce qui peut m'abaisser » de Monsieur l’Abbé Pierre Caussel
- La Prière à Jésus-Christ expirant sur la Croix le Vendredi Saint « Sauveur expirant, votre Tête sanglante et toute défigurée est penchée et inclinée vers moi » du Révérend Père Jean-Baptiste-Élie Avrillon
- La Prière d’un enfant pour le Vendredi Saint « Ô mon divin Sauveur, je me jette, en ce moment, au pied de votre Croix » de la Comtesse Louise-Mathilde de Flavigny
- La Prière pour le Vendredi Saint « Ô Croix du Calvaire, apprends-moi à détester le mal, à me repentir, et à le chasser de mon cœur » du Révérend Père Louis-Pierre Pététot
- La Prière pour le Vendredi Saint « Chantons ce grand Triomphe et cette Croix sublime où le Fils du Très-Haut sauva le genre humain » du Comte Lodoïs de Martin du Tyrac de Marcellus
- La Prière sur la dernière Parole de Notre Seigneur Jésus-Christ sur la Croix le Vendredi Saint « Ô Jésus, Vous venez de donner la dernière Preuve de votre Divinité » de Monseigneur Charles-Émile Freppel
- La Prière pour le Vendredi Saint « Seigneur, regardez le Visage de votre Fils, qui Vous a été obéissant jusqu'à la mort » du Révérend Père Claude de Lingendes
- La Prière lorsque Notre-Seigneur-Jésus-Christ tombe pour la première fois sur le Chemin de Croix du Vendredi Saint « Ô Christ, nous confions à ta Miséricorde nos difficultés à Te suivre » de Bernadette Mélois
- La Prière lorsque Notre-Seigneur-Jésus-Christ est chargé de sa Croix le Vendredi Saint « Jésus, Christ et Seigneur, donne-nous de ne jamais désespérer de ta Miséricorde » de Bernadette Mélois
- La Prière pour le Vendredi Saint « Ô Vendredi, ô Jour Trois Fois Saint ! » du Révérend Père Alonso Messia Bedoya
- La Prière sur le Mystère de la Sainte Croix du Vendredi Saint « Je Te vois, ô mon Roi, cloué à un madrier » du R. P. Louis de Grenade
- La Prière devant Jésus qui est cloué sur la Croix « Seigneur, je suis à la fois le larron qui blasphème et celui qui met sa confiance en Toi » d'Olivier Clément
- La Prière sur la Troisième Parole que Notre-Seigneur le Vendredi Saint dit à Sa sainte Mère en montrant Saint Jean : « Femme ! Voilà votre Fils ; et au disciple, voici votre Mère » du Révérend Père Alonso Messia Bedoya
- L'Hymne pour la Célébration de la Passion du Vendredi Saint « Arbre de vie, Croix de Jésus, nous T’acclamons ! » de Sœur Anne Lécu
- La Prière pour le Vendredi Saint « Ô mon Sauveur, plus Vous nous paraissez rassasié d'opprobres, plus notre foi s'augmente, plus notre espérance est ferme, plus notre amour s'enflamme » de Jean-Baptiste Massillon
- La Prière pour le Vendredi Saint « Ô Père éternel, par les Mains de Votre divin Fils attachées à la Croix, recevez-moi dans Vos mains adorables » du Religieux Portugais Thomas de Jésus
- La Prière pour le Vendredi Saint « Seigneur Jésus, à l'heure où Tu es abandonné de tous, garde-moi près de Toi » du Révérend Père Louis Sintas
- La Prière du Vendredi Saint « C’est ce Corps qui a été si durement frappé et cloué au gibet de la Croix » de Saint Jean Chrysostome
- La Prière de Saint Paulin de Nole pour l’Adoration de la Sainte Croix le Vendredi Saint « Ô Croix, Preuve du grand Amour de Dieu »
- Le Texte du Deuxième Nocturne du Vendredi Saint « Aujourd'hui s'avance la Croix et les enfers sont ébranlés » de Saint Éphrem le Syrien
- L'Hymne pour la Nuit du Vendredi Saint au Samedi Saint « Qui pourrait dormir ? » du Révérend Père Didier Rimaud
- L'Hymne en l’honneur de la Sainte Croix pour sa Vénération le Vendredi Saint « Ô Crux fidelis » ( Ô Croix fidèle) composée par Saint Venance Fortunat
- La Prière pour le Vendredi Saint à Jésus-Christ « C'est Toi, Seigneur, qui as souffert la mort pour que je vive ! » de Saint Anselme de Cantorbéry
- Le Sermon pour la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ repris dans la Liturgie des Heures du Vendredi Saint comme Lecture Patristique « Gloire et Puissance de la Croix » de Saint Léon le Grand
- Un de « Tous les Chemins de Croix du Vendredi Saint » (plus d’une cinquantaine !)